ANIMAUX VERTÉBRÉS
Les aoimtux vertébrés sont caractérisés par leur squeeUe intérieur, dont l'axe, formé d'une série de verte- 1res , renferme le cerveau et la moelle épinière , parties «Dtrales du système nerveux. Tous ils ont un sang rouge, i>loré par des globules ou corpuscules flottants et mis 9 mouvement par un cœur, organe musculeux qui le «Qsse à chaque contraction et le fait circuler dans un jitème de vaisseaux nommés artères, de l'extrémité des- |neU il revient incessamment par les veines. Les vertébrés, chez lesquels on retrouve toujours l'empreinte d'un fpe normal , d'un plan de composition unique , mais DodiSé de mille manières , sont divisés d'après les modications primaires de ce plan, en quatre classes: les mamlufères, les oiseaux, les reptiles et les poissons , que l'on abdivise successivement en ordres, en familles et en gènes, d'après des modifications secondaires et tertiaires. PRXuiiaa CLassa. — uAmnràRKS.
Les mammifères, comme les oiseaux, ont le sang haod et le cœur double ou à quatre cavités ; ils ne respirent aussi que l'air par des poumons ; mais ches eux il ponmons sont enfermés avec le cœur dans une cavité luceptible de dilatation et d'affaissement , dans le thou, circonscrit latéralement par les côtes, et inférieure- Beot ou postérieurement par le diaphragme, cloison Boaculeuse qui les sépare du reste des viscères. Tous Kttent au monde des petits vivants qui ont reçu la première partie de leur développement dans une cavité spé- >sle, Tutéros; ces petits tiennent à l'utérus par une naise vasculaire spongieuse d'où part le cordon ombili* *1 1 à travers lequel leur sang vient sans cesse y puiser, •V absorption , les éléments nutritifs , sans pourtant se Mier avec le sang de la mère. A la suite de cette première phase du développement , qui est la vie du fœtus « de l'embryon , l'animal nouveau-né ^ besoin d'une «Drritnre spéciale , le lait , qui est sécrété dans les manellet de la mère : c'est ce caractère exclusif qui a fait lonner le nom de wuammjèreê à cette classe qu'on dési- [nait aotrefoia sons le nom de quadrupèdety avant d'avoir «coonn que les cétacés sont eux-mêmes de vrais mamlu^ères. Ces derniers doivent donc faire dans cette classe ine section distincte, comprenant les mammifères NPiois l'ayant que les membres antérieurs en forme de nageons i manquant tbul à fait de bassin ou n'ayant que des "ntiges de cette ceinture oaseuse si forte, qui, chei tous n aotres supporte les membres postérieurs. Si nous
suivons la classification de 11. Isidore Geoffroy-Saint- Hilaire , nous distinguerons , parmi les mammifèrea à quatre membres, ceux dont les embryons ne reçoivent dans l'utérus qu'un développement trop incomplet pour se mouvoir spontanément et téter librement les mamelles , ce sont les uarbcpiaux , ainsi nommés de «uirnipium , poche , parce que leur bassin porte en avant de l'abdomen deux os particuliers correspondants à un repli de la peau qui se ferme comme une poche au devant des mamelles. Les embryons informes sont introduits dans cette poche à l'instant de leur expulsion de l'utérus , et se soudent en quelque sorte à chaque mamelle , qui leur fournit la nourriture nécessaire sans qu'il y ait de succion exercée. Les mêmes petits , devenus plus tard asses forts pour se mouvoir, se détachent des mamelles et s'y attachent ensuite volontairement pour téter, conmie les autres mammifères , jusqu'à ce qu'ils puissent se contenter d'une autre nourriture ; ils peuvent même , comme on le voit pour les sarigues, sortir de la poche maternelle pour courir dans la campagne et s'exercer i la poursuite des insectes , puis rentrer pour y trouver à la fois un abri et un supplément de nourriture. Ainsi les mammifères sont divisés par M. Gepffroy-Saint-Hilaire en trois ffrandes séries : P ceux qui n'ont pas d'os marsupiaux, et dont les petits, à leur naissance, sont capables de se mouvoir volontairement et dé téter ; 2° ceux qui ont les os marsupiaux et la poche qui en dépend ; 3» les bipède» ou ce' taeis. Ces derniers ont la peau nue ou avec quelques poils . à la tête ches quelques-uns seulement, les autres ont ordinairement la peau couverte de poils ; mais les poils , chez quelques-uns, sont plus forts ou soudés entre eux, et constituent des piquants ou des écailles.
Les mammifères à quatre membres sans os marsupiaux constituent neuf ordres; car, en ne considérant l'homme que sous le rapport de son organisation physique , on est bien obligé de le classer en tête des mammifères, dont il se dislingue essentiellement d'ailleurs par les facultés de l'âme , par la raison et par sa perfectibilité, qui est son plus bel attribut Considéré loologiqoement , l'homme constitue à lui seul un premier ordre, celui des bimanss, caractérisé par la structure des extrémités dont les antérieures seules, les mains, ont un pouce opposable et peuvent saisir les objets , tandis que les postérieures, les pieds , ne sont propres qu'à la marche, en raison du développement tout spécial de' l'os du talon , qui fait que rhonmie seul peut se tenir debout comme dans sa position la plus naturelle. Cet ordre des bimanes , malgré li^l^
ûîi
veraité été rtcei hnmainei, ne contient qn'one lenle espèce dont ces races sont de limplef variétéi , que Tédocation et les habitodea d'une longue civilisation peuvent amener an même degré de perfection , quelle que soit U couleur de la peau ou la forme du visage et la disposition des cheveux. Les huit autres ordres de la ire leclion des mammifères sont : 2* les
QOâDRUUANIS OU siugCS,
dont les quatre membres se terminent comme leur nom l'indique, par des mains avec un ponce opposable. Les extrémités postérieures n*ont pas un talon asseï développé pour que ces animaux puissent marcher facilement et se tenir debout sur deux pieds.
La posture la plus habituelle des singes est donc snr les quatre membres , c'est ainsi qu'ils courent sur les arbres , où se passe presque toute leur vie, saisissant également bien les branches avec les mains de devant et avec les postérieures. 3** Les TABDicaiiDBS OU Paresteujc , qui, malgré leur organisation imparfaite, se rapprochent beaucoup des derniers quadrumanes : ils grimpent de même aux arbres , mais leurs extrémités sont formées par des crochets ; ils manquent de dents sur le devant de la bouche , et n'ont que des canines et des molaires. 4^ Les CHéiROPTàBss , tels que les chauve-souris , qui ont plusieurs sortes de dents et dont les membres antérieurs sont terminés par des ailes. 5° Les GAaNAssiias, qui ont aussi plusieurs sortes de dents formant une série sans lacunes notables, et dont les membres antérieurs sont terminés par des pattes à 4 ou 5 doigts munis d'ongles. 6® Les RoNGBURS , qui n'ont que deux sortes de dents , savoir : des molaires au fond de la bouche et deux incisives à chaque mâchoire. Ces deux sortes de dents sont séparées par un grand espace sans dents : leurs quatre membres sont terminés par des pattes à 4 ou 5 doigts munis d'ongles. 7^ Les pachvdbrubs , qui , trèsdifférents entre eux , ont deux ou trois sortes de dents ; souvent séparées par des intervalles notables, et dont tous les membres sont terminés par des colonnes , avec des doigts soudés ou réunis sous une enveloppe commune, on termines par 1 ou 4 sabots; leur estomac est simple ou divisé en plusieurs poches, dont la première seule communique avec l'œsophage. Plusieurs de ces animaux ont un cttir très-épais , comme l'indique leur nom commun {nniH, épais, i^iia, peau). 8" Les ruuinants, ainsi nommés parce que seuls ils ont la faculté de ruminer, c'est-à-dire de faire remonter successivement à la bouche One portion des aliments entassés dans un premier estomac, ItLpaïue, pour l'avaler de nouveau après l'avoir rendue par la mastication susceptible d'être digérée dans les trois estomacs suivants , deux de ces estomacs communiquent également avec l'œsophage ; ils sont nommés le bonnet et le /euillet , à cause de leur structure interne , qui montre one apparence de réseau régulier pour l'un et un assemblage de feuillets parallèles comme ceux d'un livre pour l'antre. Le quatrième estomac est nommé la cailUtte^ parce que , rempli de lait caillé chez le veau , il est employé pour coaguler le lait dans la fabrication du fromage. Les Ruminants ont donc quatre estomacs ; ils ont deux , et rarement trois sortes de dents , séparées par des inter-
valles : presque toujours la mâchoire np pourvue de dents en avant , n'a que des deala i Leurs membres tout terminés en eoloones, et leurs doigts, soudés en pkrtie, se terminent le plus soaveot par «leai sabots convexes en dehors, aplatis en dedani^ 9<* Les ioBVTBS, qui n'ont qu'une seule sorte de deuU , o« mésK qui en manquent tout a fait
Si nons passons rapidement en revue ces divers ordres. nous voyons que les otADaunians forment quatre famiUes dont la premi^ seule comprend les diverses sortes d< singes, distribués en quatre tribus, savoir : 1* les ormaf* elles gibbons f qui se rapprochent le pins de l'homiBc par leur forsM générale, surtout dans le jeune âge, et par l'absence de queue ; cependant ils sont tous très-relas ils ont le nés bien moins saillant, le front pivs dêpriar et les bras beaucoup plus longs ; cette dernière dilTérenct est moins prononcée pour le ckmpansé on tro^UéfU qu'on a nommé èxinijoeko , et qui vit dans les forêts àt la Guinée et du Congo ; ses bras ne descendesit que jesqu'aux genoux ; l'orang-outang , au contraire , a les hru si longs qu'ils touchent encore la terre quand fls se tiea> debout II se trouve dans la presqu'île de Malarca et dans les lies de Java et de Bornéo ; il atteint la taille dr 2">,30 et devient alors un des animaux les pins redoetables. Les gibbon» en diffèrent par les calkwités trèsprononcées de leurs fesses ; ils rivent en sodélé tut \c% arbres. Leur agilité est si grande qu'en se balançant au branches avec leurs grands bras , ils peuvent s*âancer • Atê distances de 12 et 14 mètres. 2« Les singes à qneae. de l'ancien continent, qui, de même que l'homme et qv les précédents qukdrumanes , ont cinq dents molaires et chaque côté en haut et en bas , ou 32 dents en tout Les uns, tels que les guenons de F Afrique et les sesnnopilbrques de 1 Inde ont la queue très-longue , les suembiw très-longs , et vivent en troupe ; ces derniers se distis guent parce que leur dernière molaire inférienre s cinq tubercules au lieu de quatre. Les macaques ont la qneer plus courte, les membres plus courts et le mnseaa pis» pointu; ils ont, comme les guenons, de larges abtjoues dans lesquelles ils logent les fruits qu'ils vîcenent de dérober. Les magots en diffèrent par leur qaeB<. encore plus courte et réduite i un simple tnbercale d'autres, qui ont aussi des abajoues et one qncs<' courte, se font remarquer par leur musean alloc^ rt tronqué au bout : ce sont les papions et les aandrils . qu'on nomme eynocipkaUi ou singes à tête de dùen. 11» habitent l'Afrique et l'Arabie et sont regardés avec raisoa comme des animanx féroces, très-dangerenx ; plnsican ont la face vivement colorée. 3*^ Les singes dn nonwsi: monde sont caractérisés par le nombre de leurs dents ; ib ont six molaires à chaque mâchoire en haut et en bas , ou 36 dents en tout ; ils sont tous pourvus d'une loqgee queue, mais ils se distinguent des précédenU par rabscacf des abajoues et des callosités postérieures. On les recosnatt aussi en général à la disposition de leurs narines latérales et séparées par une épaisse cloison, oe qui les âo»gne encore davantage de la forme humaine. Pluaienn dr ces singes d'Amérique se font remarquer en outre partr que leur queue est prenante, c'est-à-dire sasceptibk de s'enrouler autour des branches et des divers obi^ qu'ils veulent saisir; c'est donc une cinquième msja avec laquelle ils se suspendent et se balancent aox arbres. On les nomme en général sa/tafoms, les ans onl la portion prenante de la queue nue et calleuse en demoa» comme la paume des mains, ce sont les miotimteM on sinj^ hurieurs dont les cris, renforcés par une caisse osseas de leur gosier, s'entendent à plus d'une demi-lieae, h les atèUs q«e leurs formes grêles ont fait noouner singe»araignées ; les autres , dont la queue prenante est toute velue, sont les êajous communs à la Gufane et an Bresu. et désignés par les noms de singes musqués et singes pies-
mm. 4* Les ouisUtù, très-petils liogei d'Amérique ■onsliluent nue tribu particulière ctractérisée par des onglet en grifTe et par 20 molaires seulement. La deniième famille des quadrumanes , celle des Umuridei , comprend les makis on Uwuw nommés aussi singes à tête de renard, et les indris également propres i Ttle de Madagascar où on les dresse comme des chiens pour la chasse ; ils sont intermédiaires entre les vrais singes et les carnassiers, et se distinguent par la longueur de l'ongle du premier doigt de leurs pieds postérieurs, lequel est pointu et relevé. L'ordre des tardighadbs ou paresseux a été réuni par la plupart des naturalistes avec les édentés , mais , comme nous l'avons dit plus haut , il le rapproche bien davantage des derniers qnaidmmanes. Les tardigrades sont caractérisés par leurs dents de deux sortes, canines et molaires, par leurs membres antérieurs plus longs, servant de bras pour grimper sur les arbres où ces animaux passent leur rie, et par leurs doigts qu» réunit la peau et que terminent de très-grands ongles crochus , paraissant seuls au dehors. On en connatl seulement trois espèces vivant dans les forets de l'Amérique méridionale ; deux d'entre elles, formant le genre .4c, ont trois ongles aux pieds ^e defsnt et une très-courte queue ; leur taille est à peu près eelle du chat Leur conformation est tellement hélérodile que la nature , dit Cuvier , semble avoir voulu s'amoser à produire quelque chose d'imparfait et de grotesque. L'autre tardigrade, nommé YUnau, est un peu moins disproportionné , il manque de queue et n'a que deux onglet aux pieds de devant
L'ordre des cuhioPTÉaBS ou chauves-souris se distingue eotre tous les autres par la faculté de voler, au moyen du développement excessif des bras et des mains , dont les doigts sont réunis par une peau très -mince qui en fait des ailes membraneuses ; mais ces mains ainsi élargies ont encore un autre usage, ce sont des organes du tact le plus exquis, palpant l'air, Thumidité et la fraîcheur, et fournissant ftu mammifère ailé des renseignements précis ter les souterrains qu'il parcourt dans Tobscnrité la plus profonde. Quelques espèces ont en outre, comme supplément i ces organes, de très-grandes oreilles membraneutei: tel est VÔreiUardy petite chauve-souris dont les oreilles, beaucoup plus grandes que la tête, se réunissent en dessus. D'antres pour ce méime but ont le nés garni de meaihrsnes el de crêtes fort compliquées , qui leur ont Isit donner le nom de Fer^-ekeval , de Feuille-de-trèfle, de Fer-de-lance, etc. : le Fer-a-cheval ou rhinolopke hibile nos climats et se trouve quelquefois en bandes nombreuses dans les carrières et les cavernes. Les chéiroptères sont divisés en six familles, parmi lesquelles Bons citerons : l^les Galéopitkèques on chats-volants, qui vivent sur les arbres dans l'archipel des Indes ; au lieu d'elles ils n'ont que de larges expansions de la peau en »uière de parachute entre les membres antérieurs et postérieurs ; 9» les Rouuêtte$ qui habitent aussi les fies de la Sonde et les MoluqueS et qui , au contraire des an- ^ chauves-souris, se nourrissent exclusivement de fruits; *o»i leurs dents molaires ont-elles la couronne plate et Bon hérissée de pointes ; S^'les C^M^^rrifiontiet comprenant, dios cinq tribus différentes, un grand nombre de genres cl d'espèces : tons ils n'ont qu'un seul ongle au pouce ^ la main ; tandis que les Roussettes ont deux ongles i ehaqne main , un au pouce et l'autre i l'index. Telles ■ont nos chauves-souris communes, dont une grande est presque anssi grosse qu'un rat ; deux autres , la Noctule ^ IsSérotine, égalent à peine en volume la souris, et une ^trième très-connue, la pipistrelle, est presque moitié plu petite. Dans cette même famille sont aussi compris l'O- 'Jillerd et le Fer-à-cheval ; i^Ies vampires sont de grandes cnsnves-sonris d'Amérique qui sucent le sang des animaux pcodtnt leur sommeil , mais qui ne peuvent, comme on itiitdit, faire périr ainsi l'homme et les gros mammifères.
