DU CHOIX DE SA VOCATION
{)ersonnes, qui dans leur jeunesse, ayant été perverties par une mauvaise compagnie, maudissent à présent dans Penfer ceux qui ont été la cause de leur perte ! Apprenez, jeunes étuJians, par ce tragique exemple, combien il vous est important de fuir la compagnie d'un jeune homme impur et vicieux. Sa société est trop dangereuse pour vous, et vous sera funeste. " Celui qui aime h danger," dit le Saint- Esprit, " y périra.''
CMAPÏTRE JUM^T^III.
Du choix de sa vocation»
1. Il y a plusieurs vocations auxquelles^on peut être appelé de Dieu : l'état ecclésiastique, l'état religieux, le célibat, le mariage, la profession des armes, etc. Il y a dans chaque état des grâces propres pour en remplir les devoirs, et pours'}^ sanctifier. Si vous entrez dans l'état que le Seigneur vous à destiné, il vous sera beaucoup plus facile de vous sauver. Si au contraire vous prenez un autre vocation que celle où Dieu vous appelle, tout sera à craindre pour votre salut. Tel se sauve dans le parti des armes, qui se fût damné dans l'état ecclésiastique ; et telle se damne dans la réligion, qui se fût peut-être sauvée dans le monde ; tel aussi se damne dans le mariage, qui se fût sauvé dans le clergé ou dans le cloître. 11 est donc d'une grande
conséquence pour vous, jeunes gens, de connaître la vocation et le parti que Dieu vous a marqués.
Pour le connaître, il faut avoir de saintes intentions, examiner ses talens, ses dispositions, son inclination ; faire de fréquentes et de ferventes prières pour demander à Dieu ses lumières ; vivre dans la crainte de Dieu, parceque l'esprit de Dieu ne se communique pas à des jeunes gens qui vivent dans la désordre. Il faut connaître les dangers, les devoirs et les charges de l'état qu'on veut embrasser ; enfin prendre conseil des personnes désintéressées et éclairées, et surtout de son confesseur. Les avis suivans vous seront d'une grande utilité.
II. Ceux qui aspirent à l'état ecclésiastique doivent aimer la prière et l'étude, être sobres et chastes, n'avoir d'autres vues que de servir l'Eglise et de travailler à leur propre sanctification, en travaillent à celle des autres.
Je dis la même chose à peu près de ceux qui aspirent à l'état religieux. Ils doivent aimer la retraite, avoir un esprit docile, un grand désir de leur propre perfection et de leur salut. Un jeune homme qui n'a aucun attrait pour la prière, pour la retraite et pour l'étude, qui a des passions vives et indomptées, qui s'adonne au vin, qui n'a pas horreur de l'impureté, qui a une violente inclinations pour le sexe, ne doit s'engager ni dans le clergé, ni dans le cloître, crainte d'y devenir le scandale des fidèles, l'opprobre de l'église et de la religion.