‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 85 sur 291 · I40GIB · texte numérisé non relu

I40GIB

;>réfentent des difCérencee fi grandei, loU dut leur sbrae^ lore, soit dans leart métamorphoses et leur manière de fi¥re, qa'oo serait tenté d'en faire plusieurs ordres et in plus grand nombre de familles. Les libeUulet, ou lemoiselles , ei les éphémères constituent une première smille (celle des mSuUconus), caractérisée par des anennei courtes de 3 à 7 articles. Ce sont des insectes carlassiers à tous les âges , dont les larves aquatiques ainsi pe leurs nymphes ressemblent à des insectes sans ailes.

Les larves des libellules respirent au moyen d*une Avité occupant l'extrémité postérieure de Tabdomen, i dans laquelle Teau aérée est reçue pour être expulsée [nand elle a été dépouillée en partie de son ozygêneb >tle expulsion de l'eau devient même un moyen de ocomotioo pour ranim,al , qu'elle pousse en avant par m eiïet de réaction. Les qgriofu sont des libellules plus [réles, à ailes rapprochées, dont les larves plus étroites aspirent par trois lames allongées en forme de feuilles à 'extrémité de Tabdomen , et les larves d'éphémère ont le chaque c^té du corps une rangée de lames, également m forme de feuilles, pour absorber dans l'eau l'oxygène lécessaine à la respiration.

Us planipenmes, ainsi nommées à cause de leurs tiles presque égales entre elles, planes ou simpleneot repliées latéralement en dessous , ont des aneDoes plus longues, composées d'un grand nombre t'srticles; ce sont : 1° les panorpei, ou mouch^s- «oq>ions, dont la bouche est à l'extrémité d'un pro* oogement en forme de trompe, et dont le mÂle a 'abdomen terminé par une queue articulée avec une >iBce au bout ; leurs ailes sont tachetées de noir ; 3» les laurmlions, qui, à l'état d'insecte parfait, ressemblent isses à des libellules, sauf la forme des antennes, méliocrement longues et renflées à l'extrémité. Leurs lares, de forme £«zarre , savent creuser dans la terre sailonoeuse ou dans le sable fin, à l'abri de la pluie, un iotonnoir au fond duquel elles se tiennent, attendant {ooDe fourmi ou quelque antre imprudent insecte, pasant trop près de ce piège, s'y laisse tomber ; leur nymphe est immobile, enfermée dans un cocon; 3o les héniroba , jolies mouches vertes à très-grandes ailes rétirulées comme du tulle très-fin et disposées en toit, à ongues antennes en fil ; leurs yeux semblent être deux )er]es d'or. Leurs larves , de même forme en petit que relies des fourmilions, courent sur les arbres à la chasse des pnoerons.

Les stmblides diffèrent des hémérobes par leur prothoraz asseï grand en forme de corselet, par leur corps plus nassif et surtout parce que leurs larves sont aquatiques, Irès-sgiles; leurs nymphes sont également immobiles; i® les fermi/rt , qu'on nomme aussi fourmis blanches, bbitent les pays chauds et vivent en sociétés nombreuses, composées de larves et de nymphes on demi-nymphes aotÎTes, travaillant sans cesse i rassembler des provisions et i construire soit une vaste habitation commune pour la n)loiue, soit des galeries couvertes pour aller sans danger chercher au loin des vivres on des matériaux ; on trouve dans ces mêmes sociétés des individus neutres nommés uissi soldats , reconnaissables à leur tête beaucoup plus torle , armés de mandibules plus longues et croisées ; ce Nmtenx qpi ont mission, dit-on, de défendre rhabitation Bt de forcer les ouvriers au travail ; après leur vie de larve et de nymphe, les termites subissent une dernière transrormation , acquièrent dos ailes qui leur permettent de l'enrôler par nuées. La plupart sont alors dévorés par une foule d'animanx divers, mais les larves restantes re» coeillent avec soin quelques femelles dont l'abdomen se gonfle extraordinairement par suite du développement des œufs, et qui seules doivent perpétuer la colonie. Le itrmiu buiflt00^ l'un des plus nuisibles, s'est naturalisé dans plasieun porta de l'Océin , où il cause déjà des

dégâts Gonaidénbles «n rongeant à rintérienr les pièces de bois , dont il ne reste qu'une mince pellicule superficielle. Les fioquu ou pous^ de hoù , qu'on voit souvent courir avec vitesse dans les vieux livres , sont analognes aux termites, dont ils diffèrent parce qne leurs tarses n'ont qne deux articles an lien de quatre : ils sont beaucoup plus petits et ne lâvent paa en société ; leurs larves ne diffèrent également de l'insecte par&it qne par l'absence d'ailes. 5^ Les ptrlêt^ dont le corps allongé, étroit , est comme enveloppé par les ailes repliées latéralement, ont trois articles aux tarses; leur prothorax est large , presque carré ; leurs larves sont aquatiques. La troisième faoïille des névroptères , celle des plUipmmu , est ainsi nommée parce que les ailes inférieures sont plissées longitudinalement, Klle comprend les friganet^ qne leur aspect a fait nommer aussi mooches-papUloas. Leurs larvea sont aquatiques et se construisent avec divers débris de végétaux on avec des grains de sable, un fourreau qu'elles transportent avec elles. Les fourreaux des grosses espèces de friganes sont longs de plus de deux centimètres et ressemblent à une charge da bois transportée psr la larve , qne pour cette raison on nomme aussi forU-Jaix et eharréê. Leur nymphe est immobile et subit sa dernière transfonnation dana ce fourreau. Quant à l'insecte parfait, ses antennes sont fort longues et dirigées en avant, ses palpes maxillaires sont très-avancées; il manque de mandibules, et les antres parties de sa bouche sont tellement imparfaites qu'elles ne peuvent servir à la manducation. La plupart des friganes ont le corps hériisé de poils , et leurs ailes , soyeuses ou veines , forment ensemble , à l'état de repof , un triangle allongé.

L'ordre des hfminopUra présente un moindre nombre de types distincts, mais bien plus d'espèces; on les divise d'abord en deux sections, suivant que la femelle porte une tarière pour déposer ses «eufs ou un aigniUott rétractile pour attaquer ses ennemis. Les hyménoptères à tarière, on Ùribrantê, forment deux grandes familles : 1<> If s jM^rle-sne , dont la larve, munie de pieds, ressemble à une chenille et se nourrit exclusivement de v^étaux ; 2o les pupivorêë ou mangeurs de larves (en latin /itipa), dont les larves, sans pieds , vivent & l'intérieur du corps des chenilles. Les porte -scie ont l'abdomen attaché au thorax dans tonte sa largeur ; parmi eux on distingue la nombreuse tribu des tenthrèdes ou WÊOuekes à tcie^ dont les fe* melles ont une tarière en forme de scie cachée dans une fente sous l'abdomen. Elles s'en servent pour déposer dans une petite entaille de l'écorce tendre leurs œufs, d'où naissent des larves en forme de chenilles qu'on a nommées /aui$es ekenilUi , et qui ont toujours six pieds écailleux, et de plus quelquefois dooxe ou seize pieds en forme de mamelon , tandis que les vraies chenilles n'ont jamais plus de seise pattes en tout Les vroeèrtM diffèrent des tenthrèdes parce que leur tarière est saillante et leur sert à introduire dans le tronc des vieux arbres leurs œufs, d'où naissent des larves à six pieds.

Les hyménoptèreê pupivoret ont , au contraire , l'abdomen séparé du thorax par un étranglement très-prononcé ou par un pédoncule très-mince ; la tarière des femelles est quelquefois courte et cachée comme un aiguillon, mais le pins souvent elle est saillante , et pour Certaines espèces elle égale presque la longueur du corps. Tels sont les ùhnmmont^ ainsi nommés parce qu'ils détruisent un grand nombre de chenilles, comme les mammifères du même nom {mangotute khntitman) détruisent des reptiles en Kgypte et dans l'Inde. Mais le grand genre des ichneumons des anciens entomologistes étant devenu trop considérable à mesure qu'on a observé un plus grand nombre d'espèces, on l'a subdivisé en genres secondaires , et l'on a donné le nom de pimpU (P. pertuatif ei P, wmm/uta*

Umr) an espèeet doot la larière est la plot longue ; les naît îdbmoMfff ont, an contraire, la tarière cackée dans rabdonen , qui cet oralaire on en fnsean , et l'on nomme ûpkimu ceoi qui , avec une larière peu laillanle , ont FalMiomen comprimé en forme de Cueille. Toni ils ont lei antennes longues et vibratiles , c'est-à-dire agitées sans cesse comme ponr palper les objets. D'autres byménoptères de cette même famille, les gaUkoU»^ an lieu de riwre aux dépens des cbenilles et des diverses larves molles, s'attaquent anx parties vertes, aux jeunes pousses des végétaux; ils y introduisent lenrs œufs au moyen d'une petite tarière roulée en spirale; mais en même temps ils y insinuent une sorte de venin qui détermine bientôt un afflux extraordinaire des sucs du végétal et une dégénérescence de ses tissus ; c'est ce qu'on nomme des galUt : telle est la noix de gaiU, si précieuse pour fart de la teinture et pour la confection de l'encre ; elle est produite par la piqûre d'une espèce de eynips sur un cbéne du Levant, et c'est dans l'intérieur que les petites larves se développent et subissent toutes ieurs mélamorpboses. liais toutes les galles ne se ressemblent pas ; sur le cbéne même on en voit qui , produites sur les feuilles par un autre cynips, ont l'apparence de grains de groseille on de petites pommes; d'antres, produites encore par des cynips différents sur les fleurs mâles dn cbéne, ressemblent i de petites grappes de fruits ; beaucoup d'arbres et de simples berbes ont des galles dont l'aspect varie encore suivant le mode de végétation de Ja partie piquée , et enfin la plus curieuse peut-être est celle qui natt sur les jeunes brancbes de ]*églantier, et qu'on nomme bidiguar; c'est comme une boule de mousse entrelacée. Citons encore une dernière tribu de pupivores, celle des ehrygii , dont le nom (x;««o< , or) exprime l'état métallique, et qu'on a nommée aussi pour cette raison guêpes dorées. Ce sont de jolis insectes verts, bleus on ronges, dont la tarière cacbée mérite mieux le nom d'aiguûlon, et qui, dans leur premier âge, dévorent les larves des abeilles maçonnes.

