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s’est soulevé contre moi. On voit des exemples de ces divisions, même dans la famille d'Abraham. L'histoire d’Agar est là comme un triste monument de la jalousie et des troubles inévitables dans la société domestique constituée en dehors de la loi de l'unité.” Ou voit encore des exemples terribles de ces divisions dans la famille de David, et de bien plus affreux encore dans celle d’Héroce.
Il est de foi que, dans la loi évangélique, la polygamie est défendue de droit divin. ‘ Si quelqu'un, dit le Concile de Trente, affirme qu’il est permis aux chrétiens d’avoir en mème temps plusieurs femmes, et que cela n’est défendu par aucune loi divine, qu’il soit anathème.” Ce décret est dirigé contre Luther, qui, dans plusieurs de ses écrits, et notamment dans son explication de la Genèse, soutient qne la pluralité des femmes n’est prohibée par aueune loi.
Fe dogme catholique que nous professons n’est point nouveau: nous Île trouvons dans l’Ecriture, la tradition et la croyance de tous les siècles chrétiens.
es pharisiens demandant un jour à Jésus-Christ, s’il ctait permis à un homme de renvoyer sa femme, pour quelque cause que ce soit, Notre Seigneur leur répondit :
N'avez-vous pas lu que celui qui a créé l'homme au commencement créa un homme et une femme, et qu'il dit : Pour cette raison, l’homme quittera son pére et sa mére, et s'attachera à sa femme ; et ils seront deux dans une seulechair ? Ainsi dls ne sont plus deux, mais une seule chair.
Ils seront deux dans une seule chair ; deux et non pas trois. Il a done voulu que l’homme ne pût avoir due seule femme; c’est l’observation du Concile de Trente. “ Notre Seigneur, dit-il, nous a clairement enseigné que, par le lien du mariage, deux personnes seulement sont unies, lorsque, rapportant ces dernières paroles, l’homme quittera son pére et sa mère, comme prononcées de Dieu même, il a dit: Donc ils ne sont plus deux, mais une seule chair.”
Il n’y a que Dieu qui puisse trouver des paroles aussi simples, mais aussi énergiques, pour exprimer l'unité du mariage. Cependant, les Juifs, n'étant point saiisfaits, lui dirent: Pourquoi donc Moïse a-t-il ordonné de donner un libelle de répudiation et de renvoyer sa femme? Et Jésus répond : c'est à cause de la dureté de votre cœur qu'il vous a permis de renvoyer vos femines ; mais il n’en élait pas de même dés le commencement. Or, je vous dis que quiconque renvoie sa femme eten épouse une autre se rend coupable
daduliére. Mais si l’homme qui prend deux femmes se rend coupable d’adulière, elles ne sont donc pas toutes deux légitimes.
C'est ainsi que l’ont compris les docteurs de l'Eglise. Suivant Saint Ambroise: ‘ du vivant de votre première femme, il ne vous est pas permis d’en épouser une autre; car en chercher une seconde, quand vous en avez déjà une, c’est commettre un adultère.”
Saint Jérôme expliquant le chapitre XIX de Saint Matthieu, dit que “ le mari peut renvoyer sa femme qui est coupable d’adultère, mais qu’il lui est défendu, tant qu’elle vivra, d’en épouser une autre.”
Suivant Saint Augustin, ‘c’est un erime d’abandonner une femme stérile pour en prendre une qui soit féconde ; si qqs le fait. il est, aux termes de l'Evangile, coupable
‘adultère.”
Voici l’enseignement de Saint Thomas : “ Puis donc que l'union du mariet de la femme représente l’union de Jésus- Christ et de l'Eglise, la figure doit répondre à la chose figurée. Or, l’union de Jésus-Christ et de l’Église est entre un seul et une seule qu’il doit posséder toujours ; car il n’y a qu’une Eglise, selon ce qui est écrit: Une seule est ma colombe et ma parfaite ; et Jésus-Christ ne sera jamais séparé de son Eglise; car il dit lui-même: Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle ; et nous lisons encore : Toujours nous serons avec le Seigneur.
“ Le Mariage, en tant qu’il est un sacrement, doit donc
xister entre un seul et une seule, qu'il possédera indivisiblement ; et cela entre dans le serment de fidélité par lequel le mari et la femme se lient réciproquement.”
Quand les Juifs prétendent que Moïse a ordonné de renvoyer sa femme, Jésus-Christ répond que Moïse n’a pas donné l’ordre, mais une simple permission qui ne leur faisait
as d'honneur : il avait craint que la dureté de leur cœur ne es portât à tuer leurs femmes qui leur seraient devenues odieuses, s’ils n'avaient pu s'en séparer.
Cette belle loi de l'unité du mariage a sauvé l’honneur de la famille, en mettant une barrière insarmontable aux ignobles passions de l’homme, en conservant à la femme la gloire que Jésus-Christ lui à rendue, et en pourvoyant à l'instruction et à l'éducation des enfants ; loi éminemment sociale, que les chefs de l'Eglise ont toujours défendue avec vigueur,
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Quand Lothaire répudia Thietberge pour épouser Waldrade, le Pape le frappa d'anathème et le retrancha de la communion des fidèles ; et ce ne fut que lorsque Lothaire eut juré sur le corps et le sang de Jésus-Christ qu’il congédierait Waldrade pour reprendre Thietberge, que le Pape leva l’e:communication.
Cependant, mes frères, afin que les honimes comprissent mieux encore l’utilité, je dirai mème la nécessité de cette loi du mariage, Dieu a permis qu’on fit la contre-épreuve sous nos yeux. C'est Luther qui s’est chargé de ce soin, Luther, ce grand réformateur de Îa religion, ce fameux partisan de la liberté des passions, et non de cette faculté de l’âme qu’on Je la liberté, et qu'il nie dans tous ses écrits! Ce qu'il lui faut, ce qu’il faut à ses adhérents, c’est la liberté de secouer tout joug et de fouler aux pieds les plus saintes lois de la famille.
Si je vais vous rappeler des faits qui vous paraissent incroyables, à vous qui avez été élevés dans l’Église catholi-
ue, c’est afin que vous voyiez bien quelles sont, pour la amille, pour la société entière, les conséquences funestes de la doctrine protestante et janséniste sur le mariage.