‹ Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien [microforme]Chapitre 19 sur 61 · RÉFUTATION DES ERREURS DR POTHIER SUR LE MARIAGE · texte numérisé non relu

RÉFUTATION DES ERREURS DR POTHIER SUR LE MARIAGE

MONSEIGNEUR, M. F

Nous avons démontré que la puissance civile n’avait aucun pouvoir sur le lien conjugal, sur ce qu’il y a d’intrinsèque au sacrement de mariage. Mais elle a le droit, soit chez les fidèles, soit chez les infidèles, de faire des lois pour régler les effets civils du mariage. Tel a toujours été l’enseignement de l’Eglise catholique.

Nous avons vu comment, dans le seizième siècle, une nouvelle doctrine se répandit parmi certains théologiens et pb certains jurisconsultes. Ils distinguèrent etséparèrent e contrat du sacrement. Ils enseignèrent que le contrat, comme tous les contrats, était du ressort du gouvernement civil, tandis que le sacrement seul appartenait à la juridiction de l'Eglise.

Après avoir fait cette distinction entre le contrat et le sacrement, des partisans de la nouvelle doctrine osèrent déclarer que le mariage doit sa perfection à la loi civile etsa sainteté à la religion qui l’a élevé à la dignité de sacrement.

® Ou croît faire ainsi une assez belle part à la religion et être en droit de rester en possession de régler le contrat matrimonial. Comprend-t-on bien cette prétention ?

Dieu a institué le mariage dans le paradis terrestre. Jésus Christ l’a élevé à la dignité de sacrement. Mais l’œuvre de Dieu est imparfaite, l’œuvre de Jésus-Christ est imparfaite, il faut attendre que les parlementaires du dix-huitième siècle, par leurs lois, viennent donner au mariage sa perfection. Ce n’est plus la grâce sanctifiante, ce n’est plus Dieu qui donne au mariage sa perfection, c’est la loi civile. Une telle doctrine, si elle n’est par l’expression de l’ignorance, ne peut être que l'expression d'un blasphème.

+ % Le gi

pr TE

fi M:

é hi ui | $ Ÿ

Lea Dogs dote D eq sens de SAS ST à Tue D DE Nr à

- Le DE

Page 1