Les hyménoptères porte-aiguiUan ont tous l'abdomen réuni par un simple pédoncule avec le tborax ; leurs antennes n'ont que 13 articles pour les miles et 12 pour les femelles ; leurs larves sont toutes sans pieds et se nourrissent de substances animales ou végétales préparées d'avance par leurs mères ou par des femelles incomplètes qu'on nomme les neutres. On les divise en quatre familles, savoir : 1^ les hilérogynei (îTtpoc, différent, pvit. femelle), dont toutes les femelles, comme pour les muiilleê^ on dont certaines femelles incomplètes et neutres , pour les fourmis , diffèrent des mâles par l'absence d'ailes. Il y a donc pour les fourmis trois sortes d'individus : des mâles , des femelles et des neutres , et ce sont ces derniers seulement qui sont occupés à la recherche des provisions nécessaires pour la nourriture des larves , et i la construction des galeries souterraines ou de la fourmilière. 2^ Les /ouiueun sont une deuxième famille des porte-aiguillon , qui savent creuser dans les talus et dans les escarpements, des galeries au fond des-

(Pig. 20.)

quelles ils déposent lenrs œufs avec un amas de di\ers insectes qu'ils ont tués à moitié seulement en les perçsnt de leur aiguillon , tels sont les sphex (fig. 20), dont plusieurs ont l'abdomen séparé du thorax par un long pédoncule et dont les snlennes sont roulées en spirale. Z<* La troisième famille des porte-siguillon es t celle des </t/»/optères , caractérisés par la manière dont les ailes supérieures sont re pliées longitudinalement , ce sont

(Fig.îl.)

les guiptê. \^ La quatrième famille enfin est celle des melli-

firety c'est-è-dire des infectes prodninnt le ■nd, ce soct les abeilles snbdirisées en un grand nombvv de genm ; qndques-nnes seulement, eomme Tabeille doncstiqsf, les bôurdoiu et les emgloun^ vivent en sociélés composées de mâles, de femelles et d'ouvrières on ncntret. Ln neutres seules ont, i la face externe de lenrs jambes po»térieures , un enfoncement en fonne de eorheilU punr rapporter le pollen des fleurs recneilli avec la brâsf dont est muni le premier article du tarse. Les x^Ueopu, on abeilles perte -boi* on vemnaènef , creuseot dans le bois mort de longues galeries an fond desqodlei sont logés leurs œufs avec une pâtée forasée de mid d de pollen ; l'espèce commune, la X. violette, est loo^ de 25 millim. , noire , avec les ailes d'un noir vmÏH. L* abeille maçowmeon migaekile des wtur$ a les ailes violettes comme la xylocope , mais elle est pins \éme c! beaucoup plus petite; son mâle, an contraire, est cooiert de poils ronssâlres avec l'extrémité de l'abdomen ooirr Cette abeille msçonne construit sur la façade des maisc» un nid très-solide et ressemblant i une naotte de terre. mais divisé intérieurement en 12 ou 1 5 eellnles, ocropm chacune par un seul œuf avec une provision de paire. Une autre mégacbile, celle du rosier ou l'abeille eovpetu de feuillet , se fait dans des trous en terre, ou dû» V tronc pourri des vieux arbres, une série de eellnles fopfr posées en forme de dé i coudre , tontes tapissées iw des portions de feuilles de rosier qui semUcot covpm à l'emporle-pièce , tant elles sont régulières \.*aheilU &piêêière enfin , ou l'osaue du petvot , a celte siogviifn industrie de tapisser avec des pétales de coquelicot m nid creusé en terre sur le bord des sentiers.

L'ordre des kèmiptèreê forme deux sectioDS bien itstinctes : les uns , ayant seuls les ê^ très cornées on écaillenses dans qg-partie de lenr étendue et meœbinneoses à l'extrémité, sont dits kAeroptèree; ils ont Ions le prolborai trèsdéveloppé en dessus coaimc le conêti des coléoptères. On en a lait deox f>milles suivant leur mode dlisbitatioB les uns , géocorises on pnnaiseï terrestres, ont les antennes plas k»^ gués que la tête , lenrs tarses ont trots articles; on les divise en plosicin^ genres d'après le nombre fles artida de leurs antennes, d'après Is gnsdeur de l'écusson , qui est la partie du mésotboni xwble en dessus , d'après la longueur de la trompe, d'après la forme do corps , etc. Ainsi les pentaiomee sont, ptra* les punaises i longue trompe et i corps ovale, celles dcat les antennes ont cinq articles ; les ieuteUères s'en distiiguent seulement par la grandeur de l'écusson qui reeoQrrr tout l'abdomen , et les corée* en diffèrent par lean totenoes de quatre articles (fig. 21); d'antres ponti»*. dont les antennes n'ont qne quatre articles, ont le corps bies plus allongé, ce sont les %é«s; quelques-unes sont misits comme un fil , telles sont les néidee. Les tÊÙrit sont èf petites punaises rertes ou diversement colorées, étroites rt molles , très-communes dans les prairies. Les géocori«^< dont la trompe est plus courte , en forme de bec aï^ H recourbé, sont les riduvet, qui sont éminemment caros»siers, leur tête est rétrécis en manière de coo, ^^ forme est asses semblable d'ailleurs à celle des hffff^ On range aussi parmi les géocorises les kgdromètrti, minces comme une aiguille , marchant sur les esnx vtf^ lenrs longs pieds aussi minces que des cheveux , et i^ gerri» , à corps étroit , i pieds minces et très-loog^ , ^ courent par brusques saccades à la surface des étiogs-

Les hydroeorieet ou punaises d'eau ont les snteooe» piss courtes que la tête et cachées sous les yeux; leur troo|)«««i couHe, acérée, et pique fortement Les unes, mcapsU» ^

Corcc.

CoriM.

nager, le meavent leutement ; leors pieds antérimirt, forti e( crochu, kar servent à saisir leor proie ; leur ebdoiiien »t termioé par deox longues soies formant ensemble un conduit re^ratoire : ce sont les nkpei , dont Tnne (M. wuirèe) a presque la forme aplatie et ovale des punaises terre» 1res, et Tantre, allongée et mince comme un bâton, la .V. linéaire^ forme le genre rtméUr; Les autres bydrocorins nagent an mojen de leurs pieds postérieurs faisant furûce de rames : les uns, nommés noMêorUt ont à peu près II forme des punaises ; leurs pieds antérieurs sont liiposés en crochet pour saisir la proie. Les autres , de forme oblongue, nagent sur le dos : c'est pourquoi on les lomme noUmecUi (vmtov , dos, viivc^ , qui nage) ; mais on iislingne encore, sous le nom de eorin (fig. 22), ceui qui, (FIS. ai.) »*^" aplatis,

manquent d'écusson visible et n*onl qu'un seul article aux tarses. Une seconde section

d'kémiptèreê comprend sous le nom d'Ao-

semblable )

ceux dont les

quatre ailes

ioolMOlblables entre elles, tels que les cigales et les puceroos, on dont les ailes supérieures, conservant le caractère les éiftres , ont le même degré de consistance dans toute 'ctendae : ce sont les eieadèUs, très- communes dans les Niiries, et \eê/ulfûrt9, remarquables par le prolongement le leur front Une espèce d'Amérique, \e/ulgoreporU-lam' «rue, passe pour être lumineux daJis l'obscurité ; les cicalèlei ont à peu près la même forme à leurs divers états *de trve, de nymphe et d'insecte, sauf le développement des tilei. Une petite larve de etreope , qui vit sur les herbes Ici prairies, s'entoure d'un amas d'écume blanche, |a 00 I nommée vulgairement écwmt prhuamhrt et «ra- Aa< de fremomlU. Les cigales miles sont pourvues d'un ippareil producteur du son, ayant la forme de deux timislei, à la base de l'abdoonn; leurs femelles, comme «lies des cicadèles , sont pourvues d'une tarière analopw à celle des mouches à sae , au moyen de laquelle illei introduisent leurs œufs dans la moelle des jeunes 'vneaux ; mais leurs larves , peu de temps après l'éclo- «00, s'enfonoent en terre, où elles continuent à se déveopper en suçant les racines , et où elles subissent toutes eors métamorphoses. Tous les homoptères se nourris- «ot du suc des végétaux, qu'ils pompent avec leur rompe effilée , ainsi que la plupart des punaises terresrot ; oiais ce sont les fmctranê et les eoektnilUs ou gal^ ^iutJleM qui , par cette manière de vivre , causent plus ie tort à ragriculture. Les pucerons présentent cetle »srticu!arité surprenante de pouvoir se propager penisnt lept ou huit générations sans fécondation, et en irodnisiot des petits vivants jusqu'à ce qu'à l'approche ie la mauvaise saison une fécondation soit nécessaire Mur la production des œufs destinés à survivre seuls uix froids les plus rigoureux. Les cochenilles présentent io mode de transformation non moins extraordinaire ; la emelle seule, pourvue d'un bec ou d'une trompe mince -t dépourvue d'ailes , se 6xe à demeure sur l'écôrce teniro des arbres en y enfonçant sa trompe. Le mâle, muni leulement de deux ailes borisonlales, mais dépourvu de trompe, n'a vécu que le temps nécessaire pour la féconda- ^0 ; puis la femelle, continuant à s'accroître, se change ivaot l'hiver en une sorte d'écaillé ovale ou presque glot^oleuse, sons laquelle sont entassés les œufs en quantité nmtidérable, entremêlés d'un duvet cotonneux. Au prin-