L'ordre des cAmrASSiBBS est caractérisé par la présence de trois sortes de dents , incisives , canines et molaires , en série presque conlinne, et par les pattes terminant les membres antérieurs; on en fait trois sections bien distinctes , savoir : 1<* les earmvoret , dont les doigts sont libres et dont les molaires alternes ont leurs couronnes, au moins en partie, tranchantes. On remarque que leur cerveau présente à la surface des circonvolutions plus on moins développées , ce qui est , en général , un indice de l'intelligence plus parfaite de ces animaux; 2o ]^ amphibieê, qui ont anssi le cerveau bien développé , mais dont les extrémités, appropriées à la nage, sont comme empêtrées dans la peau ; 3^ les inêeetivoret , dont le cerveau est lisse , au contraire , on sans circonvolutions , et dont les dents molaires opposées ont leurs couronnes en partie hérissées de pointes ; ils ont d'ailleurs les doigts libres, comme les carnivores. Les eamivorei forment deux familles : l'une comprenant seulement le kinkajim des régions chaudes de l'Amérique , caractérisé par sa queue longue et prenante , et par ses doigts profondément divisés; l'autre famille est tellement nombreuse, qu'on a d& la diviser en six tribus, qui tontes présentent des doigts peu profondément dirisés et une queue non prenante ; ce sont : l** les ours, dont les dents mâchelières sont tontes tuberculeuses , ce qui indique un genre de vie plus habituellement frugivore : aussi les ours ne mangent-ils de la chair que par nécessité. Ces animaux ont un certain degré d'intelligence : ils se conslruisent dans les montagnes des cabanes où ils passent l'hiver, à moitié engourdis et sans prendre de nourriture ; on sait d'ailleurs qu'ils sont susceptibles de recevoir une sorte d'éducation. Ils ont les membres courts et sont plantigrades, c'est-i-dire appuient en marchant sur toute la longueur du pied et non sur les doigts, comme les chiens : c'est là ce qui permet aux ours de se tenir aisément debout sur leurs pieds postérieurs pour lutter contre leurs ennemis on pour faire les exercices que leur ont enseignés les bateleurs. 8<' La tribu des mMtiUeM , caractérisée par une forme allongée avec des membres courts et par une seule dent tuberculeuse à la mâchoire supérieure, comprend des plantigrades, tels que le blaireau, asses commun dans nos forêts , où il se creuse un terrier oblique et profond au moyen de ses ongles puissants , qui sont en même temps une arme redoutable quand , se renversant sur le dos, il soutient un dernier combat contre les chiens ; le glouton , dont on a ridiculement exagéré la voracité et que les chasseurs, pour sa belle fourrure, poursuivent jusque dans les régions polaires. Cette même tribu comprend des digitigrades ou demi- digitigrades, tels que les Putois, les Martres et l'Hermine , dont la fourrure est si recher- , chée. Les Loutres font aussi partie de cette tribu, et vivent presque toujours dans les rivières, où elles se nourrissent de poisson, elles se distinguent par leurs pieds palmés et par leur queue aplatie. 3^ La tribu des viverrient comprend la Civette d'Afrique , dont le parfum est si renommé ; la Genette , qui se trouve quelquefois dans la France méridionale et dont ta queue, aussi longue que le corps, est tachetée de blanc et de noir ; les mangoustes, enfin, dont une espèce, presque domestique en Egypte, éUit célèbre dans l'antiquité à cause de la guerre continuelle qu'elle fait au crocodile et aux autres reptiles. Tous ces viverriens ,^t beaucoup d'autres genres de la même tribu , sont semi-digitigrades , et ils ont deux tU"" berculenses à la mâchoire supérieure et une seule à l'inférieure. Â^ Le chien et ses nombreuses variétés, dont plusieurs doivent être le produit de quelques croisements avec d'autres espèces telles que le chacal , forment, avec le loup, le renard, et quelques autres digitigrades, une quatrième tribu, caractérisée par deux tuberculeuses au moins à chaque mâchoire. 5*» Les hyènes, également digitigrades, ont le corps surbaissé en ar-
rière , et manquent de dents tnbercnleuses ou n en ont que d'imparfaites. Lenrs dents carnassières sont tranchantes et se croisent comme des lames de ciseaux ; leurs mâchoires d'ailleurs sont tellement fortes , qae ces animaux pentent briser les os les plus durs , et qu'il est presque impossible de leur arracher une proie. Les muscles du cou, par leur tension continuelle, déterminent même quelquefois la soudure des f ertèbres du cou , ce qui a fait dire jadis que la hyène n'a qu'un seul os dans le cou. 6» La dernière tribu des carnivores comprend le grand genre des Chats , dont les ongles sont rétractiles, c'est-i-dire relevés avec la dernière phalange par un petit ligament élastique, quand Tanimal ne veut pas s'en servir, pour éviter qu'ils ne soient émoussés comme les ongles du chien. Le Guépard ou tigre chasseur des Indes dont les ongles ne sont pas rétractiles , et qui s'apprivoise facilement , complète cette sixième tribu , différant des précédentes , parce que ce sont les membres postérieurs qui sont les plus développés , et non les antérieurs. Ils sont également digitigrades et dépourvus de dents tuberculeuses , ou bien ils n'en ont que d'imparfaites. Les animaux les plus féroces , le lion , le tigre , la panthère , le léopard , le jaguar ou tigre d'Amérique , que les fourreurs nomment aussi la grande -pan Ibère, le Couguar, l'Ocelot, etc. , sont de grandes espèces de chat qui se distinguent par leur taille et par leurs couleurs. Le lion seul est orné d'une épaisse crinière , et sa femelle met au monde des petits ayant les yeux ouverts , au contraire de ce qui a lieu pour les autres chats. Le tigre de l'Inde est irrégulièrement rayé de noir sur un fond janne-rougeàtre ou fauve. La panthère , le léopard d'Afrique, ainsi que le jaguar et l'ocelot d'Amérique, ont, sur une fourrure fauve ou gris-jaunitre, des taches noires en forme d'yeux ou de roses, et pins ou moins nombreuses. Les petites espèces de la taille du chat domestique sont beaucoup plus nombreuses, et, comme pour les variétés du chien , on peut croire que quelques variétés de chat sont des métis de ces diverses espèces. Toutefois on trouve dans les forêts d'Europe un chat sauvage qu'on veut regarder comme la souche du chat domestique.
Les ampkibiet sont des carnassiers organisés pour vivre presque constamment dans les eaux de la mer, lenrs pieds sont comme empêtrés dans la peau , qui , étendue entre les doigts , en fait des rames on des nageoires ; aussi ces animaux sur la terre ne peuvent-ils marcher qu'avec une extrême difficulté ; mais, en revanche, ils nagent et plongent comme des poissons, et leur peau, revêtue d'un poil ras et couché , aussi bien que leurs narines , qui se ferment par une sorte de soupape , les rendent tout à fait propres à cette vie aquatique. Toutefois ils ont besoin , ' comme tous les animaux pulmonés , de respirer l'air en nature et ils doivent venir se poser sur les grèves ou sur les rochers pour allaiter leurs petits. Les uns , nommés Phoques en général , sont carnivores et se nourrissent exclusivement de poisson , ils ont 20 à 24 mâchelières tranchantes ou coniques, en outre de leurs canines pointues comme les autres carnassiers, et de leurs incisives au nombre de 4 ou 6 en haut et 2 ou 4 en bas. Plusieurs, d'après une ressemblance très-éloignée, ont reçu jadis les noms de Moine marin, de Lion marin, d'Ours marin, etc. , qui ont contribué à propager des erreurs an sujet des prétendus monstres marins et de#traditions mythologiques. Un autre amphibie , seul de son genre et de sa ifamille, est le Morse, nommé aussi la Vache-marine. Il est herbivore, très-commun dans la mer Glaciale où les pêcheurs vont le poursuivre pour recueillir son cuir; sa graisse est employée comme l'huile de poisson et ses énormes dents on défenses sont employées comme l'ivoire. Le Morse, long de 5 à 7 mètres et plus- épais qu'an gros banf , manque de dents incisives et canines à la mâchoire inférieure , mais il porte à la mâchoire supérieure deux
canines tellement volumineuses qu'elles ont sonleré tout le devant de la mâchoire en forme de mufle renflé et qne ki narines se trouvent dirigées en dessus.
Les In$eetivoret , dont les dents hérissées de pointes Mot destinées à briser les insectes, forment sept petites Eamdles parmi lesquelles nous citons seulement : l^ celles des Musaraignes , très-petits mammifères couverts de pÂls fins et soyeux , ayant les yeux petits et les pattes antérienrei presque semblables aux postérieures. Nous en avons plasieurs espèces dont l'une, connue dans les campagnes soes le nom de wuuette , est à tort réputée venimeuse ; elk répand une odeur de musc très-prononcée ; 2^ les Taspes , également revêtnes d'nn poil doux et sojeox , oui les yeux si imparfaits et si petits qu'on les croyait naguère complètement aveugles; elles sont canctériséei par leurs membres antérieurs en forme de pelle avec cinq grands ongles en rapport avec leur genre de vk souterraine. Elles font de grands dégâts dans les prairies
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S« les Hérissou
HéritMo.
gnent par les piquants dont iêv corps est couvert en gnise de poils , et par la manière dont ils peuvent se mettre ce boule en s'enveloppant dans la peau de leurs flancs , qm est doublée d'une couche musculeuse très-forte.
L'ordre des boxcsurs, un des plus nombreux, compreoê sept familles dont les pins importantes sont : 1* cék' des Ecureuils et des Marmottes qui, pourvus de davicnles, ont cinq molaires à la mâchoire supérieure. On fait une tribu particulière de ceux qui ont les membres postérieurs plus longs et sont ainsi plus aptes à sauter ei destinés à vivre toujours sur les arbres coamie des etseaux; tels sont, avec les Ecureuils, les Pnlate»chet nommés aussi Ecureuils-volants qui ont la peau des flano étendue en manière de parachute ; 9^ la famille des ÈÊuridii^ avec de fortes clavicules , ne présente pas pins ^ quatre molaires, et se distingue de deux autres petites familles de rongeurs exotiques par l'absence d'akajooes H par le développement des yeux ; on en fait plosiem tribus ; tels sont les Castors, remarquables par leur iads»trie , comme constructeurs d'habitations 'en comnnn aai bords des eaux qu'ils savent retenir à un niveau constant leurs pattes postérieures entièrement palmées et leur qnew plate indiquent suffisamment qu'ils doivent être ezcellcBti nageurs. Ils ont quatre molaires. La tribo des Moritw ou Rats, qui en diffère par les pattes postérieures non palmées ou incomplètement palmées, et par la quene arrondie ou comprimée, comprend les Rats et les Campagnol* dont nous avons dans nos campagnes on dans dos maisons plus de douse espèces ; ils n'ont qne trois molairei en haut et en bas. Tels sont la souris, connue de tootr antiquité, le rat noir dont les aùciens n'ont point parir et qu'on croit n'être venu en Europe qne dans le nioyee âge, et le gros rat brun on surmulot qui, arrivé es Europe dans le cours du 18* siècle, a £sit une gnene itx- .termination au rat noir et Ta déjà presque coasplêtcscnt remplacé dans les grandes villes. Le Mulot , un peu pis* grand et plus eflile que la souris , . est roux en dessui . blanc en dessons avec de grandes oreilles ; il vit dans le» bois et dans les jardins. Deux autres espèces de mulot beaucoup plus petites se trouvent quelquefois aussi dam la campagne. Mais ce sont les Campagnols on rats • courte queue qui causent le plus de dégâts en raison et leur prîxligieuse multiplication dans certaines cireaestances de température on de sécheresse. Le Canspagael commun est gris-ronssâtre et as creuse an Bilien en
ZOOLOGIE
âmpt Qn tnm (bu loqvel il enttiM one provision de ■in poar Thiver. Le Cimptgnol •onlamin eit grif-ar- >tié foncé , ion poil est plu dou , sa qneoe est plu orte et ses jenx sont très-petits; il se creose des galets sontermioes dans les jardina pour aller manger les cinet des plantes potagères. Lé vrai rat d*ean est aussi I campagnol, mais beaucoup pins gros, car il surpasse itablement en volume le rat noir ; son poil est asses mx , très-soolevé, sa queue est i peine de la longueur I corps : il vit au bord des eaux, mais se nourrit exclurement de plantes aqutiques, tandis que le surmulot, 11* on désigne communément aussi sous le nom de ratd*ean, cause de sa bardiessei traverser des rivières à la nage, se fturrit de substances diverses et dévore même des cadares. Le Lemmiog, de celte même tribu, est célèbre par ses ligrations en troupes innombrables , toujours dans une léme direction en franchissant les montagnes et les rivièes, jusqu'à ce que des dangers, sans cesse renaissants, ient fait disparaître tout le surplu de cette population; ce emming , qui habite ordinairement les contrées voisines le la mer Glaciale, est aussi gros qu'un rat et diversement aché de jaune et de noir , avec la queue et les oreilles rès-courtes. Les Loirs, qui forment une tribu à part, )Dt les membres postérieurs plus longs , leurs ongles sont rèt-courts, recourbés et acérés ; ils ont à peu près la même naoière de vivre que les écureuils. Les Gerboises , avec quelques genres Clément remarquables par la faculté de sauter au moyen de leurs pieds postérieurs d'une longueur démesurée , forment aussi une tribu particulière ((oe caractérisent, en outre des ongles allongés peu recourbés et le peu de développement du pouce antérieur ; plusieurs espèces sont asses communes en Afrique , les tnciens les connaissaient sous le nom de rats à deux pieds. 30 La famille dn porci-ipiet est caractérisée par les piquants roides et pointus dont le corps est couvert ; ces animaux n ont que des clavicules im« parfaites, leurs dents molaires sont au nombre de quatre partout ; ils vivent dans des terriers , et ont beaucoup Poit^pic. ^^ habitudes des la-
pins , mais leurs mouvements sont beaucoup plus lents. Le Porc-Epic ordinaire se trouve dau TEurope méridionale et sur la cÂle d'Afrique. Plusieurs aotres espèces d'Amérique ont dû former des genres particuliers, notamment leCoendou, dont la queue, longue et nue au bout, est prensnle comme celle d'un Sapajou, ce qui lui permet de vivre (or les arbres. Le lièvre et le lapin, avec quelques espèces Milogues, forment aussi une famille distincte caractérisée par la présence de quatre dénis inctsires sur deux rangs à la mâchoire supérieure ; c'est-à-dire que derrière chacune des grandes incisives qui leur méritent le nom de rona<nrt, il s*en trouve une antre beaucoup pi os petite dont on oe comprend guère Tusage. Une dernière famille enfin ptnni les rongeurs est formée par des espèces nombreuses toDiês de TAmérique méridionale, (elles sont le ChinckilU, dont la fourrure est si recherchée, le Cabiai ou ^pyhara , le plus gros des rongeurs , et le Cobaye ou Cochon d'Inde , qui se multiplie si facilement ches nou « domesticité.
