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AXATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE LHOMME

derrière Tiris, eachâMée en arriére dans une concavité da corps vitré, masse transparente constituée par des cellules pleines d'eau, qui remplit toute la cavité postérieure JQsqu'au contact immédiat de la rétine.

Les rayons lumineux qui tombent sur la cornée peuvent parvenir jusqu'à la rétine en traversant les divers milicui transparents, la cornée, Thumeur aqueuse, le cristallin et le corps vitré. En traversant ces divers milieux qui sont de densité différente et qui représentent UQ système de lentilles convergentes, ces rayons éprouleat une triple réfraction. II en résulte que ces rayons changent de direction en traversant ces milieux, de manière que le faisceau de rayons divergents qui, parti duo point extérieur, tombe sur la cornée , et représente ua cône dont la base est tur la cornée, parvient jusqu'à ia rétine en représentant un cône de rayons convergents dont la base est à la cornée et le sommet à ia rétine. La rétine devient ainsi le foyer des rayons lumineux émanés des corps, où ces rayons peignent ces corps sous aae image que l'on peut constater sur un œil d'animal , à la condition que la sclérotique soit transparente par suite de l'état d'albinisme. C'est l'impression de celte image sur la rétine qui est transmise par le nerf optique jusqu'au cerveau , oà elle devient une sensation perçue. Pour s'accommoder aux diverses conditions de la vue nette et distincte des objets dans toutes les variétés de distance, d'éclairement et de position, l'instrument optique est susceptible de mouvements. Les mouvements de l'iris, en faisant varier les dimensions de l'ouverture pupillaire, font varier la quantité des rayons admis. Le globe de l'œil est comme suspendu dans un état d'équilibre entre des forces musculaires, représentées par quatre muscles droits, un supérieur, un inférieur, un interne, un externe, et par deux muscles obliques. Kn agissant séparément ou en combinant diversement lenr action , ces muscles impriment au globe de l'œil des mouvements qui font prendre a l'axe de l'œil toutes les directions que réclament les variétés de position dans les objets.

An-devant du globe de l'œil s'étendent les paupières, dont la supérieure , par son mouvement d'élévation ou d'abaissement , représente comme un rideau qui permet ou interdit l'accès à la lumière.

Les sourcils, développés au-dessus des yeux, et les cils, dont est garni le bord des paupières, défendent* contre l'irritation de la poussière le globe de l'œil constamment baigné à sa surface par les larmes , pour l'entrelien de sa transparence et la facilité de ses mouvements. L'appareil de l'audition n'est pas moins compliqué que lœi], et les usages de ses diverses parties constituantes iont moins exactement connus.

Les vibrations sonores sont transmises par le moyen de l'air au nerf acoustique.

h'oreiUe externe cartilagineuse représente comme le pavillon d'an cornet acoustique dont le tuyau commence an conduit auditif, creusé dans Vos temporal. C'est par ce canal que s'introduisent les ondes sonores, pour venir frapper et mettre en vibration une membrane élastique tendue au fond de ce canal, le tympan. Au delà de cette membrane existe une cavité, la caisse, qui est remplie d'air qu'elle reçoit de l'arrièi'e'bouche par un canal appelé trompe dEustacke. En arrière de celte cavilé et à l'opposite de la membrane du tympan existe une membrane da même genre qui bouche deux ouvertures appe* \f^% fenêtres ovale et ronde. Ces deux membranes sont rt^unies par une chaîne de ^>etits os appelés marteau, enclume, os lenticulaire, étrier, mus par deux muscles.

Les vibrations de la membrane du tympan se transmettent a la membrane de la fenêtre ovale au moyen de relie chaîne osseuse, de l'air contenu dans la caisse et des parois ofseoses de cette caisse. Les fenélres ovale et

ronde mettent la caisse en communication avec le vestibule qui est l'aboutissant d'un système de canaux appelés limaçon et canaux semi-circulaires, dont l'ensemble forme le labyrinthe ou VoreilU interne. Ces canaux conlienneni de l'eau dans laquelle plongent les filets da nerf aadilif. Les vibrations de la membrane des fenêtres se transinettent à l'eau et an nerf; et le nerf, en transmettant ses impresaimii au cerveau , réalise la condition de la sensation de l'ouïe.

(Fig. 11.) Appareil auditif (moioB les om«1«U).

VIE ULUAI.VB.

La vie humaine ne consiste pas , comme chci les végé* taux, à développer, entretenir et reproduire un organisme dans l'immobilité et sans conscience des actes de la vie ; elle n'est pas seulement, comme chez les animaux, un développement nutritif, avec mouvement et conscience des actes de la vie. La vie humaine comprend tout cela, et de plus , elle implique une donnée essentielle, la conscience et rintelligencc d'une destination de la vie.