temps suivant, ces œufs éclosent et les petites larves ovales, aplaties, munies de six pieds et d'noe trompe, se répandent sur les branches voisines pour en pomper les sucs; à l'approche de l'hiver elles s'engourdissent, puis, an retour de la belle saison, les unes, subissant une véritable métamorphose , deviennent les mâles ailés dont la vie est promptement terminée ; les autres sont les femelles, qui continuent à vivre pour propager l'espèce au détriment des arbres qui en sont infectés. Toutefois, on doit noter comme compensation l'utilité de la eockeniUe du mapal provenant do Mexique et de plusieurs autres espèces de IKurope et de l'Asie, qui sont employées en teinture pour faire les plus belles couleurs écarlate et cramoisi. Les 2^i<<oj»rére«ou papillons ont pour larves leschenilles; leurs nymphes portent le nom de chrysalides et passent tout le temps de ce deuxième état , soit à l'air, suspendues par l'extrémité postérieure ou dressées le long d'un mur, et retenues par un cordon de soie qui les embrasse comme une ceinture , soit cachées en terre, soit enveloppées dans un cocon de soie. On les divise en trois familles , qui sont : 1* les diurnbs ou papUlons de jour, dont la chrysalide est à l'air et nue , et dont les antennes sont terminées en bouton. Les vrab papillons, tels que le spoehtum et le podalyrt^ ont les ailes inférieures prolongées en queue ; leur chenille est nue et vit sur les plantes ombellifères. Les piérides , tels que les papilUm» bkmes du chou et du navet, ont leurs chenilles souvent vertes, pubescentes ou couvertes d'un duvet court ; leurs chrysalides sont dressées le long des murs avec une ceinture de soie. Les wtwuttei, telles que le/Mum de jour ( V. io) et le ntlcain (F. ataianla) , ont leurs chenilles noires-épineuses et leur chrysalide pendue par l'extrémité postérieure et ornée de plaques dorées. 2<> Les crbpusculjiirbs, ainsi nommés parce que, pour la plupart, ils ne commencent à voler qu'au déclin du jour, ont les antennes prismatiques et plus épaisses au milieu. En raison de leur corps pins lourd et de leurs ailes plus étroites, ils ont un vol plus précipité que les diurnes et analogue à celui des oiseaux. Parmi eux on distingue les tpkinx (fig. 23), dont la chenille porte sur l'extrémité postérieure une

(Fig. 23.1

SpbiBi do caille-Uit.

corne charnue asses saillante ; ils ont une trompe fort longue, roulée en spirale, que , tout en volant , ils font pénétrer jusqu'au fond des corolles les plus longues, tel est le tphinx du eaiUe-lait^ remarquable entre tons les autres parce qu'il voltige sur les fleurs pendant la plus grande chaleur du jour. Les s^iVj sont des sphinx plus petits dont les ailes ont des espaces transparents comme vitrés ; les tmerinthee sont d'antres crépusculaires sans trompe, dont les ailes sont largement découpées. S<* Les NocTi'RVBs ou papillous de nuit sont de beaucoup les plus nombreux; ils ont tons les antennes amincies vers le bout , mais ils diffèrent entre eux sous les autres rapports. Les cossus , dont la chenille rougeâtre vit i l'intérieur des arbres vivants, ont presque la forme des sphinx ; les eatumiee , telles que le grand paon de nuit , manquent de trompe , ont les ailes largement étalées i

iNSTbUGÎlOhl POUR LE PEUPLE.

plal al les aatennei en peigne chei le mâle ; leurs cbenillet naes, verditret, avec des tobercnles saillants , vivent i l'air en dévorant les feuilles des arbres fruitiers et se transforment en chrysalide dans un cocon de soie grossière, brune, fermé en manière de nasse à l'eitrémité par où le papillon doit sortir. Les bombyx^ tels que le papillon du ver à soie , manquent également de trompe ; ils ont aussi les antennes en peigne cbes le mâle , mais leurs ailes sont rabattues en toit de chaque côté ; quelques bombjfi ont une chenille nue, d'autres ont une chenille velue , dont les poils très-fins causent de vives démangeaisons; leurs chrysalides sont enveloppées d'un cocon de soie plus ou moins épais. D'autres nocturnes sans trompe et â antennes en peigne sont tes Imioeampe* , que la disposition biiafre et la couleur de leurs ailes ont fait comparer â un paquet de feuilles mortes; les orgyéei dont les femelles sont presque sans ailes ; et les pnfehés, dont la chenille vit â la manière de celles des teignes dans un fourreau de soie , autour duquel elle fixe de petites tiges d'herbe sôcbe. Les éeaiUeê et les emUiwufrphet, qui diffèrent entre elles parce que ces dernières ont les antennes très-minces non peetinées, se font remarquer par la vive coloration de leurs ailes , dont les inf^ rieurcs sont ordinairement rouges ou jaunes , avec des taches noires ; elles sont munies d'une trompe en spirale. Les uoetuelUt , qui ont â peu près la même forme et dont les antennes sont simples , effilées , et la trompe trèslongue , s'en distinguent par leurs palpes inférieurs que terÈoine un article plus petit, et aussi parce que leur corps , au lien d'être couvert d'un duvet laineux , est revêtu d'écaillés comme les ailes. Leurs ailes supérieures sont ordinairement grises, nuancées de noir ou de brun, et les inférieures sont souvent d'une vive couleur bleue, rouge ou orangée , avec une ou deux bandes noires transverses. La noauelU Jianeée (fig. 34) , dont nous donnons la|figure,

(FIg. U.)

Noctaelle fiancée.

a les ailes inférieures d'un rouge vif. La chenille d'une autre noctuelle caractérisée par une petite tache dorée en forme de lettre grecque , la M gamma , a causé quelquefois des dégâts considérables dans les champs cultivés, quand, par un concours de circonstances asses rares, elle s'est multipliée à l'excès. Les pyraUi sont de petits papillons agréablement colorés dont les ailes en toit écrasé sont élargies en avant , ce qui les a fait nommer phalhut à ehappe ou à larges ipauUi. Leurs chenilles sont appelées tordnuei, parce que pour la plupart elles roulent et tordent les feuilles dont elles se nourrissent pour s'en faire en même temps un abri. Telle est la pgraie de la vigne , qui pendant plusieurs années a causé de si notables dégâts dans les vignobles du Maçonnais. Cependant certaines pyrales ont un autre genre de rie : telle est \m P, des pommes , dont la chenille rit â l'intérieur des pommes et en mange les pépins. hespkaUmest par leurs ailes étalées et vivement colorées , ressemblent â des papillons de jour ; elles proviennent de chenilles que leur manière de marcher a fait nommer arpenUuses, Ces chenilles, en effet, n'ayant pas de pattes membraneuses an milieu du corps , se plient en deux comme

un compas et s'étendent farujqiMmeBt posr fixer plm kkn leurs pattes antérieures. Citons enfin , eomme dennèn section des nocturnes, les pUropkores, doat les aîki mi fendues et découpées comme des plumes , iA les teifma, dont les chenilles, vivant dans an fourrera, délniiMBt % promptement les étoffes de laine dans lesquelles os )» a laissées s'établir.

Les diptères constituent aussi un des ordres les pks nombreux de la classe des insectes, et en même temps un des plus difficiles â étudier â cause de la déiicdeM extrême des moucherons qu'on ne peot toucher mu les détruire. On a formé une première fiunille, wn le nom de némoeires , avec ceux dont ka antennes tan longues ont au moins 6 â 12, et le piva souvent 11 ■ 1 fi articles : oe sont les eamsius , les Upmies et betoonp d'insectes analogues dont les larves , pcNirvues de icichoires distinctes, rivent dans les eaux, on dans U tomm. ou dans la terre humide, ou dans les ebAmpigoons. l ik deuxième famille de diptères est celle des tangtfma. dont les antennes de trois articles ne montrent aocos^ dirision transverse au dernier article; leur trompe, m suçoir, composée de quatre pièces , leur sert à pomper h sucs des fleurs ou des autres insectes qa'ils pourmireat an vol. Leurs larves sont des vers longs , presque qiisdriques et sans pattes, dont la tête écailleuse est ans» de crochets , et qui, carnassières pour la plupart, nind dans la terre ou dans le sable. Tels sont les «tin, n corps allongé , dont la trompe est courte et qui ne rheci que de rapine ; tels sont anssi lea fomèyle* , dont le corpi très-velu est arrondi et dont la trompe trèo-longie, Singée en avant , va pomper le nectar des fleurs an-deBss desquelles ils se tiennent immobiles en volant Les ûrrw. dont la piqàre est si redoutée des bestiaux , coostiliesl avec quelques genres voisins, une troisièBie famille, a* ractérisée par le troisième et dernier article des aatesKi qui est annelé , et par leur suçoir de rix pièces.

Les notaeantkes constituent la quatrième fiunSIe in diptères ; ils ont également le dernier article des ante»nes divisé transversalement, mais leur suçoir est <fr quatre pièces. Comme leur nom Tindique, plusîeon m\ des pointes saillantes sur le dos, tel est le stretiot, qu'on appelle aussi mouche armée, et dont li iim grise , coriace , en forme de fuseau aplati , rit dam )n eaux. La cinquième famille , celle des aikérieèra, «sprend les innombrables espèces de m&mehes. Elle cit oractérisée par des antennes ayant une soie latérale à côk du dernier article , par la trompe membraneuse, Iragv, coudée, rétractile dans une cavité sous la tête, arec dm lèvres terminales. Une dernière famille enfin , celle dH pupivores , est caractérisée par ce fait singulier que \» larves acquièrent tout leur développement dans le corpi de la mère et n'en sortent qu'à l'instant même oè eflca se transforment en nymphe ; ce sont les kippoboepM os movches-araignées qui s'attachent ri ^obstinément soi cbevaux ; ce sont auiai des mouches analogues , les &rà^ mies, qui rivent sur les oiseaux, et enfin d'antres naetin sans ailes qui rivent sur les moutons, sur les cfasnves-ffNint.