L'ordre des PAcnvoiauis, quoique peu nombreux, se (Civile en sept familles fort dissemblables et qui n'ont guère d'antre caractère commun que Tabsence des ca- '^res distinctifs des autres ordres ; ainsi les éléphants, *i remarquables par leur nés prolongé en forme de li^mpe et par leurs incisives supérieures qu'on emploie *ons is nom d'ivoire, forment une famille à part. On en connaît denx espèces, l'une d'Asie, Fautre d'Afrique;
mais cette famille a dû contenir, pendant les périodes antédiluviennes, d'antres espèces dont nous n'avons plus que les ossements fossiles, et dont plusieurs, avec des molaires hérissées de gros tubercules, forment pour les palœontologistes le genre Mastodonte. Les Tapirs d'Amérique et celui de Java forment une Intre famille, i laquelle se rapportent les nombreuses espèces fossiles de PalflBotherium , dont les ossements se trouvent dans les terrains tertiaires ; ces animaux avaient, comme les tapirs, le nés prolongé en une courte trompe. Les Rhinocéros , caractérisés par la corne simple 00 double qu'ils portent sur le nés et qui semble formée de poils agglutinés, constituent aussi une famille où l'on coiÉpte quatre ou cinq espèces vivantes dans l'Inde et en Afrique » et un plus grand nombre d'espèces fossiles. L'Hippopotame, seul de son genre anjound'hui , diffère des autres pachydermes par sa tête énorme terminée en un large museau renflé , et armée de grosses canines inclinées , en haut et en bas; il doit ausi former une famille à part avec quelques espèces fossiles. Le Sanglier on le cochon, qui est une même espèce, sauvage ou modifiée par la domestication, est le type d'une autre famille caractérisée par des pieds armés de deux sabots principaux aplatis en dedans, avec deux petits sabots latéraux beaucoup plu courts et ne touchant presque pas à terre. Le museau se termine par un boutoir propre à fouiller la terre. Les vraies espèces de cochon se distinguent par des canines ou défenses sortant de la bouche, et se recourbant l'une et l'autre vers le haut quand l'animal a acquis tout son développement. Le Babiroussa ou Cochon-Cerf, de la même famille , a des défenses longues et grêles redressées verticalement , et dont les supérieures se recourbent en spirale ; on les trouve dans l'Archipel indien. Les Pécaris de l'Amérique méridionale en diffèrent par le manque de queue et parce que leurs canines, de grandeur ordinaire , ne sortent pas de la bouche. Une dernière famille de Pachydermes est celle des chevau, comprenant dans un seul genre six espèces, dont trois , le cheval , l'âne et l'hémione , sont originaires d'Asie, et les trois autres , comme le aèbre, sont de l'Afrique autrale. Seuls entre tous les mammifères, ils ont tou les doigts réunis en un seul, que termine un seul ongle 00 sabot ; c'est pourquoi on les a nommés quelquefois Solipèdes.
L'ordre des ruminants forme deux familles bien distinctes ; la première comprend seulement les chameaux et lea lamas, dont les pieds non fourchus ont des semelles calleuses et des sai>ota de moyenne grandeur et de forme symétrique. Ces animaux ont en même temps des canines aux deux mAchoires, avec sii incisives à l'inférieure et deux à la supérieure, mais ils manquent de cornes. En outre des quatre estomacs propres à tou les ruminants, ils ont sur les côtés de la panse de grande amas de cellules daus lesquelles se trouve ordinairement beaucoup d'eau provenant d'une exhalation interne on de la boisson mise en réserve. Aussi des voyageurs, mourant de soif dans le désert , ont-ils d& souvent recourir à cette dernière provision d'eau , en égorgeant leurs chameaux. Le chameau proprement dit , originaire du désert de l'Asie centrale, a été naturalisé depuis longtemps comme bête de somme , dans le reste de cette partie du monde : 11 est plus nrnnd et se reconnaît aux deux bosses ou loupes graisseuses dont son dos est chargé. Le dromadaire ou chameau à une seule bosse est aujourd'hui répandu dans tout le Nord de l'Afrique et dans l'Asie occidentale, où il est précieux surtout comme moyen de transport à travers les déserts. Les lamas, originaires de la Cordilière des Andes , avaient été réduits en domesticité par les Péruviens avant la découverte de l'Amérique , et ils servent encore aujourd'hui de bêle de somme dans les montagnes. La Vigogne est une espèce du même genre,
grande eomme mie brebis et restée sanvage dans lei ploi baatet montagnes des Andes « où on lui fait Ja cbasse pour sa toison fauve, d'une finesse admirable. Tons les autres ruminants ont le pied fourchu et terminé par deux sabots aplatis en dedans, convexes en dehors; ils manquent d'incisives i la mâchoire supérieure et en ont huit à Tinférieure. Quelques-uns seulement manquent de cornes et ont des canines à la mâchoire supérieure : ce sont les ehevroUûiu^ dont une espèce, aussi grande qu'un chevreuil, lemafir, fournit le parfum si précieux qui porte le même nom ; plusieurs autres chevrotains plus petits se font remarquer par l'élégance de leur por# et par la finesse de leurs jambes. Après avoir séparé dans une première tribu ces ruminants sans cornes, on divise les autres en trois tribus suivant la nature des cornes ou prolongements frontaux. La Girafe seule a des proéminences osseuses simples et permanentes, revêtues d'une peau velue ; cet animal , si connu pour son long cou et pour l'abaissement de sa croupe , forme donc à lui leul une deuxième tribu. Les Cerfs, qui forment la troisième tribu, ont les cornes osseuses et ramifiées , revêtues d'une peau velue , tombant et se renouvelant chaque année. Les espèces du genre cerf sont nombreuses : dans les diverses parties du Bonde, on en trouve qui diffèrent par la couleur de leur pdage et par leurs cornes plus ou moins rameuses, aplaties on rondes. Quelques-ups ont des canines aux deux mâchoires. La dernière tribu des ruminants est caractérisée par des cornes dont le noyau seul est osseux et dont l'enveloppe extérieure , comme un étui creux, est formée de poils agglutinés et continue à s'accroître pendant toute la vie. Ce sont les Antilopes qui ont l'élégance et la légèreté des cerfs, et dont les nombreuses espèces se divisent d'après la conformation des cornes : la Gaielle du nord de l'Afrique a ses cornes annelées à double courbure ; rOryx on Chamois du Cap a de longues cornes droites, qui, vues de cAté, ont pu être prises pour une seule corne et donner lieu ainsi au récit fabuleux des voyageurs qui ont parlé de la Licorne. Le Chamois des Alpes on l' Ysard des Pyrénées a les cornes lisses, recourbées en arrière comme un hameçon; c'est la seule espèce d'antilope qu'on trouve en France. Les chèvres, depuis longtemps réduites en domesticité , ont fourni plusieurs variétés ; la plus précieuse est celle du Thibet , dont la laine ou le duvet sert à fabriquer les admirables tissus de cachemire. On croit que l'iGgagre ou chèvre sauvage' des montagnes de la Perse , est la souche de toutes les races de chèvres domestiques. Le mouton a encore été plus complètement transformé par la domestication ; c'est à tel point qu'on ignore si l'espèce sauvage d'où il provient est le Mouflon ou l'Argali. Ces deux derniers sont couverts de poils épais et durs sons lesquels se trouve un duvet qui seul a persisté, en prenant un développement excessif ches les moutons de nos contrées ; mais ceux de l'Asie et de la Barbarie ont encore la laine mêlée de poils. Les bœufs, si précieux i l'homme pour ses travaux agricoles et pour les aliments qu'ils nous foumisient , proviennent d'une espèce autrefois sauvage dans les mêmes contrées ; mais , avec ce bœuf sauvage , se trouvait jadis aussi le Bison ou l'aurochs, dont il ne reste plus aujourd'hui que quelques individus dans les forêts de la Lithuanie et dans le Caucase; c'est le plus grand des quadrupèdes d'Europe , et il diffère du bœuf ordinaire par son front bombé, par l'attache de ses cornes an-dessous de la crête occipitale , par la hauteur de ses jambes , par l'épaisse crinière qui entoure la tête et le cou du mâle, et enfin parce qu'il a quatorze paires de c6tes au lien de treize. Un autre Bison un peu plus petit et plus bas sur jambes , mais cependant plus grand que nos taureaux , se trouve en grandes troupes dans les vutes plaines de l'Amérique septentrionale, surtout vers les sour-
ces du Mississipi. Le buffle, originaire de Tlnde , a cir naturalisé successivement en Egypte, en Grèce et dans l'Italie méridionale, où on l'emploie aux mêmes traisax que le bœuf : il est plus robuste et plus facile à nourrir; maïs en même temps auisi il reste toujours plus sanraje et sa chair est moins bonde. Une race de baffles oomoMs ami dans l'Inde, a des cornes de dix pieds d'envergure. Une autre race domestique dans l'Inde , nommée gyaJI oa bœuf des jongles , a les cornes aplaties d'avant en srrière. C'est la queue d'une antre espèce d'Asie , le Yaek ou Buffle à queue de cheval , qui sert i faire les éteedardi des Turcs. Enfin le bœuf musqué est une espèce plus petite des régions les plus froides de l' Amérique leptentrionale ; il est très-bas sur jambes et revêtu de lonjp poils qui pendent jusqu'à terre.
L'ordre des iosNTés comprend des animaux d'une organisation incomplète, manquant tout à fait de dents os n'ayant que des dents d'une seule espèce ; tous habiteiii les régions les plus chaudes du globe. On en fait trais familles, savoir : 1** les TaUnu, qui ont le eorpa conterl de plaques cornées , disposées par bandes transvenes ; ik ont des mâcbelières cylindriques , séparées les unes dei
Tatou.
autres , au nombre de sept ou huit partout , et de grands ongles pour creuser un terrier. 2» Les FotirmnUiers , qoi sont couverts de poils et dont le museau, très • long el terminé par une petite bouche , contient une langue filiforme, susceptible d'un allongement considérable et d(»t ils se servent pour aller chercher les fourmis et les teraites jusqu'au fond des nids de ces insectes, les Founniliien proprement dits, tels que le Tamanoir, long de pi os dt quatre pieds, et le Tamandna, moitié plus petit et • queue prenante , sont complètement dépourvus de dent». Ils habitent l'Amérique méridionale , et sont armés d'oagles forts et tranchants pour déchirer les nids des teroiites et pour se défendre contre leurs enuemts. L'Orydérope du Cap de Bonne-Espérance est, ao contraire, pourvu de mâcbelières cylindriques traversées , conuoe un jonc , par des petits canaux cylindriques , et il a des ongles plats pour creuser la terre ; il est de la tsifie du Blaireau , et on le connaît sous le nom de cochon de terre au Cap , où il est considéré comme un bon gihier. 3<* Les PangoUni enfin sont également dépourvus de dents et se nourrissent de fourmis ainsi que les fonrmillien ; mais ili sont tout couverts d'écaillés tranchantes disposées comme des tuiles , qui se dressent quand ik se mettent en boule pour résister à leurs ennemis. On en coonatt deux espèces : l'une , de l'Inde ; l'autre , on peu plus petite , du Sénégal. Leur longueur ne dépasse guère sa mètre.
