vous qui t'observies de la voâtc éternelle^ i
Anges , appUuditses I II pr«ad rer» tous Vetsnr f Gomineiicex vos côneertf , prenez vos lyres (l*or« Dcjh son nom souscrit aux célestes annales; Prc'parei , préparez roê palmes triomphales î '
De sa luUe sanglante il sort victorieux, El l'echdfaùd nViatt qu'un degré vers les cfeuZ. '
( Poème de la Pitié. )
D. Que fit la convention après la mort de Louis XVI?
jR. Fière des victoires remportées par les arineésde la république, la convention déclara la guerre à riingleterre , à la Hollande , et à TEspagne. hés Autrichiens avaient été vaincus k Jémroapes pîir le général Dumourier, dans le mois de novembre ; mais, lé 18 mars snivaut, Dumourier fut baltu à Nérwinde. II traita ensuite avec les Autrichiens, et leur livra les députés que la convention lui avait envoyés. La côiivention le déclara traître à la patrie, et mit saiéte à prix. Un tribunal criminel extraordinaire fut établi 'pour juger les couspirateui*s, La condamnation à. mort en* traînait la confiscation des biens au profit de la république, l^outs les menibresde la famille de Bourbon furent condamnés à sortir du territoire français, à Iciception des enfants de Louis XVI, de sa sœur et de son épouse. La reine fût traduite au tribunal révolutionaire, et périt sur un échafaud* Madame Elisabeth,
sœarda for,8oîvhde près b reine. Les grftces \ de l'innocence, les plus rares vertus, ne purent la garantir d'une ai triste fin.
Aussi des attentats de re temps effrëné , Ton trépas , ombre Ulnstre , est le moins pardonne. Dieux ! et quel prétexte h ce forfait infâme I Ton nom étoit sans tache , aussi-bien qne top ame.
Le fils unique dé Louis xvi, le jeune Dauphin, né avec une constitution Faible, d^ailleurs jour et nuit en proie aux mauvai^ traitements et à la barbarie de ses. gardiens, mourut de langueur, H termina^ triste car* rière au milieu de sa dure Càp\iyiié.âladamej fille du roi, fut échangée contre les dépotés qui avaient été livrés par Dumourier aux Au*trichiens. Le duc d'Orléans fut envoyé k la mort par le tribunal révolutionnaire. Laguerr e civile s'alluma dans la Yeadée-, la. ville de Lyon fut bombardée, et presque réduite en cendres. On supprima les académies, les um«versités et les collèges; presque tontes les sources de l'enseignement furent taries.
L^uniformitédes poids etme^ures futdécré* téc. L'ancien calendrier fut aboli; lecommcn* cernent de l'année fut fixé au ftst septembre. Les mois cliangèrent de dénomination; les semaines fiirent rem pi athées par les décades. Le culte pubticfutdétruitjies temples feriQés;
(330 les prêtres incarcères , déportés , mis à mort, ou réduits à apostasier pour sauver leur$ jours. Toutes les maisons nationales furent couver* lies en prisons , où Ton renferma comme ,^2^5pects tôuts ceux qui avaient des talents , des richesses , de la vertu. La France fut couverte d'échafauds et inondée de sang. La mort du tyran Robespierre et de ses vils suppôts mit fin & ces horribles boucheries, le 9 thermidor an n ( ap juillet 1^794 ).
D. Pendant que les jacobins exerçaient leur rage dans toute la France , quels étaient les succès des armées de la république ?
R. Les Anglais furent chassés de Toulon , dont la trahison les avait rendus maitres: les Espagnols évacuèrent la France; les Prussiens furent battus par Hoche; les Autrichiens par Tourdan \ et les Anglais par Houchard. Le 7 messidor an II (aS juin 1794)9 le général Jourdan gagna la bataille de Fleurus,et la Belgique fut soumise. Quelques mois après, toute la Hollande fut conquise, et les Hollandais établirent un gouvernement sur le modèle de celui de la France.
Ces succès amenèrent la paix avec la Prusse, avec la Hollande et avec TE^pagne.
La Flandre hollandaise fut cédée à la France. Les Espagnols lui abandonnèrent
leqrs posses»on84ansrile dô Saint-Domingue.