Nous n'ajouterons rien ici au sujet de Tordre dea apkiniptères , qui ne comprend que les diverses espèces de puces , ni au sujet des parantes , comprenant lei mo* breuses espèces de poux et de ridns qui sont propret â différents oiseaux et mammifères. Quant aux thfseassru, nous dirons que ce sont, d'une part, les It^mn on forhicines , ces jolis petits insectes argent» aax Iûogués antennes, et dont l'abdomen est terminé par trms filets , qu'on volt si souvent courir dans les buffeb, «à ib se nourrissent de sucre, et sous les planches ou les vanblés. Ce sont ausri les podures , petits insectes Doirâtres qu'on voit sautiller comme des puces, an moyen cTise sorte de queue â deux branches reliée sous TùAoïoet et brusquement redressée comme an ressml

ZOOLOGIE

Litbobie.

La dasse àêê' wffrù^^odêi comprend Miilemeiit deux 'tmlies, iivoir : 1<* let ekilo^iuuke»^ dont le corps eit plus tar, comiDe crotticé , et qoi ont des antennes de sept triickf , des pieds cooiis insérés par doubles paires sons iluqne i^gment : ce sont les itiiet, dont le corps, formé de 10 à 60 segments, est presque Cf lindriqne ; XtêpoUfdumet^ |iii en diffèrent parce que chaque segment est aplati et hrgi en dessos ; et les gUmuri» of ales-oMongnes, semiliblei à des cloportes, susceptibles de se rouler en Mialef et n'ayant que 32 ou 34 pattes ; ^ les chilopodes, (Fig. 2&.) <l<M>t les antennes ont au moins 14 articles ; leur corps est plus mou , déprimé , et chaque segment ne porte ordinairement qu'une seule paire da pieds, dont les derniers, plus longs et rejalés en arrière , semblent former une queue : ce sont les •cohpenirf ou wûiU-piedM^ très-agtles et souvent trèt-longuea , dont tous les segments sont égaux et portent -chacun une paire de pieds ; les /itkobiea (fig. 93), moins allongées et qoi en diffèrent par l'inégalité de leurs plaques dorsales, qui sont alternativement plus longuet ^ plus courtes; les scotigères enfin préaentent en dessons 13 demi -segments portant chacun uue paire de pattes trèslongues et très •fragiles, mais ils n'ont en lesnu que 8 plaques dorsales.

U classe des arachirdbs est divisée en deux ordres itruit le mode de respiration par des sacs pulmonaires ■ par des tracli^. Les aroeàmidet puknoncùres forment bn familles, savoir : 1<* les/lmssf on araniidet^ à 2 « 4 ncs pulmonaires et comprenant les divers genres Tmignées, distinguées entre elles par la disposition le leurs 9 ou 8 yeux , par leur genre de vie et par I longueur relutive de leurs pattes ; 2^ les pédipal' la, comprenant les scorpions et quelques autres aninox venimeux des pays chauds. Parmi les aroehnidet «eAcomef on compte les fimx^tem'pionM ou pimetÊ (fig. 26), très-petits animaux (Fig. 96.) vivant sous les écorces des

arbres et dans les vieux livres; les/cucAeura, trèscommuns dans la campagne au pied des mnrs , et reoonnaiÎMables à leur corps ovale sans segmentation et à leurs pieds excessivement longs; les aeariemt^ qui devraient être considérés comme un ordre distinct, tant leurs différents genres sont nombreux et variés. U classe des enutaeé* se divise en trois groupes, d'arà la tlmcturo des organes de la manducatiou. Ceux loot la bouche est munie de mâchoires distinctes, forment raf ordres diitincta, savoir: 1» les dieapodet^ qui ont et ycoi pédoncules et 10 pattes dont les premières orlàiairemeot terminées en pince ; parmi eux on distin- |D< Ici braektfurM , comme la erabe , dont l'abdomen ^ replié en dessous et non prolongé en manière |c qoeoe ; lea aM«rmir«f , comme l'écrevisse , dont abdomen est an contraire prolongé en queue large, errant d'organe locomoteur; 2<> les Mtowtapodeê^ comme I iquitU , qui en didèrent parce que les branchies , 10 lien d'être cachées sous la carapace , sont annexées un fausses pattes de l'abdomen en forme de houppe ; 1^ la n^k^tûdtt (fig. 27) , qui ont lea yeux sessiles, • t^ distincte des segments suivant qu'ils sont dis- ^l», comprimés latéralement et non recouverts par Boc carapace , comme chei lea décapodes ; le nombre de leurs pieds est ordinairement de 14, et ils respirent an

PioM.

moyen de vésicules membraneuses fixées à la base des

(Fig. A7.)

Anphipod*.

pattes thoraciqnes ; 4^ les lœmodi' podeêj tels que les eyamet ou poux " ""^^^V de haleine , sont parasites pour la

^^^A plupart et diffèrent des précédents

gjfj^k^£r P^^ '^ P^u ^^ développement de r2kWi.j£\ l'abdomen ; 5<' les isopodes^ tels que les cloportes , en diffèrent par leur forme aplatie de haut en bas et non latéralement, et par la position des lamelles respiratoires sous les derniers segments de l'abdomen ; 6° les bratukiopodes , qui sont caractérisés par leurs pieds très-nombreux servant d*organes respiratoires , et par leur carapace molle :

tels sont les daphnies ou puces aquatiques , les apus et les branchipes ; T^' les copépodes , caractérisés par le mode de division de leurs pieds en deux branches articulées et paraissant jouer aussi le rdie d'organes respiratoires ; ce sont de petits crustacés presque microscopiques dont l'abdomen se prolonge en manière de queue ; on les connaît sous le nom commun de eyckfpes; 8» les ostrapodes, comprenant les rypris , qui, longues de 1 à 3 millim. , sont renfermées dans une petite coquille bivalve, en forme de fève. Le deuxième groupe des crustacés comprend ceux dont la bouche est en forme de bée ou de trompe pour sucer le sang des animaux , sur lesquels ils vivent tous en parasites. Les uns , tels que les argules et les caliges, changent peu de forme après s'être fixés ; d*antres , au contraire , tels que les lemées^ se déforment i tel point que pendant longtemps on les a pris pour des vers. Le troisième groupe se compose du seul genre limule , caractérisé par l'absence de mâchoires proprement dites : la base des six paires de pieds qoi entourent la bouche devant en tenir lieu. Les limules sont recouverts d'une carapace de deux pièces, dont la postérieure se prolonge en un stylet trèsfort.

A la suite des crustacés nous plaçons enfin les cirrhipèdes, qui précédemment avaient été classés avec les mollusques, mais qui, par leur organisation et leur mode de développement , ont la plus grande analogie avec les crustacés copépodes ; ce sont : lo Les balanes ou glands de mer, qui, après avoir vécu librement dans les eaux de la mer, sous la même forme à peu près que les larves de cyclopes , se fixent par le dos sur les rochers et sur divers corps marins , et s'entourent d'une coquille calcaire de six pièces, fermée par deux ou quatre valves mobiles ; 2* les anati/es. ou lepas^ qui, après les mêmes phases de développement , se fixent par un prolongement frontal , qui devient un long pédoncule coriace, et s'entourent également d'une coquille de plusieurs pièces ou d'une enveloppe coriace.

En tête de la classe des vkbs on place les annilides ou vers à sang rouge , parmi lesquels certaines espèces marines ont les plus grands rapports de structure avec les myriapodes , telles sont les néréides ; tous les autres ont également un système nerveux et circulatoire , mais quelques-uns n'ont d'appendices extérieurs qu'à une extrémité du corps , ce sont les tubieoles en général et notamment les serpules^ qui vivent dans des tuyaux calcai* res, contournés comme les coquilles des mollusques; plusieurs tubieoles ont en outre le sang coloré en vert Les lombrics on vers de terre n'ont à l'extâ'ieur que des rangées de petits piquants très^oorts qui leur servent i s'accrocher en terre. Les sangsues^ enfin, qui sont aussi des annéRdes , n'ont plus aucun organe extérieur et se meuvent seulement par le moyen de deux ventouses situées aux extrémités de leur corps, ou bien en serpentant dans les eaux.

Les mfêloliiei oa rotattwri sont des vers microfcopiqaet confondiif aotrefoit , en raifoo de leor petiletie exlreoie , avec les infiuoirefl ; presque tous sont poarvns de mâchoires et leur inlesUn est complet : tels sont les rotifirti et les hrachions , qui ont en arant deux eipansiotis arrondies et bordées de cils vibratiles qu'on a comparés à desroues dentées en mouvement — Les nimatoides sont des vers parasites pour la plupart dans Tintérienr des autres animaux : tels sont les ascaridei et les felairtê , dont la longueur est quelquefois si considérable. — Les siponele» et les éekiurei , vivant dans les eaux de la mer et qu'on plaçait précédemment avec les échinodcrmes, doivent aussi faire partie du groupe des vers ; il en est de même des échfnorrhfnquti t vers intestinaux dépourvus de bouche et d'intestin,; et des eeHoide», tels que les tiniaê. — Les trimatodu sont un ordre de vers intestinaux ou helminthes qui n'ont qu'un intestin incomplet, c'est -i -dire pourvu d'une seule ouverture : c'est un trématode, le i2ijlowu hépatique, connu sous le nom de douve, qui se mul* tiplie à l'excès dans le foie des montons quand les pâturages sont trop humides. — Les turbeliurii* on planariie enfin sont un dernier ordre de vers.

