ANATOMIË ET PHYSIOLOGIE DE L'HOMME
Iules , dans l«s os longs un canal médollaire , et à l'extérieur, dans tous, une surface dure, lisse ou raboteuse.
Les diverses pièces osseuses qui entrent dans la composition du squelette sont unies au point de contact « les unes immédiatement de manière à former un tout de plosieurd pièces inamovibles ; les autres médiatement par des ligaments, de manière à former des articulations plas ou moins mobiles. Le premier mode d'union ronsisie dans un engrènement des bords dentelés des o« , qui équivaut pour la solidité de l'union à une sorte de soudure, et qui se montre dans les os du crâne et de la face, le maxillaire inférieur excepté. Dans le second mode d'union , ou les deux surfaces de contact sont unies par un tissu intermédiaire élastique qai permet des mouvements bornés de flexion , comme cela g lieu pour les vertèbres, dont les corps sont solideoirat unis par les cartilages intervertébraux y espèces de roassinets élastiques qui permettent à la tige vertébrale de s'infléchir en divers sens ; ou les deux surfaces osseuses loQt complètement séparées , lisses , mobiles , encroâtées de eartiiagei, et retenues au contact l'une de l'autre par des ligaments qui passent en divers sens d'un os à l'autre, de manière à entourer de toutes parts les deux extrémités osseuses. L'intervalle qui existe entre les extrémités ossenfes et les ligaments constitue la cavité de l'articulation, tapissée par une synoviale , d'où s'exhale incessamment on liquide onctueux propre à favoriser les mouvements H à adoucir les frottements. C'est par de telles articulalions mobiles que sont unies : la tête avec la colonne ^erirbraJe, la mâchoire inférieure avec les temporaux, chacun des membres avec le tronc, et chacun des os des membres entre eux.
Chacune de ces parties est susceptible, relativement iQx antres pairties, de mouvements plus ou moins étendus qni peuvent être rapportés aux mouvements de flexion, à'exltHtlon, d'abduction , d'adduction et de rotation.
Dans ces mouvements les os jouent le râle de leviers , la puissance est l'action musculaire , la résistance est le poids de l'organe à mouvoir. Tontes les variétés de l'action du levier se trouvent réalisées dans la mécanique des Douiements des animaux , qui exigerait pour être développée des détails que cet ouvrage ne saurait comporter, rt qui , dans les actes les plus compliqués, tels que la station . la marche, la natation, se résume en des applications variées de la puissance du levier représenté par l'os mobile, <ou9 l'influence de la force représentée par la contraction musculaire.
Les mouvements offrent des différences importantes relativement aux causes internes qui les déterminent. Sous ce point de vue les mouvements peuvent être distingués en volontaires et involontaires.
Les mouvements volontaires comprennent tons les mouvements de la locomotion , et une partie des mouvements nécessaires à la vie de nutrition , l'ingestion des iitments et l'égestion des matières excrémentitielles, et jusqu'à un certain point les mouvements de la respiration. Tous ces mouvements se produisent dans des muscles à libr.*s rouges , par l'action de nerfs moteurs de l'axe cérébro-spinal , et sous une influence centrale qui a son point de départ dans la couche corticale du cerveau.
Les mouvements involontaires comprennent tons les mouvements du tissu contractile, dans la peau, les laisseaux, tous les mouvements des muscles à fibres pâles ou rouges qui se rapportent à la progression du Mng, des matières alimentaires et excrétoires, et an mouvement de l'air. Les mouvements du cœur et du tube ii({estif, depuis le pharynx jusqu'à l'anus, se produisent Mai l'influence d'une action nerveuse qui part des gan- |lions du grand sympathique , et sont indépendants de l'axe cérébro-spinal qui peut être détroit sur ranimai liiant sons que ces mouvements cessent de se produire
avec leur caractère rythmique. Les deux mouvements d'inspiration et d'expiration sont indépendants de la volonté, ainsi que le prouve leur persistanee pendant le sommeil , et sont subordonnés à l'action de la moelle allongée, ainsi que le démontre leur persévérance après l'ablation du certeau et du cervelet sur l'animal vivant.
Un autre exemple de mouvements involontaires, se produisant dons des muscles d'ailleurs soumis à la lolonté, s'offre à propos de la coordination instinctive des mouvements associés soit pour le maintien de l'équilibre du corps, soit pour la marche, la course, le saut, la natation, qui dépend d'une influence nerveuse ayant son point de départ dans le cervelet. Si sur un animal vivant on a détruit le cerveau seulement, l'intelligence et la volonté sont abolies; mais la possibilité de se tenir debout, de marcher, persiste , et se perd au contraire dès que le cervelet est détruit.
Ainsi le cerveau régit les mouvements volontaires , le cervelet coordonne les mouvements instinctifs , la moelle allongée entretient les mouvements respiratoires, et les ganglions du grand sympathique déterminent les mouvements du cœor et du tube digestif.
