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lalitmie H eomprand par cooféqoent Uwte TRarop* moyenne. U. Schonw Ta appelée la région det OmbelliÂret et det Cmcifèrei , qai y font en efTet dominantef. Les forêts sont composées tantôt d'arbres à feuilles cadnqnes, tentât d'arbres tonjoars verts, qni leur donnent une physionomie mixte. La culture des céréales , l'existence de ferles prairies s'étend presque sans interruption jusqu'aux bords du Wolga, où commencent les steppes de la Russie. Kn Amérique, sur les bords de l'océan Pacifique, nous trouvons des Sapios gigantesques, des Aulnes et des Sorbiers comme cbes nous. La végétation des tles Falkland et de la Terre-de-Feu, dans l'hémisphère austral, est un mélange singulier de formes européennes, unies à des végétaux des parties voisines du Chili.
6** La urne tubareliqtu s'arrête au oerde polaire, c'està-dire à SG^'SO'. Les forêts y sont uniquement composées de pins , de sapins , de mélèxes et de bouleaux. Le bétre manque. Les seules céréales dont la récolte soit certaine sont le seigle et l'orge, et on trouve en grande majorité ces plantes qni, dans l'Europe moyenne, n'existent qu'entre 1 500 et 2000 mètres au-dessus de la mer.
7° La xtnu arctique comprend tons les pays situés au delà du cercle polaire , jusqu'au 70« parallèle Le bouleau, le pin sylvestre, le sorbier d. s oiseleurs y Torment encore des forêts asseï étendues. En Norvège, l'orge mûrit encore dans une partie de cette sone ; les autres plantes sont celles que nous trouvons entre 2000 et 3500 mètres dans les Alpes. Les Lichens deviennent prédominants comme individus d^ns les endroits secs; les mousses forment des tourbières dans les lieux humides.
8" hti toneJfoUire comprend les terres les plus rapprochées du pôle. Ici, plus d'arbres, plus de culture; seulement des plantes herbacées, dont la plupart vivent dans le voisinage des neiges éternelles de nos Alpes. Ce sont les derniers soupirs de la vie végétale, qui ne s'éteint pourtant pas complètement même sur la neige, puisque les Protococeu» la revêtent presque toujours d'une teinte rosée. Au SpiUberg on trouve encore 213 espèces, dont 60 phanérogames.
RigioHê des moniagneê. — Quand on s'élève sur des montagnes , on trouve des régions correspondantes aux sones qne nous venons d'énumérer , et allant de l'éqnateur vers le pôle. Le long des (Iaucs dei hantes montagnes des sones équaloriaies ou tropicales, ces régions sont souvent au nombre de 8 à 10. Dans nos climats, elles sont moins nombreuses quoiqu'aussi bien définies. Ainsi , dans les Alpes , on part de la région des plaines où l'on cultive la vigne et les céréales , puis on traverse succeMtvemenl la région du seigle et des arbres à feuilles caduques, puis celle des forrts à Conifères, la zone des Rhododendrons, et enfin la région alpine. Au-dessus des neiges éternelles se trouvent encore quelques tlots de végétation qui correspondent à la lone polaire des sones latitudinales. Dans le midi de la France, le versant méridional du mont Ventonx, près d'Avignon, présente aussi six régions bien marquées , caractérisées par le pin d'Alep , le chêne vert , le thym et les lavandes , le hêtre , et enfin le pin mugho. Aussi n'est-ce pas sans raison que Bory de Saint - Vincent comparait la terre à deux •montagnes adossées par leur base et dont les sommets correspondraient aux deux pôles.
CH. UARTINS.
DISTIIBUTION CéOGaAPHlQUK DBS PLANTIS GILLULAIRS8.