A la suite des moUutque$ , qui ont fait l'objet dn traité de CoNCHYLiOLOGiB , on place les tunkiere, tels que les oscidieê, qui sont des mollusques acéphales sans coquille et dont certaines espèces très-petites i ivent agrégées ou réunies dans une masse commune ; ceux-ci forment le passage aux bryozoaires , tels que les etekarts et Xttfluttree^ confondus autrefois avec les polypes , mais qui en réalité ne diffèrent des tnniciers que par la couronne de longs tentacules munis de cils vibratiles qui entourent leur bouche ; ils vivent agrégés , et forment des polypiers calcaires on cornés , brancbus ou en larges feuilles qui proviennent de la soudure de tontes leurs cellules ou enveloppes particulières.

La classe des ichinodemui comprend les aelériet ou étoiles de mer (fig. 28), et les oureitu , nommés aussi châtaignes de mer et qui sont si évidemment des animaux rayonnes. On divise les oursins en un grand nombre de genres, suivant leur degré de régularité. Ils ont tous un intestin complet dont les deux extrémités , cbei les vrais oursins et les eidariUê, occupent le milieu des faces supérieure et inférieure; nuis, chei les elypéasUrei, la (Fia. tô.) bouche seule est au

milieu de la face inférieure, et l'autre extrémité de l'intestin vient aboutir près de la circonférence. Les spataM" guee , au contraire, que leur forme a fait comparer à un cœur, sont oblongs et présentent la bouche i une des extrémités en dessons et l'anus au côté A"*^' opposé. Ils forment

ainsi le passage des vrais échinodermes , dont l'enveloppe est hérissée de piquants calcaires mobiles , aux koloàm" ries , animaux marins en forme de gros vers à peau coriace , et munis de petits pieds rétractiles.

La classe des acaUphee , qui faisait aussi partie de l'embranchement des animaux rayonnes, comprend les méduses , qui présentent au plus haut degré ce caractère de régularité ; elles flottent dans les eaux de la mer et se composent d'un disque convexe comme celui des champignons, sous lequel se trouve une vaste cavité digestive entourée de tentacules , et des organes reproducteurs ; mais ces méduses, qui par leur forme et leur colo-

ration ressemblent tant i dea fleon flollantes, ne foiH que la dernière phase du développement de ceHai« animaux qui , dans leur premier âge , ont tous les ca< ractères des polypes hydraires. Tontiefoia , parmi In wct lèphes, on compte aussi les beroiê, dont la strodorc, quoique également symétrique , diffère DOtablemeni ; t les phygopkoridêê , telles que les pkyteUeê oa gaUrn , b talement irrégulières et caractérisées par la présence d'anj vessie remplie d'air qui les soutient i la sorface àt It om*- La classe des pobfpes peut se diviser en trois graod«{ sections, savoir : 1** les pohfpee hydraireê , qui, H que le fait ne soit démontré que pour qaelqnes^as , pi raisient , comme les sjfjuorynrf , les campetnuUires , rk. susceptibles de donner naissance à des méduses oi i d'autres acalèphes, qui sont leur phase de fructificaiMi et dont réciproquement ils sont la phase végétative. Pim eux se trouvent les serlulâires , polypes marins dool I polypier, corné, jaunâtre, présente les ramificaliooi \t plus élégantes. C'est aussi à ce groupe qu'il faut rapp^'< ierV hydre ou polype et eau douce ^ rendue si famensf ^ les expériences dont elle a été robjeC sur sa molUphcf tion quand elle est coupée en môrceenx; 2« les iotaiim (Fig. 29.> ^^y ^'> R°® y actinie (fig. 29), oo ortt de mer, ou anémone de mer, qei< sons une mince épaissenr d'eau près à rivage de la mer, étale ses nombres tentacules de manière à imiter les flier les plus brillantes. Cette naéme MrtM comprend les «Muiréperess et une ité d'autres polypes qui, daiia les men h pays chauds , ont la faculté de terrrln en commun nn polypier calcaire djt^ sèment ramifié , ou en feuilles plissécs , ou en num lobées ou arrondies , et ordinairement parsemées <lr té- Iules étoilées qui correspondent à chaciin des poiffin participant à la vie commune. Ce sont eux qui . ^ la mer du sud , produisent des bancs de coraux si àtagereux pour les navigateurs ; 3« enfin les edeyonieu, <]ti, comme les précédents , n'ont qu'un intestin iocompVi, mais qui n'ont que huit tentacules rayonnant , ordisi»^ rement bordés de dentelures ; ils sont tous sjrég» <4 réunis dans une vie commune : quelques - uns fi>ra'nl seulement une masse charnue ou spongieuse , ce loot !«i vrais aleyone; d'autres forment k l'intérieur un poiyp«' corné très -ramifié , ce sont les gorgones. Les im <«^ un axe en partie calcaire, avec des intervalles coroés. U corail enfin a un axe tout calcaire remarquable par a belle couleur rouge.

La classe des in/usoires comprend une foule d'soiisiu très-divers , mais d'une organisation très-simple : le* dis sont couverts de cils vibratiles : ils ont une boec^. ^ peuvent recevoir leurs aliments dans des estoosa •]» se creusent temporairement an milieu de leur sakstii^ homogène ; d'autres , tels que les amibes on proUa . rit montrent sous le microscope le plus puissant qu'âne petite masse de substance homogène, diaphane, soscrpti)^ de se mouvoir spontanément en changeant de fono^ * chaque instant , et cependant des animaux d'une or^ nisation aussi simple, les rfaisopodes, peuvent l'eoi^ lopper d'une coquille calcaire si régolièrê, qn'oo \ei i classés précédenmient avec les mollusques céphalopodo sous le nom àt foraminiflres.

Les éponges enfin, ou les spongiaires, en géofn'sont le dernier degré de l'animalité; en effet, sf ^ i< simplicité de structure des amibes , ils ont de dmos !'*•' dividualité : c'est une masse de matière vivante qni vcrète à l'intérieur une charpente cornée on siliccose lrr<délicate, survivant seule après la cessation de la lif* F. DUJARDIN,

nais. — TTrossAran ruai tBiass, ass sa vâiciSAU. M-

Paxu.— DUBOCHET, LECHEVALIER bt C», 60, RUE RICHELIEU. ~ 25 amriuu.

CONCHYLIOLOGIE

SoQg le nom de Mollusques , animaax mous , on distingue nn groupe particalier et très-nombreax d'animaux aux formes les plus variées et les plus bixarres « dont le corps est mou et d'une substance comme gélatineuse. Les mol- Ifuqaes sont couverts d'une peau , dans laquelle ou sur la- ({nelle se développe le plus souvent un test calcaire, ou coquille, dont la solidité leur offre abri et protection (Gg. 1).

(Fig. 1.) NériUo« »trigii:ec.

Ce test n'est autre chose qu'une croûte dure plus ou moins épaisse , produite par le mollusque et se développant dans la même proportion que lui. On peut le comparer aux os qai soutiennent et protègent les chairs et les viscères des animaux des ordres plus élevés.

Tous les mollusques ne sont pas couverts d'une coquille. Ches quelquesuns cette partie calcaire est intérieure, c'est-à-dire toujours couverte plus ou moins complètement par le manteau , et pas ou peu apparente; chex d'autres, elle est rudimentaire, c'est-à-dire si peu développée ou si imparfaite , qu'on ne la reconnaît que par analogie ; ches d'autres en6n elle est absolument nulle (fig. 2).

Ces différences, asses remarquables, ont fait désigner sons le nom de molbuqueê mu ceux ches lesquels la coquille n'est pas apparente ou manque entièrement , pour les distinguer des mollusques à coquille. Ceux qui sont privés d'un test protecteur possèdent cependant d'autres moyens de défense : leur peau sécrète une humeur acre , d'une odeur repoussante , qui suffit pour éloigner la plupart de leurs enoemis ; et ches ceux dont la coquille est interne , ou MuJement rudimentaire , on reconnaît que ce faible abri «t placé de manière à couvrir les organes les plus importants.

(FJg-2.) Oneliid» Boiritre.

On remarque une très -grande diversité dans la forme du corps des mollusques ; ce corps représente cependant toujours , quand l'animal est développé , une masse charnue, molle et visqueuse , qu'on a comparée à un gros ver ; ce qui fit autrefois donner à ces animaux le nom de r^s à coquille» ou vert teitacé*.

Le corps des mollusques , malgré sa mollesse , qui ne laisse supposer qu'une ébauche d'organisation , se compose cependant d'organes bien reconnaissabics et remplissant diverses fonctions. On distingue assex bien leurs muscles souvent nombreux, leur tube digestif et ses parties accessoires ; ils ont un système assex complet de circulation sanguine et de respiration aquatique ou aérienne, des nerfs , etc. Mais il s'en faut que tous les mollusques présentent le même degré d'organisation , et , si les plus favorisés d'entre eux semblent se rapprocher en quelque sorte des poissons , il faut avouer que la distance qui les sépare de ces animaux vertébrés est énorme , et que les traces d'analogie ne se rencontrent que sur un trèspetit nombre d'espèces.

Les uns ont une tête distincte , et sont désignés sous le nom de Cépha- Lés (m?«X4,, tête) (fig. 3) ; les autres n'ont pas de télé apparente:

ce sont les Acéphalks (a, privatif; xif«X^, tête) ; et , dans quelques-uns de ces animaux, dont la léte est visible , elle est séparée du corps par une espèce d'étranglement.

Leur peau , plus simple dans sa structure que celle des animaux vertébrés, est toujours molle et enduite d'une matière visqueuse que sécrète l'animal. Cette peau est très -sensible et plus ou moins lisse (fig.

