III. ConsIDERATION
Remarques sur ces Décrets.
Tout ressent l'antiquité et la pitté dans ces décrets du Concile, et l’on ne peut assez admirer la sagesse de l’Eglise, ni la pureté de sa doctrine.
On voit premièrement, que le saint Concile ramène tout aux usages anciens et approuvés
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dans l’Eglise et dans lès Conciles: or est-il, que l’esprit des anciens Conciles, et entr’autres du Concile de Nicée, est d’accorder l’Indulgence à ceux qui récompenseront par la ferveur ce qui sera relâché de l’austérité ; par conséquent il paraît que c’est encore aujourd’hui l’intention de l’Eglise, que les fidèles entrent dans cet esprit, et qu’ils aiment davantage lorsqu’on leur remet davantage, selon que Jésus-Christ l’a prononcé de sa bouche.
Secondement, le Concile souhaite qu’on modère les Indulgences, de peur. d’énerver la disoipline ecclésiastique ; et sans nous jeter dans des discussions qui regardent le soin des pasteurs, il n’y a rien de plus efficace pour prévenir ce funeste affaiblissement: de la discipline, que de faire entrer les fidèles par le moyen des Indulgences, dans cet esprit de ferveur, si conforme à l'Evangile et à toute l’antiquité.