Les uARSOPiAcx , tous exotiques , forment la deuxJèiBf série de la classe des mammifères. Ils se divisent en trois ordres : le premier, parallèle à l'ordre des camtsgien de la première série, comprend cinq familles de u&asr* piAux CAiu«AS8iBRS .' Ics uus plus canivores , tels que )* tkylaeine et le dasyure de la Nouvelle-Hollande ; d'autres simplement insectivores. Les Didelphes ou sarigues àf l'Amérique font partie de ce même ordre. Ce sont des animaux nocturnes, d'un aspect et d'une odeur dcsagrésbles , qui ont la queue prenante et en partie nue , et dsol les pieds postérieurs ont le pouce opposaMe ; ce qui l<v a fait donner le nom depédîwmnet : aussi peuvent-ils fact-
Hl
6iî
ement grimper toi ari>rei. Tout le monde a entendu Nirier de la manière dont ils portent lears petits dans me poche formée par an double repli de la peau an deant des mamelles. Ces petits, presque iorormes à Tintant de leor naissance et à peine plus gros qu'un grain le bié , s'attachent et se sondent en quelque sorte aux oamelles , jusqu'à ce qu'ils aient atteint la grosseur d'une oiirîs , ce qui arrive au bout de cinquante jours : alors U commencent à ouvrir les yeux et à se mouvoir libreoent ; mais ils retournent encore dans la poche matérielle , jnsqn'à ce qu'ils soient devenus environ deux fois >ltts gros. Un deuxième ordre comprend les marsupiaux «iGivonas , qui sont parallèles aux rongeurs de la preoière série et qui forment quatre familles. Une des principales est celle des PkaUmgert^ qui ont la queue prelaote et dont plusieurs, les phalangers - volants , ont en autre la peau des flancs ëtendne entre les jambes comme les polatouches ou écureuils-volants, et peuvent de même relancer d'un arbre i l'autre ; ils se trouvent dans l'Australie. Une autre famille de marsupiaux frugivores est (?elle des Kanguroot , qui ont six incisives à la mâchoire rapérienre et les membres postérieurs très-déi^eloppés, maie sans pouces. Le Kangnroo géant a presque deux mètres de hauteur quand il se tient debout sur ses pieds postérieurs et sur sa queue , qui est très-épaisse ; c'est le plus grand animal originaire de la Nouvelle-Hollande. Les uoxoniiiiBs , parallèles aux édentés de la première
série, constituent le troisième ordre de celle-ci. Ils ont tant de rapport avec les oiseaux par leur structure anatomique , qu* on a supposé pendant longtemps qu'ils se reproduisent aussi par ^e^ œufs. Ils forment deux genres ; les Echidmii, épineux comme le hérisson et pouvant comme lui se rouler en boule ; leur museau , mince et allongé, 16 termine par une petite bouche sans dents, et contient une langue extensible avec laquelle ils vont chercher les foonnis dont ils se nourriuent comme les fourmilliera. Les Omithorkynqmei ont le museau aplati comme le bec d'un canard ; ils ont les pieds palmés et la queue aplatie: aussi sont-ce des animaux aquatiques; ils oe se trouvent qu'à la NouTelIe-Hollande , comme les êchidnés.
U troisième série des mammifères , celle des bipAdis , ne comprend que deux ordres, dont l'un , parallèle aux paebYdermes, comprend les Cétacés herbivores , qui ont des dents à couronne plate appropriées à leur genre de nourriture , et qui peuvent sortir de l'eau pour paître sur la rive; ee sont les Ltmuntùu, ou vaches marines, qu'on a po prendre de loin pour des sirènes ou femmes -marinet, à cause de la position de leurs mamelles quand ils font sortir verticalement leur partie antérieure hors de fesD. Le Dugongs qui forme seul une famille particulière dans le même ordre , se distingue par des défenses poin- Inès implantées dans la mâchoire supérieure, et recouvertes psr les lèvres eharnaes, épaisses et hérissées de moustaches. Le deuxième et dernier ordre comprend les ciTAcis ordinaires formant trois familles : les Dauphin$ , les (7ackalM» et les BaUmêê. Les dauphins ont la tête de moyenne grosseur prolongée en un museau effilé, et des dents coniques toutes simples asseï nombreuses ; ee sont les plus carnassiers de l'ordre ; quelques espèces atteignent une lon- ^earde 5 m. Maisledsophinonlinaire, celui dont les aneiens ont ridiculement vanté l'intelligence et que les scnlpteors ont représenté plus ridiculement encore , n'a guère fdni d# 2 i 3 mètres. Les Ifanoiiius diffèrent des Dan-
KehldB<.
phins parce qu'ils ont le museau court et uniformément
Daopbio.
bombé. Le marsouin commun qu'on voit souvent en grandes troupes , n'a guère qu'un mètre et demi de longueur ; mais celui qu'on nomme l'Epaulard dépasse 6 et 8 mètres. Dans la même famille est compris le Narval, de même forme i peu près que le marsouin , mais n'ayant aucune autre dent qu'une longue défense droite et pointue, sillonnée en spirale , quelquefois longue de plus de 3 mètres et prise autrefois pour une (orne dt licorne. Les Cachalota qui composent la deuxième famille ont, comme les Baleines, la tête si grosse qu'elle fait à elle seule le tiers ou la moitié de la longueur du corps , quoique le cervean ne soit pas plus gros è proportion. La mâchoire supérieure des Cachalots très-élargie, n'a point de fanons et manque de dents, ou n'en a que de peu saillantes. La mâchoire inférieure , au contraire , est très-étroite et armée de chaque cêté d'une rangée de dents coniques. Le blanc de Baleine est une graisse solide et nacrée, contenue avec une graisse plus liquide et plus abondante dans les énormes earitét de la tête du cachalot; ce même cétacé d'ailleurs produit aussi l'ambre gris, l'un des parfums les plus piécienz. Les plus grands eachalots ont 30 à 25 mètres de longueur. Les BaUimtê^ enfin , qui sont la dernière famille de l'ordre d9i cétacés et de la classe des mammifèrea , ont la tête également grosse, mais différemment confonnée, car leur mâchoire inférieure est la plus large et totalement dépourvue de dents, et ce sont les énormes branches de cette mâchoire qu'on voit souvent indiquées comme des eêtes de Baleines; la mâchoire supérieure , en forme de carène ou de toit renversé , a ses deux cêtés garnis de lames transverses , minces et serrées , appelées Fattont : e'est cette espèce de corne fibreuse employée dans les arts sous le nom de Baleines. Ces grands cétacés, d'ailleurs , plus massifs et presque aussi longs que les caeha^ lots, ne se noorrissent que de vers marins, de soophytes et de petits mollusques.
DBU\lâm CLASSB. 0I88AUX.
Les oiseaux, animaux à sang chaud comme les mammifères, et tons pourvus de quatre membres, se distinguent de tous les autres animaux par leur vêtement de plumes. Tous, ils ont les mâchoires revêtues d'un étui de corne plus ou moins prolongé qu'on nomme leur bec. Presque tous, d'ailleurs, ils ont la faculté de voler au moyen de leurs membres antérieurs , dont les doigts sont rudimentaires et non point allongés comme ceux des chauves-souris, mais dont la peau produit et renouvelle chaque année des plumes on pennes plus grandes et plus fortes, formant par leur réunion une aile d'une grande étendue, capable de frapper l'air avec force. Leur queue plus courte produit aussi des plumes longues et fortes qui , s'étalant pendant le vol , servent à soutenir et à diriger l'oiseau. Tons les oiseaux ont entre eux tant de ressemblance , qu'on ne peut se méprendre sur' la classe à laquelle ils appartiennent; on ne peut, comme pour les cétacés ou les édentés parmi les mammifères, prendre aucun d'eux pour un poisson ou pour un reptile. Mais cette ressemblance commune a rendu , par cela même , leur classification plus difficile et l'on a dû baser leur division en genres , en familles et même en ordres sur des caractères d'une valeur souvent bien faible et pris de la forme du bec et des pieds. Mais pour bien comprendre ces caractères, il faut se rappeler*que çhei ley oiseau^ U cuiaie
Ml entièrement caehée tons la peia, et la jambe ellemême, en partie caeh^ par les plnmes, ne le voit qne qnand Toifean te dretee snr set pieds. La partie qui vient ensuite , pins mince , ordinairement ret étne d*nne peau écaillense et qu'on serait tenté de prendre poni: la jambe , puisqu'elle est terminée par le pied , représente tout le pied de l'homme moins les doigts , on bien tonte eette portion qui , dans les pattes postérieures du chien et des autres digitigrades, s'étend depuis le talon jnsquani doigts ; c'est donc le tarse confondu avec le métatarse , et ce sont les doigts seuls de l'oiseau qui posent à terre ou snr la branche. Cuvier a divisé les oiseaux en sii ordres : les Hapaeei , les Pastereaux , les Grtmfewr§ , les GaUinaciê, les Sekauierê et les PahûpèdeM. Ce dernier ordre, composé d'oiseaux aquatiques ou nageurs, est le plus nettement caractérisé, par des tarses courts et comprimés latéralement et par des doigts palmés, c'est-à-dire réunis par une membrane, ou simplement bordés d'expansions membraneuses asseï laiges ; les pieds sont placés en arrière du centre de gravité, pour faciliter la natation. L'ordre des Eekas- 9ler$ a pour caractère principal que le bas des jambes est nu ou en partie dépourvu de plumes ; il comprend surtout des oiseaux à longues pattes, comme le héron, destinés à vivre dans les marais , mais quelques autres aussi sont plus particulièrement organisés pour une oourse rapide, comme l'autruche. L'ordre des Gattinaeit s'en distingue par ses jambes plus courtes et non dépourvues ^e plumes ; mais surtout il a pour caractère essentiel des narines largement percées dans un espace membraneux de la base du bec et recouvertes par une écaille cartilagineuse. Les pieds ont trois doigts en avant, unis à la base par une courte membrane , et un doigt en arrière placé un peu pins haut, les ongles sont courts, émoussés et robustes pour gratter le sol. L'ordre des Bapacei a pour caractère distinctif une cire ou membrane épaisse qui enveloppe la base du bec et en outre la forme recourbée et très aiguë du bec et des ongles. Aussi tous CM oiseaux , comme l'indique leur nom , vivent-ils de duir vivante , et sont-ils doués d'une force musculaire proportionnellement plus considérable. Les Grimpemn forment un ordre moins nettement circonscrit par le caractère d'avoir le doigt externe dirigé en arrière, comme le ponce , car certains rapaces nocturnes peuvent également porter en arrière leur doigt externe ; et d'ailleurs plusieurs grimpeurs ont comme les rapaces une cire on membrane à la base du bec. Les Patiereaux enfin , qui constituent l'ordre le plus nombreux et le moins nettement circonscrit, n'ont guère d'autre csractère commun que l'absence des caractères essentiels de chacun des autres ordres , on remarque toutefois que ches eux le doigt externe est tonjours uni par sa base à celui du milieu dans une étendue plus ou moins grande. Si l'on voulait ranger ces divers ordres suivant le degré d'intelligence des oiseaux qu'ils renferment, on devrait peut-être, comme certains auteurs anglais , commencer par les grimpeurs , parmi lesquels les perroquets sont si remarquables psr l'éducation qu'ils sont susceptibles de recevoir. Certains oiseaux de proie, d'un autre côté, ont pu être dressés pour la chasse, mais simplement par une culture appropriée de leur instinct. Parmi les passeresux il en est beaucoup aussi qui peuvent non-seulement recevoir une sorte d'éducation , mais qui paraissent pouvoir, au même degré que les rongeurs , concevoir de l'attachement pour les personnes
TiHedi
qui prennent soin d'eux ; c'est dans oeC ordre ausâ qu'oe observe les faits les plus curieux d*indaslrie pour la construction des nids et d'instinct vofageur. Quant au gallinacés, leurs facultés iotellectuelles sont en gcaml beaucoup moins développées; les Echassiert leur sosA peut-être encore inférieurs , et les Palmipèdes eofio tant les moins intelligents de tons les oiseaux , et aoos ce rspport ils ne surpassent guère les reptiles.
