‹ Instructions en forme de catéchisme sur le jubilé [microforme]Chapitre 3 sur 31 · CM · texte numérisé non relu

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de la condescendance Apostolique, nous donnons:et accordons aux Reli. gieuses et à leurs novices la faculté de se choisir, à l'effet mentionné vie dessus, tel Confesseur qu’elles voudront, approuvé : par l'Ordinaire actuel du lieu ,où sont établis leurs Monastères, pour entendre:les confessions des Religieuses ; et à tous et chacun des autres Fidèles Chrétiens des deux sexes, tant laiques qu'ecclésiastiques, séculiers, de quelque Ordre, Congrétion et [nstitut que ce soit, mème qui devrait être spécialement dénommé, la permission et la faculté de 8e choisir, à ce mêne effet, tel Prêtre Con fesseur qu'ils voudront, soit régulier, mème d’une Ore.e et Institut quel qu’il soit, pari ceux approuvés pareillement pour entendre les confessions des perronnes séculières par les Ordinaires actuels des villes, diocèses et territoires où ces confessions devront ètre faites; lesquels Confesseurs pourront, dans ledit espace de six mois, en recevant les confessions de ceux.et de celles qui se ‘présenteraient à eux, avec la sérieuse et sincère ré solution de profiter du Jubilé, et de faire pour cela toutes les œuvres nécessaires, les absoudre, pour cette fois, et dans le for de la conscience seules ment, des excommunigations, suspenses et autres sentences ecclésiastiques et censures encourues de droit, ou portées par quelque Juge et pour quelque cause que ce soit, même réservées aux Ordinaires des lieux, où à nous etau Siége Apostolique, mème dans les cas qui sont réservés, futece par forme spéciale, à qui que ce soit, et au Souverain Pontife et au Siége Apostolique, et qui, uutremeñt, ne seraient pas censés compris dans une concession, quelque étendue qu’elle pâût être ; comme aussi, les absoudre de tous.pêchés et excès, quelque graves, quelque énormes qu'iis ‘soient, pareillement réservé aux dits Ordinaires, et à nous et au Siége Apostolis que, comine il est dit ci-degus, en leur imposant une pénitence salutaire et leur enjoignant tout ce que de droît; pourront aussi commuer en d’autres œuvres pieuses et salutaires toute espèce de vœux, mème confirmés par srment et résert. + au So iverain Pontife (excepté toujours eeux de chas” teté, de religion, ceux qui forment une obligation acceptée par un tiers, où: qui ne pourraient être violés sans préjud'cier à autrui, excepté encore: ceux par lesquels on s'impose une peine, et qu'on appelle préservatifs du: péché, à moins que la commutation ne fût jugée aussi propre à éloigner du péché que la matière du premier vœu); pourront enfin dispenser lespéuitens élevés aux ordres sacrés, même les réguliers, de l'irrégularité ce culte, qui rend inhabile à exercer les mêmes ordres et a être: promu à des ordres supérieurs, et encoufue seulement par la violation des censures, Nous n'entendons pas néanmoins, par les présentes, dispensér d'aucune autre irrégularité publique ou occulte, d'aucun défaut, note d'infamie, ou autre incapacité où inhabileté, de quelqne manière qu'elles aient été contractées ; ni donner la faculté d'en dispenser ou de réhabiliter et de réta- Llir au premier état même dans le for de la conscience ; nous n’ebtendens-

pas non plus déroger à la constitution publiée avec les déclarations coxvenables par notre préd.'cesseur Benoit XIV, d’heureuse mémoire, commençant par ces mots: Sucramentum pæñnilentiæ, datée des Calendes de Juin de l'an de notre-Seigneur 1741, et le premier de son Pontificat. Enfin, nous n’entendons pas que ces Lettres puissent ou doivent profiter en aucune manière a ceux qui auraient été par nous et par le Siège Apostolique, ou par quelque Prélat ou Juge Ecclésiastique, nommément excommuniés, suspens, interdits, ou qui auraient été déclarés ou dénoncés publiquement comme ayant encouru d’autres censures et peines portées par des sentences ; à moins que, dans l'intervalle desdits six mois, ils n’aient donné satisfaction, et ne se soient, en tant que de besoin, arrangés aves les parties. ï F°

