F. DUJARDIN
-TTrostânui rboii niass. aoi sa VAssuâii». M.
PâRIS. —
DUBOCHET, LECHEVALIER n C», «0, RUE RICHELIEU. — 25ciimiui.
ZOOLOGIE
ANlUâUX SftNS VIBT&MU.
Les aoimaox sant vertèbres on inveiiébrét , aa lien de dériver tpnt d'uo même type comme les vertébrés , dérivent de plasieurs types dissemblables : cependant, presque tons ceux d*nn type se raltacbent par des intermédisires oombrenx à un on à plusieurs antres, et cela d'nne msoière tellement complexe qu'il est impossible d*établir one bonne classification suivant une seule série. Il faut donc dès le début concevoir plusieurs types comme autant de centres autour desquels se groupent en rayonnant les rliMes, les ordres et les familles. Ainsi le tableau mélhodiqae de ces êtres doit se présenter à Tesprit non point comme nue série rectiligne, comme ce qu'on appelait tutrefois l'échelle des êtres , dans laquelle chacun est in- Tsriablement précédé et suivi des deux êtres avec lesquels il s le plus de rapports, mais bien comme un vaste réseau Dialtiple dans lequel chaque animal est entouré à diverses diittnces par tous ceux avec lesquels il a des rapports. Util puisque dans un livra on ne peut comme dans un tableau présenter plusieurs objets à la fois , nous devons ici pssser succeslivement en revue le^ groupes et les séries partielles sans prétendre conserver l'ordre des rapports naturels.
Si l'on jette les yeux sur Tensemble de ces animaux, 00 reconnaît tout d'abord plusieurs types principaux auxquels sont subordonnés des groupes nombreux d'animaux cooilrnits suivant un même plan plus ou moins modifié. Le premier, le plus important et le mieux caractérisé], est celoi des articuUs, comprenant à lui seul la moitié des espèces du règne animal tout entier. Un autre type, presque laifi nettement caractérisé, est celui des rayonnes ; cependant plusieurs des sous -types qui en dérivent, an lieu de cette disposition caractéristique en rayons autour d'on centre , sont simplement symétriques ou tout à fait irrégniiers. Un troisième type, enfin, est celui des uollus- Qiu, qui se distingue des précédents bien plus par l'absence de ces caractères distinctifs que par des caractères qui lai soient propres. A une époque où l'on n'avait pas encore pénétré, comme aujourd'hui, la structure des oi^aniimes inférieurs an moyen du microscope, Cnvier ne voulait voir dans les invertébrés que ces trois types principaux; il en faisait les trois embranekements qui, avec l'embranchement des vertébrés, complétaient pour lui Tensemble du règne animal. Linné , un demi-siècle aupara-
vant, n'en faisait que deux classes seulement, les insectes et les vers, réunissant sous ce dernier nom tout animal non articulé ni vertébré. Lamarck , dans son Histoire des animaux sans vertèbres, en 1815, avait bien déjà distingué comme autant de classes un certain nombre de types différents ; mais c'est depuis quinze ans seulement qu'on a définitivement reconnu la nécessité de multiplier le nombre des types ou embranchements , sens toutefois avoir pu jusqu'à présent préciser le nombre et les limites de chacun.
En outre des artieulit , des wtolhuquiM et des rafonnis, on reconnaît donc généralement aujourd'hui, d'une part, la ncceuité de considérer comme des groupes distincts, les viBS comprenant eux-mêmes plusieurs types ou sous-types ; et , d'autre part , les iNvusoiass et les sroNoiâiais , qui représentent le dernier terme de l'animalité. Les mollusques ayant fait l'objet du traité de Conchyliologie, nous n'en parlerons ici qu'à l'occasion du sous -type de* bryou>airet^ qui s'y rattache par les ttmieiers.
Les articulés se distinguent parmi tons les autres animaux, parce que leur corps est essentiellement formé do segments homologues consécutifs et symétriques , parce qu'ils sont pourvus de membres articulés, -et parce que enfin lenra téguments consolidés donnent attache aux muscles locomoteurs et sont ainsi comme un squelette externe. Beaucoup d'articulés, pendant une partie de leur vie , n'ont encore ni téguments solides , ni membres articulés ; ce sont ceux qui , devant subir diverses métamorphoses , n'auront tous les caractères distinctifs du type qu'après leur dernière transformation ; mais ils ont cependant alon'un caractère commun avec tons les articulés en général , c'est que leur système nerveux, symétrique et formé d'une série de ganglions, est situé le long de la face ventrale. Cependant encore , certains articulés, représentant une dégradation extrême du même type, tels que les derniers crustacés, et les acariens parmi les arachnides , ont tous les ganglions de la série ventrale confondus en un seul ou n'ont plus de système nerveux distinct ; plusieurs acariens n'ont même plus de segments distincts; mais, dans l'un et l'autre cas, la présence des membres articulés suffit pour dénoter l'affinité de ces animaux avec le reste des articulés.
Ches les articulés les sexes sont distincts ef séparés ; l'intestin est toujours complet avec les deux orifices opposés ; ches plusieurs , à l'exclusion de tontes les antres
1\STAIGTI0X POLR L£ PEUPLE.
00 obserre des yeoi compoiéf on à réiean ; ebex eux , enfin , on ne voit jamaii de cik vibralUei. On onnçoit rain que ches eux, en raison de la oonsoiîdatioa da tégument, la wme doit avoir beaucoup pins d*impor^ taoce que cbes les vertébrés : aussi est-elle souvent accompagnée d*un cbangement total dans rorganiaation ; c'est alors ce qu'on nomme mitamarphoÊe. Quoique , par fuite de leur mode de composition , tons leurs segments étant homologues, les appendices de chaque segment doivent Tétre aussi , on a donné des dénominations particulières à certains de ces appendices; ainsi les appendices du premier ou des deux premiers segments sont nommés des anumu» ; et, lorsque des appendices i»t été modifiés pour servir à la mandncation , on nomoM palpe la branche terminale on externe de ces appendices.
Pour la classification des articulés , on a trouvé des caractères primaires dans le mode de respiration , dans le nombre des segments , ou dans le mode de segmentation et dans le nombre des membres ou appendices.
I^ Les iNSiCTBS» an moins après la dernière tranrfbrmation , ne respirent que Tair à l'état gaxeux ; ils le reçoivent par des ouvertures latérales (tlipiMtu) , dans un système de canaux ramifiés {traekiei)^ qui le portent jusque dans la profondeur des oi^ganes : aussi n'ont-ils pas de veines pour la circulation du sang, puisque chei eux l'air va chercher lui-même les tissus et les liquides pour les vivifier. Les insectes sont essentiellement formés de 12 à 13 segments homologues, sans compter la télé , qui peut être considérée théoriquement comme résultant de la soudure de trois autres segments ; mais plusieurs segments du corps sont quelquefois tellement soudés qu'il est difficile d'en constater le nombre , à moins de tenir compte des appendices. Ces animaux n'ont jamais que trois paires de pieds articulés , correspondant aux trois premiers segments, lesquels , plus ou moins soudés entre eux et bien différents des suivants ,' constituent ce qu'on nomme le thorax ; le second de ces segments du thorax et quelquefois aussi le troisième portent une paire d'ailes, ce qui est l'attribut exclusif des insectes. Knfin, le reste du corps, pourvu de membres et n'ayant d'appendices qu'à l'extrémité , porte le nom à' abdomen. Les insectes enfin n'ont qu'un nombre limité (5 on 6) de mues et ne se reproduisent qn'une seule fois, après quoi ils meurent Tous ils ont à la tête deux antennes seulement et deux paires de mâchoires soit distinctes , soit modifiées, pour former une langne ou une trompe ; les mâchoires de la deuxième paire portent chacune un palpe, et sont anivies ou recouvertes par une lèvre qui résulte elle-même de la soudure d'une troisième paire de mâchoires et porte aussi une paire de palpes.
2* Les UTBiAPODES ou mUe-pieds^ qu'on rangeait autrefois parmi les insectes, s'en distinguent par le grand nombre de leurs segments , portant chacun une on deux paires de pattes. Ils sont tons terrestres et respirent par des trachées ; mais leurs mues sont en nombre indéterminé , et leurs métamorphoses consistent presque uniquement dans la multiplication de leurs segments.
S* Les AaAoaivmBS n'ont point, comme les articulés des deux classes précédentes, une tête distincte et des antennes ; mais leur téîe est confondue avec le thorax en une seule masse sans segmentation visible, nommée le céphalo-thorax, et qui porte huit pattes. La bouche des arachnides est munie de deux paires de mâchoires , dont les deuxièmes, comme ches les insectes , portent des palpes quelquefois très-longs et ressemblant alors à des antennes. Les premières mâchoires sont articulées et terminées par un Crochet mobile on par une pince à deux doigts. Quelquefois aussi, comme ches certains insectes, ces parties de la bouche s'allongent et se modifient pour former une trompe ou un suçoir. Parmi les arachnides , les unes respirent par dee trachées, comme les insectes et les my-
riapodes ; d'autres respirent au moyen de deux, quatre ou huit paquets de feuillets très-mincea empilés et logét dans autant de*poches symétriquement placées sons Tabdomen, et qu'où a improprement nommées /on mem. Os arachnides, qui, au contraire des crustacés , lespiieat aclusivement l'air à l'état de gas , doivent doue mwmr a appareil circulatoire assex complet pour qœ le liquide nourricier soit amené au contact de l'air.
