ALBERT DURER
Au féréniffime & très-puiffant Prince & Seigneur Ferdinand, Roi de Hongrie & de Bohême, Infant d'Efpagne, Archiduc d'Autriche, Duc de Bourgogne & de Brabant, Comte de Hapsbourg, de Flandre & de Tyrol, Majefté impériale romaine, Notre très-clément Prince, Gouverneur du Saint-Empire , Mon gracieux Seigneur.
SEnçwyssiafE et tvissv&çt npi, gk^cievx seig^çevt^
Pour les grâces & bienfaits que fat reçus dutrèsférénifjime & très-puiffant Empereur Maximilien , fa fupréme Majefté, voire aïeul, de glorieufe mémoire, je me reconnais Vobligé de Votre Majefté, non moins que de fon prèdéceffeur , fuivant mon faible pouvoir.
Auffi Votre Majefté ayant réfolu de fortifier quelques villes & bourgs, je me fuis décidé à expofer mes idées fur ce fujet. Si mes projets ne trouvent pas grâce entière devant Elle, s'ils ne font pas abfolument acceptés, je penfe qu'ils pourront toutefois être utiles dans quelques-unes de leurs parties, finon à Votre Majefté, au moins aux autres princes, feigneur s & villes qui ont le grand défir defe protéger contre des attaques 6 des oppreffions injuftes.
Je fupplie donc très-humblement Votre Majefté de vouloir bien accepter gracieufement ce témoignage de ma fujétion, & d'être mon très-clément Seigneur.
De Votre royale Majefté ,
Le très-humble fujet,