SIMULATION DE LA PSEUDO-AMBLYOPIE
l'autre. La concordance des réponses serait la preuve de leur véracité.
Moyens de surprise. — 2** Boisseau devant les conseils de revision se loue de l'épreuve suivante : « Un « jeune homme se présente, il se prétend atteint de « myopie, on lui met devantlesyeuxdesverresn°5,il « ne lit pas; des verres n°4, il lit encore moins; alors d'un « ton assuré on lui dit : je vois ce qu'il vous faut ; on « lui met des verres plans et il lit sans hésitation. :^
y Galezowski procède autrement, il essaye les n°*3, 4 et 5 et observe la distance à laquelle le sujet lit avec ces verres, puis il le fait lire sans lunettes et cherche à éloigner le livre ; s'il lit plus loin sans leur secours qu'avec leur aide, la fraude est découverte.
4** Tous ces moyens sont évidemment très bons, mais le premier est sujet à erreur, les deux autres exigent peut-être des simulateurs assez naïfs, aussi, à défaut d'atropine, je préfère celui que je vous ai déjà décrit dans la 2® leçon et qui consiste à faire l'essai ordinaire de la myopie avec les verres concaves. Si le numéro du verre indiqué par l'observé comme correcteur de la myopie paraît exagéré, on joue un certain étonnement et on lui dit que son degré paraissant encore plus élevé qu'on ne l'avait cru, on va ajouter un second verre au premier et augmenter son action. On met alors devant le numéro négatif ou concave qui est en place un numéro positif ou convexe d'environ
' — , (3,50 diop) qui neutralise en partie l'effet du premier et, s'il prétendy voir mieux, son exagération devient évidente.
Pseudo-myopie. — S'il faut éviter de se laisser surprendre par les exagérations du myope, il faut aussi éviter l'erreur toute contraire qui ferait confondre la myopie avec certains états qui en ont les allures et en diffèrent cependant absolument. Parmi ces pseudomyopes qui clignent fortement, n y voient pas de loin, egardent de très près, sans que vous trouviez pourtant chez eux les signes objectifs de la myopie, vous rencontrerez deux catégories de malades : 1° des amblyopes, 2° des malades chez lesquels existe un spasme de l'accommodation avec myosis.
Myosis MYOTiauES. — Chez ces derniers, la myopie est soudaine, temporaire, s'accompagnant de douleurs périorbitaires, de céphalalgie, de fausse appréciation sur la grandeur des objets, de macropsie. Son degré est en raison de celui de la contracture ; il en est de même de l'accommodation dont l'amplitude peutétre réduite à zéro dans les plus forts degrés.
On pourrait simuler cet état avec les myosiques puissants, la pilocarpine, la fève de Calabar et son alcaloïde, l'ésérine. Mais l'action de ces substances est encore bien peu connue du vulgaire, et le simulateur ne réussirait certainement pas à en tirer un aussi utile parti que de la belladone. En effet, leur action est passagère ; elle n'imite que bien imparfaitement la myopie, elle donne à la pupille des dimensions précisément contraires à celle du vrai myope, et en cas de doute, la nécessité de l'examen à l'ophthalmoscope amènerait à instiller de l'atropine qui aurait bientôt détruit tous ses effets.
Le myosis enfin n'esl p2is wtv C2.s d'exemption à