D'autres arachnidea sont pourvues à la fois des dcm sortes d'appareils respiratoires; d'autres, enfin , en sont complètement dépourvues et ne respirent que par absorption à travers leurs téguments , soit dans Teau , soit dans l'air , tels sont les aeana. Les arachnidea n'ont jamais d'yeux composés ou i réseau , elles n'ont que des yeux simpbeotteu loot floapléiameat dépourvues.
4^ Les CBUSTAcis, sauf quelques exceptions, oat da astennes et un plus grand nombre de membres, dont pinsiean servent à la manducatîon ; par conséquent le nombre et leurs segments est aussi plus considérable. Aucun n'est pourvu de trachées et ne peut respirer Pair sec ; qodqoes»uns seulement, comme les cloportes, respirent dan l'air humide au moyen de lamelles brandiiales situées sous la partie postérieure ; mats le plus grand nombre respirent seulement, au moyen de branchiea, Tair dissees dans l'eau. On conçoit d'ailleurs que, chei ceux dontrepparai respiratoire est plus cn-conscrit, le liquide nourriber doit y être amené sans cesse par une circulation. Les cnotacés subissent un nombre indéfini de mues, dont les premières sont quelquefois aussi de vraies métamorphoses ; presque tous ont les sexes séparés et beaucea^ d'entre eux ont des yeux composés conune ceux des iasectes ; mais cette classe des crustacés comprenant tous les animaux articulés qui ne peuvent rentrer dans aucune des trois autres classes, il s'ensuit qu'elle ne peut être caractérisée aussi nettement et qu'elle renferme comme sous-classes divers groupes qui devront un jour en ètrf séparés , tels sont les ostrapodes , lea crustacés, les suceurs et les cirrhipèdes.
Les insectes sont les mieux définis parmi les articulés . ils ont tous, comme nous l'avons dit, le corpa formé et trois parties distinctes : la tête, le thorax etrabdooeo, tous ils respirent par des trachées, ils ont des antennes, trois paires de pieds et un intestin libre et flottant dans la cavité interne ; mais là s'arrêtent les ressemblauces, qaî n'ont lieu pour beaucoup d'insectes qu'aprèa leur dernière métamorphose. En effet , parmi les insectes, il y en a fort peu qui sortent de l'œuf avec la forme qu'ils doiseul conserver ; ce sont seulement quelques insectes sans ailes, eonmie le pou et la punaise. Divers insectes ailéa , coasse les sauterelles et les punaises terrestres on uquatiquci . naissent sans ailes et n'acquièrent cea organes qu après leur dernière mue : une wUiaauMrpkou imeow^ike ; mais U plupart des insectes éprouvent des changements plus considérables , et , comme les papillons, les mouches, les hannetons, etc. , ils subis sent deux wtétaatorpkota amplèta.
On leur donne le nom de icrve pendant les premières périodes de leur développement : ordinairement alors ils ont la forme d'un ver mou et Uanc, quelquefois sans pieds, comme les larves des abeilles, des fourmis, et des mouches; quelquefois avec six pieds courts correspondant aux pieds de Tiiisecte futur , tel est la larve du kannetoa, connue sous le nom de ecr hicme. Seevent aussi les larves sont divcrseDcnl colorées et veines, comme celles dn ca-
Urte da ealôio».. ^^^^ iH' O- L« clwiilks aussi sont
des larves ayant six pieds couils sons ms trois premiers segments destinés à former plus tard le tborai
(Flg.l.)
Urv c d* coe- '
(Fig.3.)
du papillon « mait en outre elles ont , fons les tntres seg>ments , des mamelons contractiles armés d'une couronne de petits crochets et qui sont autant de fausses pattes. Le fer à soie, qui est la chenille d*nn papillon nocturne, a cinq paires de ces fausses pattes, ainsi que toutes les chenilles des papillons de jour. Il est enfin des larves , telles que celles des libdlnles on demoiseUes et des éphémères, qu'on prendrait pour de vrais insectes sans aàes , et qui pour leur forme diffèrent autant d*nn ver on d'une chenille que de Tinsecte même qui en doit provenir. Elles sont ordinairement aquatiques et fournissent en même temps on exemple d'animaux articulés susceptibles de respirer, par un système de trachées, l'air dissous dans l'eau.
Après avoir vécu pendant un certain temps sous cette forme de larve, las insectes passent à l'état de mfmpkt (fig. 8) et I restent jusqu'à la dernière mue , qui leur fait prendre définitivemeot la forme d*insecte parfait, sous laquelle ils n'ont pins qu'à se reproduire pour mourir ensuite. Gomme exemplede ces trois étatssuccessifsd'un même insecte, nous citons un petit insecte très-commun an printemps, et connu (Fig. 2.) *ous le nom de bête à Dieu on vœhe à Dieu^ c'est la coccinelle & 7 points si remarquable par le rouge vif de sa cuirasse hémisphéri* que , sur laquelle se détachent sept points noirs. Sa larve noirâtre, tachetée de rougejaunâtre (fig. 3), se voit courant sur les feuil* los et sur les tiges des rosiers et des plantes de nos parterres où elle cherche les pucerons dont elle se nourrit Quand le temps ^de ta . transformation est arriva, elle se fixe k une dncU* grot- feuille et bientôt , quittant sa vieille peau de lie troi« fois, itrve., elle reste immobile sous son nouveau vêtement de nymphe (fig. 3), également tacheté de noir et de ronge-jaunâfare ; puis enfin , par une dernière mue , elle paratt sous sa dernière forme avec ses nouveaux organes, qui n'ont besoin que de s'étendre et de se consolider an contact de l'air. De même aussi , tout le monde le sait aujourd'hui , les chenilles et les vers à soie en particulier se changent en une nymphe immobile nommée chry* salide, et de cette chrysalide, si elle est TiaciU.*^' nue, sort un papillon de jour, ou bien un papillon nocturne si elle était enfermée dsDi on cocon de soie.
On pourrait donc classer les insectes d'après leurs métamorphoses, et ce serait véritablement plus philoeopUqoe; mais comme beaucoup d'insectes ne nous sont coonoi que souf leur dernière forme , on a préféré les eUtser d'après les caractères qu'ils présentent alors.
La différence la plus grande est fournie par les ailes , qui font leur attribut exclusif. Quelquea-uns seulement , éUot lam ailes , on les nomme aptèrett (a, sans , «tt^év. ule). On en faisait autrefois un ordre particulier dans lequel on rangeait les myriapodes et même aussi les cms- |*cés et les arachnides. Mais aujourd'hui , à part divers insectes aptères appartenant à quelque autre groupe d'in- Mctet ailÀ, tels sont : la fourmi, le lampire ou ver-luisant. Il pnnaife des lits , et plusieurs femelles de papillons oociomes, les vrais, insectes aptères forment trois ordres bien distincts , savoir : les APBANipràais , comprenant les divenes espèces de puces qui subissent des métamorpkoiei complètes, les PARAsrrxs, et les thysanocibs, qui, 10 contraire, ne subissent pas de métamorphoses , et qui différent entre eux parce que les derniers ont pluiieors longs fileto à la queue.
D' tntres insectes, comme les mouches Conmiunes, les contins, les taons, etc., sont dipUtes, c'est-à-dire ont àeoi ailei portées par le second segment du thorax ( le méiothorax) , tandis que du troisième segment, ou mé- Uthorax, partent dettx petites tiges terminées en boule
et nommées baioneUrt , à cause d'une certaine ressemblance avec le balancier des danseurs de corde. Les diptères ont tous des métamorphoses complètes et forment un seul ordre. Tous les autres insectes ont quatre ailes plus ou moins propres à servir au vol , et portées par les deux derniers segments du thorax , le premier, ou prothorax n'en portant jamais et se distinguant par une forme particulière qui lut a fait donner le nom de cône-' kt ches les insectes à ailes supérieures écailleuses , et l'a fait comparer à un collier ches d'autres insectes. Les bvmmoPTtaES (V^, Vivoç, membrane, «rtf^v, aile) et les MÉVRoniiRBS (vcûfov, nervurc) ont quatre ailes minces , ^phanes , membraneuses , dont les nervures sont nombreuses et réticulées ches ceux-ci , moins nombreuses et plus longitudinales ches ceux-là.
Les papillons ont aussi quatre ailes membraneuses, (Fig. 4.) ^^^^ recouvertes d'une fine poussière
tettï^Ai qiû s'attache aux doigts , et qui , sous [fif^|[|| le microscope, est fonnée de petites écailles (fig. 4) régulières , disposées comme les tuiles d'un toit ; c'est là ce qui a fait donner à cet ordre d'insectes le nom de lApdoptèrss , du mot grec liidç, icKiJof , écaille.
