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qu'elle ne tient pas ce pouvoir de la puissance temporelle. Nier cette vérité, c’est tomber sons l’anathème.
Autre proposition condamnée. Bonifacius VIII votum castilutis in ordinatione emissum nuptias nullas reddere prèmus asseruil. Boniface VII a le premier déclaré que le vœu de chasteté prononcé dans l’ordination rend le mariage nul. (Sylla-bus 72).
C’est donc un fait certain qu'avant Boniface VIII l'Eglise avait établi eet empéchement dirimant et exerçaii son pouvoir sur le mariase chrétien.
À ces autorités nous ajouterons quelques réflexions. D'abord il n'en est pas du mariage comme d'un contrat purement naturel et civil. C’est un contrat divin, uu pacte religieux. Ainsi que nous l’apprennent les Saintes Ecritures, le mariage a été institué par le Créateur ; c'est Dieu luimême q"ni en a déterminé la fin et posé Jes principales conditions. Æuisons lui une aide qui lui ressemble. Croissez et multipliez-vous. L'homme s'attachera à sa femme et ils seront deux en une seule chair. Ce que Dieu a uni l’homme ne le séparera pas. Le mariage est donc soumis au domaine de la eu C’est à l'Eglise à interpréter les livres saints et les lois divines qu’ils contiennent ; c’est à elle à conserver la tradition ; c’est à elle à nous faire observer ces lois, par les règlements qu’elle juge plus conformes à leur esprit.
D'ailleurs le mariage est devenu, en vertu de l'institution de Jésus-Christ, un véritable sacrement, un sacrement proprement dit pour les chrétiens, et l'Eglise seule peut, d’un pouvoir qui lui est propre, statuer sur ce qui a rapport aux sacremenis.
Il est done démontré que l'Eglise a, de droit divin, pouvoir pour établir des empêchements dirimants au mariage UE et ce pouvoir, elle l’a en vertu de sa constitution
ivine.
L'ÉGLISE À UN POUVOIR SUPRÈME ET {ëNDÉPENDANT SUR LE MARIAGE CHRÉTIEN.
Le souverain pouvoir qui a le droit d’établir des empèchements dirimants, a aussi le droit d’en dispenser.
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