. B^Que fit la Convention^ lorsqu'elle fut délivrée de la tyrannie de Kojjespierre ?
AJ Elle s'opeupa de réparer tout le mal qu'elle avait fait ou laissé faire. Elle livra au glaive de la justice ceux de ses membres qui avaieat.faitqouler le sang des citoyens. Elle rçudit les biens aux familles des condamnés-, elle permit le rétablissement du culte public. Elle publia une nouvelle constitution, qui partageait le. corps législatif en deux conseils , et confiait le pouvoir exécutif à un directoire composé de dnq membres.
, D. Queh événements suivirent TiriStaJJation du directoire exécutif?
jR. Bonaparte ) nommé, général de Tarmée dltalie, gagna les batailles de Montenotte et de Millésimo : c^lle^de Mondqvi en fut la suite naturelle. La paix avec leroideSardaignefut le premier fruit de ces victoires. La Savoie, les comtés de Nice et de Tende furent cédés il la France* Bonaparte battitensuite les Autrichieiis à Lodi , puis à Borgbetta, Les ennemis furent obligés de se sauver dans lesmontagnes du Tyrol. Les armées françaises obtinrent, du côté du Rhin, des succès suivis de revers. La bataille de Rehbach fut gagnée parTarmée de Sambre-et*Meuse.
Moreau passa le B,hii>^et s*eiiipara de K«I1. Une seconde bataille fut gagnée près^d'Offembourg. Cen était fait de TAIlemagoe, slN'ar* chidae Charles n'était venuvopposer une digue au torrent qui inenaçait de tout envahir. Il y . eut une affaire sanglante ;à Néresheim; ello dura dix-sépt heures. La victoire changea plusieurs fois de drapeaux, et resta indécise. L'armée de Rhin-et- Moselle fut obligée de 9e replier. C.est alors que Moreau exécuta , an travers de ceàt lieues, toujours remportant des victoires, une retraite mémorable., qu pn compara dans le temps à celle des dix-mille«
D. Voulez-vous continuer le récit d^ spo ces de Bonaparte en Italie ?
jR. Il s'emparàde Vérone, fit investir Mantoue, enleva Bologne et plusieurs places au pape; focça le ppnilife romain à conclure, avec la république française, un traité^ par lequel Pie i!«:i céda la légation de JBologne et de F«r*rare, la citadelle d*Ancône, et s'obligea à livrer un grand nombrede tableaux, de vases et de statures de ses musées, cinq cents manus* crits de la biblioth^ue du Vatican^ e;t une somme de vingt et un millions d'argent Rome était à peine pacifiée, que le château de Milan capitula. La ville de Liv.o^rne fut prise et mise à contribution /On confisqua toutes. les
(334 ) marchandises anglaises qui s'y troavèr^if , et doni la valeur fut estimée dix millions. LV~ mëe française gagna ensdte la bataille d'Ar* cole, celle de BiToli et celle de la Favarife. La bataille de Rivoli coûta an général autrichien, six mille soldats tués ou blessés, vingt* cinq mille prisonniers de guerre, et la perte de soixante pièces d'artillerie. L'archiduc Charles accourut du fond de rAUemagnie , pour suspendre la marche des armées françaises dans les provinces autridtiennes, frontières de l'Italie. Il fut battu ^ur la Piava; ses retranchements forent forcés sur le Tagliamento. Ces victoires livrèrent aux Français une partie de Tlstrie et du Frioul, et, peu de temps après, Triesie, le Tyrol, la Hauie- Carniole , et une partie de la Carinthie. Masséna s'empara de Glagenfurt ; Bonaparte occupa Judembourg et Léoben , à trente lieues de Vienne. L^empereiir d'Allemagne, effrayé, demanda une suspension d'armes; elle lui Ait accordée, et amena desr préliminaires de paix qui forent signés à Léoben, et convertis en traité définitifs Campo-Formio.
