IV. CoNSIDERATION
Il ne faut pointrechercher trop curieusement l’ef- Jet précis des Indulgences.
Ce qu’il y a de plus remarquable dans le décret du Concile, c’est que sans déterminer en quoi consiste précisément l’utilité de l’Indulgence, il se contente de décider qu’elle est utile et salutaire. Ce n’est point pour en rabaisser le prix qu’il en a parlé avec, cette réserve, comme les profanes et les hérétiques le pourraient soupçonner; à Dieu ne plaise: mais c’est au contraire, qu’une des plus saintes préparations qu’on puisse apporter à recevoir l’Indulgence, c’est d'entrer H 2
dans cet esprit d’humilité et d’accepter les graces de l'Eglise comme elle les donne, sans re. chercher trop avant ce qu’elle ne trouve pas à propos d'expliquer. Il y a dans cette réserve une retenue qui plaît à Dieu, qui honore son Eglise, qui exerce la foi ; et s’il faut pousser plus Join la recherche, c’est un soin qu’on doit laisser aux Théologiens, le simple fidèle demeurant content des largesses de l’Eglise, et. croyant d’une ferme foi avec le Concile, qu’il ne se peut qu’on ne tire une très-grande utilité d’une grace si authentique et si solennelle.