‹ Instruction publiqueChapitre 3 sur 42 · V. COUSIN · texte numérisé non relu

V. COUSIN

liOl DE 1888.

La loi de 1833 a été considérée jusqu'ici comme la charte de Tinstruction primaire en France. Elle est un des premiers titres de M. Guizot à Testime publique, et malgré quelques imperfections aisément réparables elle avait obtenu l'assentiment de tous les hommes qui en Europe et en Amérique se sont sérieusement occupés de la grande affaire de l'éducation du peuple. Je m'honore • d'avoir pris une part considérable à sa préparation, à sa défense, à son développement. Mes lettres et mon Rapport sur l'instruction primaire en Allemagne (1831-1832) lui ont servi d'introduction et de fondement. Mon ouvrage sur la Hollande l'a enrichie de précieux accessoires, et je n'ai cessé d'avoir la main dans toutes les mesures, ordonnances royales, règlements et arrêtés du conseil, qui ont répandu et affermi l'instruction primaire en France, jusqu'à ces fatales ordonnances du 10 décembre 1845 qui, en supprimant ou en effaçant la grande magistrature d'un conseil permanent, ont livré l'instruction publique à l'arbitraire et peu à peu l'ont mise dans l'état de faiblesse et d'anarchie que la révolution de février a rencontré et aggravé. De tous ces travaux aujourd'hui oubliés je me borne à exhumer et

H INSTRUCTION PROfAIRE.

à remettre en lumière les deux rapports que je présentai en 1833 à la chambre des pairs au nom de la commission chargée de Texamen du projet de loi. Mais avant tout il est nécessaire de reproduire Texposé ministériel qui établit avec netteté le système de la loi que mes deux rapports font connaître avec plus d'étendue.

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