PRINCIPES DE LA CONVENTION DE GENÈVE
Cette Convention vise à remplacer les dispositions correspondantes de la Convention maritime du 29 juillet 1899, par rapport au soin et traitement des malades et des blessés dans la guerre maritime. La Convention de 1899 était fondée sur les dispositions humaines mais inadéquates et, à un certain point surannées, de la Convention de Genève de 1864. Cette Convention a maintenant été remplacée par l'accord nouveau, dont trente Etats du monde civilisé étaient parties signataires, conclu à Genève, Suisse, le 6 juillet 1906.
La Convention de Genève de 1906 comprend les progrès faits par rapport au soin des malades et des blessés pendant les quarante-deux années qui se sont écoulées depuis l'adoption de l'accord primitif en 1864. La nouvelle entente, qui est limitée dans son opération à la guerre sur terre, représente l'expérience gagnée dans les opérations militaires récentes concernant la sanitation, le transport et le soin des malades et des blessés. Elle est aussi en relation étroite avec les efforts des sociétés de secours volontaires, telles que la Société de la Croix- Rouge des Etats-Unis, dont la fonction consiste non seulement à améliorer la condition des malades et des blessés en temps de guerre, mais à agir promptement en temps de paix en vue d'alléger les privations et souffrances dues aux inondations, aux incendies, ou à la famine, n'importe où et dans quelles circonstances elles se rencontrent.
A cette fin, la Convention, comme la Convention de Genève de 1906, prévoit un mode de coopération entre les agences officielles et charitables calculé à assurer une action harmonieuse et efficace sur le théâtre des activités militaires hostiles.
La Conférence se proposait d'introduire dans la Convention mari-
Il8 LA CONFÉRENCE DE LA HAYE DE I907
time de 1899 les amendements et améliorations qu'elle jugeait nécessaires pour la rendre conforme aux conditions humanitaires requises par la Convention de Genève de 1906. Sous le rapport de la perfection et de l'efficacité la nouvelle Convention ne laisse rien à désirer.
XL — Convention relative à certaines restrictions à l'exercice