LesauPACu ou oiuamx de proie forment deux Cuntlles : les diurmee^ qui ont les yeux dirigés snr les cdcés, et les noelumee, qui ont de grands yeox dirigés en avant, «ntourés d'un cercle de plumes effilées dont les «ntértenm recouvrent la cire du bec et les postérieures ronvertnrp de l'oreille , qui est ordinairement très-grande ches eux. Parmi les diurnes on distingue : 1^ les vtaa&mrs, qui smI les pins grands de l'ordre entier, mais qui ne oe novirt»sent ordinairement que de cadavres; leurs tarses tout couverts d'écaillés , leur bec est long et courbé senkai«iit à l'extrémité ; leur cou , asses long , est plus ou monn complètement dépourvu de plumes ainsi que la tête , ^b qulls puissent, sans souiller leur plumage, déverei leur proie immonde; au reste, ces oiseaux dégootants sont d'une grande utilité pour l'homme dans Im pays chauds , où ils détruisent promptament les eorps morts qui ne manqueraient pas de produire dea miasmei contagieux. Aussi les Egyptiens , comme les habitaots de l'Amérique du Sud , ont-ils un certain respect pour ks vautours. On en a formé plusieurs genres, et lun d» plus remarquables est le Condor^ de la cordilière dei Andes , dont on avait d'abord singulièrement exagéré In dimensions, mais qui en réalité a souvent plus de quatre mètres d'envergure. A la suite des Vautours, on doit placer le genre Grijfon on Gypaète , nommé aussi vautour des agneaux et vautour barbu; il vit dans les plus hantes montagnes et attaque ordinairement les moaloas, les chèvres et les chamois, qu'il précipite à coups d'ailes du haut des rochers , mais qu'il ne saurait enlever dani ses serres. Il se distingue parce qu'il a la tète et le coa emplumés, et les tarses emplumés jusqu'aux doigU; d'ailleurs , comme les vautours, il a des onglea peu crochus , un bec droit à la base et recourbé scnîeneut à l'extrémité , et les yeux à fleur de tête; il a trais aaèlrM. et jusqu'à 3 mètres et un quart d'envergure. 2» Les Fameon$ , ou les oiseaux de proie nobles , ont l'aeil enfoncé ou surmonté d'un sourcil saillant; leurs ougles août très-crochus ; leur bec , très-fort et courbé dès sa base, présente une dent aignë de chaque cêté de sa pointe; enOn leurs ailes , très-longues et pointues , ont la seconde penne la plus longue et la première presque égale ; c'est là ce qui rend leur vol très-oblique et ce qui les oblige à voler contre le vent qnand ils veulent s'élever directement Ils ont d'aillears la tête et le cou emplumés comme les suivants et de même aussi ils présentent des variatioos considérables de taille et de couleur, selon l'êgfe et le sexe; le mêle était même autrefois nommé titneUt, comme étant d'un tiers plus petit que la fesMlle. Quant aux différences du plumage, elles ont été prises tivssouvent pour des différences d'espèces. Cétaicot partiealièrement des Faucons pris au filet que l'on dressait autrefois pour la chasse au vol , et l'art des faneooaien, presque oublié aujourd'hui , était très-imporiaat et trèscompliqué. Le Lanier, le Gerfault , le Hobereau et l'Enerillon , qui n'en diffèrent que par leur taille et leurs couleurs , étaient dressés également pour un gibier plas faible; quant aux autres faucons de nos climats, la cresserelle et la cressereletle, qui nichent dans les ticilles tours, ils sont plus petits encore. ^^ Les AifUe. on oiseaux de proie ignobles, beaucoup plus nombreux que les précédents, s'en distinguent seulement parce qne leur bec n'e point de dent latérale près de la points et parce que leurs ailes , dent la quatrième penne est ord>-
aairement la plu longue, partitMot avoir été ironqaéei »b)iqneaieiit par la bout an raiion da la brièveté de la première penne ; il en réanlte nn vol plnt faible que eeloi defl fftooom ; anaai B*a-t-on po jadis en dretter ponr la chaaae que qnelqnef-nns : tels que Tantonr , l'épervier, l'aigle tacheté. Lea aigles, dont on avait vanté anlrefois la force et le conrage , ae recoonaiaaent à leor bec trèa- Fort, droit à sa base et conrbé aenlement vers sa pointe, ^^^ à leurs tarses emplnmés ^^^^^^^ jusqu'à la racine des ^^^^^^^9 doigts. Quelques-uns ^^^^^^K presque mètres d*en- ^^^^^^^m vergure, quoique pesant ^ ^^^^^^^^r à peine 8 ou 9 kilogr.,
^^ ^^^^^^^r ils peuvent enlever dans
^^^Ê^^^^^f ^oi^ serres des agneaux
^^^^^^^V et des chevreaux, qu'ils
J^B^^^^^ transportent
^^m ^^^^Ê^^^ entiers jusqu'au sommet ^f ^^^^^ des montagnes, où est
^ leur nid, qu'on nomme
W une aire. On distingue
*•"'* sous les noms d'Aigle pé-
cbeur on orfraie, de Baihuiard , de Circaète (ou Jean-1»- Manc) et de barpie, d'autres aigles qui diffèrent par leurs Unes à moitié emplnmés, et à moitié écussonnés ches les uni on réticulés chei les autres, etc. Les Autours ont les ailes plus courtes que la queue, les tarses écussonnés un peu courts et le bec courbé dès sa base : l'Epervier en diffère par ses tarses plus élevés ; les Uilans ont les tarses courts, les doigts et les ongles faibles , ainsi que le bec ; ansii oe cbasaent-ils guère que les reptiles et les insectes, mais ils se font reconnaître par leur queue fourchue comme celle d'une hirondelle et par leurs ailes excessivement longues qui leur donnent le vol le plus rapide et leor permettent de rester en l'air plus longtemps qu'ancQn autre oiseau; les buses ont les ailes longues, la <pieue égale , le bec courbé dès sa base , et l'intervalle entre le bec et les jeux sans plumes ; leurs pieds sont tr^forts et bien armés , et cependant elles manquent de courage , et , perchées sur un arbre élevé , elles attendent leur proie au lieu de la poursuivre ; la Buse commune , brune en dessus , ondée de blanc en dessous , est l'oiseau de proie le pins abondant et le plus nuisible dans nos ««mpagnes. A la suite des aigles on classe le Messager ou Secrétaire, oiaeau d'Afrique très-remarquable par la hauteur de ses tarses, qui lui donnent l'upect d'un échassier ; il porte derrière la tête une longue huppe roide qui reslemble à un paquet de plumes à écrire et qui lui a valu son nom ; il u nourrit exclusivement de reptiles qu'il poursuit i it course ; aussi a-t-il les ongles usés à force de mar^ cher. Les oiseaux de proie nocturnes forment plusieurs genrei , tels sont : l** les Hib^mx, qui ont sur le front deux ûgreltes de plumes qu'ils relèvent i volonté , et dont la f<Miqtie de l'oreille a'étend en demi-cercle depuis le bec jusque vers le sommet de la t^te , et se trouve protégée en tTtnt par une sorte de couvercle ; les pieds sont emplofflés juqu'aux onglea. Celui qu'on nomme la Chouette, 00 le moyen Duc à huppes courtes, a te» huppes si coDries et si rarement relevées , qu'on a cru longtempa qu'elles n'existaient pas , 9» V Effrayé, dont le plumage ■Doellenx est si joliment piqueté de points blancs enfer- ■néi chacun entre deux points noirs , diffère des hiboux ptr le manque d'aigrettes et parce que son bec allongé ^ >e courbe que vers le bout ; le masque formé par les plnmei effilées qui entourent les yeux , est plus large et ^*^^ M physionomie encore plus extraordinaire ; 3® le ^-HMant en diffère par son plumage et son oreille octBcoDp plus petite et occupant à peine la moitié de la Ixolenr du crâne; Â^ les Ikui ont l'orétlle aussi petite ^ le Chat-Hnant , mais le masque de plumea est moins
marqué , et ils ont la tête ornée d^aigrettes ; lonra pieda sont également emplnmés ; y* les Cknéekê», sana aigrette, ni grande oreille évasée et enfoncée , «e rapprochent bien davantage des oiseaux de proie diurnes, qnelquea-unea ont même les tarses sans plumes.
L'ordre des passirbaux est tellement nombreux qu'on a d& le diviser en cinq familles renfermant un trèsgraod nombre de genres. Dans les quatre premières bmilles, le doigt externe est réuni au doigt médian par une on deux phalanges seulement Lea Passereaux de la première famille , ayant le bec échancré aux cdtés de la pointe, sont dits DeiUiroitreê ; ils sont presque tous insectivores, quoique la plupart puissent aussi nunger les petits fruits des arbustes. Les Pie»-pièekes se rapprochent des oiseaux de proie plus que les autres dentirostres par leur bec un peu crochu au bout et parce que plusieurs dévorent, non-seulement les insectes, mais aussi les petits oiseaux et lea jeunes grenouilles. Le genre Merk , comprenant auasi les diverses espèces de grives dont la nourriture eat plus frugivore , se distingue par le bec comprimé et arqué, mais non recourbé, ni échancré auasi fortement que celui des pies-grièefaea ; ce sont des oiseaux chanteurs. Le merie , présente cette particularité que le mêle est noir avec le bec jaune , tandis que la femelle est brune en deuus , plus pâle^ en dessous , et tachetée sur la poitrine. Le Loriot , un peu plua grand que le merle, présente>ette même différence de plumage suivant le sexe et l'âge ; ainsi le mâle est d'un beau jaune, avec les ailes , la queue et une tache entre l'oil et le bec noires, et le bout de la queue jaune ; maia pendant ses deux premières années, ainsi que la femelle , an lieu de jaune, il a une couleur olivâtre, et au lieu de noir il a du brun. Les Beeê-fiu forment un grand genre très-nombreux caractérisé par un bec droit , menu comme un poinçon ; on distingue parmi ces oiseaux , tons de petite taille : 1 0 Les Traqtuu, dont nous avons trois espèces nichant à terre et ne mangeant que des insectes , ils sont aases hanta sur jambes, leur bec est un peu déprimé et élargi à sa base. 3<> Les Jiubiettet^ dont nous avons quatre espèces nichant dans des trous et vivant d'insectes, de vers et de petits fruits , leur bec est plus étroit à sa base ; la plus commune est le Rouge^orge, charmant oiseau asses familier, facile i apprivoiser, qui se voit souvent même en hiver dans les jardins et autour des habitations. 3* Les PauvHUê qui ont le bec droit , grêle , un peu comprimé en avant, avec l'arête supérieure un peu courbée vers la pointe , nous présentent des espèces plus nombreuses. La plus célèbre est le rossignol qui fait entendre chaque année , au prinlempa , son délicieux ramage, mais seulement jusqu'à ce que ses petits soient édos. La fauvette â tête noire et plusieurs antres espèces grises ou ronssâtres, ont aussi un ramage agréable, quoique moins éclatant ; tontes elles se nourrissent exclusivement d'insectes , et c'est là ce qui explique pourquoi elles vont pendant l'hiver chercher des climats plua chauds, liais une espèce de la même tribu , fe tntnebnisaons ou la fauvette d'hiver , pouvant se nourrir de graine et de petits fruits auui bien que d'insectes , reste dans nos campagnes et fait entendre ses chants même pendant la saison froide. A^ Les BoiteUu ont le bec grêle , en cène très-aigu ; c'est le mâle seul de l'espèce la plua connue et aussi la plus petite, qui a mérité ce nom de roitelet ou petit roi par une belle tache jaune bordée de noir , couvrant sa tête comme une couronne et dont les plumes peuvent se relever; il passe l'hiver dans nos contrées et se rapproche alors des habita^ tiens. 5<* Le Troglodyte^ dont le bec est encore plus grêle et un peu arqué , reste aussi ches nous pendant 1 hiver. Kn raison de sa petite taille , on l'a nommé quelquefois roitelet; il est brun avec de petites rayures transverses noires; sa queue est courte et relevée. 6» Les
avT
6tt
Hockt-ftÊêm ont le bec encore plu grêle qne les fenveU tes, ili se reeonnaiitent à leur longue queue qn'iU élèvent et abiifMot utne ceese, à leurs tarses pins hauts et aui longues plumes qui, partant de l'épaule, recouvrent le bout de l'aile repliée. Une espèce un peu plus grande, grise en dessus, blanche en dessons, avec une calotte et la gorge noires, vit an bord des eaux , c*est pourquoi on lui a donné le nom de lavandière. Les bergeronneiteM, an contraire, vivent dans les pâturages , au milieu des troupeaux. Dans cette même famille des dentiroslres sont compris un grand nombre d'oiseaux exotiques remarquables par leurs brillantes couleurs et par le développement extnuDrdinaire de certaines parties de leur plumage : tels sont les langaroM et en particulier le cardinal , les eoUn" gai de l'Amérique ornés des plus vives nuances de la pourpre, de l'écarlate et de l'asur. Les Calyhéê de la Nou> velle-Guinée , qui se distinguent par de belles teintes d'acier bruni , et qu'on a assimilés aux oiseaux de paradis à cause de leur éclat et de leurs plumes ressemblant à du velours frisé , les w^tnakim dont une espèce , du Pérou , connue sons le nom de Coq-de-roeke^ se fait remarquer par sa double crête verticale de plumes disposées en éventail et par sa brillante couleur aurore. La Lffrê^ enfin, on le Mhmrt de la Nouvelle-Hollande, dont le mâle, gros comme un faisan, a la queue très-longue, susceptible de se relever en (orme de lyre.
Les Passereaux de la seconde famille sont les/Mtroffres, ainsi nommés parce que leur bec court, large, aplati borixontalement, légèrement crochu et sans écbancmre près de la pointe, est fendu très-profondément ; aussi, ces oidont la bouche est largement ouverte , peuvent-ils
engloutir aisément les insectes qu'ils poursuivent an vol, et dont ils font exclusivement leur nourriture. On conçoit d'après cda pourquoi tous ils doivent être des oiseaux voyageurs par excellence. Les uns sont diurnes, ce sont les hirondelles dont nous voyons chaque année trois espèces distinctes venir s'établir de nouveau dans des nids de terre maçonnés solidement, les uns aux fenêtres, les antres à l'extrémité des tnyaux de cheminées, les troisièmes dans les berges Ae» rivières. Le Martmtt qui, de tons les oiseaux, a les ailes proportionnellement plus longues et qui vole avec le plus de force, passe en quelque sorte sa rie dans l'air, car ses pieds sont si courts qu'il ne peut marcher à terre et qu'il ne peut même reprendre son vol , à moins que de s'élever en grimpant sur quelque objet plus élevé. Une particularité que seul anssi il présente, c'est que son pouce est dirigé en avant presque comme les autres doigts et que les doigts moyen et externe n'ont chacun que trois phalanges comme l'interne. Les fissirostres nocturnes sont les engoulevent»^ nommés aussi téu^kèvre et Crapaud volant qui ont été le sujet des récits les plus absurdes , mais qui , en réalité , sont des oiseaux d'un asset beau plumage mon et léger, gris-bmn ondulé et moucheté de brun noirâtre. L'espèce d'Europe est grande comme une grive ; elle vole seulement pendant le crépuscule ou dans les belles nuits , poursuivant les insectes qui sont engloutis dans son vaste bec encore plus fendu que celui des hirondelles. L'air qui s'engouffre dans ce large bec produit un bourdonnement particulier, qui leur a valu le nom d'engoulevent
Les Coniro&treê dont le nom exprime la forme conique du bec, constituent la troisième famille des passereaux. Ils sont plus spécialement granivores , quoique la plupart man»
Hirandclk.
gent aussi des insectes. Parmi ces oiaeaiix les Aloatae» m font reconnaître i l'ongle de leur ponce qui cet droit , fort et bien plus long que les antres ; elles se tiennent et nichent à terre ; l'Alouette des champs est généralement connue par son vol perpendiculaire et par ton ramage vif et varié. Une autre espèce moins commune, VAUmetie huppée^ a la faculté de relever les plumes de an tête. Les Méoangee qui sont plut insectivores , ont le bec mena , court, conique, droit , garni de petits poils à sa base, et les narines cachées dans les plumes. Nous en avons six espèces, dont la plus gimnde est la mésange charbonnière, olivâtre en dessus, jtnne en dessona, avec la tête noire, ainsi qu'une bande longituctinaJe mot U poitrine et un triangle blanc sur chaque joue. Les Bruant» se reconnaissent aisément à leur bec eoniqne , co.urt, droit, dont la mandibule supérieure, pins étroite et rentrant dans l'inférieure, présente en deasaos na osselet ou tubercule qui a presque la forme d*nn graia d'orge. Le Briiant commun a le dos fauve , tacheté de noir, avec la tête et le dessons du corps janne ; un antre bruant, très-connu des gastronomes , est Yortaimm , aases commun dans le Midi et qui devient très-grma en asH tomne ; il est brun olivâtre en dessus avec la gorge jan* nâtre. Les moineaux^ caractérisés par leur bec ooiii<iae , plus ou moins gros i la base, avec la fente ou comoiiasnre prolongée en ligne droite , sont granivores et trèsvoraces; on en distingue, comme autant de soos-genrcs, les pinçon»^ qui ont le bec un peu moins arqné, le pinmage plus agréablement coloré et le chant plus varié ; les linottes et le chardonneret dont le bec est exactement conique, un peu plus pointu sans être bombé en aucun point : le serin des Canaries, si complètement réduit en domesticité aujourd'hui, fait partie du même sous-genre ; les ^ro«hu» enfin, dont le nom indique suffisamment le caractèrr principal. Les Bouvreuil», dont le bec est arrondi , renflé et bombé en tout sens, un peu crochu au bont, forment un genre â part ; le mâle de l'espèce ordinaire eat cendré dessus, rouge dessous avec nne calotte noire, la qnene ^g^ ^^^^^ et les ailea noires:
:'ïâ^^^.^^^^ UfemeUeadugris brun au lien de rouge. Le Bee<roi»é est bien phis singnlier encore par b conformatiao de son bec, dont lea pointes 9 recourbées et comprimées se croisent de manière à Ini permettre d'armcber les semences de deasons les écailles des pommes de pin. L'espèce d'Europe est verdâtre en dessus, jaunâtre en dessons ; mais le oââle, dssH sa jeunesse, est roux rif avec les ailes brunes^ Véiomnemu dififère des genres précédents parce que la oommiaanre de son bec est en ligne brisée ; son bec est d'ailleurs déprimé surtout vers la pointe. Cet oiseau, nommé également Sansonnet, se nourrit d'insectes et nons quitte l'hircr comme les autres insectivores. U est noir avec des reflets riolets et verts, tacheté partout de blanc et de fauve ; on l'apprivoise aisément et on peut lui apprendre à sifSer des airs et même à parler. Les corbeaux^ dont le bec très-fort est ordinairement comprimé latéralement, ne diflktnt des antres conirostres que par leur taille plus considéftble. Le grand corbeau, dont la taille égale celle du coq , dévore les cadavres qu'il flaire à pins d'une lieue de éj»tance : mais il mange aussi des oiseaux et d'antres petits animaux. La corneille, d'un quart pins petite avec le ber moins arqué en dessus , et le choucas ou petite corneille des clochers, qui a la taille d'un pigeon et qui est en partie grisâtre, ont âpeu près la même manière de vivre ;niais an
B«c-croit«.