A mesure que, partant de l'équateur, on se rapproche des pôles, le nombre des plantes vasculaires diminue insensiblement, tandis que celui des plantes cellulaires s'accroît d'une manière notable. Dans cette dégradation BBccessive de la végétation, les lichens s'étendent plus loin encore que les mousses et les champignons. On trouve en effet des lichens jusqu'au niveau des neiges
étervdies. U. Martini en a rapporté dn Spitaberg 13 espèces, contre 1 on 9 cfaampignosia et 6 on 7 monssei. Cdles-ci vivent sons tous les climats et dans les lieux les plus divers , excepté dans le sein des oert. Dcpais l'équateur jusqu'aux pôles , sur les plus hautes moatigoet comme dans les vallées les plus profondca et ks plas vastes plaines, elles recouvrent les roebersy In terre il les troncs d'arbres, d'autant plus abondantes qat la végétation des plantes cotylédonées est moina vîgoweuK ou tout à fait nulle. Quelques espèces ne vivent que dans les eaux douces, courantes ou tranqnillea. Dans les alpes les plos élevées des deux continents, on les rescontre près des neiges, et If. A. d'Oibigny, en expbrtnl la chaîne des Andes péruviennes, y a trouvé le Fahnaî» nivoUe et Vùrthoiricimm ptifthrophilmm, à une hantenr de 5,000 mètres au-dessus du niveau de la mer Pacifiqur.
Les hépatiques diffàrent peu des mousses quant à leur distribution sur le globe ; ce sont deux famÛles collaterales qui affectionnent les mêmes localités et vivent d'âne même vie. Envisagés sous le point de vue de leor dkscnination, les champignons voient leur nombre s'accroître se diminuer dans les mêmes proportions que la température jointe à l'humidité. Ils paraissent avoir leur centre géogrsphique dans les régions tempérées des deux hémisphères
Les lichens sont , de toutes les plantes cellulairei , celles qui semblent les plos indifférentes au climat Néanmoins les climats tempérés, s'ils n'en Boairisicet , pas, proportionnément aux plantes vasculairea, oae qusatité si notable d'indiridus, en possèdent en revanche m beaucoup plus grand nombre d'espèces. Ce aoni les lichens fruticuleux qui paraissent prédominer près des pples 9t à une élévation analogue sur les hantes montagoèi. Les autres lichens foliacés, comme les parmelies, et cra»tacés , comme les lécanores et les lécidées , préfèrent la climats tempérés.
Considérée de très-haut, la géographie des pbyoéei ou des algues nous montre les soospermées occupant U sone polaire , les floridées la sune tempérée , et là phjcoïdées la sone intertropicale. Hais en envisageant d« plos près les plantes de cette immense dasne de régétaux encore peu connus, nous remarquons que pies eÛa sont simples dans leur structure, plus aussi elles toei uniformément répandues à la surface du globe. Les pro* toGOGCus, les nostocs, les conferves, quelques ulvcs sont presque spécifiquement les mêmes par toute In terre. Lei zoosporées sont d'ailleurs communes aux eaux dooc«t et salées. Plus nnirormément distribuées, elles ont lesr centre géographique dans les mers polaires. Cest ici le lien de rappeler le fait curieux de ce Froi»€9eat aiianiieui observé dans l'Océan, non loin de Femboacbure du Tage , où , suppléant à son eugnité par k nombre , il couvrait la mer et la colorait en rouge d< sang dans une étendue de 8 kilom. carrés. La mer Bon|s a aussi présenté à plusieurs reprises un phénomène teoiblable, mais sur une plus grande échelle, puisque sa sai" face a été vue colorée de la même façon depuis Cosieir jusqu'à Tor, c'est-à-dire dans l'espace d'environ 310 kilom. Cette dernière coloration, due au Triekoéemàm Shrenherpi , rend parfaitement raison des noms de bmt Erythrée et de mer Rouge que le golfe Arabique a reçus. Les sargasses sont des aignes tropicales , sons-trcpicales ou des mers tempérétt. Tous les voysgei êr circumnavigation mentionnent cette mer de sargasse qsi s'étend en longueur du 32« au 16*^ degré de Istitiêc nord et en largeur du 38« au 44" degré de longitude i l'ouest du méridien de Paris. Le sargasse bacdfère eoo* pose presque excinsijrement ces immenses prsiries flottantes, dont la masse souvent compacte retarda considérablement la marche des bâtiments.