SIMULATION : EXAMEN DE LA PUPILLE I
mouvements de Tiris ne permet pas de conclure à la sensibilité de la rétine, le contraste entre son immobilité sous l'influence de la première (cause directe) et sa contraction provoquée par les autres est,au contraire, tout à fait caractéristique de Tamaurose unilatérale. Voici Tordre et le but des expériences qui le démontreront.
Première expérience. — Rechercher V existence ou le degré de la sensibilité rétinienne dun œil par les réactions de sa pupille. — Le plaignant doit être assis en face d'une lampe ou d'une fenêtre bien éclairée ; l'œil sain fermé, l'œil en observation dirigé en avant, conditions indispensables pour éviter l'intervention inopportune des causes indirectes; la paupière supérieure est alors alternativement abaissée et relevée à plusieurs reprises par un doigt de votre main. On peut encore, dans une chambre obscure, projeter sur l'œil observé, au moyen d'une lentille, un cône de lumière, comme on le fait dans l'examen à l'éclairage latéral. Il est même ainsi plus facile de tenir l'autre œil à l'abri des rayons lumineux et de varier à votre gré l'intensité et la direction de ceux qu'on dirige sur le premier. Si la rétine est sensible, la pupille se contracte avec une force et une rapidité proportionnelles à l'intensité de l'impression; si elle est insensible ou presque insensible, les mouvements sont nuls ou très limités et alors même qu'une impression vive et subite produit son rétrécissement, ce n'est qu'une contraction fugitive qui disparaît presque aussitôt remplacée par la dilatation.
Deuxième expérience. — Démontrer par les effets des^
causes indirectes que cette immobilité absolue ou relative n est pas due à la paralysie de Viris, — Il suffit, tout en continuant à l'observer, de masquer l'œil malade et de le soustraire à l'action directe de la lumière pendant qu'on soumet l'œil sain à des alternatives d'éclairage et d'obscurité ; ou qu'on lui fait fixer un objet à petite distance, soit directement (accommodation) soit en le plaçant un peu en dedans (convergence). Si dans ces trois cas la pupille se contracte, ce fait rapproché du résultat de la première expérience est tout à fait caractéristique (Liebreich) et on peut lui donner une nouvelle confirmation absolument certaine de la manière suivante :
Troisième expérience. — Démontrer que V immobilité de la pupille est bien due à la suppression de la sensibilité rétinienne. — Fermez l'œil sain, et fixez attentivement l'œil malade, aussitôt la pupille se dilate, d'une manière progressive, largement, sans oscillation et en face même de la lumière cette dilatation persiste, tant que l'occlusion de l'œil sain . est maintenue. Comme contre-partie on peut après avoir un instant laissé les deux yeux ouverts, fermer l'œil malade et constater que la pupille de l'œil sain n'en est en rien influencée (Cras).
La constatation de ce fait curieux d'une pupille qui attend pour se contracter l'impulsion partie de l'œil auquel elle n'appartient pas et qui, abandonnée à ellemême, se dilate largement et reste dilatée en face de la pleine lumière est la preuve irréfutable de la cécité unilatérale. Elle doit être le contrôle indispensable des allégations du réclamait (tvote 2^ Seulement, elle