‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 72 sur 291 · C.%a«CTàRBS CmSTALLOfiRAPHlQUES DKS MIKÂRAIX · texte numérisé non relu

C.%a«CTàRBS CmSTALLOfiRAPHlQUES DKS MIKÂRAIX

Depuis longtemps on avait remarqué que certaines

substances minérales avaient une grande tendance à cristalliser, c'est-à-dire à se présenter sous la forme de polyèdres r€>guliers. Le cristal de roche , par exemple , se trouve sous forme de prismes hexaèdres terminés par des pyramides , le grenat sous forme de dodécaèdres réguliers. Mais dans certaines substances , comme la chaux carbonatée, on voyait les formes varier à l'infini, sans qu'il y eut d'explication donnée , et l'on pensait d'ailleurs que ces jeux de la nature étaient purement accidentels et se bornaient à quelques localités. L'étude a démontré que la forme cristalline constituait le caractère le plus précis et le plus constant des espèces minérales ; à tel point qu'on peut dire aujourd'hui , qn il n'est point d'espèce minéraJe sans cristaux spéciaux. De plus , on a reconnu que ces formes, en apparence si nombreuses et sans relations entre elles, dérivaient seulement de six types cristallins. Pour étudier la minéralogie il devient donc indispensable de jeter un coup d'œil rapide sur la cristallographie , qui comprend toutes les règles auxquelles la nature est assujettie. Dans cet exposé succinct , nous suivrons la méthode adoptée par M. Dufrénoy.

Les cristaux sont des polyèdres à faces planes , dont les faces sont symétriquement ordonnées par rapport à un ou plusieurs axes.

Beaucoup de minéraux, sans présenter des cristaux nettement définis , se Clivent suivant plusieurs plans ; or , trois plans de clivage sufiisent pour déterminer un solide à six faces , les faces étant parallèles deux à deux. Ces clivages existent dans un grand nombre de cristaux , et ils déterminent des solides qu'on est convenu d'appeler les formes primitives^ parce que ce sont les formes les plus simples qu'on puisse obtenir , et , qu'en effet , toutes les autres en sont dérivées par des lois régulières.

Les formes primitives sont au nombre de six , et on peut les considérer comme engendrées par rapport à 3 axes, en faisant varier les longueurs relatives de ces axes , et les angles sous lesquels ils se coupent. Supposons eu effet 3 axes qui se coupent en un même point et tous perpendiculaires entre eux : ces axes peuvent être tous égaux, ou bien il y en aura deux égaux et un inégal, ou bien les trois seront inégaux. Si l'on mène dans ces trois hypothèses des plans parallèles denx à deux , à chaque extrémité des axes , on obtiendra trois solides distincts. Dans le premier cas, les trois axes étant égaux et rectangulaires ,' il suffit d'examiner les conditions du solide engendré par les six plans pour se convaincre que ces six plans seront six carrés, tons égaux entre eux, c'est-à-dire que ce solide est un cube. Le second cas peut être considéré comme un cube dont on aurait allongé un des axes , c'est un prisme droit à base carrée. Enfin la troisième hypothèse conduit évidemment au prisme droit rectangulaire.

Examinant le cas des axes obliques , nous trouvons que le solide engendré par les trois axes égaux se compose de six faces égales, qui sont des losanges ou rhombes ; on a appelé ce solide rhtmtboèdre^ et la nature l'a considéré d'une manière encore plus simple en le rapportant à un seul axe qui joint les angles opposés. Dans ce cas , le rhomboèdre peut encore être défini comme engendré en menant par les deux extrémités de l'axe, et en sens inverse, trois plans également inclinés à l'axe et également inclinés entre eux.

Les axes étant obliques, deux égaux et un inégal, conduisent à un prisme oblique dont la base est un rhombe : c'est le prisme rhomboïdal oblique. Enfin la dernière hypothèse des trois axes inégaux engendre un prisme dont la base est un parallélogramme àc6tés inégaux, et, comme ce solide est le moins symétrique de tous, on l'a appelé prisme oblique non symétrique.

Les six solides que nous venons de définir sont évidemment ks seuls que l'on puisse obtenir dans un minéral

par Irois lyskèmes de clivage , c'est-à-dire par la combinaison de six plans , parallèles deux à deax. Ce sont les six types dont nous pouvons résumer ainsi qu'il suit les conditions de génération.

Lm troit nu égaui.

Dcai axes «g«ox, od inégal.

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