Beancoup d'antres insectes n'ont Ec>iii<ii Ar pac JiM. qae U seconde paire d'ailes susceptible de servir au vol ; leurs ailes antérieures ou supérieures , nommées' %tr<f, sont dures, coriaces ou écailleuses, et recouvrent des ailes membraneuses. Hais parmi ces insectes, on a pu faire encore trois ou quatre ordres : ainsi on nomme coLéopiiitBs (xoVâ; , étui, mt^^, aile) ceux qui ont
(Fig. 6.)
le dos recouvert par les ailes supérieures comme par une cuirasse sous laqudle les ailes de la deuxième paire sont pliées transversalement au bout ; tels sont les hannetons et ce bel insecte d'un vert doré , le ealoiâme tycophante (fig. 5); dont nous avons précédemment représenté la larve, qm, comme lui, se nourrit .de chenilles. Leurs métamorphoses sont complètes , tandis que pour \e§ forfieules on peret-oreiUn , qui ont également les ailes repliées en travers sous des Âytres courtes, les métamorphoses sont incomplètes ; oelles-ci forment donc un ordre distinct sous le nom de Dnaf/iprinss.
Les oBTBOPTâRBs, au contraire, tels que les sauterelles , ont , sous des élytres flexibles et imparfaitement jointes , leurs ailes droites (^<, droit) et plissés en éventail. Ils n'ont aussi que des métamorphoses incomplètes.
Les BÉMiPTèais (i9{iuu<, demi, ini^ov, aile) ont des ailes non plissées et demi-élytres, c'est-à-dire que les ailes de la première paire sont en partie coriaces et membraneuses seulement à l'extrémité, oà elles se recouvrent mutuellement* C'est ce que nous voyons sur les punaises terrestres et aquatiques , qui n'ont que des métamorphoses incomplètes. Mais les cigales, qu'on a dû rappm^r an même ordre, à cause de l'ensemble de leurs caractères, ont les élytres non croisées, entièrement coriaces ou membraneuses suivant les espèces, et subissent des métamorphoses plus complètes. Pour terminer cette énumération des ordres établis parmi les insectes, H nous reste à mentionner les bbipiptèbss, très-petits insectes peu connus, dont la larve , comme un ver sans
(Fig. 6.)
Inteidii d'an ccnbe.
piedf , vit parasite entre les segments de Tabdomen des guêpes. Ces rfaipiptères ont des élytres courtes et des ailes plissées en éventail , à pen près comme les orthoptères , mais ils en diffèrent par la sUmctare de la boacbe, et par les métamorphoses complètes.
Ces différences fournies par le nombre et la nature des ailes « quoique bien faciles à reconnaître en général « ne suffiraient pas cependant pour caractériser les ordres et pour y rapporter sûrement tous les insectes qui en font partie ; car dans chaque ordre se trouvent quelques insectes dépourvus d'ailes par une sorte d'arrêt de développement. II a donc fallu chercher d'autres caractères plus constants dans les moditications nombreuses des organes de la manducation. Ces organes , en effet , quoique pouvant varier considérablement aux divers âges d'un même insecte , offrent une asses grande uniformité ches tous les insectes d'un même ordre, et dif fièrent beaucoup , au contraire, en passant d'un ordre à l'autre. Mais disons d'abord quelques mots de l'appareil digestif (fig. 6), qui, partant de la bouche , se continue jusqu'à l'extrémité opposée. Il flotte librement dans la cavité du corps , ainsi que les organes reproducteurs, au milieu du liquide nourricier vivifié par d'innombrables trachées. Cet intestin, plus ou moins replié, plus ou moins long suivant le genre de vie de l'insecte, se compose de plusieurs parties correspondant & l'estomac, au gésier et aux autres subdivisions de l'appareil digestif des vertébrés ; mais le foie , si important ches ceuxci , est remplacé ches les insectes par un assemblage de cordons flottants, plus ou moins nombreux , qui s'abouchent dans l'intestin vers la moitié ou le dernier quart de sa longueur. Beaucoup d'insectes destinés à vivre en pompant le nectar des fleurs , la sève des plantes et le sang des animaux, ont d'ailleurs l'intestin plus étroit d'abord et pourvu d'une poche latérale pour aspirer la nourriture liquide. Il y a donc des insectes broyeurs pourvus seulement de mâchoires, et des insectes tueeurs, chex lesquels les partips de la bouche se sont modifiées pour former une trompe , un bec ou un suçoir, et d'autres aussi , comme les hyménoptères , qui participent de l'une et de l'autre structure.
Les coléoptères, qui sont des insectes broyeurs, nous serviront de terme de comparaison , et nous choisirons pour cette étude le carabe doré (fig. 7), bel insecte trèsagile , d'un vert doré, connu sous le nom vulgaire de jardinier et qu'on trouve communément dans les champs cultivés, où, précieux auxiliaire de l'agriculture , il fait activement la chasse aux chenilles. On voit tout d'abord que sa tête, suivie du prothorax ou corselet, porte deux longues antennes a de onse articles , deux gros yeux à facettes, et deux paires de mâ-
(Klg. 7.)
Carabe doré.
choires dont les inférieures sont • munies de palpn très-saillants/; mais, si nous regardons avec pitu d'attention en nous servant d'une loupe et eo éearliM les parties avec une aiguille , nous trouvons dfabord rs dessus une lèvre supérieure mobile d qu'on appeBe le labre , puis une première paire de fortes mâchoires re> courbées et très- aiguës b : ce sont les mamdibuUs ; pus une deuxième paire de mâchoires c bordées de poils roides et portant un long palpe/ (^M^pe maxiUaire) ; psr eiception , ches les coléoptères carnassiers , elles portes! aussi un deuxième palpe plus petit, recourbé en avant ie la pointe terminale. Knfio , au-dessous et en arrière 6is mâchoires , se trouve la lèvre inférieure e , qnî complèk la fermeture de la bouche et qui porte aussi deux palf» (palpes labiaux). Telle est essentiellemeiit la composition de la bouche des coléoptères , et , sauf dea modiScations faciles à comprendre , la composition de la booche de tons les autres insectes.
Les orthoptères et les denaaptères, qui sont exclasrfment broyeurs comme les précédents , ont les mêmes parties à la bouche , sauf le deuxième palpe , qui ne te voyait que ches les carnassiers parmi ceux-là , et qui pand ceux-ci se voit constamment plus développé , reoouvru: la mâchoire comme la pièce latérale convexe de certaias casques antiques , en latin galea , d'où l'on a fait le œl impropre de galète.
Les névroptères , également broyeurs , n'ont pas de second palpe maxillaire ; mais quelques-uns , les iibtUmks. ont la bouche entièrement recouverte, comme par ib masque , par la lèvre inférieure et par ses palpes dsijps pour. en augmenter la surface; d'autres, Ïeê/Hfsme», manquent de mandibules , après en avoir eu à letii de larve ; d'autres enfin , les éphémères , qui ne virent qu*uo*jour sous la forme d'insecte ailé et pour le seul bot de la reproduction , manquent presque complètement de mâchoires et d'apparejl digestif, dont ils n'ont plus besoin, après avoir eu ces organes bien conformés pendait leur longue vie de larve.
Les hyménoptères sont à la fois broyeurs et suceurs ; ils ont de fortes mandibules au-dessous du labre ; mais leon mâchoires se sont considérablement allongées pour former en se rapprochant une sorte de gaine autour de prolongement encore plus considérable de la lèvre inférieure , dont le lobe moyen , beaucoup plus long et sdmirabtement armé de dentelures et de petits poils , porte le nom de languette. Cet organe alors , ches les abeilles . peut lécher les sucs mielleux des fleurs , et chei les gorpes il peut user par le frottement la pulpe des fruits oo k chair des animaux : il agit donc comm^ une vraie langue ; mais en même temps les palpes labiaux et les deuxièmes mâchoires, qui sont également en forme àe stylets ou de gouttières, constituent, en entoarant celte languette , une trompe souvent très-longne.
Les hémiptères, qui sont exclusivement suceurs , oat les deux paires de mâchoires converties en stylets aigus plus alLongés ches ceux qui pompent' le suc des plantes . plus courts et plus forts ches ceux qui sucent le sang des animaux. La lèvre inférieure , également modiSée , forme une gatne destinée à protéger cette trompe roide.
Les lépidoptères , après avoir été broyeurs et ponmis de deux paires de fortes mâchoires pendant leur vie èe larve ou de chenille, deviennent aussi exclusivement suceurs et pourvus d'une trompe longue et flexible après leur dernière métamorphose ; mais cette trompe , si remarquable par son enroulement en spirale , n*est foroée que par les mâchoires de la deuxième paire, creusées en gouttière , de manière à composer par leur réunion oo tube à travers lequel est pompé le nectar des fleurs. Les mandibules sont rudimentaires ou presque nulles , simi que la lèvre inférieure.