L'homme se sent et se sait destiné à antre chose que la réalisation successive de rapports pour la satisfaction de besoins nutritifs et animaux ; il a des penchants d'une nature plus élevée qui le poussent à atteindre par les actes de sa vie terrestre la réalisation d'une destinée sociale , et à poursuivre , au moyen do son perfectionnement moral , par delà les limites de la vie terrestre , la réalisation d'une vie future.

Quelles sont , en effet , les conditions immédiatement observables de la vie humaine , en ce qui concerne les rapports qu'elle doit réaliser pour atteindre son but

Placé an milieu du monde avec un corps à nourrir et à reproduire, l'homme est poussé à l'action par les besoins qu'il éprouve spontanément : besoin de respirer, faim , soif, besoin de reproduction, besoin d'exercice musculaire , besoins des exonérations. Par les sens, qui le meltent en rapport avec le monde extérieur, et par l'intervention de son intelligence, qui féconde ses sensations pour en faire sortir la connaissance , il est apte à se décider pour le choix et pour l'emploi des moyens de satisfaction. Par sa faculté motrice, il est capable de réaliser tous les mouvements propres à loi faire obtenir la satisfaction de ces besoins. Enfin , les sensations internes de plaisir qui accompagnent et suivent la satisfaction des besoins sont de nouveaux mobiles qui le provoquent à la répétition des actes de satisfaction.

Mais par ces actes, les tendances de la vie humaine sont loin encore d'être satisfaites , et son activité est loin encore d'être épuisée.

Chez un certain nombre d'animaux, à ces besoins Hdtritifs et reproductifs se Surajoutent des besoins sociaux, en ce qui se rattache soit à l'intérêt de reproduction, le besoin d'une vie de famille, soit à l'intérêt de conservation, le besoin de l'association pour la création et la conservation des ressources de la vie, et pour la défense

contre rennemi. Ces besoins, qui se rapportent à Tinstinct animal, se retrouvent chez rbomme avec un caractère de développement plus parfait, et représentent des tendances dont la réalisation entre dans la destination humaine.

Mais de plus chez l'homme , dans le silence de tour^ ces besoins et après leur satisfaction , eiisle une incessante et inépuisable aspiration vers la science et le bonheur , une science qui ne se résout pas en la connaissance du monde dans son rapport avec des besoins matériels , un bonheur qui n'a rien de commun avec les jouissances que la satisfaction des besoins matériels procure.

EnGn à tous les actes de la %ie se mélc nécessairement et constamment un sentiment intérieur de plaisir ou de peine , qui se rapporte à un jugement intime que nous portons sur ces actes au point de vue de leur légitimité. Cette conscience morale du mérite et du démérite qui s'attache à toutes les actions non absolument indifférentes est une démonstration en fait de la nécessité qu'il y a pour l'homme de subordonner ces actions au principe de la moralité, sous peine de manquer le but essentiel de la vie. C'est pour satisfaire à cette nécessité que l'intelligence et la liberté ont été données par le Créateur à l'homme : l'intelligence, qui le coi^duit à la science du bien et do mal ; la liberté, qui lui permet le choix.

La multiplicité des tendances de la vie on des penchants et la nécessité de leur subordination hiérarchique par rapport au principe de la moralité se révèlent comme des faits inhérents à la nature de la vie humaine.

Quelle que soit la tendance de la vie qu'il s'agisse de réaliser pour l'homme, les opérotions du principe qui préside aux phénomènes de sa vie, c'est^-dire de l'Âme, se produisent ainsi qu'il suit. Le penchant qui exprime cette tendance se traduit dans la conscience sous la forme soit d'une sensation interne, comme la faim, quand il s'agit de rapports nutritifs, soit d'un sentiment , comme l'amitié on la curiosité, quand il s'agit de rapports sociaux ou intellectuels. La présence de la sensation ou du sentiment dans la conscience entraîne nécessairement le désir de la satisfaction et constitue l'état de passion. L'Âme est avertie de cet état et est en mesure de l'apprécier , par suite de sa faculté de connattre ; cette faculté s'exerce au moyen de trois facultés secondaires : la perception idéale des sensations et des sentiments , d'où naissent les idées; la mémoire, qui perpétue les idées dans la conscience : et le jugement, qui saisit les rapports des idées et en fait sortir les notions. C'est par le déploiement actif de ces aptitudes que l'Âme porte un jugement et sur le besoin naturel et sur les moyens de satisfaction. Sortie de rindifférence, elle se trouve sollicitée à l'action par le désir qui représente un mobile, par le jugement qui représente un motif. C'est alors qu'intervient la volonté, qui détermine les actes de satisfaction, si le principe de moralité, qui se produit constamment dans la conscience comme le premier des penchants à satisfaire et le premier des motifs déterminants, ne représente pas une tendance opposée à celle du penchant à satisfaire. C'est ainsi que dans les cas cités, l'homme se saisira de son aliment, si cet aliment lui appartient, et donnera satisfaction à sa sympathie pour un ami , ou à son goût pour l'étude, si la morale le permet.