Du reste, si quelques-uns, après avoir commencé l’accomplissement des œuvies prescrites dans le dessein de profiter du Jubilé, étoient prévenus par la mort avant d'avoir achevé le nombre fixé de visites ; désirant favoriser pat notre bienveillance leurs pieuses et ferventes dispositions, nous voulons que, pénétrés d’un vrai repentir, s'étant confessés et ayant reçu la Sainte Communion, ils participent à la susdite Indulgence et rémissiou,

comme s'ils avaient réellement visité les dites Eglises dans les jours pres-

crits, Que si quelques-uns après avoir obtenu, en vertu des présentes, les susdites absolutions de censures, dispenses ou commutations de vœux, vien ent à abandonner la sérieuse et sincère résolution, à ce requise, de gagner Le Jubilé, et par conséquent de faire les œuvres nécessaires à cet effet, quoiqu’en cela on puisse à peine les réputer exempts de péché, nous ordonnons et déclarons que les d.spenses, absolutions et commutations obtenues par eux avec les dispositions susdites, persistent dans toute leur force,

Cette declaration solennelle de nos intentions et de notre volonté, nous l’adressons principalement à tous les Patriarches, Primats, Archévéques, et autres Prélats Ordinaires des lieux, ou exerçant légitimement la jurisdiction ordinaire au défaut des Evèques et Prélats, et qui sont en grâce et communion avec le Siége Apostolique ; nous les prions et conjurons tous avec ardeur, au nom de notre Seigneïeur Jésus-Christ, le Prince de tous les Pasteurs, de ne point perdre de vue la pierre d’où ils ont été tirés, et de s’empresser, dans cette occasion, de manifester de nouveau les liens d’union et d'unité qui les attachent à l'Eglise Romaine, Qu'ils annoncent et céclarent ce grand bienfait aux peuples confiés à leurs soins et à leur sullicitude; et que leur diligence pastorale n’oublie point de leur faire sentir l'in effable profidence de Dieu et sa tendre charité pour nous, lesquelles brillent si heureusement dans l'institution et les effets du Jubilé. Car il serait jugé avec raison tout-à-fait inexcusable, et par conséquent indigne que Dieu lui fit jamais miséricorde, le pêcheur qui ne profiterait pas d’une si grande ahoadance de grâces et d’un moyeu aussi facile a’obtenir son pardon. Que

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les Evèques regardent donc comme un devoir de leur charge de déployer le sèle le plus ardent, pour que tous les Fidèles Chrétiens, réconciliés par la pénitence avec Dieu, auteur du véritable salut, fassent tourner la grâce du Jubilé à l'avantage et au profit de leurs âmes. Mais nous croyons ce résultat absolument impossible, si Vous, Nos Vénérables Fréres, entrant dans nos vues, n’embrassez de tout cœur et avec une pleine et parfaite volonté cette partie du ministère pastoral. Afin de pouvoir conduire sagement et avec Fait le troupeau de Dieu qui vous est échu, détournez-le d’abord des pâturages empoisonnés que la perfidie lui offre de tous côtés pour le perdre; découvrez-lui les piéges cachés çà et là, et fortifiez-le par de saints et utiles conseils contre cet affreux amas de tant d'erreurs, et contre les maximes impies de. tant d'hommes pervers. Que si, par hasard, vous en. rencontrez qui ne peuvent souffrir la saine doctrine et qui ferment les oreilles à la vérité pour se tourner vers des fables, ne perdez pas courage ; mais, vous rappelant de qui vous tenez la place et quelle cause vous est confiée, exhortez, suppliez, reprenez en toute patience et sagesse, et ne cessez pas jusqu’à ce que, le Christ régnant en vous, vous le fassiez régner partout et partout triompher. Que le nombre, la ruse ou la fureur des ennemis ne vous effreient pas; car si le Seigneur nous a donné à soutenir une lutte difficile, c’est pour que nous soyons victorieux. Il a voulu nous apprendre que la sagesse est plus forte que tous les dangers, cette sagesse divine qui, précédant les pas et dirigeant la main et le cœur des pasteurs Chrétiens, n’a jamais laissé et ne laissera jamais les portes de l'enfer prévaloir contre Eglise de Jésus-Christ Sur toutes choses, mettez toute votre vigilance et tous vos soins à enlever du milieu de votre troupeau tant de livres impies, infâmes et contagieux, que le mortel ennemi du genre humain vomit de toutes parts avec une incroyable profusion, et qui, plus que jamais, doivent nous arracher ces gémissemens du prophète: La malédiction, le vol et le mensonge ont inondé la terre, et le sang coule sur le sang. Tous les sens de bien voient avec une profonde douleur le fléau des mauvais livres non seulement ruiner les mœurs, mais ébranler même Jes fondemens de la foi et renverser tous les dogmes de notre sainte Religion. Animés du même esprit et du même zèle, armez-vous, Vénérables Éréres, armez-vous du bouclier de la foi, afin que vous puissiez éteindre: les traits enflammés de l'enfer, saisissez le glaive de l'Esprit, qui est la par ole de Dieu, st combattez-vaillamment, Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Ne craignez pas que nos très-chers fils en Jésus-Christ, les Rois et Princes Catholiques, hésitent à se déclaer pour vous, La plûpart d'entre eux nous ont adressé de pieuses et humbles supplications pour obienir en faveur de leurs Etats et territoires respectifs l’extention du Jubilé, que déjà, depuis long-tems, à l’exempie des Pontikes Romains, m0s préécesseurs, nous avions résolu d'étendre à tout l'Lnivera Îles