Les diptères enfin sont aussi des insectes suceurs prcn
ZOOLOGIE
enaat de lanef armées de crocbeti oa de mâdioirei wéiUbles ; mais ehei eux on observe les modifications les »los variées pour la stnictnre de U trompe, quoiqu'on )aisse toujours j reconnaître l'analogie des parties comwsanles. Ainsi, cfaes le cousin, ce sont cinq stjlets rès-longs et très-déliés qui sont entourés et soutenus par m lujiau charnu fendu en dessus, et formé par la lèvre nférienre. Cbes les taons, les stylets sont plus courts , •0 forme de lancette et protégés paiement par la lèvre infé Heure. Cbes les mouches enfin , les stflets , trèsletils ou mdimentaires, au nombre de deux seulement, (oot cachés dans une trompe membraneuse ou charnue c|iii M plie en coude , pour se retirer entièrement dans une grande cavité sous la tête , et qui se termine par deni lèvres susceptibles de se gonfler et de former une lorle de ventouse quand l'insecle veut sucer.
Ces douie ordres d*insectes renferment un nombre plus 00 moins considérable d'espèces qui sont groupées en genres et en familles, et iouvent même en sections et en tri* bus, d'après des caractères fournis par leur forme , par leur manière de livre dans l'air, inr la terre ou dans les eau, en se nourrissant de substances végétales ou animales 00 de proie vivante, et par les modifications qui en résulleal pour leurs pattes , devenant alors plus spécialement propres à courir, k sauter, à nager, à creuser la terre, à ttiiir leur proie ou à recueillir le pollen des fleuri ; par leur bouche toujours appropriée au genre de nourriture, et par leurs antennes , qui offrent dans leur longueur , dios le nombre et la dispoiition de leurs articles , etc. , la plus étonnante diversité.
L'élude des insectes ou VaUomologig est l'une des branches les plus attrayantes de l'histoire naturelle , en niionde cette prodigieuse variété de caractères estériean, fsciles à reconnaître, avec le secours d'une loupe, lar ces animaux , qui se conservent très-longlemps dans dei collections peu coûteuses et peu embarrassantes. Il lafBt en effet de traverser le corps de chaque insecte pv une longue épingle de grosseur appropriée , et de le piquer avec l'étiquette correspondante, et suivant un certain ordre, dans des bottes dont le fond est garni d'une plaque de liège recouverte de papier blanc. La collection ainsi formée n'a pas seulement l'avantage de plaire ans feai par l'harmonie des formes et des couleurs , et par la délicatesse infinie de la structure de ces petits êtres ; elle noos rappelle sans cesse les courses, les promenades dont elle a été l'objet, les efforts qu'elle nous a coûtés , et surtout elle nous rappelle toutes les observations faites avant nous , et que nous avons pu vérifier sur les métamorphoses, les instincts, l'admirable industrie de certains insectes, sur les services qu'ils peuvent noos rendre et sur les dégâts qu'ils peuvent causer à l'agriculture.
Voilà pourquoi nous allons nous arrêter un peu plus longuement à parier des insectes. Les eoléoptéres sont •ortout recherchés par les entomologistes comme les plus lacilcs à recueillir et à conserver ; ce sont aussi les plus nombreux, car en France seulement on en peut recueillir pins de 2,000 espèces, et si l'on veut y joindre ceux des pafi étrangers , on en a bientût réuni en collection 5 on 6 milliers. Les familles et les grands genres de coléoptères, tels que les avaient compris Linné, Fsbricius, Olivie et Latreille , sont bien tranchés ; mais dans ces derniers tempt on a cm devoir, à cause de l'accroissement continuel des collections , multiplier à l'excès leur sub- <livision en genres secondaires. On a d'ailleurs conservé, es France surtout, comme miqfen de snbdirision Finilicalion, peu importante par elle-même, du nombre ^ articles , des tarses, c'est-i-dire de cette portion mobile et flexible qui , comparable aux pieds des oiseaux (t des mammifères , peut s'appliquer exactement sur les corps solides. Il y a donc une première section de co- H^tèrM syant cinq articles à tous les tarses et qui sont
dits /wafaaiéres («im, cinq, y^i^» partie) ; d'autres ont cinq ariidee aux quatre pieds antérieurs et quatre seulement aux postérieurs, ce sont les kdUnmèreê (Ctt^f , différent); une troisième section, celle des c^crmRéres, montre quatre articles à tous les tarses ; et les irimèrei n'en ont que troift; on avait même admis auMi une section des Hmhre» pour de très-petits insectes (les psélaphes) , qu'une observation plus exacte a fait classer avec les trimères. Les coléoptères d'ailleurs ont presque tous onse articles i leurs antennes, quelquefois moins et jamais plus. Un premier groupe d'insectes coléoptères comprend ceux qui se nourrissent exclusivement de proie vivante, les eanuuëiert , et qui sont caractérisés par la présence d'un double palpe a chaque mâchoire ; tous ils ont les antennes en fil ou filiformes , les uns sont terrestres et forment les deux tribus des cicindèles et des carabes ou la famille des carabiques en général ; les antres, constituant la famille des hydrocanthares , sont aquatiques. Parmi les cicindèles , qui comprennent de nombreux genres exotiques , nous n'avons dans la France centrale que quatre espèces dont la plus commune est la cicindèle champêtre (fig. 8), charmant insecte odorant, long de 13 à 15 millim. , d'un beau vert, ^ ** *' — mat, soyeux avec dix points
blancs en dessus dont un plus marqué au milieu de chaque élytre. Il est rouge cuivré en dessous , il court et vole avec une extrême agilité dans les lieux arides et sablonneux. Sa larve vit dans les mêmes lieux, embusquée dans un trou perpendiculaire, dont elle bouche l'entrée avec sa tête écailleuse, de manière à voir venir sa proie sans être vue. On reconnaît les insectes de cette tribu parce que seuls ils ont au bout de» mâchoires un onglet articulé et mobile. Les autres carabiques sont tellement nombreux qu'on a dû les subdiviser d'après des caractères d'une valeur très-secondaire. Une première division comprend ceux dont les élytres , un peu plus courtes que l'abdomen, paraissent tronquées à l'extrémité, tels sont les lébies, remarquables par leur coloration souvent très-vive , et les dromies bruns luisants , avec deux ou quatre taches jaunâtres , â qui leur petite taille et leur forme aplatie permettent d'habiter sons les plaques externes et entre les fentes de l'écorco des vieux ormes , où on les trouve pendant l'hiver. Tels sont auMi les brachines, longs de 6 à 10 millim., fauves ou rougeâtres avec les élytres bleues ou vertes , et dont les diverses espèces ont reçu les noms de B, péiard, B, piitolet , B, exploit/, etc. , â cause de la singulière propriété de lancer par derrière, quand ils sont effrayés, un liquide très-âcre et caustique qui produit une petite explosion en se réduisant tout à coup en vapeur ; on les trouve communément sous les pierres. Une deuxième division des carabiques comprend ceux dont le corps semble biparti ou divisé en deux par un étranglement très-pn^noncé entre le corselet et les élytres , tels sont les scarites, grands insectes noirs des côtes de la Méditerranée, les clivines , longs de S à fi millim. , que nous trouvons an bord des rivières , et les ditomes , habitant les terrains secs. Parmi les autres carabiques plus ou moins grands et si nombreux dans nos campagnes, on distingue ceux qui ont des ailes sous leurs élytres, comme le calosême, que nous avons cité et ceux qui en sont dépourvus, comme le carabe doré. Leurs palpes sont grands , leurs jambes antérieures sont simples on sans entaille ; beaucoup d'autres ont ces jambes fortement échancrées , ils
Cieiadèle.
fôS
PytiM[M.
•ont également «ntei d'an vert métaUiqne, on broniét, on noirs, et le trouvent fréquemment souf les pierres dans les lieux un peu humides pendant le jour; d'autres, habitant pins spécialement le bord des eaux, se distinguent parce que leurs palpes sont terminés par un article plus peUU
Les hydrocanthares on carnassiers aquatiques, comme le dytisque de Roesel (fig. 9), gros insecte brun, pres- (Fig. 9.) ^^ °^i ^ bordure jaunâtre ,
asses commun dans les marais, ont des ailes sous leurs éljftres pour changer d'habitation en volant quand le besoin s'en fait sentir, car ils ne peuvent que très - difficilement marcher sur la terre. Leurs pattes antérieures leur servent seulement à saisir leur proie ou à se cramponner aux herbes, et les postérieures, ayant les tarses peu flexibles, élargis et bordés d*une longue frange de poils roides, leur servent de rames. Ils passent donc tonte leur vie an sein des eaux, où vivent auMÎ leurs larves, et cependant ils ne respirent qve l'air. Aussi voit-on souvent ces insectes apporter à la sudace l'extrémité postérieure de leur corpa pour renouveler la provision d'air , qu'ils gardent toujonrs entre les élytres et la face dorsale de l'abdomen où se trouvent les stigmates on orifices respiratoires. Les mâles se distinguent parce que leurs tarses antérieurs sont élargis en palette, et leurs élytres sont luisantes an lieu d'être finement rayées ou sillonnées conmie les élytres des femelles. Un genre particulier d'hydrocanthares doit être mentionné aussi, c'est celui des gyrins où tourniquets, petits insectes ovales longs, de 6 i 7 millim. , qu'on voit tournoyer sans cesse , comme autant de perles d'acier poli , a la surface des eaux tranquilles, et qui , avec leurs yeux en deux parties, ont la faculté de voir à la fois dans l'air et sous Teau. Nous avons en France une soixantaine d'espèces d'hydrocanthares, dont les plus petits , longs seulement de 3 à S millim. , forment le genre hydropore et le genre haliple.