4) ; quelquefois elle est assez ample

(Fig. 4.) PorMUiM Ugrt. P**."*^, *^°"*

^ • ' • vrir la co-

quille entièrement ou en partie ; souvent aussi elle repr^nU OD. galDe ouverte gîolj«nj.{ly ^^j^jt^gj!^ ,

(Ki||. 3.) CifhêU.

ou plus ou moins dans toute sa longueur. La disposition asses remarquable de cette peau , quelquefois très-exten* sible et dans laquelle , au moindre sujet d'inquiétude , ranimai peut s'envelopper par un mouvement de contraction en se retirant dans la coquille , lui a fait donner le nom de manteau. Parfois ce manteau ne présente qu'une ou deux petites ouvertures , où il offre des prolongements qui s'étendent fort au delà de la coquille , et l'on a donné

le nom de «iphant à ces

prolongements charnus et contractiles (fig.

5). Ils sont terminés à

(Kig. 6.) M.elre IrUuguUire. ïcn"" ouver-

ture par une couronne de papilles découpées ou frangées, plus ou moins distinctes et à travers lesquelles passe l'eau nécessaire à l'animal ; lei siphons sont aussi en partie le siège du toucher.

L'épaisseur du manteau n'est pas toujours la même ; servant d'enveloppe protectrice unique à quelques-uns, il est rude on épais selon que l'exigent les habitudes du mollusque qu'il recouvre. Ses bords sont simples , on divisés et frangés, et quelquefois garnis d'appendices plus on moins développés. La couleur du manteau varie autant que sa forme , et c'est à la matière colorante qui se trouve sur ses bords qu'est due la coloration de la coquille ; car ce sont les bords du manteau qui sécrètent la matière calcaire qui constitue le test. Le dépôt de cette matière ne se fait pas toujours d'une manière continue ; il est plus abondant à certaines époques ( fig. 6 ). Aussi forme- 1- il des bourrelets successifs (stries d'accroissement) plus ou moins prononcés, qui prouvent l'intermittence de la sécrétion calcaire.

C'est encore à la disposition particulière des bords du manteau que sont dus les caractères de la surface extérieure de la coquille. Lorsque ces bords sont simples et unis , la coquille est lisse en dehors ; tandis que lorsqu'ils sont ridés , tuberculeux , lamelleux on frangés , la surface extérieure du test présente des rides , des tubercules , des lames, des franges. Ainsi, l'inspection seule de la coquille fait supposer la forme des bords du manteau. Le système musculaire des mollusques présente des différences remarquables. En effet, ceux de ces animaux dont la coquille est composée de deux pièces ou valves ont un ou deux muscles principaux situés aux extrémités on au centre de ces pièces (fig. 7).

Par leur contraction , ces muscles sont en antagonisme constant avec un ligament élastique formant charnière et destiné à faire écarter les bords libres des valves et agissant comme un ressort qui serait tendu pendant le rapprochement de ces pièces , et au repos pendant leur écartement. Les traces de l'insertion de ces muscles sur les valves sont plus ou moins apparentes , et on les désigne sous le nom d'impressions musculaires , pour les distinguer des traces que laissent les bords du manteau et qu'on nomme impressions palUales.

(Kig. 6.) Scalaire.

(F«g.7.) Notacalinc du GsDgc.

Le manteau présente aussi de nombreux pcbts faisceaux de muscles bien distincts chex les uns . peu apparents chex les autres ou perdus dans le tiisn de cette emeloppe qui est contractile dans tonte sa surface. Le pied est composé lui-même de plusieurs paires de muscla souvent très-gros.

Quelques-uns de ces mollusques présent«it une disposition particulière on plutôt une modification du tiara musculaire , je veux parler de ces fibres sof eoses qui servent à fixer l'animal à des corps étrangers en lui laissait la liberté de certains mouvements autour d'an point fiu (fig. 8). On a donné le nom de byssms à ce pied soyra

(Fig. 8.) JamboDBMo «t ton by«M«.

formé de fibres musculaires qui obéissent encore, di moins dans une partie de leur étendue , à U volonté de l'animal ; car si le byssus devient inerte à son extrônite adhérente au corps étranger, il reste contractile à see point de jonction avec l'animal.

Ce que nous venons de dire du système musculaire

des moUosqnes:

ne s'appliqoe qu'à ceux ée ces animaox dont la coqailic f^t composée dt deux pièces *i qu'on distiogae sous le nom de hiralves on i denx valves (fig. 9). Us (Fig. 9.) Paoopée autres , dont U

coquille est d'une seule pièce ou univahes (fig. 10). et ceux surtout qui ont des bras, présentent des m>ucles plus nombreux en<tir« ; ils étaient indispensables pour les mouvements d'organes qui ne se rencontre^ pas chex les premiers ; et il « fallait un mnscle partiralier et puissant pour faire rentrer l'animal daat sa coquille souvent profonde et en spirale. Ce muscle a (Fig. 10.) Hélice. j^^ p^^i «Tappni an som-

met intérieur du test, et répand ses fibres dans le ceotnr de la base du mollusque qu'il attire en se contradanL

Enfin l« espèces dont la coquille e»!

formée de plusieurs pièces (mmbiralres)(fig.lll

DOscabrlo. oot de. »n^

' des destines

(i'ig-l

à imprimer le mouvement k chacune de ces piècM. La bouche, dont la forme est variée, n'est pas ««n

,.l„. loujour. w5-^,^'''Mvc!;ni^iî'^ ^ '"

CONCHYLIOLOGIE

(Fig. li.) DtnU d* !• Mîckt.

animaux dont la lète n est pai distincte ; elle présente généralement un petit sillon longitudinal ou transversal, placé en avant ou en dessous de la masse charnue qui porte les tentaculei.

Dans la plupart des mollusques, on ne trouve aucune trace de dents; quelquesuns seulement présentent des appendices cornés qui en tiennent lien (6g. 12).

La bouche se compose dans quelques espèces d'an anneau dont les bords sont frangés ; dans d'autres elle se présente au centre d'un bourrelet demi - circulaire (fig. 13), qui se termine soit par un appendice, auquel on a donné le nom de tentacule labial, soit par une frange on voile membraneux , dont le développement varie beaucoup.

Quelques espèces ont les lèvres très-développées et en (F^. n.) B..<k. i. rMU«. fo^, ^ trompei. rt cet le-

vres , quoique contractiles, ne rentrent pas dans la cavité baccale ; taudis qu*il y a un grand nombre de mollusques dont Tœsophage (partie du tube digestif placée entre la bouche et l'estomac ) peut au besoin se porter au dehors de la bouche sous la forme d'une trompe , dont les mouvements d'extension et de contraction s*expliquent par la présence de muscles particuliers situés autour de cet organe. Les mollusques céphaUt , dont quelques-uns soumettent leurs aliments à une sorte de mastication, ont un appareil salivaire représenté par une ou deux glandes placées sur les' côtés de l'œsophage ou libres dans la masse îtscérale.

L'estomac qui fait suite à l'œsophage est souvent dans les mollusques à tête, simple ou peu distinct; quelquefois il est composé de plusieurs poches, et Ton remarque dans certaines espèces que cet organe est enveloppé de muscles fort épais qu'on a comparés à ceux du gésier des oiseaux. On remarque aussi que la membrane muqueuse de l'estomac de quelques mollusques est tapissée de petits tubercules cornés ou qu'elle contient de petits osselets qui facilitent la division des aliments. Dans les mollusques sans tête, l'estomac n'est , faut-il le dire , qu'une cavité creusée dans le tissu du foie qui y verse facilement et abondamment la bile nécessaire à la digestion ; tandis qae le foie des céphalés est toujours distinct et séparé de Testomac qu'il enveloppe quelquefois, et avec lequel il communique à l'aide de canaux assez développés.

Les intestins sont aussi enveloppés par le foie; ils offrent des circonvolutions généralement peu nombreuses et se terminent à l'orifice anal, presque toujours pédicule et postérieur dans les mollusques sans tête , tandis qu'il est le plus souvent latéral et rapproché de l'extrémité antérieure dans les mollusques ayant une tête.

(Fig. 14.) Tabe digettif de l'hélice Uctéf .

D'après ce que nous avons dit de l'organisation de la bouche des mollusques, on comprend que leur nourrilunt doit varier beaucoup. Ceux qui ont une bouche garnie de lèvres extensibles multiples ou sous forme de trompe, peuvent saisir leurs aliments, et ils se nourrissent de petits animaux ou de plantes ; ceux qui, mieux partagés, ont des bras armés de ventouses puissantes et nombreuses et des dents cornées , s'emparent de vive force d'animaux marins , même asses gros , qu'ils dévorent. Il n'en est plus de même de la plupart des mollusques sans tête distincte, et surtout de ceux qui, par leur adhérence aux rochers ou aux corps submergés , ne peuvent aller an-devant de leur nourriture et seraient condamnés à attendre qu'elle se présentât , s'ils n'en trouvaient sans cesse les éléments tout préparés dans l'eau qu'ils aspirent, et si les molécules animales ou végétales que cette eau tient en suspension ne suffisaient pour satisfaire leur modeste appétit. Ces aliments, bien pauvres en apparence, se composent cependant de parties qui , après avoir parcouru tout le tai>e digestif et fourni à rabsorption tout ce que l'animal pouvait s'assimiler, sont rejetées au dehors comme les restes d'une alimentation plus substantielle.

Ainsi les uns se jettent sur leur proie , la saisissent et la dévorent ; les autres, ne jouissant que de moyens de locomotion d'une lenteur extrême, ne doivent vivre que de végétaux on d'animaux morts , et ce sont les plus nombreux. Ceux qui n'ont besoin que des principes tenus en suspensioq dans l'eau , sont tous immobiles et fixés aux roches sous-marines. Presque tous , enfin , avalent de la terre, des grains de sable, de petites pierres, et paraissent y trouver une alimentation suffisante.

On est porté à croire que les mollusques peuvent en général supporter pendant asses longtemps la privation de nourriture. Les escargots de nos jardins, qui mangent beaucoup en été , passent tout l'hiver sans sortir de leurs coquilles. Cette abstinence aurait-elle quelque analogie avec l'engourdissement de certains animaux d'ordres plus élevés? C'est probable, mais on ne sait rien de certain à ce sujet.

