RÉSOLUTION CONCERNANT LA LIMITATION DES CHARGES MILITAIRES
Il est bien connu que la Première Conférence fut convoquée en premier lieu pour assurer une réduction possible des armements excessifs qui pèsent sur toutes les nations," et dans le programme contenu dans la deuxième circulaire russe (11 janvier 1899) un des objets énoncés était de par\-enir à une " entente stipulant la non augmentation, pour un terme à fixer, des effectifs actuels des forces armées de terre et de mer, ainsi que des budgets de guerre y afférents ; étude préalable des voies dans lesquelles pourrait même se réaliser, dans l'avenir, une réduction des effectifs et des budgets ci-dessus mentionnés." Il ne fut pas donné à la Première Conférence de s'entendre au sujet de la limitation ou de la restriction, mais elle adopta à l'unanimité la résolution suivante :
La Conférence estime que la limitation des charges militaires qui pèsent actuellement sur le monde est grandement désirable pour l'accroissement du bien-être matériel et moral de l'humanité.
La Deuxième Conférence également n'était pas prête à limiter les armements, à imposer des restrictions aux effectifs des forces armées de terre et de mer, ou d'engager les nations à ne pas augmenter les budgets y afférents. On se souviendra que les Etats-Unis se sont réservé la faculté de mettre cette question en délibération, quoiqu'elle ne figurât pas comme telle au programme. En vertu de cette réserve et des instructions du Secrétaire d'Etat, la délégation américaine insista à ce que ce point fiit mis en délibération et lui prêta son appui tant dans la Conférence qu'en dehors. Par un accord général, une résolution fut présentée qui fut supportée dans une allocution par le délégué britannique et dans une lettre écrite par le premier délégué
américain au nom de la délégation. La résolution, qui suit, fut donc adoptée à l'unanimité :
La Deuxième Conférence de la Paix confirme la résolution adoptée par la Conférence de 1899 à l'égard de la limitation des charges militaires; et, vu que les charges militaires se sont considérablement accrues dans presque tous les pays depuis ladite année, la Conférence déclare qu'il est hautement désirable de voir les Gouvernements reprendre 1 étude sérieuse de cette question.