Les seruationt et les tentimenU qui expriment les bfêoins et les penchant» , le ditir de satisfaction qui leur est inhérent, les émotions de plaisir ou de peine qui se rattachent à la manifestation et à la satisfaction des besoins et des penchants, les idéee qui se produisent pour représenter ces divers états actuellement par la perception , et en quelque sorte perpétuellement par la mémoire, les jugemenlê que l'intelligence produit avec les idées, les voUtiont par lesquelles l'ame , après délibération sur les mobilee et les motifs, se détermine à Vaction, tous ce0 faits, qui entrent comme éléments dans le déploiement

de la force de TÂme, qoand elle se manifeste pendant la vie, sont liés à l'action physiologique du système nerveux, et plus particulièrement à l'action do cerveau, qui est à proprement parler Tinstrument de l'Âme.

On a déjà vu , quand il s'agissait de la sensibilité cl de la motilitc , que la couche corticale du cerveau doit être considérée comme l'aboutissant des impressi<ms sonsitives, et comme le point de départ des impulsions motrices volontaires. C'est dans celte partie du reneaa que ^'accomplissent les actes organiques incoonns dans leur nature, auxquels sont liées, 'Comme à leur condition matérielle, les opérations spirituelles de rànic. Toutes les fois que par nne cause quelconque, compression,-ramollissement, destruction, la couche corticale est, dans une étendue un peu notable, incapable de cvi actes organiques , les opérations de l'Âme sont Iroablées. suspendues on abolies, ainsi que le prouvent les vivisections , et plus sûrement encore les recherches de Tanalomie pathologique , qui ont démontré , ponr moi au moinf et j'espère un jour pour tous , que le ramollissement de la couche corticale cérébrale entraine constamment l'altération de la sensibilité, de la motilité et des opérations intellectuelles.

C'est parce que le déploiement de la force de Tàmt est lié à l'action organique du cerveau, c'est-à-dire à une action matérielle, que les influences matérielles ont prise sur l'ame en s'exerçant sur son instrument . ainsi que le prouvent les elTels de ralccral , des narcotiques. Et c'est parce que cette action organique du cerveau. qui représente une dépense de force, suppose nne dépense de matière , que la force de l'Âme , susceptible d'épuisement, est soumise, comme les autres activités vitales, à la nécessité du repos et à la loi d'intermittence d'aetioD , ainsi que le prouve le sowauH, qui est la suspension de l'action du cerveau et le repos de l'Âme.

Pour la réalisation de ses rapports sociaux, l'homme a, comme moyens de communication avec les êtres animés, les expreuiong pastionnie» et la voix qui lui sont commones avec les animaux, la parole qui lui appartient en propre. La parole est formée par le concoun de deux or;ganes. le larynx et la langue.

Le larynx , constitué par les cartilages thyroïde , rr^coîde et anjlhénoîdee, qu'unissent des ligaments , situé audessous et en arrière de la langue, à laquelle il est uni par l'os hyoïde, forme au tuyau respiratoire une sorte d'embouchure qui s'ouvre au fond du gosier par une ooverture, la glotte, au-dessous di; laquelle est placé nn opcr^ cule mobile , ïépiglotte, destiné à fermer celte ovverturr au moment du passage des aliments et des boissonsi \ l'intérieur de la glotte existent deux replis anléro-postc** rieurs, cordes vocales, que des muscles peuvent lendir. écarter, rapprocher, raccourcir, et que l'air expiré peut mcttri? en vibration à la manière des anches pour produire des sons.

La langue , qui est située dans la bouche et qui e4 constituée par des muscles , en prenant diverses îorra^^ et diverses positions , et en s'aidant du concours du voile du palais , des lèvres et des dents , imprime aux sons pn*dnits par le larynx, sons vocaux ou voyelles, l'articulation qui leur donne le caractère des consonnes , de manière à former des syllabes , éléments des mots.

C'est ainsi que se trouve produite la parole . qui , par son mécanisme , n'est pas an-dessus de la portée de certains animaux ; mais qui , en tant que les mois expriment des idées et se rattachent à l'admirable création des Isagués , révèle dans l'homme , en même temps que la soprriorité de son génie, la supériorité de sa nature et de «a destination.

Max. PARCHAPPK,

Ucdecitt en chef <l« l'uilc d«s «tiéiiés de la Sri»e-liirf.. profes. de pbfiiol. à l'Ecole de med. de Rears.

PAM)t. — TvrOSRilPSaB PLOX Pi:.ftl9, RU BK VArCIllM, 26.

INSTRUCTION POUR LE PEUPLE. — CENT TRAITÉS. Plus. — DUBOGHET, LECHE VALIKR bt C», 60, RUE RICHELIEU. —35 CBNTiina.

MEDECINE. -PHARMACIE

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