Une troisième famille de coléoptères est celle des brachélytres, dont le nom (^x^«» court, l^^u^v, étui) indique ce caractère singulier d'avoir des élytres beaucoup plus courtes que l'abdomen, sous lesquelles on trouve cependant des ailes membraneuses repliées en travers aussi grandes que celles des autres insectes. On rencontre
(Fij. 10.)
Slaphflla odorant.
souvent sous les pierres, on courant sur le gaxon an bord des chemins, le staphylin odorant (fig. 10) que nous représentons ici , et qui est l'un des plus grands. Quand il est effrayé , il relève l'extrémité de l'abdomen, comme s'il pouvait ainsi combattre ses ennemis. Ses antennes a , comme celles des autres brachélytres , sont moniliformes on formées de grains ronds qui semblent enfilés comme un collier de perles. Sa lèvre supérieure ou labre b est bifide, ses mandibules e sont fortes et
pointues , ses mâchoires d sont garnies d'nne frange de poils roides , portent le palpe maxillaire e ; la lèvre inférieure g est divisée en quatre lobes dont les extérieurs portent les palpes labiaux/r enfin les tarses antérieurs di|
mâle sont trèt-éUrgis â. Les bndiélyiRS soet prasqM tous carnassiers on vivent de snbataBees animales en décomposition; leurs larves sont Doirâtrss; lenr ooncki est ordinairement aussi large qnt les élytrss, mais U grosseur de la tête est trèt-dinérante suivant les différents genres. Le nombre des espèces est très^oosâdcrable : ce sont les plus petites qui dès le premier printemps , vplant comme des nûmeherona , sans savoir comme eux éûter les obstacles, viennent souYSot heurter nos yeux et s'engi^er entre nos panpîères.
Une quatrième famille , celle des sMriesnMs, est csraetérisée , comme l'indique son nom, par la forme des cernes ou aiitennes en scie {tmra , scie) , e'est^-dire qoe chacnn des onze articles , au lien d'être presque cylindrique oonmie ches les carnassiers, on en grains de chapdd comme ches les brachélytres , se proloqge latérslement en pointe aignê par le cMi interne, ce q«i repréKulc les dents d'nne scie on même les dents d'un peigoe si le» prolongements sont plus longs , comme cbes certains wdles. Toutefois oe caractère réunit nn si grand nombre dissectes différents qu'on en a dû Caire pinaienn tribos qoea pourrait avec raison prendre pour des familles dislindef ; ^ .. , tels sont : l» lei
(Fïg. II.)
Bapreste.
les hmfretUdÊê (S^.
1 1) , ainsi nommée à eanse du grand genre des buprestes, beanx inseekt dorés on peints des pins vives ceelenrs dont on coMiatt plus de 1 ,509 espèces habitant snriont les régiom lea plus chaudes du globe, et 6o^ nous n'avons guère qu'nne viqgttiBf d'espèces en Franee. Leur corps est oblong, ordinairement aplati, éf consistance ferme et solide. U tètf est petite , engagée jusqu'aux yen dans le corselet, dont la partif moyenne, en dessona (stemam).
s'avance jusque sons la boncbe . et se prolonge postérieurement en pointe. Les buprcsts sont peu propres à la marche et à la course ; mab ili volent très-bien, et c'est quand le soleil eat le plu vif qu'ils viennent s'abattre sur les fleurs , où leur brilkit métallique les fait aisément apercevoir. Leurs larves isot blanches , molles , dépourvues de pieds ; ellee vivent dam l'intérieur de la tige de divers attires. Une d'entre ellci attaque surtout les jeunes poiriers dans les pépinièrti; l'insecte qui en prorient est vert-foncé , très-étroit , presque cylindrique.
Sfi Les ilaêiridtit comprenant les tinpino (fig. li)
(en latin elolér) et plusieurs genres voinaf,
^^%- '^0 diffèrent principalement àHk buprestidâ,
«parce que la pointe postérieure du sterDma s'enfonce , à la volonté de l'animal , daai une carité correspondante du second serment du thorax , au dessus de b nainaBce de la seconde paire de pieds ; c'est li ce qui leur donne la singulière faenlté de saoter quand on les met sur le dos. Aosa. Taopin. dans quelques cantons, les comutt-oo loaa le nom de eoiêe-cam» on de WÊorécktntx, i cause du bruit qu'ils font en se roâdiasant pour sauter. U pointe caractéristique du sternum a fsit ansd donner W nom de aitmoxe* aux taupins et aux bnprestides, considérés comme devant former une famille distincte. Les Uspins de notre pays sont des insectes très-commu» , wdinairement gris , noirs ou bruns , longs de 9 à 1 8 millimètres ; leurs larves sont très- allongéÎM , munies de lix pattes ; elles rivent en terre aux dépens des racines rirastes on des végétaux morts. L'une d'elles ronge les rvincs du blé et cause quelquefois des dégâts notablea. Qaelqsrs espèces exotiques sont beaucoup plus grandes. On nooae momehe hmmenae une de ces espèces de l'Amérique né-
zoolojgië.
ridionaie qui répuid iio« i îve InmiÀre pendftot It nnit.
TaDdit que les Mrrieoriies dont nons venaoê de parler mt lea tégiimeiiti Irèe-dnn, les antres, aa contraire, toat plna mont , aiec dee élylraa flexiUea , et pour cette «iMn ils font nomin^ en général mÊoUuadtrwtês , ee qni txprime en grec la BM>lIeeie de lenr pean. Nons citerons Mrmi eux : d^ les lampfgridtÊ , comprenant le lampyre m Tcr-loisant, si commun dans nos campagn^ , où on -oit briller, entre lea herbes, la £amelle dépourvue d'aieif avec des pieds courts et ressemblant à une larve ; aodis que le mâle, petit coléoptère mou, gris-foncé, ijant la tête débordée par son corselet , voltige autour et «t sonvent attiré dans les maisons par la clarté des flambeau , ainsi que beaucoup d'autres insectes. C'est à la neme tribu des lampyrides, caractérisée par lenr corseet débordant et leurs palpes renflée , qu'appartiennent iBSfi les télépbores , petits insectes fauves ou gris, longs le 6 à 15 millim. ; trèsHMMnmnns an printemps sur les leurs ; leurs larves , presque cylindriques, d'un noir veooté ou brunes , avec les pieds roux , vivent en terre et ont carnassières comme tontes celles des lampyrides. )ii les a vues quelquefois couvrant la terre en quantité nnombrable pendant l'hiver, dans certains pays montaineoi, et c'est parce qu'on les croit apportées ainsi d'une [rsode distance par les ouragans qu'on lenr a donné le lOffl de téléphore, qui veut dire en fpne porté au loin; 'est ainsi que s'expliquent d'ailleore les prétendues />/iuet tiiueetes, 4*^ Les milpidu^ qui s'en distinguent par leurs lalpes filiformes, on minces et courts, par leurs mandibnes éébancrées à la pointe et par leur corselet carré ou èloDg ne recouvrant pas la téta, comprennent les -dasy- M, petits insectes très*étroits d'un vert doré on bronsés, Mgf de 6 à 8 millim. , qu'on voit très-sonrent dans la orolle des renoncules de nos prairies. Les malachies, 10 peu plue courts et plus laiges , très-communs aussi nr les fleura, sont verts ou bronsés, tachés de rouge, t remarquables par des appendices charnus, rougeâtres, [tt ils font saillir en forme de cocarde de chaque côté du «nclet et de l'abdomen quand on les touche.
5<* Les elairotuê ont le corps presque cylindrique, «ec la télé et le corselet plus étroits que l'abdomen; «m palpes sont en massue , leura antennes sont plus >a moins renflées à l'extrémité , leurs mandibules sont leotées, et l'avant -dernier article des tarses est à deux obes ; leun larves sont carnauières ou se nourrissent de salières animales. Le clairon des ruches est un joli inecte long de 16 millim., hl^u-foncé, hérissé de poils, ffec les étuis ronges , traversés par trois larges bandes ileaei. On le trouve communément sur les fleurs; sa ure vit dans les ruches , oà elle dévore les larves des ibeilles. Itn suitre insecte de la même tribu est la nécrose fiolette, petit insecte d'un bleu violet ou verdâtre, aisant , qu'on trouve sonvent dans les maisons.
