RÉPONSES À QUELQUES OBJECTIONS
On dit: mais l'Eglise a quelquefois accordé le divorce. Nous répondons : Pour rien au monde, l'Eglise n'a jamais voulu faire la moindre concession sur cette loi fondamentale. Un puissant monarque, ITenri VIII, roi d'Angleterre, vent la violer; il prie, il supplie, il se fait courtisan pour obtenir de Rome qu’elle approuve son second mariage qu’il vient de contracter, après avoir fait divorce avec sa première femme. Rome garde le silence, espérant que le temps ramènera le prince à des sentiments plus raisonnab::3. Heuri s’irrite et s'emporte. L'affaire est bien grave; un peuple entier est sur le point de rompre avec le centre de l'unité; une branche vigoureuse est au moment d’être retranchée du grand arbre: on ne peut la conserver qu'en pos une mortelle atteinte aux saintes lois de la famille.
‘Angleterre va devenir hérétique, shismatique; le sang coulera à grands flots; le pillage et l’incerdie détrniront les monuments du catholicisme qui couvren ‘Angleterre. N'importe, le vicaire de Jésus-Christ a tout pesé, et il a dit à bon droit: Périsse un royaume plutôt que la constitution chrétienne de la famille, base de la civilisation et du bonheur des peuples ! ce qui veut dire: Périsse un royaume plutôt que l’uvivers tout entier !
Mais on insiste: les faits sont là, dit-on. Le pape n’a-t-il pas autorisé le divorce de Henri IV ? N’a-t-il pas autorisé le divorce de Napoléon ?
tappelons d’abord les principes sur lesquels nous nous appuyons pour donner la véritable solution à ces objections.
Nous avons démontré que l'Eglise a le pouvoir d'établir des empèchements dirimants au mariage chrétien. Ily a d’autres empéchements qui sont de droit divin, d’autres qui sont de droit naturel. Ces empêchements rendent les parties inhabiles à contracter mariage. Tant qu’il existe un empèchement de droit divin, ou de droit naturel, le Souverain Pontife lui-même ne peut pas rendre les parties capables de contracter mariage, et tout mariage qu’on prétend contracter avec un pareil empèchement sera nécessairement nul.
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