déne impossible qu'ils ne voient pas avec joie, qu'ils ne s'empressent mêine pas de seconder de toute leur autorité les efforts que fera votre sollicitude pastorale, afin: d'assurer au milieu des peuples qui leur sont soumis l’ace complissement des œuvres reconnues absolument nécessaires pour gagner leJubilé. La piété sincère, l’aniour et le zèle du bien, dont ils doivent tous être embrâsés, nous dispenseraient de les exciter & détendre de toute insulte l'Eglise de Jésus-Christ, dont ils se glorifient: justement d'être les fils, et. à regarder comme un devoir de: leur charge et de leur dignité de ourvoir aux besoins des fidèles de leurs Etats, surtount'en ce qui concerne a Foi et le salut des âmes, Aucun d'eux n'ignore qu'il est écrit: “II n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu.” Et ailleurs: C'est par moi que règnent les Rois, et que les Législateurs ordonrent ce qui est juste; c'est par moi que commandent les Princes et que les puissans ren» dent la justice.” Il n'est personne qui ne voie, ainst que l'exjérience elle. même l'a prouvé jusque dans ces derniers temps d'une manière si écln. tante, que la cause de l'Eglise et celle des Princes ne sont qu'une seule et même. causes car jamais on ne rendra à César ce qui est à Césur, si d’abordon ne rend fidèlement à Dieu ce qui est à Dieu, Qu'il yait donc en eux.et en vous, Vénérables Frères, uu égal amour pour la Rehgion, et travaillez tous, avec un saint Concert, à procurer la gloire de Dieu, l'intés grité de la Foiet des mœurs, et: la féfaté des peuples, Ainsi, par cette publication que nous aurons faite du Jubilé Universel, et par la ferveur qu'on aura mise à le gagner dans toutes les parties du monde Catholique, -on verra, chaque jour, le Royaume de Jésus-Christ, comme le Trône des Princes, s’affermir de ‘plus en plus, prosj:érer.et s'étendre,

C'est maintenant à vous tous, enfans de l'Eglise Catholique, que nous

adreseons lu parole, aujourd'hui que, marchant eur les traces de nos prédé. cesseurs etacquiesçant aux pieux désirs de tous les Fidèles, nous étendons à l'Univers Catholique l'indulgence plénière du Jubilé ; nous vous exhore tons tous, et chacun en particulier, solennellement et avec prière, de ne pas recevoir.en vain une #1 excellente grâce de Dieu, En ce temps plus que jamais, nos très-chers fils, il est nécessaire de rentrer dans vos cœurs, afin de faire de dignes fruita de pémience et d'échapper à la colère qui appras æhe, Voilà ce que vous crient, ce que vous demandent ces malheura mêmes dont noua sommes dupuis si long-temps accablés, et qui, peutêtre, mena: cent de peser encore plus sur nos têtes, si le repahtir ne vous ramène dens le vrai sentier de la justice; car le bras de Dieu est encore étendu, Kcoue tes dono, Nations de l'Univers; prêtez l'oreille, vous tous habitants du monde, car c’est la mission de Jésus Chris! même que nous remplissons

rés de vous; c'est comme son représentant que nous vous exhorions,

éconcilies-vous avec Dieu; faites pénitence; gardeg-vous des faux Propbètes, qui vienent à vous sous des peaux de biébis, et qui au-dedans

sont de

laissez -environ

de la p supersti Raligio

de vos

‘impose

Eutour langues

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