6° (Joe tribu particulière (celle des pUniores ou ptrce^ ^i) comprend beaucoup de très-petits coléoptères qui , t l'eut de larves, rongent le bois des constructions et let meubles dans nos maisons. Elles s y creusent des petilet galeries , d'où elles sortent à l'état d'insecte par •«i petits trous ronds qu'on voit à la surface du bois ''ermoala , et ce sont leun excréments qui constituent ^tte 6ne poussière blanche on jaunâtre dans laquelle tonte la substance du bois paratt s'être transformée. On dittiogue Ici ptines , dont la tête et le corselet gloi^ttleoi sont beaucoup ploa étroits que l'abdomen et dont l«i antennes sont presque aussi longues que le corps ; l«i ptilins, presque de même forme, mais dont le mâle k des antennes en panache , tandis que la femelle les a limplemeot en scie; les vrillettes enfin, dont le nom exprime la manière dont leun larves percent le bois comme d'autant de petits trous de vrille : leur corselet, aussi ^vge que les antennes, recouvre et embotte la tête
comme un capuchon, iet leura antennes, de moyenne longueur, sont terminées par irais articles plus grands. Ce sont le» vrillettes qui , pour s'appeler mutuellement dans le temps de leun amoun , frappent avec leun mandibules sur les boiseries dans les vieux appartements , de manière à imiter le bruit d*nne montre ; et c'est ce bruit, entendu dans le silence de la nuit , qu'on a nommé Ykor^ loge de la mort avant d'en avoir connu la cause.
La cinquième mnde famille des coléoptères est celle des elauncomeê , dont le nom indique que leun antennes sont en massue ou au moins renflées ven l'extrémité ; ils se nourrissent de matières animales , et leun larves agiles et munies de six pieds ont la même manière de rivre : les uns , nommés escarbots . ont les quatre pieds posté-^ rieun très -écartés entre eux; leun jambes contractiles sont dentées au côté extérieur; le corps, ordinairement carré, est très^ur, très-luisant, noir ou bronsé, et lea élytres , qui ont quelquefois une on deux tacties rouges , sont plus courtes que l'abdomen et sont transversalement tronquées. On les trouve dans les cadavres et dans les excréments desséchés; quelques-uns aussi se trouvent dans le fumier , dans les vieux champignons et sous l'écorce des arbres morts. D'antres clavicornes sont , à cause de lenr corselet plat et débordant , nommés howeUert* ils ont le corps plus déprimé , et leun élytres sont ternes ou pointillées, et quelquefois marquées de trois ou quatre cAtes saillantes. Une espèce plus grande et toute noire se trouve exclusivement dans les charognes ; une autre , le hoveUer à qwOrèpoinU , a le bord du corselet et les élytres jaunâtres avec quatre points noin ; elle fait la chasse aux chenilles et vit dans les forêts. Une autre, le B, Huh raeifmê , remarquable par sou corselet rouge soyeux , vit dans les gros champignons en décomposition. Les ni-^ cropkoreê , dont le nom , tiré du grec , veut dire porter wuHiê ou enterrêon, ont mérité cette dénomination par l'habitude qu'ils ont de se réunir plusieun ensemble pour enfouir les cadavres des taupes et des mulots en creusant In terre paivdeaaons, afin d'en faire un magasin pour leur progéniture. L'espèce la plus commune dansnos campagnes est le M /ots^fsiir, long de 16 à 20 millim. , noir, avec deux bandes transverses jaune-foncé , et dentelées sur les élytres, qui sont tronquées et un peu plus courtes que l'abdomen. Parmi les nombreux genres de clavicornes, BOUS citerons encore les dermestes, à cause des dégâts qu'ils causent ; ce sont des insectes ovales, oblongs, à tête petite, i moitié enfoncée dans le corselet, qui est aussi large que les élytres : l'un , le dermeste des fourrures, long de 6 à 7 millim. , est noir luisant avec un petit point blanc au milieu de chaque élytre; sa larve, à pieds très-courts, ressemble à un ver aminci en arrière et revêtu d'un duvet soyeux mordoré ; c'est elle qui détruit si rapidement les fourrures et les pelleteries , dont eUe ronge tous les poils à la base. Un autre dermeste, long de ê à 9 mil. , est noir, avec une bande transvene grise occupant la base des élytres ; on le nomme le dermeste dil lard , parce que, dans les campagnes, sa larve, brune en dessus, blanche en dessous, s'attaque aux salaisons ; elle dévore aussi toutes les autres matières animales sèches , telles que le cuir des reliures et des malles , les plumes, et même l'écaillé : c'est cette même larve qni , dans les cabinets d'histoire naturelle, dévore la pean et les chain desséchées des animaux , en ne laissant que des squelettes d'une délicatesse et d'une propreté admirables.
Les palpieomes constituent une sixième faihille présentant , comme les clavicornes , des antennes en massue , mais courtes , formées seulement de 6 à 9 ariicles. Us sont caractérisés, comme l'indique leur nom, par leun palpes maxillaires, avancés, souvent plus longs que les antennes, et pouvant être pris an premier aspect pour ces organes ; leur corps est ovale on hémisphérique , très-convexe. Plusieun sont aquatiques et car-
paffMrt, et qnelqiiM • ani d*eDtre eaz ont lei piedt poitérieun , comme cenx dee dytiiqaet , propret à la nage : ce lont les hydrophiles , dont nne espèce , asses commune dans les marais , Vk^d, brun , n'a pas moins de 4 centîm. de longnenr. Les sphéridies sont aussi des' palpicomes dont la forme, comme l'indiqne lenr nom, est pins arrondie ; on les trouve dans les bouses de ¥ache. L'espèce la plus commune est le 5. à guaire ta" ehei, long de 6 à 7 millim., noir luisant, avec une tache, rouge à la base de chaque élylre , qui est eu outre rongeâtre à Textrémité.
Le reste des coléoptères peolamères forme la famille des lamelUeonus, qui a pour type le hanneton, dont nous représentons ici l*antenne en éventail a (fig. ] 3), la mandibule b, la mâchoire e
(Fig. IS.)
avec son palpe/, la lè- <«lJ^^ ' ^^"31!^ vre supérieure d et la
^■if * V/>P , lèvre inférieure e por-
^^^^00^. tant ses deux palpes /.
;i4 ^^^ *^ f Ces insectes sont nom-
•^r^ Am (t^ ^^ "^ lamellicornes • à 4s ^^^HH ^I^^I^^I^ cause de leurs antennes ^^L "^^ JM>~ή ^®°* '** iroït, cinq
BW|L Mhl vJ!Â^ ^^ "^P^ derniers articles se prolongent en autant de lamelles on feuillets susceptibles de s'écarter et de se replier l'un sur l'autre comme les lames d'un éventail. Mais cette famille est si nombreuse qu'on a d la diviser en plusieurs sections d'après le genre de vie des insectes on de leurs larves , qui toutes sont molles et munies de six pieds. Aucun lamellicome n'est carnassier à aucune époque de sa vie , mais plusieurs se nourrissent avec les excréments des mammifères, tels sont les scarabées, dont plusieurs ont la tête et le corselet armés de pointes on de cornes. Quelques-uns de ces scarabées , notamment ceux dont on a fait le genre aieuehu, pétrissent avec leurs pattes et moulent en forme de boule une partie des excréments dont ils se nourrissent , après y avoir enfermé leurs œufs ; puis , roulant cette boule avec leurs pieds de derrière jusqu'à ce qu'ils aient trouvé un emplacement convenable, ils creusent avec leurs pieds antérieurs un trou dans la terre pour l'enfouir à l'abri d'une sécheresse trop forte. Cet instinct si curieux donna lien aux anciens Egyptiens de prendre cet insecte, ce scarabée sacré , pour symbole de la divinité , pétrissant le globe terrestre et le roulant dans l'espace. Les ateuchns sont caractérisés par le rebord dentelé de la partie supérieure de leur tête dépassant les mandibules, qui sont faibles ou membraneuses : ils se trouvent surtout dans les pays chauds. Le bousier Iwtaire ^ noir très-luisant, long de IS miltim. et très-convexe, se trouve asses souvent dans les pâturages fréquentés par les bœufs ; il porte sur la tête une corne élevée et recourbée en arrière. Les ontkophagéê sont plus petits ; il en est un tout noir, long de 6 miHim. , qui a deux petites cornes sur la tête. Quelques scarabées , ayant la même manière de vivre , se distinguent par leurs mandibules fortes et saillantes , tels sont les géotrupes, ovales, très-convexes, longs de 2 centim. , noirs ou vert-foncé en dessus et violets ou vert-doré en dessous, avec de beaux reflets métalliques. Le tcarabée nasieonu , long de 3i à 35 millim. , est un de nos plus gros coléoptères ; il se trouve surtout au voisinage des tanneries, parce que sa larve blanche et molle vit dans le tan humecté ou dans la tannée des serres chaudes ; il est brun-luisant, ovale, très-bombé en dessus, et sa tête porte une corne asses longue.
D'autres lamellicornes mangent seulement les feuilles des arbres ; mais à l'état de larve, ils vivent sous terre et dévorent les racines, tels sont les hannetons dont on a fait plusieurs genres distincts. D'antres encore se nourrissent du nectar et du pollen des fleurs , aussi n'ont-ils que des
mâchoires molles, terminées par nn lobe i de pinceau ; leur eorps est ovale, souvent orné et cœleurs brillantes ou métalliques ; leurs lairee vivcat daai le terreau ou dans le vieux bois pourri : ''ce sont ks ettoines ou hannetons dorés qu'on trouve si îiétfagwmai, endormis au sein des roses dans les jardins.