D. Que se passa-t-il en Italie ,, pendant les conférences de Léoben ?
A Le sénat de Venise avait cru pouvoir profiter de l'éloignement du général Bona-
parte, pour faire massacrer les soldats français par des paysans qu'il ameutait sourdement^^Bonaparteëçrivitape lettre foudroyante au doge, et changea le général Aagereau à$k réduire Venise par la force. La- ville ftit prise , et cédée ensuite., avec son territoire , à la maison d'Autriche, fioor rindemniser de la perte du Milanez et de la Belgique. #
Mais, pendant que laxépublique triomphait au-dehors, la diviâo*^ régnait dans I^s deux conseils eiijansledtréctoire. Celuî-cifit entrer seorètemeut des troupM à Paris , s'empara, pendant lanuit ,des peiirtïetdes postes prinoi« paux, ferma les tienit. où se tenaient lee séances, arrêta plusieurs dé^utés^, quîfûrenlcondamnéB à la déportation , avec deux membres du directoire, et plusieurs journalistes : telle fut la journée dite du iB fructidor.
D. Ne se iit-il pas une révolution à Rome , à la fin de 1797 P
R. Oui 2 une multitude armée avait investi le palais de l'ambassadeur français , Joseph Bonaparte. Plosiêcirs militaires , au nombre desquels était le général Daphot, voulurent dissiper l'attroupement par la force. Duphot fut tué. Berthiep marcha sur Rome , où il fut leçu par une graûde majorité du peuple, qui se constitua sur^e^^hatnf^ en république.
t>. Que fit Bonaparte , après ses glorieuses campagnes d'Italie ?
/{.Il partitde Toulon, en 1798, avecuneflotte 4eq0atreceilts voiles et trente mille hommes. Il s'-enlpara, en passant, de Tiie de Malte, et alla descendre en Egypte, ôà il se rendit maître d'Alexandrie , puis du Caire. Une ûotte anglaise , commandée par . Tamiràl Nelson , Tint attaquer la flotte française dans la rade d'Aboukjn La perte pour la république fat immense^ Cette journée désastreuse détermina le grand-seigneur, jusqu^alors incertain, à unir sea intérêts avec ceux de l\Angieterre.
Cependant Bonaparte , après av^lr achevé Ja conquête de l'Egypte, traversa le désert pour se rendre dans la Syrie, et mît le siège devant Saint-Jean-d'Acre. Les Anglais vinrent au secours de la place , et en firent lever le siège. Bonaparte revint au Caire ^ et remporta une célèbre victoire à Aboukir. Il s'embarqua ensuite pour revenir en France chercher des secours pour l'armée d'Egypte.
D. £n quel état Bonaparte trouva-t-il la France , à son retour d'Egypte ?
R. Il la trouva dans l'état le plus déplorable. Une nouvelle coalition s'était formée contre la république ; l'empereur de Russie , le roi de Naples, celui de Sardaigne, y étaient
( 337 ) entrés. Des pléaipotentiaires français liaient été assassines au congrès de Rastadt. L'empereur d* Allemagne s'était joint de nouveau aux ennemis de la France. Les premières entre* prises de la république furent heureuses. Le général Championnet s'empara de Naples , et le roi fut obligé de transférer sa cour en Sicile. Le roi de Sardaigne perdit le Piémont et ne retira en Sardaigne. Mais les plus affreux revers succédèrent bientôt à ces avantages. Le générai Jourdan fut battu en Souabe par Tarlôbiduc Charles. Schérer fut battu deux fois^^ en Italie , par le général russe Su waro>r. Mô^ reau empêcha» par ses*sayantes manœuvres, que l'armée entière ne fût taillée en pièee&f. Les Russes marchèrent de succès en suécès; Le mémorable combat de Novi couronna leui^ exploits. Des conquêtes de Bonaparte, il ne restait plus à la France que la ville de Géties , l)loquée par une escadre de Nelson. A nos défaites se joignait le désordre de Tiatépiôur. Le directoire était en guerre ouverte avec lei deux conseils. Le commerce était m«rt, le crédit public anéanti. Les odieux jaèobillls avaient osé remontrer leurs crêtes sanglantes^ des clubs avaient été rétablis» ^>' '
J). Que fit Bonaparte pour r^irer la Fiisibce
'de r^t d'humiliatioa dans lequel elle ëtût tombée pendant son expédition d'Égypie?
Jl.Jl se concerta avec les bons esprits du cGtps législatif et deux, membres du directoire. Le i8 brumaire, le conseil des anciens transféra le corps législatif à Saint-Cteud, et chargea Bonaparte de l'exécution du décret.