ZOOLOGIE
«ta corbeto noir bleuâtre, le Fnux presque anni gros [oe la corneille , tvec on bec plui droit et plus pointu, en distingue parce qu'il se nourrit de grains et d'inseces qu'il chercbe en terre. Aussi la base de son bec est- Ue toujours terreuse et dépouillée de plumes. C'est cette spèce qoe lea habitants de la campagne mangent plus olontiers. La Pie forme une section à part dans le «nre corbeau à cause de sa queue longue et étagée, et le son bec plus arqué en dessus ; il en est de même des leaii , dont les deux mandibules peu allongées finissent tar ooe courbure subite et presque égale ; leur queue 'at plus courte et les plumes de leur front sont effilées \ ae redressent à volonté. La famille des Conirostres contient aussi beaucoup d'oiseaux exotiques ornés de )rillaotes couleurs , mais les plus be^ux de tous ce sont es oiseaox de Paradis , si connus par leurs magnifiques faisceaux de plumes jaunâtres.
Les Passereaux dont le bec est grêle , allongé , droit )u arqué sans échancrure près de la pointe , tandis que le doigt extérieur est réuni avec le doigt médian par une DO deux phalanges seulement, forment une quatrième famille, celle des Tiuuiro$trêt , comprenant plusieurs genres très-différents, tels sont : les SituUes , qui se serrent de leur bec droit, prismatique, pointu et comprimé au bout , pour entamer l'écorce et en retirer des larves d'insectes; elles n'on^ point d'ailleurs la langue allongée comme les Pics , ni la queue roide comme ces mêmes oiseaux pour se soutenir contre les arbres le long desquels elles grimpent et courent daos tous les sens. La Sittelle d'Europe est un oiseau asseï joli, gris bleuâtre en dessus , roussâtre en dessons avec une bande noirâtre descendant derrière l'œil. Les grimpereaux qui ont le bec mince et arqué. Notre grimpereau d'Europe a les pennes de la queue terminées en pointe roide et s'en sert comme d'un are-boutant quand il cherche des insectes en grimpant le long de» troncs d'arbres ; il nt presque moitié plus petit que le moineau , tacheté de Imn en dessus, teint de roux an croupion et sur la qnene. Quelques espèces exotiques dont le bec est trèslong et fjrqaè , mais dont la queue n'est pas usée , sont remarquables par l'éclat de leurs couleurs : ce sont les héorotaires de la mer du Sud et les soui-mangas de l'Afriqoe et de l'Archipel indien ; mais les plus célèbres des léooirostres, ce sont les colihrii^ dont le bec est arqué, et les oUeatu-mouehei , qui en diffèrent par leur bec droit ; l«a ans et les autres ne wivent que dans les régions les plus chaudes de l'Amériqoe. Parmi eux se trouvent les plus petit«des oiseaux, surpassant à peine la grosseur d'une ^ille. La plupart rivalisent, pour le brillant de leur pinmage, avec l'or et les pierres précieuses , dont on leur donne le nom pour les distinguer entre eux ; ils voltigent sans cesse en bourdonnant, comme certains papillons, au-dessus des fleurs dont ils sucent le nectar avec leur langue très-extensible et H^ divisée en deux filets.
La Aaeppe , qui est le Ifpe d'an autre genre de Ténuirostres , a le bec mince «t anpié et se nourrit d'insectes qu'elle cherche dans la ^*m homide ; sa teie est anrmontée d'une double rangée de longues plumes qui se redressent i volonté ; elle est d on roux vmeux avec les ailea et la queue noires, et deux bandes blaoehes sur les couvertures des ailes.
^ cinquième et dernière famille des Passereaux, celle ^Sifndaet^Us, a pour caractère distinctif la soudure
Pic.
jusqu'à ravanl-demière articalatioB du deîgt eateme et du doigt médian, qui sont presque égaux ; oette iamillei beaucoup moins nombreuse que les précédentes , com* prend les MartinS'-péekeuriy qui ont les pieds très-courts, le bec long, droit, anguleux, pointu, la langue et la queue très-courtes, et qui, vivant toujours aux bords des eaux, se nourrissent exclusivement de petits poissons. Nous en avons en Europe une seule espèce, grande comme un moineau et remarquable par sa belle couleur bleue et verte en dessus , avec le dessous roussâtre. Les autres oiseaux de ce genre , comme ceux qu'on nomme Mar^ tinê^kaaewri , et qui vivent d'insectes, sont tous exotiques, ainsi que les Calao* ^ grands oiseaux d'Afrique et des Iodes , d'un aspect bisarre à cause de leur énorme bec dentelé, surmonté de proénuoences représentant quelquefois un casque.
Le troisième ordre des oiseaux est celui des campinas , dont le doigt externe se dirige en arrière comme le ponce ; il comprend un petit nombre de genres très-différents entre eux et n'ayant guère d'autre rapport que cette disposition des doigts.
Les uns, exclusivement insectivores , sont les Pic$^ caractérisés par leur bec long, droit, anguleux, très- dur et propre i fendre l'écorce des arbres, par leur langue très - mince,
gluante et susceptible de s'allonger beaucoup pour aller chercher les insectes jusqu'au fond des fentes de l'écorce, par leur queue enfin qui est roide et leur sert d'arc-boutant quand ils firappent et percent les troncs d'arbres dans les forêts. Nous en avons plusieurs espèces dont la plus connue est \epU vert, l'un de nos plus beaux oiseaux, quant à ses couleurs, rouge sur la tête, jaune sur le croupion, blanchâtre en dessous et vert sur le reste du corps. Les amcouê, qui sont également insectivores, sont des oiseaux voyageurs dont le retour est annoncé chaque année par leur cri bien connu; ils présentent cette particularité tout à fait étrange de ne point couver eux-mêmes leurs œufs, mais de les déposer dans le nid d'un autre oiseau, qui couve l'œuf étranger comme si c'était le sien. L'espèce ordinaire est gris cendré avec le ventre blanc rayé de noir en travers, et la queue tachée de blanc sur les côtés ; son bec est médiocre , asses fendu , comprimé et légèrement arqué ; sa queue est longue. Les Toueam de l'Amérique se nourrissent de fruits et d'insectes, et sont très-remarquables par leur énorme bec , qui serait un fardeau disproportionné s'il n'était entièrement celluleux â l'intérieur et rempli d'air. Ils sont généralement noirs avec des couleurs vives sur la gorge, la poitrine et le croupion. D'antres grimpeurs se nourrissent exclosivement de fruits, ce sont les Perroquets, qui offrent une si prodigieuse variété de couleurs et dont tout le monde connaît les dispositions singulières i imiter la voix humaine.
Les GaLUNAGÉs , qui composent le quatrième ordre des oiseaux, forment deux divisions, dent la première et la principale comprend des oiseaux ayant des rapports plos directs avec le eoq domestique, et qui, comme lui, on les doigts réunis à leur bafe par une courte Oallimacé. membrane, et dentelés le long de
leurs bords. Tels sont les Paons, les DûiisM, les Pinta-
Vl«d d'aolnicli*.
ife» et les Fmmm. Une trilra particiiliàre et plot nombreoM de oette division est edle des Titrtu , qni a pour cnrtetère principal nne bande nne i la place dn sourcil. Les ans , comme les eoqê de krwfkrê , les çéiinoius et les Ldfopèékê on perdrix de neige, ont les tarses emplnmés ; les astres, comme les perdrii et les cailles, ont les tartes ans. Une deuxième division de l'ordre des gallinacés comprend les nombreuses espèces de pigeons, qui ont les doigts dépourvus de membranes intermédiaires.
Le cinquième ordre , celui des icbassiibs , forme cinq familles, dont la première, celle des Bréviptune»^ pourrait être considérée comme un ordre distinct, tant elle diflère de toutes les autres ; elle ne comprend , en effet, que des oiseaux peu nombreux et remarquables par leur grande taille , comme l'autruebe et le casoar , qui sont complètement privés de la faculté de voler, leurs ailes étant trop courtes; mais en revanche ils courent avec une rapidité si grande que des cavaliers ne peuvent les atteindre. Vauimehe de Tancien continent fournit ces belles plumes dont on orne les coiffures. Elle a plut de deux mètres, et même quelquefois presque trois mètres de I hauteur. Ses pieds n'ont que deux doigts , dont l'externe, plus petit, manque d'ongle.
L'aolmche d'Amérique ou nandou , près de moitié plus petite, a trois doigts tous munis d'ongles. On connaît également deux casoars, l'un de l'archipel des Indes, l'autre de la Nouvelle -Hollande; leurs plumes, presque sans barbes, ressemblent à de gros crins tombants. C'est dans cette même famille qu'on place XApUryx, oiseau nouvellement découvert dans la Nouvelle-Zélande et qui paraît encore plus complètement privé d'ailes. Il est gros comme un coq ; son bec ressemble i celui d'une bécasse et ses plumes ressemblent aussi i de gms crins. La deuxième famille des échassiers, celle des Preuiroitret , est caractérisée par un bec médiocre et fort , et par l'absence ou le peu de développement du pouce , qui ne peut poHer à terre. Klle comprend les ouiardes, remarquables par la vitesse de leur course en s'aidanl de leurs ailes, et dont une espèce, la grande outarde, atUint presque un mètre de longueur. Les pluvien et les Muraeaux, paiement recherchés comme gibier, font aussi partie de cette famille. Les CuUrirottret , qui composent la troisième famille , se reconnaissent à leur bec gros , long et fort , le plus souvent tranchant et pointu ; on en fait trois tribus, savoir : I» les Gmes, qui ont le bec droit, peu fendu, occupé, dans près de moitié de sa longueur, par la fosse membraneuse des narines ; les jambes sont écnssonnées , le pouce touche i peine la terre. Leur nourriture est plus végétale que celle des autres cultrirostres. Nous voyons quelquefois la grue commune , célèbre par les migrations qu'elle fait en grandes troupes , chaque automne, du nord an midi, et chèque printemps en sens contraire.' 2» Les Uéronê ont le bec plus fort et fendu jusqu'aux yeux, et les doigts plus grands. On uomme AigretUi des hérons blancs , plus petits, dont les plumes du bas du dos sont , i une certaine époque, longues et effilées , et s'emploient comme ornement pour la coiffure. Le Bmior est un héron dont les plumes du cou sont lâches et écartées , ce qni le fait paraître plus gros ; il est fauve-doré, tacheté et élégamment pointillé de noirâtre , avec le bec et les pieds verdâtres. 3» Les Cigofmtê ont le bec encore plus gros, plus lisse que les hérons, et des palmures presque égales et asses fortes à la base des doigts. Ce sont de grands oiseaux qui se nourrissent de reptiles et qui font leur nid sur les tours et les cheminées dans certaines contrées, où elles revien-
nent chaque année après avoir été Afrique. Une espèce du Sénégal , la eiffmt k mt , porte an milieu du cou nne sorte de sac pendant vommt un gros saucisson ; c'est elle qni fournit ces jolica plumes si légères qu'on noomie aMmèeiu et qni oe Iroovcnl sous ses ailes. Ou range dans la même frilm roteean nommé SfoimU, i cause de la.fprme de son bee large et plat qui se termine par nu disque arrondi. La quatrième familie des échamiers, celle des Lomfimtrtê^ eomprend une foule d'oiseaux de rivage dont le bec est long, grâe et faible , ce qui ne leur permet guère que de fouiller dans la vase pour y chercher les vers et les petits ineeetes. Les fbû et les Comrliê se reconnaissent à leur bec arqué. Les Bicauet, au contraire, ont le bec droit sillonné par les gouttières des narines et terainé par un bout mou et très -sensible; leurs pieds sont aaos palmures, et leurs yeux sont placés pins en arrière que cbes les antres oiseaux , ce qui augmente «nc<H« la stapidité de leur physionomie. Nous en avons cinq eapèees qui sont recherchées comme un excellent gibier ; elles tt'émigrent pas , mais elles changent d'habitation soiranl les saisons. Les Ckevaiien ont un bec grêle, rond, pointu , ferme , dont le sillon des nannea ne passe pss la moitié de la longueur et dont la mandibale sapérienre est un peu arquée; leur port est asseï élégiwl , lenrs ponces louchent très-peu la terre. VBekmêge , ainsi
KchMM.
nommée â cause de l'excessive longueur de acs jaaibes grêles et dépourvues de pouces, a le bec grêle et pointu. VAttoeelte enfin est reconnaissable entre loos les oiseaux par son bec grêle et recourbé par en baat Les échassiers de la cinquième et dernière famille ont reçu le nom de MaerodaetyUs k cause de la la»guenr de leurs doigts , qui leur permettent de aaarcbcr sur les herbes des marais , ou même de nager qoand ces doigts sont en même temps bordés de membranes. Quelques macrodactyles étrangers ont les ailes armées dTaigaillons en avant ; ce sont les Jacanoê d'Asie et les Amaicâù d'Amérique. Ceux de notre pays n'ont point cas aiguillons ; ce sont les foulquei et les PomUi-d'mm , dont le bec se prolonge en une sorte d'écusson qui recouvre le front . et les BMei , qui n*ont point ce caractère. A la saile des échassiers on place quelques genres dont les caractèvci sont pins vagues , et notamment le FUmmmni on phéniooptère , grand oiseau d'un aspect très-singulier en raison de la longueur de ses jambes et de sou cou. et de la forme de son bec, qui semble ployé transversalement, oa coudé an milieu ; il est nuancé de rose et de ronge plus ou moins vif , et a plus d'un mètre de hauteur. Il «ieat chaque année en troupes nombreuses sur noa cêtas méridionales.
Les paliiipAobs , qui composent le sixième et demier ordre des oiseaux , semblent construits pour nager, et cependant la plupart ont en même temps un vol si paissant et si rapide, qu'ils fontchaqae année les plus loiqp voyages.