Une dernière section de laradlicomes compreBd \n insectes peu nombreux qui , comme le Imms* €tg/veim. ont les mandibules très-développées et les antennes tcr> minées en manière de peigne et non en éventail. Les femelles ont bien les mandibules très-fodes , mais ee soei les mâles seuls qui présentent ces organes si démessTvment grands qu'ils ne peuvent plus servir à U rasadvestion et qu'on les a comparés aux cornet du eerf. Lenn mâchoires, comme celles des cétoines, sont terminées pir un lobe membraneux , ce qui indique nn même genre et nourriture, mais la larve vit dansrintérieor des diénei Les coléoptères hitèromkru se divisent en quatre ismilles beaucoup moins importantes que les préoédeales l'une, ceUe des st^^oMbief (|ia«c, noir, «6|M.cav|w^ comprend des insectes lents, et recherchant FaliBcnrii; pour la plupart Quelques-uns sealement ont des ailfi sons leurs élytres et peuvent voler pendant la nuit, ki est le ténébrion wieunier, long de 13 à 14 millim. et hr^ de 4. , brun presque noir en dessus, un peu pins dur et luisant en dessous. On le trouve abondamment dist les boulangeries et dans les moulins; sa larve, q« vit dans le son et la farine , est longue, étroite , jaaor, écailleuse et très-lisse ; c'est cette larve qne, ions le mm de ver de farine , on fait entrer dans la aooxritB^ dn rossignols en captivité. Une deuxième famille a rcça Ir nom de taxieomu , exprimant que leurs antennes tmi formées d'articles globuleux on en ronddies, qui scbblent traversés par une tige commune , eomma aatrdoii les ifs (en latin tanu) étaient taillés pour ]a déeeration des jardins. Cette famille comprend des inseetw vivant dans les champignons secs , tels qne la dùtfin é» bolet qui est ovoïde, très-bombée , longue de 7 millin . d'un noir luisant , avec trois bandes janne-foneé traasverses et dentées. Une troisième famille , celle des siôiélytret ((TTtvoç, étroit, ix-jtfov, étui), a été ainsi nommée à câme des adimkret, jolis petits insectes verts, longs de 7- à 8 mal et quatre fois moins larges , vivant sur les fleurs et reanrqnables par leurs élytres flexiblea., rétrédes postérieurrment en manière* d'alêne. Les «edémères ont , d'aillean. un caractère distinctif dans l'enflure très-prononcée àe leurs cuisses postérieures , p'est ce qu'exprime lenr wm tiré du grec.
La quatrième et dernière famille des bétéromères ta celle des traehélideM, ainsi nommée (de t^Ax^Uc, cm). parce que leur tête triangulaire ou en cœor est portée parune sorte de cou beaucoup plus étroit que le corselet daoi lequel , par conséquent, elle ne peut rentrer. Lenr coq» est mou, les élytres sont flexibles, sans stries en raies loogitudinales. Ils vivent à l'état parfait rar les plantes doet ils mangent les feuilles, telle est la eaMtkaridâ^ si esnnue pour ses propriétés médicindes. Plusieurs aatret insectes de cette même famille ont été eu peavent être employés égdement pour fdro des vésicatoires, tels kwI les mylabres, tels sont ausu les méloéi, gros insedei noirs ou bleu-foncé sans dlea et dont l'abdomen trin gonflé est seulement à moitié roconvert par des djlm incomplètes : on les trouve souvent marêhaat entre lei herbes sur le bord des chemins.
Les coléoptères titromkreê forment aussi plusieun Ttmilles distinguées entre elles par les'caractères les mien tranchés, ce sont : 1<> les porte *bee ou €mvuUomiiet, ainsi nommés, d'une part, à cause du proloogcBieBl et leur tête en forme de trompe ou debee, et, d'salre part, à cause du nom latin des charançons emrtuUo, Sou roprésentons ici cpnime type le cAarmfee imj^Mmi (^.
ZOOLOGIE
OurtBCOB.
4), trèf-bdl* etpice dn BréiU, remarquable par sa p. j j . coalenr verte et par les petites écailles
''' irisées dont elle est tonte coui-erte.
Cette famille est si nombreuse que dans les collections aujourd'hui on possède plus de dix mille espèces de curculionîtes, et en France seulement on en peut trouver plus de 400. On a dà, en conséquence, les diviser en un grand nombre de genres, et d'abord on distingue ceux dont les antennes sont droites ou non coudées ; les uns, ayant la tête peu prolongée en un museau coort , sont les brvekea, dont une espèce (la B. tUipoit^ vulgairement eMMoii) , attaque spécialement les pois verts, sous la forme i'ao petit ver blanc, qui vit isolément dans chaque grain et |fli provient d*nii snf déposé sur la fleof même. Quand le m est lec, la larve , ayant atteint son développement , if transforme en nymphe après avoir eu la pii§caution le ronger circulairsment une petite trappe ronde que l'in- Kde.Molève sans peine an printemps suivant Les autres mt la tête prolongée en bec long et mince : ce sont les 0tMei^ dont une espèce , noire, avec les élytres rouges, dtaqoe les noisettes; les rkfuekiUê bien plus nuisibles, itr c'est fnn à^eWL (R. haeelnu) qui attaque les jeunes poBfles de la vigne et cause quelquefois de si grands dégilf daos les vignobles ; il est rouge-cuivreux , long de 5 et 6 millim. , et il roule artistement en forme de cigare les feaiiies de U vigne oà il dépose ses œufs, après avoir cespé le boni^eon tendre pour qu en se flétrissant ces IsBilles soient plos molles , plus faciles à travailler. Les csltif tieurs le eonnaissent sous les noms de dur-hee , ou forvMre, ou lîsefis , etc. Les autres cnrculionites ont les tateooes coudées, le premier articulé étant à lui seul prèsfie aoni long que les antres ensemble, il y en a beaucoop éoot ie bec est coort ou de longueur médiocre comme les mil riereiifoiu et lesfo^dirojiif , jolis petits insectes d'un lerl toyeuxoudoré, très-communs sur les arbres fruitiers, loi dépens desquels ont vécu leurs larves. On nomme tkoMs ceux dont la forme est plus allongée , tkylaeites ccQx dont l'abdomen est très-renflé, presque globukn , etc. Ceux qui ont au contraire le bec très-sJlongé forment une dernière sec-
(Pig. 18.)
BtltBÎBC dffs BoiMUtt.
tiop dsns laquelle on distingue, comme possédant ce caractère plus que tous les autres, les haut'' mues, dont le nom exprime la forme du corps, analogue a celle du gland de chêne. Nous représentons ici (fig. 15), Irès-grossie, l'espèce dont la larve, en forme de ver blanc , dévore les noisettes. Sji longueur totale est de 8 a 9 millim. ; sa couleur est gris-jaunâtre nuancé de brun. Les fixes, dont la larve vit dans U
^ des plantes aquatiques, ont le corps très-efBlé, quatre on cinq fois plus long -que large ; les doueê^ dont la larve dêfore les fleurs des molènes et des scrofulaires, ont au contrairs le corps presque globuleux, ils ont une ou deux lâches noires et rondes sur la suture de leurs élylres, diuniment nuancées de gris. Les erypi&rkynqueM,, comme leor nom l'indique, se distinguent par la faculté de cacher lev hee sa le repliant en dessons dans une gouttière creulée tous le thorax. Les orekettef sont reconuaissables au renflement de leurs cuisses postérieures qui leur servent à
sauter comme les puces. Les eaiamdrt» enfin, telles que le charançon du blé, long seulement de 3 millim. ,. et celui beaucoup plus gros dont la larve , sons le nom de verpalmiste , est un mets si recherché en Amérique , se reconnaissent parce que leurs antennes n'ont que 8 articles. Une deuxième famille de tétramères est celle des xylopkageë {Htioi, bois, ^éy[%w, manger), bien moins nombreux, mais presque aussi nuisibles , car leurs larves vivant entre l'écorce et l'aubier des arbres forestiers, où elles creusent des galeries multipliées, font périr chaque année une immense quantité d'arbres ; ce sont particulièrement les teol^u», petits insectes bruns, luisants, presque cylindriques , qui attaquent les ormes et les chênes, tandis que les hùUriehe* , également cylindriques , mais plus longs, pointillés et terminés par une troocatare en arrière , attaquent les pins et les sapins.
