‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme] (volume 2)Chapitre 36 sur 74 · DOGME DE L'UNITÉ DU MARIAGE · texte numérisé non relu

DOGME DE L'UNITÉ DU MARIAGE

Quoique l'intention de Dieu ait été de multiplier rapidement le genre humain, il n'a voulu cependant donner au premier homme qu'une seule femme.

Si plus tard les patriarches en eurent plusieurs, ce fut avec la permission de Dién: puisque Jésus-Christ nous enseigne expressément que l’homme ne doit avoir qu'une seule femme. C'est done Dieu qui a établi cette grande loi de Punité du mariage : un Es avec une seule, un seul homine avec uue seule femme.

Depuis la publication de l'Evangile, il n'est plus permis d’avoir plusieurs femmes à la fois. Jésus-Christ a rétabli la loi de l'unité pour conserver au mariage sa véritable signification : l'union de Jésus-Christ avec l'Eglise. Sacramentum hoc magnum est, ego autem dico, in Chrisio et in Ecclesid. Ce sacrement est grand, en Jésus-Christ et en son Eylise. I] Va rétablie, pour maintenir la paix et la tranquillité dans les familles, donner à la femme le rang av’elle y doit occuper, et pourvoir à la bonne éducation de tous les enfants. On dirait même que Dieu n’a permis la polygamie aux patriarches que pour mieux fuire sentir la nécessité de l'unité dans le marisge. Un auteur chrétien fait à ce sujet les réflexions suivantes: ‘ Bien loin que cette licence rendit le mariage plus commode, le jou:x en était bien plus pesant. Un mari ne pouvait partager si également sou cœur entre plusieurs femmes qu'elles fussent toutes contentes de lui. Il était réduit à les gouverner avec une autorité absolue, comme foat encore les Levantins. Aïnsi, il n’y avait plus dans le mariage d'égalité, d'amitié et de société. Il était encore plus difficile que les rivales pussent s’accorder entre elles. C’étaient continuellement Ges divisions, des cabales et des guerres domestiques. Tous les enfants d’une femme avaient autant de ma’àtres que leur père avait d’autres femmes. Chacun énousait les intérêts de sa mère et regardait les enfants des autres femmes comme des étrangers et des ennemis. Delà vient cette manière de parler si fréquente dans l’Ecriture : C’est mon frère et le fils de ma mère qui

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