ZOOLOGIE
On en ftit qiutre ftinilles : P leb Plongeurs ont les jambes implantées plus en arrière , ce qai rend lenr marche pénible et les oblige à se tenir à terre dans une position ferticale ; ce sont eux qni volent le moins bien , et quelqaes-ons même, les MoHekoU, sont tont à fait incapables de Toler et ne se servent de lenrs ailes à plnmes courtes et écailleuses que pour s*aider à nager sous Teau. On distingue aussi dans cette famille les grèbes y qni , au lieu de vraies palmures aux pieds , ont les doigts élargis par des floembranes comme ceux des foulques ; leur plumage, coart et serr^ , a un éclat presque métallique. Plusieurs ont la tête ornée de huppes ou d'aigrettes latérales et le cou entouré d'une large collerette de plumes. Les PUmgtons n'ont pas ces ornements et diffèrent par leurs pieds , qni sont ceux des palmipèdes ordinaires ; ce sont des oiseaux du Nord que nous voyons quelquefois sur nos côtes pendant Thiver. Les GtùlUmoU diffèrent des plongeons parce qu'ils manquent de pouces. Les Pingouins , qui sont aossi habitants des mers du Nord , ont le bec très -comprimé, élevé verticalement, tranchant en dessus; ils manquent de pouces comme les Guillemots. Quant aux manchots , ils ne se trouvent que dans les contrées les plus lointaines. 9<> La famille des Longipemnes ou grandsvoiliers comprend, au contraire, ceux dont les ailes sont les plus longues et dont le vol est le plus étendu; lenr bec esl sans dentelures, crochu, ou simplement pointu au bout; leur pouce est libre on nul. Tels sont les Pétrels y qui marchent sur Teau, comme saint Pierre, et les oiseaux de tempéu , qni , à Tapproche des ouragans, cherchent un abri sur les vaisseaux. Les Albairossu, qui sont les plut massifs de tous les oiseaux d'eau, ont le bec grand, fort et tranchant, terminé par un gros croc qui semble articulé ; ils manquent aussi de pouces. L'albatrosse commun est blanc avec les ailes noires ; sa voix est aussi forte que celle de l'âne. Les mouettes et les goélands , qui ne diffèrent guère que par la taille , ont le bec comprimé , allongé , pointu , avec la mandibule supérieure arquée vert le bout; ce sont des oiseaux de mer en partie blancs , gris et noirs. Les Siemes on hirondelles de mer, qui remontent aussi fort loin le cours des rivières , sont ainsi nommées & canie de leur queue fourchue et de leurs longuet ailes ; leur bec est pointu , comprimé , sans courbure ni saillie ; leurs pieds sont incomplètement palmés. Dans cette même famille, est classé le Coupeur d'eau ou Bec en ciseaux, de la mer des Antilles, oiseau blanc et noir, à peine gros comme un pigeon , dont les mandibules tont aplaties latéralement en lames simples. 3° La famille des Totipahus se distingue par cette particnlarité , que le pouce est réuni avec les antres doi^^f s dans une seule membrane : le pied devient ainsi une rame plus parfaite , et cependant ces palmipèdes sont les seuls qni se perchent sur les arbres. On comprend dans cette famille le Pélican , dont le bec , très-long et crochu au bout, supporte en dessous un grand tac membraneux destiné à renfermer les poissons que l'oiseau vient de p^jj^^g prendre, en attendant
qu'il les avale. Les Conuorans , dont le plumage est presque noir, ont le bec Plongé, également crochu an bout, mais la peau de la gorge est motus dilatable. La Frégate en diffère par sa queue fourchue et par ses pieds courts, dont les palmures sont profondément échancrées ; ses ailes, d'une longueur démesurée, sont si puissantes, qu'elle peut se tenir presque constamment an-detsnk des plus vastes mers à la poursuite des poissons volants. Le Paille en queue te fait reconnattre à deux plumet trèt-étroitet et trèt-longuet
partant de la queue ; les marins l'ont aussi nommé l'oiseau du tropique , parce qu'il ne se rencontre qu'à une certaine latitude. A^ La famille des LawuUirostres termine l'ordre des palmipèdes ; elle esl caractérisée par un bec épais revêtu d'une peau molle plutdt que d'une véritable corne , avec les bords garnis de lames on de dentelures. Elle comprend le grand genre des canards , dont le bec est plus large , et les harles , dont le bec , plus mince , plus cylindrique , est armé d'une rangée de petites dents pointues comme celles d'une scie ; le bout de la mandibule supérieure est , en outre , crochu. Parmi les canards on distingue , comme autant de sous-genres , les cygnes et les oies, d'après la forme du bec et la longueur du cou.
TROISliUK CLASSE. RKPTII.XS.
Les reptiles, animaux à sang froid et respirant l'air dans des poumons, sont divisés en quatre ordres, dont le dernier, celui des d.itiacik\s , présente des différences si importautes , qu'on peut en faire une sous -classe à part : en effet , ces reptiles seuls sont véritablement amphibies , c'est-à-dire qu'après une première période de leur vie , pendant laquelle ils ont respiré par des branchies , comme les poissons, ils deviennent, par des métamorphoses successives, aptes à respirer l'air seulement L.ur mode de reproduction et le développement de lenrs œufs les rapprochent aussi beaucoup plus des poissons que des autres reptiles , qui ont des œufs comparables à ceux des oiseaux. Parmi les vrais reptiles , on doit distinguer d'à* bord les Tortues, formant l'ordre des chélomikms, caractérués par la singulière conformation de leur squelette , par l'absence de dents, et par leur vaste cuirasse osseuse, revêtue de grandes plaques cornées. Chez ces animaux , en effet,- toutes les cotes sont immobiles , élargies et soudées entre elles de manière à former une voûte dorsale , une carapace sous laquelle sont attachés let membres , au lien d'être à l'extérieur, comme chez les autres vertébrés. Kn même temps le sternum s'élargit considérable-
Squelette de tortoe.
ment pour former le plastron qui complète , par dessous, la botte osseuse dans laquelle l'animal peut retirer ses membres et sa tête en repliant le cou. Les deux autres ordres présentent des c6tes mobiles ; lenr bouche est armée de dents et leur peau est garnie de petites écailles. Les uns ont quatre membres ordinairement bien conformés pour la marche : ce sont let sauriins. Les antres , dont le corps est excessivement allongé et qui conséquemment ont un bien plus grand nombre de côtes et^de vertèbres, n'ont point de membret ou n'en présentent que des vestiges : ce sont les opuiuiins on serpents.
INâTUUGTlOM l>Otift LE PEUPLE.
L'ordre det CH^LOMiiKt le partage en quatre familles : l^ lef toriueg Urruires , reconoaiMablef à leors pattei en moignottfl coorti , dont les doigts , presque égani et immobiles, sont réunis par une pean épaisse, et ne montrent an dehors qne des ongles courts, an nombre de cinq en avant et qnatre en arrière. Ces tortnes vivent dans les bois , on elles se creasent des terriers et s'en- . gonrdtssent pendant l'hiver; elles se nourrissent d'herbes et de mollusques terrestres. On en trouve trois espèces dans les parties les plus chaudes de l'Europe , et l'une d'elles , la tortue grecque , jaune tachetée de noir et longue de vingt à vingt-sii centimètres , se trouve aussi dans le midi de la France. S^ Les tortues paludmee ou de marais, beaucoup plus nombreuses qne les précédentes, en diffèrent par leurs doigls distincts et mobiles, au nombre de cinq , garnis d'ongles et réunis par une palmure , ce qui leur donne le moyen de nager aussi bien qu'elles peuvent marcher. Leur carapace est solide et ovale comme celle des tortues terrestres; mais elle est beaucoup moins bombée. On trouve dans les eaux douces de toutes les parties méridionales de l'Europe la tortue bourUuse , qui fait partie de cette famille et dont on mange la chair; elle est lisse noirâtre avec des points jannes , et longue de quinse centimètres. S® Les tortutê ftuviatilet diffèrent bien davantage encore,. car leurs pattes aplaties sont exdusivement propres à nager , et les doigts , quoique bien di^ncts et encore mobiles , sont réunis jusqu'aux ongles par de larges membranes. Leur carapace, élargie et presque plate, est sans écailles et couverte seulement d'une peau molle ; elles sont carnivores et se trouvent dans les lacs et les rivières des pays les plus chauds. Âfl Les tortuet marinet se distinguent par leurs pattes en forme de longues palettes, et dont les doigls, étroitement serrés et enveloppés , sont complètement immobiles; les pattes antérieures sont d'ailleurs deux fois pins longues que les postérieures ; la carapace est en csBur , surbaissée , et revêtue , ches certaines espèces , de ces plaques d'écaillé qu'on emploie dans les arts. Quelques-unes sont herbivores; d'autres se nourrissent de mollusques. Elles atteignent quelquefois une longueur de 2 mètres et un poids de 1 50 à 200 kil. Leurs œufs •ont très-recherchés comme aliment par les navigateurs, et la chair de plusieurs espèces est fort estimée.
L'ordre des SAuaiBKs se divise en six familles , dont la première , celle des Crocodiliem , comme beaucoup plus âevée en organisation , pourrait faire un ordre à part ; elle renferme les pins grands et les plus terribles de tous les sauriens , car les crocodiles , dont la vie paraît fort longue , atteignent une longueur de huit et dix mètres. Leur langue est adhérente et immobile , leurs pattes postérieures qui n'ont que qnatre doigts , sont palmées et leur servent à nager ; leur pean, surtout en dessus, est garnie de grandes plaques osseuses et non de petites écailles comme celle des autres sauriens. On distingue lea eamame ou alUgators , parce que leur quatrième dent d'en-bas est reçue dans un trou et non dans une échancmre de la mâchoire supérieure ; ils se trouvent exclusivement dans les régions chaudes de l'Amérique. Les Gatiali qu'on ne trouve qu'en Asie, notamment dans le Gange , sont caractérisés par lenr museau grêle et trèsallongé, muni de dents presque égales ; il ne se nourrissent qne de poisson. Une deuxième famille est celle des Laeertieuê ou léiards, qui ont la langue libre et bifide et les pieds à cinq doigts non palmés. Quelques léiards étrangers composant le genre moniiar atteignent une longueur de deux mètres ; ils ont ordinairement la queue comprimée latéralement, très-flexible, et s'en servent pour nager. Les Iguanet qui ont le corps comprimé latéralement, avec une crête dorsale , et dont la langue n'est pas fendue , eonstituent une troisième famille comprenant aussi le érugon ou Uzard tolant; seul parmi les reptiles du monde
actuel , celui-ci peut voler ou du moins se soutenir es l'air au moyen des larges expansions latérales da aa peao que soutiennent les c^tes postérieures, étendues en ligne droite au lieu de se contourner autour de l'abdomen. Pendant les périodes antédiluviennes , notamment à l'époque où se déposait le terrain jurassique , il existait iTantres reptiles volants , les ptérodaetglee , d'une stmcCare bîes autrement singulière : leur museau était prolongé en minière de bec , leur queue était très-courte, cl leurs bm, comme ceux des chauves-souris , supportaient une aik membraneuse ; mais ches eux l'aile, au lien d'être étaUe entre tons les doigts, s'étendait jusqu'à rextrémité d'os seul doigt démesurément long , tandis que les antres doigts avaient conservé les dimensions ordinaires. Lt taille de ces reptiles volants était comprise entre criie do moinean et celle du corbeau; mais d'antres reptiWi aquatiques on terrestres de la même époque atteignaient des dimensions gigantesques, tels étaient les lektkgoagKrut y les moteuaurvê^ etc. Le Plemotaunu^ enfin, aans être aussi grand , était bien plus bizarrement construit , cir avec un corps plus court à proportion que celnî d'as crocodile et une queue beaucoup plus courte, il avait sa lieu de pattes de longues palettes presque égales, servsBl de nageoires , et une petite tête portée par nn cou k»^ et mince comme le corps d'un serpent Une qnalriègH famille de sauriens comprend les Geckos, dont les doi^ élargis sont garnis an-dessous de petites lamelles hérissées, qui leur permettent de se cramponner anx corps Ut plus polis et de marcher aisément contre les murs et les plafonds dans une position renversée. Ce sont des saimaux nocturnes et hideux auxquels on atlribae avec eagération des propriétés venimeuses; ils sont commoas dans le midi de la France, anx bords de la Hédîterranée . oà on les désigne par le nom de tarenfe. Lea CmméUsm constituent seuls une famille bien plus singulière en rsison de leur queue prenante , de leurs doigta an nombre de cinq , divisés à chaque main en deux paquets opposables, et de leur langue très-extensible, qui leur pcraid d'atteindre les insectes dont ils se nourrissent et que Ii lenteur de leurs autres mouvements semblerait devoir dérober à leur poursuite. On a exagéré beaoccmp la £iculte qu'ils ont de changer de couleur, soit en totalité, soit en partie, en passant du blanc-jaunâtre an verdsire. au rongeâtre ou même au gris fonôé presque noir , saivant l'afBnence du sang au-dessous de la pean , surtoal lorsqu'ils sont irrités; mais, en réalité, ils n'ont poisl. comme on l'avait dit , la propriété de prendre la cookar des objets dont ils sont eolonrés. Les Seinques, revêt» de petites écailles lisses presque métalliques, avec les piedi courts et la langue non extensible, constituent la dernière famille des sauriens ; les uns , dont le corps a la forme d'un fuseau , se trouvent dans les régions chaudes qv entourent la Méditerranée et même dans le midi delà France ; d'autres ont le corps allongé comme nn serpeot. ce sont les sept; d'autres encore plus efBlés ont h* membres trop courts pour servir à la marche ; ce soat les chalddes qui ont les écailles rectangulaires^ Eofis . les bipèdes et les bimanes qui terminent l'ordre des suriens, sont des seps et des chalcides qui n*ont pies qu'une paire de membres soit postérieurs, soit anlérieon. L'ordre des oraiDiSNs ou serpents présente d'abord une famille , celle des Orvets , qui se rattache ai inlisiement anx derniers genres de sauriens , qu'on est incertain si ceux-ci doivent être ramenés avec les serpcob, on si les orvets ne doivent pas être considérés coome des lésards sans membres , d'autant plus qne Ton troove encore dans l'orvet un bassin imparfait , nn petit sternum et les os de l'épaule à Fétat mdimentaire. L'orrrt . très-commun dsns nos campagnes oè on lui altriboe bien i tort des propriétés malfaisantes , est remsrqnihie par ses écailles toutes semblables, Inisantea » cornsse sr-
ZOOLOGIE
eiÀ
gentécf , et par h fragilité de ta qoeae qui se rompt loo- ¥ent lonqu on le laiiit Quelqaes antres genres de la même fainille présentent à l'extérienr des vestiges de pieds. Les vrais serpents constituant la deuxième famille de cet ordre , sont beaucoup plus nombreux ; on les divise en venimeux et non venimeux. Parmi ceux-ci on distingue les Boa* de TAmérique , dont le dessous du corps et de la qneue dans tonte sa longueur est garni de bandes écaillenses transverses. Ce sont les plus grands de Tordre entier et l'on en voit qui ont 10 et 13 mètres de longueur. Quoique leur épaisseur alors ne dépasse guère 2 décimètres , ils peuvent avaler tout d'une pièce de gros mammifères , après toutefois leur avoir brisé les (M en les comprimant, de même que nos couleuvres épaisses de S i 3 centimètres avalent des grenouilles et des crapauds beaucoup plus gros qu'elles ; cela tient i Pextensibilité de leur œsophage et de leurs téguments qui présentent un renQement considérable, là où «éjourne cette proie dont la digestion se fait très -lentement. D'antres serpents non venimeux ont des bandes écailleuses simples sous le ventre et une double rangée de plaques écailleuses sous la queue, tels sont les Pythont et les Cou- Uuvre*. Les Pythons représentent les Boas dans l'ancien continent et ont souvent été confondus sous le même nom ; on les distingue des couleuvres parce qu'ils ont comme les boas un crochet de chaque cdté de l'anus. Les couleuvres, qu'on reconnaît au premier aspect aux grandes plaques écailleuses dont leur tête est revêtue en dessus, comoie celle des lézards, comprennent une foule innombrable d'espèces diverses , répandues dans toutes les régions chaudes et tempérées ; nous en avons cinq ou six espèces dans la France centrale, et l'on rencontre surtout f<-éqaemment dans les prés , au bord des eaux, la eou- Uucre à collier , reconnaissable aux taches blanches et noires qui lui forment un collier ; elle est longue de 50 à 80 centim. et se nourrit de grenouilles et d'insectes. Les serpents venimeux ont, de chaque côté de la tête, une glande particulière sécrétant le venin qui est porté dans les blessures par des dents ou crochets d'une structure particulière et creusées d'un petit canal à cet effet ; quelques-uns seulement , les Bongares et les Hydres des Indes, ont les dents venimeuses fixes ; mais la plupart des serpents venimeux ont des crochets mobiles, c'est-à-dire portés par un os particulier qui est relevé par les muscles de la mâchoire. On distingue parmi ces serpents venimeox les crotales ou terpents à sonnettes des parties chaudes de l'Amérique qui se font reconnaître par un appareil bruyant situé à l'extrémité de la queue , formé d'une série de cornets écailleux emboîtés l'un dans l'autre, ce sont les plus redoutables par l'activité de leur venin. Les Trigonociphales de la Caroline et des Antilles sont presque aussi terribles. Ils n'ont pas l'appareil bruyant de la queue ; mais, comme les Crotales, ils ont des fossettes derrière les narines. Les ('r/7ére« en diffèrent parce qu'elles n'ont pas ces fossettes derrière les narines, mais de même que ces autres serpents venimeux, elles se distinguent tout d'abord des couleuvres , parce que leur tête est couverte de petites écailles comme le reste du corps et non de plaques. Nous en avons une espèce assex commune dans les campagnes, longue de 50 à 70 centimètres, brune en dessus , avec des taches noires en zigzag ; sa tête est presque triangulaire, plus large à proportion que celle des couleuvres. D'autres serpents à crochets mobiles ont, an contraire, la tête couverte de plaques écailleuses, tek sont les Xaja^ qui peuvent à volonté gonfler considérablement les côtés de leur cou ; l'aspic d'Egypte , si souvent représenté dans les hiéroglyphes , fait partie de ce genre, ainsi que le serpent à lunettes de l'Inde, ainsi nooimé parce que sur la partie renflée de son cou se voit une ligne noire, recourbée comme les lunettes qu'on portait autrefois sur le nez.