Les organes de la circulation du sang des mollusques sont en rapport avec ceux de la respiration, dont ils dépendent en partie ; car ils se trouvent naturellement modifiés suivant la nature du fluide que ces animaux décomposent.

Ceux qui vivent dans l'eau décomposent l'air que cet élément contient, à l'aide de branchies; ceux qui sont terrestres respirent Fair libre au moyen d'une cavité tapissée de vaisseaux sanguins et à laquelle on a donné le nom de poumons. Cette cavité plus ou moins grande communique au dehors par un trou étroit , ouvert généralement avec l'anus sur le côté droit antérieur du corps. L'orifice de la cavité pulmonaire de quelques-uns s'ouvre et se ferme an gré de l'animal , et la cavité admet l'air ou l'expulse en se dilatant et se contractant , sans autre mécanisme que l'action musculaire.

Les branchies sont composées de feuillets très-minces ; elles sont externes ches quelques mollusques , internes ou recouvertes par le manteau , ou situées dans l'intérieur d'une cavité qui occupe le dernier tour de la coquille chez les autres. Enfin , certaines espèces , comme les patelles , ont des branchies qui forment un cordon frangé tout autour du corps , sous le bord du manteau.

Les acéphales i coquilles ont quatre feuillets branchiaux , deux de chaque c6lé , enfermés entre les deux lobes de leur manteau , et entre lesquels passe le pied , quand cet organe existe.

Les acéphales sans coquilles , ont une branchie représentant nn ruban étroit qui traverse obliquement l'intérieur du corps.

L'hullre respire en faisant passer l'ean sur ses branchies , et en entrouvrant simplement sa coquille et les bords antérieurs de son manteau ; elle l'expulse en refermant cette coquille.

Un usage accessoire des braocfaies, bien extraordinaire,

( Fig. 16.) Organes da la digrttion , de la respiration et de la clrcolation do poolpe coaunon.

dit Cnvier, est celai qu'elles ont dans les acéphales à coquille , de servir , pendant quelques temps , de réceptacle aux œufs et même aux petits déjà éclos.

Les bivalves présentent sur la ligne médiane un renflement traversé le plus souvent par l'intestin. Ce renflement musculaire, fusiforme, symétrique, est appelé le cœur (fig. 16); il est composé d'un seul ventricule et d'une oreillette simple et non symétrique, ou double et alors symétrique. De ce cœur partent deux grosses branches (aortes) ; l'une antérieure, plus large, se ramifie dans la masse viscérale et l'extrémité antérieure, l'autre postérieure et moins développée se distribue aux parties postérieures.

Les veines , suivant un cours opposé à celui des artères, se réunissent en branches et se rendent dans un réseirvoir commun placé audessous du cœur ; deux gros vais- /Fig. 16.) (keor de l'hoftre- seaux partant de ce réservoir et se distribuant aux branchies , apportent à ces organes le sang veineux, et c'est au moyen d'autres vaisseaux que le sang qui a arrosé les branchies et s'y est reconstitué , revient dans l'oreillette du cœur pour se répandre de nouveau dans toutes les parties du corps de l'animal. La circulation du sang des mollusques à tête, diffère seulement par le mode de distribution des vaisseaux. Placés toujours près des branchies , le cœur et ses annexes ne sont symétriques qu'autant que la coquille est elle-même symétrique ; le plus souvent une seule aorte part du cœur, se divise en deux branches, dont Tune, antérieure, porte le sang à la tête et à une partie des organes reproducteurs ; l'autre , postérieure , se distribue aux viscères , au manteau et an pied.

Les mollusques qui respirent l'air libre ont une circulation analogue à celles des antres mollusques ; la cavité pulmonaire est tapissée de ramifications vasculaires , veineuses et artérielles qui apportent le sang des extrémités et le reportent au cœur lorsqu'il s'est reconstitué.

La circulation sanguine de certaines espèces est plus compliquée ; c'est ainsi que les mollusques le mieux organisés ont, indépendamment d'un cœur central, deux cœurs latéraux destinés à donner plus d'activité à la circulation dans les branchies, et des veines garnies de valvules à l'entrée de ces cœurs. L'absence réelle ou supposée de valvules

danj les veines des autres mollusques semblerait venir à l'appui de l'opinion de quelques naturalistes qui pesseotqae la circulation de ces animaux a lien d'une manière beuicoup plus simple. D'après eux, il n'y aurait, ao dumbs povr certaines espèces sans coquilles , qu'un seul ordre de vaisseaux , et le sang venant des extrémités aux brandiies , s'y arrêterait pendant le temps nécessaire i son <»fgéiiatkm et reviendrait par un mouvement rétrograde se distribuer aux extrémités. Si ce fait est exact, il doit être borné à certaines espèces dont on ne connaît pas encore bien toutes les conditions d'existence , et il ne change rien i ce que nous avons dit de la circulation du sang des moUasques en général. La marche du sang artériel des molliisqnec ne paraît guère plus active que celle du sang veineux . quoiqu'on puisse assurer que le cœur présente d» paisations régulières.

Le système nerveux des mollusques, comme il est £scâe de le prévoir, est en rapport avec U nombre et la perfection des organe»

aux fonctions desquels il doit présider. Il se compose généralêateBt d'une partie centrale placée le plos souvent au-dessus de rcesophage.

et à laquelle on a donné le nom de cerveau ; 2« de ganglions prof»»

aux divers organes ; S» et de filets nerveux qu'il est le pins sovr»!

difficile de suivre, mais dont oc suppose facilement la dîstrîbatîos (fig. 1 7). Dans les mollusques à têlr. le cerveau consiste en nn gangUoo formé de deux parties étroitaBeot réunies ; il se trouve placé an-dessus de l'œsophage et en arrière de l'ouverture buccale. Il commnnîqae par des filets nerveox avec les ganglions des organes des sens, et envoie sous l'œsophage une branche qui entoure cet organe comme d'os anneau. Deux ganglions latéraux , plus petits et pins o« moins éloignés du cerveau, avec lequel ils ont nne ooamunication directe , envoient de nombreux filets i Teoveloppe commune et an pied. Enfin , d'autres ganglioas paraissent destinés aux organes reproducteurs et am viscères. Tous ces ganglions communiquent avec le cerveau à l'aide de filets qui se rendent à l'anneau nerveai qui entoure l'issophage , et qui paratt n'être qu'an prolongement du ganglion cérébral.

Dans les mollusques sans tête le système nerveux est beaucoup moins développé et si difficile à reconnaître , qu'on a longtemps douté de son existence. Il consiste seulement en ganglions doubles qui communiquent entre eux et se distribuent aux divers organes.

Nous dirons peu de choses des organes des sens do mollusques. Le sens du goût, quoique très-borné, d<Bl exister ches eux, si Ton en juge par la présence au fond de la bouche, ou de la cavité à laquelle on donne ce nom, de petites houppes nerveuses analogues à celles que présente la langue des autres animaux. Il en est de même du sens olfactif, que certains auteurs disent exister snr tonte la surface du manteau, tandis que d'autres le fixent anx tentacules quand ils ne sont pas terminés par des yeux. O qu'il y a de certain, c'est que les escai^ts de nos jardins savent parfaitement se diriger sur les plantes qui lenr conviennent et sur les fruits qui sont mûrs. Le sens da toucher est fixé sur les bords du manteau, qui sânvent sr terminent par des franges d'une grande sensibilité, et particulièrement sur les tentacules olfactib ou ocnlifères , es même temps qu'il existe sur*toute la surface du corps.

Passant maintenant à l'organe de la vision des moUosqucs, nous remarquons que s'ils ne sont pas tons pourras

(Fjg. 17.) STstèmenerveoi d'an pUnorbe.

CONCHYLIOLOGIE

d'yeux, et qne ti qaelqaes-iint en ont de très-petits et à peine visibles , sons la forme de points noirs , que Tanalogie seule nons fait considérer comme des yenx , quelques autres en ont de très-grands, et dont la forme et la itructure seraient enviées par beaucoup d'animaux d'un ordre supérieur. Les yeux, quand ils existent, sont constamment au nombre de deux , mais leur situation n*est pas toujours la même. On en voit qui sont portés à Textréffiité de tentacules que Tanimal développe ou contracte à f clouté, et qu'il dirige dans tous les sens ; d'autres sont placés 4 la base ou près de la base des tentacules.

Si l'organe de l'ouie existe ches quelques-uns, ce n'est que dans un bien petit nombre; et encore ce que l'on nomme l'oreille dans ceux-ci n'est antre chose qu'une cavité intérieure , -qui ne paraît pas même communiquer avec le dehors, puisqu'on n'en trouve aucune trace i l'extérieur. La tête d'un grand nombre de mollusques est surmon-

tée d'appendices cbamus

^^^^^^^fflQ qui dépendent de la peau, .^fe^^^^^^^^^L espèces de cornes qui ^^^^^^^^HHjj^^ pellent un peu les antennes W^^^^^^Ê^k ^^^ insectes (fig. 18). Ces J^^^^^^H^^^V appendices, qui ont reçu '^^^^^^^KÊ^^ 1^ nom de tentacules et qui sont, avons-nous dit, les (Fig. 18.) Palodi.*. organes particuliers du

toodier, sont doués d'une extrême sensibilité et se contractent par une sorte d'embottement, conmne les diverses psrties d'une lunette d'approche.

Le nom de bras ou de pieds a été donné à d'autres

appendices qui , ches quelquesuns, remplissent à la fois les fonctions de ces membres. Ceux auxquels on donne ordinairement le nom de bras sont des appendices flexibles, mous, plus ou moins allongés et nombreux; ils sont garnis de ventouses au moyen desquellesfanimal se fixe sur les corps, ou saisit et retient d'une manière solide les objets • qui sont à sa por- (Flg. 19.) S«ich« bieredda. Ue ( fig. 19)

Parmi les mollusques qui n'ont point de bras , les uns rampent sur le ventre, c'est-à-dire sur une sorte de disque auquel on a donné le nom de pied (fig. 20). Le pied est ooe masse molle, charnue, formée de fibres entre-croisées présentant des formes diverses. La contraction de ces fibres produit une sorte de reptation bien lente, il est vrai, mais qui semble appartenir, dans tous les ordres , aux animaux qui trouvent dans le test qui les couvre une protection suffisante pour les mettre i même d'échapper uns fuir aux attaques des autres animaux.

