RECHERCHE DE LA CAUSE DU TROUBLE DE LA VISION
blée par des cercles de diffusion, ce sont des causes optiques.
Dans le second, c'est la rétine, le nerf optique ou ïes centres de perception qui sont atteints dans leur texture ou dans les conditions physiologiques de leur fonctionnement. Ces cas,bien plus difficiles souvent à déterminer que les premiers, constituent les amhlyopies et amatiroses vraies^ par opposition aux autres, que j'appelle Xesamblyop les fausses^ parce qu'elles sont susceptibles de correction immédiate et peuvent, par suite, ne pas être un mçtif suffisant d'exemption.
Recherche de la cause du trouble de la vision. — Une expérience classique pourrait vous indiquer rapidement dans quel sens vos investigations doivent être dirigées ; vous la connaissez sous le titre de l'expérience de la carte percée.
Faites regarder une page d'écriture par l'œil défectueux, à travers un trou d'épingle percé dans une carte ou une plaque de métal. Le sujet vous répondra : j'y vois mieux, mais plus sombre, ou j'y vois plus mal.
Dans le premier cas, recherchez un défaut de réfraction, car l'interposition du diaphragme a éliminé les rayons marginaux, de tous les plus nombreux et les plus réfractés, ceux qui, dans l'œil amétrope, produisent surtout ces cercles de diffusion qui enlèvent à l'image toute sa netteté ; dans le second, songez à une opacité ou à une amblyopie, parce que cette impuissance de la vision qu'accuse le sujet témoigne de l'insuffisance des rayons qui restent pour traverser des milieux opaques ou éveiller la torpeur d'une rétine paresseuse.
Malgré l'utilité de cette expérience, il vaut mieux pourtant, en général, procéder d'une manière plus méthodique, et rechercher successivement et dans Tordre suivant quelle est, de ces trois grandes causes de défectuosité de la vision : opacités, amétropie, amhlyopie ou amaurose, celle qui existe.
1° Opacités. — Pour les constater, l'examen direct peut suffire, et mieux encore, celui que vous ferez à l'éclairage oblique. En interposant entre l'œil observé et une bougie placée obliquement sur son côté externe une lentille biconvexe de 3 à 4 pouces, vous pourrez promener sur la cornée un cône lumineux qui éclaire celle-ci, la chambre antérieure, l'iris, la pupille, le cristallin, et permet d'y découvrir, soit à l'œil nu, soit avec une loupe, les plus petites altérations de transparence ou de coloration.
Sur la Cornée^ ces opacités, vestiges d'anciennes kératites, plus rarement de brûlures ou blessures, expliquent suffisamment les troubles de la vision : quelle que soit leur ténuité, si elles se trouvent situées dans l'axe de la pupille, elles deviennent un cas d'exemption, quand^ à la lumière du jour venant d'en face, Vacuité tombe à 1/4 : cette condition est d'ailleurs toute en faveur du réclamant, car une petite opacité devant une pupille largement dilatée, comme elle Test dans le demi-jour, peut n'être que très peu ou médiocrement gênante, tandis qu'en face d'une pupille rétrécie elle suffit à la masquer et porte obstacle à la vision.
Il faut donc, en présence des taches de la cornée, tenir compiQ de leur position plus encore que de leur