■JaSl séance que tint à Saint-CloivÀ \e conseil
des cina-cents fut 'très orageuse 5 la vie de Bo-
naparte y fut. ei^po^ée au plus grand danger. Xpfîa, le directoire fut d^t^larë dissous*, uu ^[ovn'eraenient provisoire fut établi. Il s'oc- Ciipa. d'une nouvelle coastitulion : rexercice du pouvoir exécutif fut confiéâ trois consuls^ et )6. pouvoir législatif à deux.cliambres de repré^ ;Mfi\t0nts, Tune sous le nom de^rp^ législa- 4ify et Tautre sous celui de tribuiiaU Bonaparte -fut' nommé premier cojis^ul.
. . D. Qv(e fit Bonaparte, lorsqu'il fut investi ;de r^utorité de premier consul ?
. R.&2L première .pèasée fut d'offrir la paix aiî FOI 'd'Angleterre, (qui la refusa. Il arrâta ^ue le-eorps de^Pie vi , mdrt à Valence deptiîssix'mois, recevrait les honneurs deda se- |^uUui*e, et qu'il Kirse<^ail âevë an moânmeat convenable à la digtiité dotât ilavait 4të ;re- 9^lu«|4«i éfiûgrëjSiqqe>la.craiiile'^eaie aVait
^ (.3?9 ) forcés de quêter leur patrie^ les prêtres qui s'étaienfc exilés pour, ne pofut trahir IjeurDieja^ fureut r3ppelés,iea Fr^ace, Ujae armée de xë- ^rve fut formée à Dijon; le premier €pnsfl ;cn prit le. commandement, passa le mont SainttBernar4» et alla fondre sur Fltalie, 11^ gagna cette fameuse bataille, de Ma^e^gç^ qui décida du sort »de lltalie. Moreau, d«(a$ le m^txie teinps, ba^ttit les Autrichiens^ daqs ççs inémes plaines d'Hoehstet, si funestes aux Français sous Louis. xiv. Les ennemis, pjress^* de touts côtés , ne durent leur salut qu'à une suspension d'armes dont on était déjà conyeipifK pour ritalie , e^t qu'on étendit à l'All/emagne.
D. Quels événements suivirent les bataill.^ de Ma.reugo et d'Hochstet?
i?. Le premier consul, de retour à Paris , trouva des ennemis chez le peuple qu'il avait .contribué à rendre le premier de l'Europe, plusieurs conspirations furent tramées contre j^a vie 5 les Anglais s'emparèrent* de l'îre de Malte, qui leur est restée depui&j l'empereur >de Russie, Paul i**', devenu l'allié de la France, jpnoqrut assassiné., L'^^P^reur d'AUemxigne, îiécivlt par l'or d,e l'Angleterre, rfeprît Ips r^rnp^es contre la république française. Mais, les Autrichiens furent complètement défaits à Hohinlenden/ Bientôt Farmëe française se
Pa
(Ho )
trouva à Vingt lîeuës de Vienne. Alors un congrès s'ouvrit à Lunéville , et un traité définitif de paix y fut conclu entre la France et TAutriché. Peu après , la France fil h paix .^avec le roi de Naples et avec le Portugal-, h çaîx fut aussi signée à Amiens entre la France -et rAnglelerre. La Turquie et la Russie suivireut le même exemple. Un nouveau concordat fut passé entre la cour de Rome et le prexnier consul Bonaparte ; le culte catholique fut rétabli en France dans toute sa pureté.
D. La paix d'Amiens fut«elle de longue -durée ?
/î. liîon. Les Anglais s'étaient engagés ^ par le traité d'Amiens, à remettre Tlle de Malte aux chevaliers de cet ordre. Sommés d'exécuter cette condition , ils déclarèrent la guerre à la France, un an après la conclusion du traité. Une conspiration formidable fut tramée contre le premier consul. Georges Cadoudal et le général Pichegru étaient à la tête; les prévenus fiirfent arrêtés 5 et plusieurs furent condamnés à mort. Le Code cml des Français ' fut décrété et publié 5 le gouvernement consulaire fut aboli, et Bpnaparte déclaré empereur par un. sénalus- consulte organique da iR mai 1804.