DKS SENSATIONS.
Les extrémités périphériques des fibres nerveuses sensitives aboutissent soit à la surface des membranes muqueuses et de la peau , soit à l'intérieur d'organes spéciaux des sens, soit enfin à la trame des divers tissus organiques. Ces extrémités sont susceptibles de recevoir des impressions , et sont capables de les transmettre par un mouvement centripète jusqu'aux centres nerveux.
Lorsque ces impressions sont transmises jusqu'au cerveau, elles déterminent ce qu'on appelle une sensation , c'est-à-dire une modification du moi , qui l'avertit d'un changement dans l'état du corps. Le cerveau étant intact ainsi que les conducteurs nerveux, une impression sentie lui est constamment transmise par l'irritation de toute extrémité nerveuse sensitive des nerfs de l'axe cérébrospinal.
Dans les circonstances ordinaires , les extrémités des nerfs ganglionnaires qui se distribuent aux organes intérieurs destinés à la vie de nutrition , appareils respiratoire , circulatoire , digestif et sécréteur , ne transmettent pas jusqu'au ceneau les impressions qu'elles reçoivent, et leur irritation physiologique n'est pas accompagnée de sensation. Ainsi le sang entre dans le cœur et en sort, les aliments |)arcourent le tube digestif, sans que nous ayons conscience de leur passage au contact des surfaces vivantes. Ces parties peuvent être piquées cl coupées sur l'animal vivant sans qu'il manifeste de la douleur. Mais les douleurs qui se produisent dans ces parties par suite de l'état de maladie prouvent que les nerfs ganglionnaires sont doués aussi de sensibilité. Seulement , cette sensibilité , habituellement latente, ne se développe qu'ac» cidentellement et dans des conditions exceptionnelles.
De ce que, dans les circonstances ordinaires, les impressions reçues par les extrémités nerveuses ganglionnaires ne sont pas accompagnées de sensation , il n'en faudrait pas conclure que ces impressions n'existent pas et ne sont pas transmises à des centres nerveux autres que le cerveau. Il est certain , au contraire , que ces impressions se produisent et se transmettent jusqu'aux centres ganglionnaires pour produire , par réaction de ces centres , soit des mouvements, soit des formations sécrétoires, ainsi que le prouvent la contraction progressive de toute la longueur du tube digestif sur les matières alimentaires qui touchent sa membrane muqueuse , et le fait de la formation de salive , de suc gastrique , de suc intestinal , de bile et de suc pancréatique , que provoque le contact de la matière alimentaire à mesure qu'elle traverse la bouche , l'estomac et l'intestin.
Ainsi , Ips extrémités nerveaset ganglioanaires transmettent constamment l'impression qu elles reçoivent à leurs ganglions centraux, ce qui détermine, sans que ranimai en ait conscience , des réactions motrices et nntrifttvM , et trantmettent quelquefois ces impressions jusqu'aux centres nerveux supérieurs , ce qui détermine des sensations sous la forme de douleur.
Les extrémités sensitivcs des nerfs cérébro-spinaux transmettent toujours leurs impressions au cerveau sous la forme de sensations ; mais, soit en raison de la disposition de ces extrémités , soit en raison de la nature des parties nerveuses centrales où les fibres aboutissent , les sensations diffèrent notablement les unes des autres.
Les iensation* externes ont pour condition de leur manifestation l'action immédiate d'un corps extérieur pondérable ou impondérable sur l'extrémité nerveuse sentante , et elles se spécialisent sous cinq formes distinctes qui constituent les cinq sens : le toucher, le goût , Vodorat, la vue et \ouie. Elles sont relatives à la connaissance que l'animal doit acquérir sur les corps et les êtres qui l'entourent.
Les senêotions interne» se produisent spontanément sans ou avec action d'un corps au contact de la surface sentante ; elles ont pour caractère commun d'être une sensation pénible , et elles se spécialisent sous la forme de besoins sentis , besoin de respirer, de rejeter l'urine, les matières fécales, faim, soif, besoin de la reproduction ; i ces sensations se rattachent la satiété , le dégoût , la nausée, le besoin de bâiller, de tousser, de cracher, d'éternuer , etc. Toutes ces sensations internes représentent une modification des extrémités nerveuses des nerfs cérébro-rachidiens, distribués aux appareils respiratoire, digestif et génito-urinaire , dont la condition est, pour un certain nombre, le contact d'un corps avec la surface sentante ; dont la condition est pour plusieurs, telles que la faim et la soif, une modification spontanée inconnue.
Les sensations externes représentent aussi une modification des extrémités des nerfs cérébro-rachidiens ; mais les conditions de leur manifestation sont mieux connues et plus faciles à déterminer.
