CHAPITRE PREMIER
De la manière de percuter. — Résultats de la pcr cussion, variables suivant cerlaines circonstances.
On percute la poitrine avec le plat de la main , ou mieux encore , et sur-tout quand on veut examiner en détail les diverses régions, avec l'extrémité des quatre derniers doigts réunis, suit qu'on les maintienne ou
non avec le pouce. On ne doitpoinl perculer obliquement, mais perpendiculairement à la surface, ou en se rapprochant delà perpendiculaire.
Le résultat de la percussion varie suivant quelques circonstances Lien connues. Les points revêtus de parties épaisses , comme l'omoplate, le voisinage de la mamelle chez la femme, donnent un son beaucoup moins clair que les autres régions. Chez les sujets infiltrés ou très gras , le son rendu par la poitrine peut être sourd ; il peut être très clair chez les sujets fort maigres, sans qu'il en faille rien conclure. La poitrine résonne mieux chez un homme assis sur son lit que lorsqu'il est couché et enfoncé dans des matelas. Si l'on se rapproche , en frappant, de la perpendiculaire, le son est plus clair que quand on percute sous un angle plus ou moins aigu. Ce sont là autant de circonstances dont il faut tenir compte.
Mais si, hors des cas prévus ,, la sonoréité
du thorax s'éloigne d'un certain degré qui forme le type normal , et qu'on connaît par l'exercice , celte différence indique un état morbide. Il est bon d'ajouter qu'à part certains cas où les deux côtés sont malades, dans quelques emphysèmes , par exemple , dans la double pleurésie;on évalue les résultats de la percussion par comparaison, non point seulement avec ce type général , mais avec la sonoréilé du côté sain, qui sert à contrôler le côté malade. Il est inutile de dire qu'il faut percuter à la même hauteur des deux côlés , avec la même force , sous le même angle, et sur les mêmes parties, osseuses ou musculaires.