Les coquilles adhérentes n'ont réellement point de pied , privées de locomotion , cet organe ne leur serait d'aucune utilité.

Quelques mollusques, comme les donaces et les peignes , ont des mouvements saccadés très-vifs ; ils rapprochent on écartent rapidement leurs valves et s'avancent en tournant rapidement dans l'eau ; d'autres exécutent leun mouvements au moyen d'expansions membraneuses.

symétriques, qui font l'office de véritables nageoires. Quelques coquilles sont couvertes d'une matière cornée ou muqueuse, desséchée , à laquelle on a donné le nom de drap marin. Cette matière n'est autre chose que l'épiderme, au-dessous duquel s'est formé le test.

Enfin l'ouverture de la coquille de certains mollusques est fermée par une pièce calcaire ou cornée, que l'on considère généralement comme une sécrétion de la peau du pied et à laquelle on donne le nom d'opereule. Dans l'état actuel de la science, on ne peut expliquer d'une manière satisfaisante la formation de l'operr^ cule, qui s'enroule souvent en spirale r^ulière et se moule sur l'ouverture de la coquille.

Il est adhérent au pied du mollusque et mobile i sa vo-

(Fig. 90.) CdDC.

(Fig. 31.) Cjeloitôm».

lonié. Lorsque l'animal veut sortir de sa coquille , l'opercule , poussé par le pied , lui livre passage , et il ferme exactement la coquille dès que le mollusque est rentré.

Quelques espèces terrestres, qui sont conune engourdies pendant la saison froide et qui n'ont point d'opercule, ferment leur ouverture au commencement de l'hiver, i l'aide d'un feuillet qu'elles sécrètent et qui tombe dès que les premiers jours du printemps excitent le mollusque à sortir de son engourdissement. On donne à ce feuillet le nom de faux opercule.

DU UODB DB RBPBODIJCTION DBS MOLLUSQUBS.

Le mode de reproduction des mollusques n'est pas encore complètement connu. Les uns sont ovovivipares , c'est-à-dire qu'ils produisent des petits provenant d'œufs qui ont été conservés dans un organe particulier jusqu'au moment de l'éclosion , comme on le remarque dans certains reptiles ; les autres sont ovipares et pondent des œufs dont la forme et la consistance varient beaucoup (fig. 21 à 27). Ces œufs sont sphcriqnes , evalaires ou cylindriques,

(Fig. 22.) (Fig. 23.) (Fig. 24.) (Fig. 26.) (Fig. 26.) (Fig. 27.) OEofs de mollatqoM.

et souvent pédicules. Il y en a qui ressemblent au frai de grenouilles, et d'autres qui sont enveloppés d'un sac membraneux et réunis en chapelets ou en grappes ; d'antres enfin sont enduits d'une matière visqueuse qui les colle aux corps sur lesquels ils doivent éclore et auxquels les petits mollusques s'attacheront plus tard d'une manière plus solide. Au moment de l'éclosion , le petit sort de l'œuf avec sa coquille déjà formée , mais trèsmince et comme à l'état de pellicule transparente ; ce n'est qu'en grandissant qu'elle devient calcaire. Ainsi les hélices ou escargots pondent au printemps un grand

nombre d'œufs de la grosseur de petits pois (fig. 28) ;

(Kig. 28.) Hélice.

ils les déposent dans les endroits ombragés et humides, au pied des arbres , entre des racines , sous des pierres. Ces œufs éclosent vingt ou trente jours après , et les petits sortent tout formés. Les plantes des jardins ne suffiraient pas a leur nourriture, s*ils ne trouvaient de nombreux ennemis dans les oiseaux de passage , qui en sont très^friands. Généralement les espèces terrestres sont celles qui présentent les œufs les plus parfaits ou ceux qui se rapprochent le pins par leur forme et leur consistance de ceux des oiseaux. Ceux des espèces fluviatiles sont mous, petits et entourés d'une gelée transparente. Les œufs des espèces marines ont les formes les plus diverses et les plus singulières : ils sont presque tous mous ou comme cornés; quelques-uns sont réunis en chapelets, tandis que d*antres offrent par leur réunion l'aspect d'un gâteau d*abeilles. Us sont d'abord très-petits , et , à la différence des œufs couverts d'une croûte calcaire , ils grossissent graduellement et arrivent à un volume qui représente sept à huit fois lenr première dimension.

Le mode de fécondation des mollusques est des plus curieux. Dans quelques-uns , les sexes sont distincts : on reconnaît des nââles et des femelles ; dans les autres , les deux sexes se rencontrent s;ir le même individu. Les mollusques sur lesquels les deux sexes sont réunis et qui peuvent se reproduire seuls , appartiennent particulièrement aux espèces privées d'yeux et de locomotion, comme Thuttre , qui forme et féconde elle-même ses œufs. Pouvait-il en être autrement pour des animaux adhérents aux rochers et condamnés à l'immobilité? car l'huttre n'a d'autre mouvement possible que l'entre-baillement d'une de ses valves.

D'autres mollusques présentent aussi la réunion des deux sexes sur le même individu , comme l'hélice si commune dans nos jardins ; mais elle ne se suffit plus à ellemême , le concours de deux hélices est indispensable , «t toutes deux sont mutuellement fécondées. Certains mollusques , très-voisins des hélices par leur organisation , les bulimes , offrent encore un autre exemple de cette singulière disposition ; mais la fécondation n'est plus réciproque si la réunion n'est que de deux bulimes, tandis qu'on a observé que celte réunion pouvait être multiple et que plusieurs bulimes pouvaient se rassembler en formant une chaîne de plusieurs individus de même espèce ; et dans ce cas , le premier et le dernier seulement ne sont pas en même temps fécondants et fécondés comme ceux qui se trouvent au centre de la chaîne.

Enfin , pour terminer ce que nous pouvons dire en ce moment du mode de reproduction des mollusques, nous ajouterons que, malgré les difficultés que semblent présenter les recherches de ce genre, on est arrivé à constater que quelques-uns de ces animaux subissent des métamorphoses comme les insectes, et M. Serres a cru pouvoir

dire que lès mollusques , par la diversité de leur orjuisition et les différences de leors formes , représenteot tois les états par lesquels passe l'embryon des ammaai ivrlébrés.

DE l'iNSTISTCT DBS U0LLCSQCB8.

Nous avons peu de choses à dire de l'instinct des wt^ lusqiies, qui paraissent justifier le proverbe si géoéril6ment appliqué à l'huître. La dimension , la formf d It consistance du corps de ces animaux sont remarqiub^ ment subordonnées aux habitudes diverses qu'ils doireoi avoir. Ceux qui vivent dans le sable on la vase ont SBf coquille allongée qui leur permet de s'enfoncer fadiemai, tandis que ceux qui rampent lentement sur le sol sobI suffisamment protégés par la coquille qui les sait et dasi laquelle ils rentrent au moindre sujet d'alarme, en opposant à l'ennemi qui les force à la retraite un flolde ùmdt visqueux d'un aspect dégoûtant et quelquefois d'une odair repoussante. Les espèces qui se trouvent près des rodien. sur les fonds garnis de madrépores , dans les mers $oqmises à de fréquentes tourmentes ont une coquille épaiisr et résistante , tandis que les plus frêles habitent les eau tranquilles des étangs ou ne «e plaisent qu'à de grandes dislances des rivages. Quelques mollusques s attacbn: aux rochers en faisant le vide sous lear coquille , et rèistenl ainsi aux vagues les plus furieuses ; d'autres rrenseot pour se mettre à l'abri , le bois et les pierres les pb dures. Les espèces qui peuvent s'élever du fond à la surface de l'eau, sans avoir d'organe locomoteur, se rendrai plus légères en introduisant de l'air dans lenr coquille. ou plus lourdes en remplaçant l'air par de Teaa

L'instinct , chez les animaux , se développe en nttM des besoins qu'ils éprouvent , et déjà nous avons po tw que l'existence de lu plupart des mollusques ne founui guère le moyen de constater ches eux autre chose qne i m stinct indispensable à la conservation de l'espèce. Prim souvent de plusieurs sens, ces animaux se retnncbfni dans leurs coquilles dès qu'ils sont attaqués. Le Ikhi U Fontaine , dans sa fable du Rat et de l'Huttre , met e* évidence l'imprévoyance de la victime , mais il se ^f bien de prêter à l'huttre l'idée de s^etaparcr du rat Le huîtres n'ouvrent leurs valves que lôrsqti*e1les sont cosvertes par l'eau , et l'on a fréquemment remarqué qs^ celles qu'on met dans un endroit frais hors de l'eu pov les conserver du jour au lendemain s'ouvrent quelqnefaii. mais seulement aux heures de la' nàài*^ montante. Quelques mollusques cependant senâblent employer la nw ■ soit pour échapper à leurs ennemis , soit pour sainr pli» facilement leur proie. Ainsi la seiche a lonjours en r«mf une certaine quantité d'encre ambrée . à l aide de laquelle elle trouble l'eau qui l'entoure pour assurer m faite oi arrêter celle des petits animaux dont elle se nourrit Cer laines espèces qui S9 plaisent dans les rochers et dont li coquille offre trop peu de solidité pour résister ani éoa auxquels elles sont fréquemment expotées , suppléent a

cette faiblesieei

doublant en qoet-

que sorte la »«i"-

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(fig. 2«). Crti.-

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l'abri des chocs et leur sert encore à tromper I «1 *^

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