Le toucher est la forme la plus générale et la plus répandue des sensations externes. Toutes les extrémités sensitives des nerfs rachidiens et du nerf trifacial ont la propriété de transmettre , quand elles sont irritées par un agent quelconque , la sensation du toucher, et de plus la sensation de chaud ou de froid. Pour que le toucher soit possible, il suffit que le corps extérieur soit en contact avec la membrane ou le tissu où aboutissent les fibres sensitives terminales. La main , en raison du plus grand nombre de ses fibres sensitives , et en raison de sa configuration qui lui permet de saisir les corps , de les embrasser et de les mouvoir, est l'organe du toucher par excellence , celui qui est apte à faire connaître dans toutes leurs nuances les plus variées les qualités tactiles des corps.
Le gotk a pour organe la portion de la muqueuse buccale qui recouvre la langue et la gorge. Les nerfs conducteurs de l'impression sensitive sont pour la langue le nerf lingual, qui se distribue à la muqueuse de manière à se terminer par de petits renflements appelés papilles, et pour l'arrière^bouche le nerf glosMO-pharyngien. La plupart des corps solubles dans la salive modifient le nerf gustatif de manière à donner naissance à des impressions qui sont perçues sous les mille formes de la saveur, susceptibles d'être rapportées à plusieurs types , le doux , le sucré f l'amer, l'acide , etc. , et se résumant^ au point de vue du but final , en saveurs agréables et désagréables.
Des caractères analogues de variété , d'indétermination et de résolution en sensations qui plaisent oU répugnent, appartiennent aux odeurs, lesquelles résultent du contac'l des particules odorantes émanées des corps avec la membrane muqueuse des fosses nasales où s'épanouissent les
nerfs olfactifs. L'air atmosphérique, dans son passa<(c au travers des fosses nasales pendant Tiospiration , est le véhicule des particules odorantes dont s'imprègne le mucus de la pituitaire.
Par le toucher et le goût , l'animal ne prend connaissance des qualités de la matière extérieure qu'à la condition du contact immédiat des corps avec son proprv corps. Par Vod»rat , bien que les particules odorantt>« soient l'objet essentiel de la sensation , et agissent aussi . pour produire l'odeur, par contact immédiat, l'animal est informé de la présence, à une distance plus ou moins grande , des corps qui sont la source des éniooations odorantes. C'est à Voûte, et surtout à !• me, qui sont à proprement parler les deux sens de la coiuiai«sance , que l'animal doit la réalisation de ses rapports Hr sensibilité avec tons les corps et avec tous les êtres qui . situés en dehors de lui , ont avec la destination de sa vuune relation quelconque.
La condition physiologique essentielle de ces rapport» est pourtant aussi un contact, mais c'est le contact am la surface sentante soit d'un corps impondérable , la Inmière , soit d'une impulsion oscillatoire des ondes lumineuses ou des ondes sonores qui se transmettent au travers de l'air à de grandes distances , des corps lamineu\ jusqu'au nerf optique pour la vision, et des corps en vibration sonore jusqu'au nerf acoustique pour randîtkin.
Mais pour réaliser, dans des conditions efficaces . atcr toutes les nuances relatives à la variété des phénomènc-i. ce contact des parties sentantes avec les agents extérieure, le nerf dans sa terminaison, et l'organe où il se distrihik dans sa conformation, ont reçu une appropriation qui !<■> assimile dans leur aptitude spéciale aux instruments d'optique et d'acoustique que l'industrie humaine est par\tnue à créer i l'imitation des œuvres d« Dieu. 1
Vœil , organe de la vision , est constitué par on enaenble de parties fort complexes qui se rapportent soit à a conservation et à ses mouvements, soit à son action d'instrument optique.
Cri*tallia.
Corps ïilré. (Kig. 10.)
L'instrument optique est le globe de l'œil. Il coo^i^r en une enveloppe sphéroidale , la uléroliqur, qui offre . sa partie antérieure un segment circulaire transpareni la cornée , pour le passage des rayons lumineux , et a s* partie postérieure un trou rond par lequel s'introduit >t nerf optique , qui se développe immédiatement en do* membrane nerveuse , la rétine , doublant en dedans 1« sclérotique de manière à tapisser les trois quarts \\t^f rieurs de la cavité sphéroidale du globe de l'œiL C'est >6 cette expansion nerveuse qu'arrivent les rayons luuiickui jiour la pénétrer de part en part et s'arrêter sur a» membrane absorbante , imprégnée de matière noirr. U choroïde. Au niveau de l'union de la cornée avec U skiirotiquc, la ca\ité de l'œil est séparée eu deux poHii^ par une cloison verticale , membraneuse , ninsrnleu^r . diversement colorée, mobile, l'iVif, percée au rt-ntn d'une ouverture arrondie, la pupille. La partie aniiTirarv de la cavité de l'œil est remplie par un liquide tronsforent , humeur aqueuse, La partie postérieur» rontrrai if cristallin , lentille arrondie bi-convexe , placée de rkaa>p