Après une troisième famille sans importance, celle deff piatytomeê, les longiecmes^ dont le nom est asies si- (Pig. 16.) ' gnificatif , constitue la qua-
trième famille de tétramères ; tons ils ont de longues antennes de onxe articles, roides comme des soies de porc, leor corselet est presque cylindrique, ainsi que l'abdomen, mais ordinairement plus étroit ; les téguments des longicornes sont tellement durs que l'épingle de l'entomologiste se rebrousie souvent plutêt que de les traverser. Leurs larves blanches et grasses , sans pieds , vivent exclusivement comme celles des xylophages, entre l'écorce et le bois des arbres vivants, et creusent des galeries très-aplaties qui restent remplies de débris, comme de la sciore de bois. La plupart ont les yeux échancrés en croissant par l'insertion des antennes. Les plus connus sont les eaprieornes, dont Tespèce la plus grande chei nous (C, héros) a 4 c ntim. de longueur , tout son corps est noir, son corselet très-ridé présente une pointe de chaque côté. On en a séparé, sous le nom de caUiekrome^ quelques jolies espèces remarquables par leur coloration et par lenr odeur, telles que le C smcsçu^, long de 25 i 30 millim. , vert-doré, dont la larve vit dans les saules, au bord des eaux et qoi répand une forte odeur de rose. Les eaUiéiti ont les antennes un peu plus courtes, le corselet orbiculaire sans pointes, et la ti'te presque aussi large. Nous avons très-souvent au printemps dans nos «ppartements le cailiMe ionguin^ dont la larve et la nymphe sont apportées avec le bois à brûler , il est long de 1 1 à 12 millim. , noir, avec les élytres et le corselet d'un beau rouge velouté. Les elyu$ en diffèrent parce qoe la tête est plus étroite qoe le corselet, presque globuleux. Ge sont de jolis insectes très-allongés, noir-velootc, avec des barres droites ou arquées , jaune-vif on blanches ; les plus grands ont 16 et les plos petits 7 à 8 millim. Les iamiet (fig. 1 6) se distinguent par leur télé verticale ; le corselet est souvent épineux comme celui def capricornes, et plus étroit que les élytres. Les saperdes en diffèrent par leur corselet sans épines, aussi large qoe les élytres. Les leptwrtt ont les yeux arrondis , la tête rétrécie derrière les yeux , et le corselet plus étroit que les élytrej qui vont en se rétrécissant vers l'extrémité. Les néeydaUs ont les élytres aussi courtes que celles des brachélytres, et les MtinoptèreM les ont rétrécies comme celles des oedèmères.
Une cinquième famille est celle des eupodeg^ comprenant les àomaeitêy habitant les plantes marécageofes, dam l'intérieur desquelles elles vivent a l'état de larve, et lei erioeènê, dont une espèce bien connue, le C, du /is, est rouge en dessus, noire en dessous et dont la larve, lou«
jours en? eloppée de la muie verdâtre de set eicréments, dévore les feailles des lit de nos jardins. Une aotre espèce, dont la larve vit sor les tiges et les feuilles d'asperge, est bleuâtre, avec le corselet rouge et les élytres jaunâtres an bord et traversées par trois taches qui s'unissent à une bande bleue au milieu. Les eupodes tout intermédiaires entre let longicomee, dontilt ont la forme, et let cycliqnet, dont ils ont let antennet.
La famille det cycliques, la sixième de cette tection,
nout prétente un grand nombre d'intectet à corpt arrondi
on ovoïde, vivement coloré, avec la base du corselet aussi
large que lesélytrea ; les antennes filiformes
(Fig. 17.) ou un peu plus grostet à l'extrémité et let ^^^^^/ tartet élargit et garnit de pelolet en des- ^^^^L^ SOUS ; leurs larves , pourvues de six petits y^^^^bw pieds, marchent asseï vite snr les végétaux /H^^H^ dont elles se nourrissent ; elles sont molles, ^^^^^^\ ^^ ordinairement colorées en noir^n ' ^^^^ bleu- foncé ; les unes vivent à Tair , Chr)ioiBilc. comme celles des galéruques et des chrytomèles, d'autres habitent dant un fourreau qu'ellet te conttmitent avec let débrit de leurt aliments, et qu'ellet traînent toujonrt avec ellet ; ce sont celles des dytbres et de quelques gribouris ; celles des cassides se recouvrent de leurs excréments, et celles des altitet te creutent dant l'intérieur même de^feuillet une habitation où ellet tnbittent toutet leurs métamorphotet. On dittingue let cMsides à la manière dont leur cortelet et leurt élytret te prolongent tout autour en un large rebord ; let gribowrù on cryptocépkalet ont la tète verticale enfoncée et pretque cachée dans un cortelet voûté en forme de capuchon. Let ehryiomèUs (fig. 17), souvent coloréet en vert on en bleu, avec let plut brillantt reflète métalliqnet , ont le corpt ovoïde on ovalaire, avec la télé avancée. Let gaUruquet ont let antennet plut mincet et plut longuet , et le corpt un peu plut allongé et moiat convexe, avec let él jtrei plut mollet. Let altiaes enfin tout reconnaittablet à leurt cnittet trèt-renfléet, qui leur donnent la faculté de tanter comme det pucet ; ce tout de trèt-petitt intectet de forme ovoïde ou oblongue, dont qûelqnet-nnt tout rayét de jaune et de noir on colorét en vert-doré, ilt vivent tur let plantet et cautent tonveot det dégâtt contidérablet.
L'ordre det trimèret enfin comprend let eoccineliet, charmantt petitt intectet faémitpfaériqnet, à pieds courte et rétractilet , dont le nom exprime la brillante couleur écarlate de quelquet etpècet. Il en ett qui ont deux , troit, tept on un plut grand nombre de pointa noirt tur un fond rouge ou jaune , d'autret ont det pointt blancs tur un fond rouge, ou rouge tur un fond noir, et cela tuffit pour en ditlinguer une quarantaine d'etpècet : elles tout camattièret comme leurt larvet, mais t'attaquent seulement à de trèt-petitt intectet, telt que let puceront. Leurt larvet tout ordinairement trèt-agiles , mait quelquet-unt ont la tingolière faculté de te revêtir d'un duvet blanc formé par une torle de tranttndation qui let a fait comparer à un petit barbet
Nout diront teulement, par rapport à l'ordre det der- MAPTABBt,'que \e% forficuleê ou perce-oreilles ne peuvent nullement nuire en pénétrant dant let oreillet, comme le nom l'indique, mait qu'en revanche ce sont det insectes voraces qui font beaucoup de tort dans les jardins en attaquant les fruits, les fleurs en bouton et les graines.
Quant aux orthoptères, nous distinguerons, parmi ceux qui ne peuvent que courir et non sauter, les blattes (fig. 18) vilains insectes brun-foncé, plats et luisants, qui sentent fort mauvais et dévorent tout ce qu'ils peuvent atteindre dans les celliers et les cuisines sombres et humides. Leurs antennes très-longues sont formées d'un grand nombre d'articles , leur corselet est plat et déboHant. Les mantes (fig. 19) se font remarquer par leur corselet
allongé et rétréci en arrière, susceptible de seredreun
i angle droit sur le resk du corps, de telle sorte «^ quand ces insectes, vanpos , relèvent lenn éem pattes antérieures, ils osi l*air d'une powniie n prière. Ausai dans le Mil leur a-t-on donné le ma de préga-Diom, Leurs )«}• gnes pattes aotérieum sœl armées de pointes, etqau^ elles se replient tontà coop, après avoir atteint an iB< secte vivant, elles sain*sent et apportent eede proie devant les mandil»
les.
Les miboptères saotnin sont tons herbivorei m
BUMe.
granivores : ce sont \n grillons et les sauterelles, dont la mnltiplicatioii. d»
eertaines coitrées eit on rentable fléSB pnisqo'ellef éi-
tmiseot liffi en peo (Ti»stants tonte U végétatiofl àa campagneiCa orthoptères «1 les cuisses <t les jambes p»
térieures Irp»longues et disposées poor k tant , et tni les miles f«i(
entendre db bruit psrtifi-
Maste.
lier;
pour
lei
grillons et certaines sauterelles, c'est en frottant l'une contre l'autre leui élytres coriaces ; pour les criquets, au contraire, c'est » frottant vivement contre le bord de lenrs élytres U fier interne de leurs cuisees, qui est dentelée comme oar râpe. La eowrtiliikre on tampe-gritton est un insecte (f bb aspect hideux, et cependant fort curieux à obserm: son corselet a la forme d'un cam^l ; les jambes et \(t tarses de ses deux pieds antérieurs sont lai^, pUti f< dentés comme les maint de la taupe et lui seneot àt même à te creuter un pattage souterrain jusqu'aux ncines dont elle se nourrit ; ses atles, une fois plus loogaa que les élytres, forment, quand elles sont repliées sur )t dos, deux lanières un peu recourbées à l'eitrémité. C'est un jdes insectes les^plus nuisibles dans les jardins potagers. Les grillons ont la tête grosse , anmi large qae ^ corselet, leurs élytres et leurs ailes sont hontonU)»; leur femelle porte une longue tarière asseï mince , servant à déposer ses œufs en terre ; ainsi que les coartiilières , ils n'ont que trois artides-anx tarses. Let iao(erelles , ainsi que les criquets , ont quatre articles tsi tarses , leurs ailes et leurs élytres sont inelhiées eo loii de chaque côté ; mais les criquets n'ont que des anteofie* courtes, et leurs femelles n'ont pas de tarière, iiD<lK qne les vraies sauterelles ont des antennes fort \onf(Oti< et l'abdomen des femelles est terminé par une tarière ée deux pièces, en forme de sabre, pour dépwer lenn <">'*' Les mivroplères forment trois ftimlles, dont les ieo I premières sont subdivisées en seetioot très-diiputio ^