Les reptiles amphibies composant l'ordre des BATtiiasKS présentent des différences de forme telles que les uns, comme les Cécilies^ ont été rangés avec les serpents, tandis que d'autres, comme les Salamandres , ont été pris pour des lézards. Les grenouilles et les crapauds, qui
sont le type de cet ordre , ont d'a^rd vécu, comme chacun sait, sons la forme de têtards , respirant an moyen de branchies l'air dissons dans l'eau et se nourrissant seulement de matières végétales ; lem* corps , qu'on Squelette de grenooille. prendrait pour
une énorme tête , est ovoïde et se termine par une queue aplatie qui est leur seul organe locomoteur. Plus tard les branchies , d'abord libres à l'extérieur , se trouvent cachées dans deux cavités latérales , et l'on voit successivement paraître les membres postérieurs et les antérieurs , puis la respiration se fait à la fois par les branchies et par les poumons ; puis, enfin, la qneue devenue inutile est en partie résorbée et en partie détruite avec la peau dont se dépouille l'animal, et la petite grenouille doit respirél' et nager désormais comme ses parents et non plus comme pendant sa vie de têtard. Les Batraciens subissent tons des métamorphoses aussi complètes au fond, mais en apparence, on extérieurement moins considérables ; tous ils ont un mode de circulation moins complet que les aulnes reptiles, leur squelette moins complet aussi n'a que des côtes rudimentaires et qui n'entourent pas la poitrine, d'où il résulte que l'animal, pour respirer, doit avaler l'air qu'il a renfermé dans sa bouche. Presque tous les Batraciens manquent d'ongles, leur peau est toujours nue et sans écaille, et, enfin, leurs œufs, au lieu de se composer d'un jaune entouré d'albumine et revêtu d'une coque , sont enveloppés d'une substance gélatineuse qui se gonfle beaucoup dans l'eau et sert à la fois d'habitation et d'aliment au jeune animal jusqu'à ce que ses mâchoires se soient développées. Les Batraciens sans queue ou anoures comprennent les grenouilles ; les crapauds qui en diffèrent par leurs pattes postérieures . plus courtes, par leur habitation terrestre et par l'absence de dents ; les rainettes qui , au moyen de pelotes terminant leurs doigts, peuvent se tenir sur les feuilles des arbres où elles chassent les insectes ; et , enfin , les pipas de l'Amérique méridionale offrant cette particularité curieuse, que les œufs déposés sur le dos du mâle s'y développent dans autant de cellules dont se creuse la peau extraordinairement épaissie à cet effet Les Batraciens à queue ou wrodèUs sont les salamandres^ dont les unes, terrestres ou habitant les parties humides des bois , ne vont à l'eau que pour y déposer leurs petits vivants et munis de branchies : ce sont des. animaux d'un aspect hideux auxquels on attribuait autrefois la faculté de résister au feu. Les antres salamandres nommées aussi tritons , vivent dans les eaux. On range dans la même famille d'autres reptiles de même forme à peu près, mais conservant toujours leurs branchies : tels sont les «i^opomes de l'Amérique septentrionale dont les branchies sont cachées et qui atteignent une longueur d'un demimètre ; les ménobranches et les axoloti des mêmes contrées qui ont des branchies flottantes. Le Protée qui vit dans les eaux souterraines de la Carniole et qui semble aveugle tant son œil est petit et caché ; il est gros comme le doigt^
INSTRUCTION POlti LE PEUPLE.
loog de 30 à 35 centimèlres , jaunâtre , tvec quttre petib piedt dont les antérieon ont trois doigts et les postérieartdenx sealement Les sirènes, enfin, qu'on trouve dans les marais de la Caroline , et dont une espèce est longue d'un mètre, ont.la forme d'une anguille, avec deux pieds aolérieiirs et trois houppes branchiales de chaque côté. Quant aux cécilies qu*on avait d'abord classées avec les serpents , elles manquent tout à fait de pieds et n'ont de branchies que dans le jeune âge. Elles se creusent des troos dans la terre humide et se nourriMcnt de vers et de petits insectes ; on les trouve dans TAmérique du sud.
QUATBiiin CLASSE. POISSONS.
Les poissons, animaux à sang froid comme les reptiles, sont les seuls vertébrés qui , pendant toute leur vie , ne puissent respirer que Tair dissous dans Tean. Il sont munis, à cet efiet, d'un appareil branchial (les ouies) ordinairement formé d'arceaux osseux d'o& partent des franges charnues, dans lesquelles le sang est poussé par un cœur à deux cavités seulement : ils ont la peau enduite d'une sorte de mucosité comme les grenouilles , mais en outre la plupart ont des petites écailles soit cornées, soit osseuses. On en fait deux grandes séries suivant la nature de leur squelette , qui est osseux chez le plus grand nombre, mais qili , chei quelques- uns, comme les raies , les requins et les lamproies , reste toujours cartilagineux et ne peut être desséché sans se déformer.
Lee paiêsoHM oueux, qui ont d'ailleurs la mâchoire supérieure complète, forment six ordres dont les cinq premiers ont la mâchoire supérieure mobile; les uns, et ce sont les plus nombreux, ont les branchies en forme de peignes et se divisent suivant la conformation des nageoires. Ceux qui composent le premier ordre, sont nommés Acmakoptérygiem , parce que les rayons de leurs nageoires étant tous simples , les premiers de la nageoire dorsale sont durs* comme autant d'épines. Dans la famille des Percoidet est comprise la Perche de nos rivières, si connue pour ses nageoires épineuses. Le Biu-ê et beaucoup de poissons de mer très-esUmés en font aussi partie. Une antre famille, caractérisée par ses Joue» cuiraiiest comprend les ChaboU et les Epinoeheg , petits poissons de nos ruisseaux, et avec eux les Trigles apportés fréquemment sur les marchés et connus sous le nom de grondins et de rougets. Les Daetfloptère» on poiuotu volatUt sont des trigles qui se servent de leurs nageoires très-développées pour s'élancer au-dessus de l'eau. Plu- . sieurs autres familles d'acanthoptérfgiens fournissent aussi à nos marchés des poissons estimés , tels sont les Daurades de la famille des Sparoîdes; le thon et le maquereau de la famille des Seombéroides, Les Labres ou vieilles de mer. si agréablement nuancées de vert et de ronge , se voient souvent sur les marchés des villes maritimes et font partie de la famille des Labroîdes^ ainsi que les GireUes de la Méditerranée , si remarquables par leurs vives couleurs et le scare que les Romains regardaient conme un des mets les plus exquis.
Les autres poissons osseux, à branchies en peigne, ont les rayons de leurs nageoires mous et articulés ; on les nomme , en général , pour cette raison , UaUuoptérygiens, et l'on en (ait trois ordres , suivant la position de la seconde paire de nageoires qui correspond aux membres postérieurs des autres vertébrés. Les Malaeoptirygiens abdominaux^ comme la carpe , le brochet et la truite , ont ces nageoires situées sons l'abdomen ; les Maloeoptérygiens subbrackien» les ont sons les nageoires de la première paire ; tels sont les morues et les merlans , ainsi que les poissons plats ou pleuronectes. Enfin on nomme Malaeoptirggkus apodes ceux qui, comme l'anguille et le congre, manquent tout à fait de celle seconde paire de nageoires. Dans l'ordre des abdominaux se trouvent donc presque
tons nos poissons d'eau douce, composant la famille da cyprins et les truites et le brochet, et même ceux qui rtmonlent de la mer dans les rivières, comme le sanaon, et l'alose de la famille des clupes. Celte dernière CuniUc comprend aussi les harengs , et les sardines, qui sont do poissons voyageurs , et dont on pèche chaque année de si prodigieuses quantités. Le cinquième ordre de la dasse des poissQUs est celui des Lophobratuhes , caractérisé par la disposition de ses branchies en houppes ot non en pagnes ; il comprend quelques petites espèces , telles qsf l'Hippocampe ou ekeval marim, dont le corps angulcui . presque sans chf tr, est revêtu de larges plaques osscomi. Le sixième ordre, celui des Pteclognaikes^ diffère de toss les précédents parce que la mâchoire supérieure, an lies d'être libre , est engrenée au crâne. Elle eomprend des poissons de formes bizarres, tels que les cofres on ostndons, dont le corps anguleux, au lieu d'écâillei, «teatouré de compartiments osseux et réguliers , soudés a une sorte de cnirute inflexible qui ne laisse de mobilité qu'à la queue, à la bouche et aux nageoires. Les J}iodsmt. de cette même famille, ont le corps hérisié de piqnanU et ont U propriété de se gonfler â volonté.
Les poissons de la deuxième série, ceux dont le sqo^ lette esi cartilagineux et qu'on nonune ansii les ekemdropUrygiens j ont les os de la mâchoire sapérieare remplacés par les os palatins. On en forme trois ordres , savoir : les Esturgeons dont les branchies sont libres par leur bord externe et qui ont un seul orifice poor chacune; les Sélaciens^ comprenant les Squales cf la Raies , qui ont les branchies adhérentes par lenrs dea bords et plusieurs ouvertures pour chacune , ils ont es même temps la mâchoire infâieure mobile , et dilRreel ainsi des eyehstomes , qui sont aussi des ekoméroptinigiens à branchies fixts , mais dont les mâchoires soai soudées en cercle ; les Esturgeons^ très-oommnos dsat les fleuves de la Russie et dans le Danube , n*airiveat que rarement chex nous. Il y en a qui ont 2 , 3 fi jusqu'à 5 mètres de longueur ; leur chair est asaes estimée ; leurs cenfs , très-abondants , serrent à préparer le caviar, .et leur vessie natatoire , convenaMemeat desséchée , forme la coUe de poisson. Parmi les Séiaeiem on distingue les squales , dont la forme en fuseau se rapproche davantage de celle des autres poissons, et qv sont les plus carnassiers de tous les habitants des men. Les requins et le pèlerin atteignent nue longueur de T à 10 mètres. Un autre siiaeien, la scie, dont oo bit un genre particulier, est très-remsrquable par le prolo&gement de son museau en forme de lame d'épée , borde de chaque c6té par une rangée de fortes épines osseosK, implantées horicontalement comme des dents. Les J7«»a . dont la forme aplatie est suffisamment connue , formcDi un genre nombreux dans lequel sont comprises les Torpilles, connues pour les phénomènes électriques qu'elles produisent â volonté. Quant aux egcioslomes , qui ter minent cette rapide énumération, ce sont les plus imparfaits des poissons : leur squelette se trouve réduit à un cordon cartilagineux protégeant la moelle épinière ; Icar corps , mou et allongé comme celui d'une anguille , sr termine en avant par une lèvre charnue et circulaire entourant une bouche contractile, garnie de dents à Tintérieur et fcisant fonction de suçoir ou de ventouse ; les nageoires pectorales et ventrales manquent également , et les branchies, au lieu de former des peignes, présentml Kapparence de bourses. Les lamproies , qui de la mer remontent chaque année dans nos grandes rivières, et quelques genres analogues , constituent ce dernier orJrr des poissons.