‹ Instruction raisonnée pour l'examen de la vision devant les conseils de révision et de réformeChapitre 27 sur 71 · SIMULATION : EXAMEN DE LA PUPILLE · texte numérisé non relu

SIMULATION : EXAMEN DE LA PUPILLE

déchu de rimportance qu'il avait autrefois , si une analyse plus délicate des conditions qui les gouverne n n'eût révélé des faits dont Tingénieuse application au diagnostic a rajeuni la méthode en lui donnant la certitude qui lui manquait.

Dans l'appareil optique qui constitue notre œil, Tiris est un diaphragme pour ainsi dire actif et d'une exquise sensibilité : il mesure et proportionne la grandeur de son ouverture pupillaire à la quantité de lumière nécessaire à la vision ; la sensibilité de la rétine en est le régulateur ; ses mouvements sont de ces réflexes merveilleux, automatiques, sachant avec une délicatesse extrême proportionner toujours la réaction à l'action, le mouvementé la sensation qui le provoque. L'iris obéit donc, tout d'abord, aux impressions reçues par la rétine de l'œil auquel il appartient ; mais son action est aussi intimement liée aux sensations du côté opposé et aux mouvements de son congénère . Entre les deux pupilles il y a synergie ou sympathie d'action. Bien plus, ces deux rétines qui peuvent, en tant du moins qu'agents provocateurs des mouvements réflexes des pupilles, se suppléer l'une l'autre, semblent, lorsque toutes deux y sont sollicitées par une impression comniune, additionner leur influence pour produire un efiet plus marqué. Étudiez sur les yeux d'un sujet jeune s'il se peut, et myope encore mieux, à cause de Insensibilité et de la grandeur delà pupille plus mar- <luées chez lui, la série des faits qui suivent et vous en nurezla démonstration.

Placezvotre sujet en face d'une fenêtre bien éclairée: *^s deux pupilles simultanément, à un degré égal, su-

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biront un rétrécissement proportionnel à Tintensité de rimpression reçue ; masquez avec votre main un des yeux pour le soustraire à l'action directe de la lumière mais non à votre regard, les deux pupilles se dilateront légèrement; fermez l'œil exposé à la lumière, la pupille de Tautre côté aussitôt se dilate, oscille et revient à son état ; ouvrez-le, ellese rétrécit, démasquez les deux yeux et les pupilles arrivent à leur maximum de contraction. Ainsi l'intensité de l'impression lumineuse se traduit fidèlement à vos yeux par les réactions des pupilles .-chacune de cellesci est un véritable esthésiomètre non seulement de la rétine de son œil, mais de celle du côté opposé.

Les liens d'une association fonctionnelle unissent en outre, dans une action synergique, le mouvement des pupilles à la convergence et à l'accommodation; de sorte que ces trois actes musculaires, contraction du sphincter, contraction du droit interne, contraction du muscle ciliaire,se produisent en même temps pour l'accomplissement du même but, la vision de près, et peuvent se commander.

La pupille, en résumé, se contracte donc sous l'influence :

1° De l'excitation de la lumière sur le même œil; — c'est la cause directe ;

2° De l'excitation de la lumière sur l'autre œil;

3" De la tension de l'accommodation ;

4° De la contraction du droit interne ; — ce sont les causes indirectes.

Dans Tamaurose, la première influence n'existeplus» mais les autres persistent, et si la conservation des

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