‹ Instructions générales en forme de catéchisme, où l'on explique en abrégé, par l'ecriture sainte et par la tradition l'histoire et les dogmes de la religionChapitre 121 sur 165 · PART. I, SECT. II. CHU». III, S · texte numérisé non relu

PART. I, SECT. II. CHU». III, S

Les donatistes furent condamnés dans un concile de Rome, Fan 313, et dans un autre tenu à Arles , Tan 314. Ils persistèrent dans leur hérésie et dans leur schisme jusqu'au siècle suivant. Pour les obliger à rentrer dans l'Eglise, l'empereur Honorius prescrivit une conférence réglée entre les évôques catholiques et ceux du parti des donatistes. La conférence fut tenue à carthage t l'an 41 1. Les évêques catholiques s'y trouvèrent au nombre de 280 , et les donatistes au nombre de (59. Ceuxci furent solennellement confondus par saint Augustin , auquel ses collègues avaient déféré le principal honneur de la dispute. On vit alors un exemple célèbre de la générosité èpiscopale. Les évôques catholiques offrirent presque tout d'une voix départager leurs sièges avec les évéques donatistes , et même de les leur céder absolument , pourvu qu'ils renonçassent au schisme ; mais ces évèques schismatiques demeurèrent presque tous endurcis. Cependant leur secte diminua visiblement après cette conférence , où la vérité remporta un triqpaphe solennel; et insensiblement cette hérésie s'anéantit. Saint Optât , évéque de Milève , et saint Augustin , sont ceux qui ont le plus écrit, et le plus fortement, contre les donatistes* optât en a fait l'histoire. Rien n'est plus capable de ramener à l'Eglise les protestants qui sont de

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bonne foi, que ces écrits de saint Augustin, il semble que ce grand docteur ait eu en vue les hérétiques de notre temps , tant il réfute avec force leurs mauvais principes (i).

Les ariens sont assez connus par le bruit et le ravage que leur secte a causés (2). La principale erreur tfArius > prêtre d'Alexandrie , a été celle de. Paul de Samosates sur la Trinité. Il insistait principalement sur la personne du Fils de Dieu, et prétendait que le verbe n'était pas coéternel ni consubstantiel jà Dieu son père , et que , par conséquent , Jésus-Christ n'était pas véritablement Dieu, nous avons vu renaître cette hérésie de nos jours sous une nouvelle forme, par l'impiété des sociniens. Les ariens, comme les autres hérétiques, se divisèrent bientôt en plusieurs partis réunis seulement contre l'Eglise. Ils trouvèrent moyen , par leurs artifices, d'attireràeux lespuissances du siècle; et par là ils firent en peu de temps

(1) Ces traités sont ramassés au 9. tome de la der> nlère édition*

(2) On peut lireco qu'ont écrit M. Hermant, dans la vie de S# Athanase; M. Dupin, dans la bibliotb. des auteurs ecclés»; les auteurs de l'Hist. du 1. concile de Nicée, imprim. à Paris chez Hortmels en 1691 ; et M. de Tillémont , dans ses mémoires sur l'Hist. des 4. et 5. siècles , sans parler des autres histoires de l'arianisme^ qui sont très-connues.

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ic grands progrès, et suscitèrent de cruelles persécutions contre les catholiques; mais enfin ils furent confondus, et la vérité triompha.

Les plus zélés défenseurs de la lot contre les ariens, ont été saint Alexandre, évèquc d'Alexandrie; le grand saint Athanase, si célèbre par ses écrits, et par les persécutions qu'il a souffertes pour la cause de Dieu; saint HHaire , évèque de Poitiers ; saint Phaebadius, évèque d'Agen, autre lumière de l'Eglise de France; saint Crégoire de Nazianze , saint Basile , saint Cyrille d'Alexandrie, saint Epiphane , saint Arabroise, saint Augustin, saint Fulgence, tous distingués par leur caractère, par leur sainteté, par leur doctrine, par leurs travaux. Il s'est tenu contre les ariens un grand nombre de conciles; le plus célèbre est le grand concile de Nieèe , qui est le premier des conciles généraux, assemblés l'an 325.

Macédonlus, arien de profession, s'empara du siège de Constantinople par la faction des hérétiques; et, en ayant été chassé, il publia une nouvelle hérésie, dont les sectateurs ont été appelés macédoniens. Elle consistait à nier la divinité du saint-Esprit , comme celle d'Arius consistait à nier la divinité du verbe. Saint Athanase , saint Basile , saint Crégoire de Nysse, saint Epiphane, saint Ambroise , saint Augustin , sont ceux qui ont le plus écrit contre cette

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hérésie. Elle a été condamnée par le premier concile de Constantinople, qui est le second concile générai, tenu Fan 381 , et par plusieurs autres.

Les anomèens ou eunomiens > eurent pour chef Eunomlus, évêque de Cyzîque, disciple i'jéUut, diacre d'Antioche , surnommé l'Athée. Il joignit beaucoup d'impiété à celles d'Arius et de Macédonius. Il prétendait que la nature de Dieu n'était pas incompréhensible , et qu'il connaissait Dieu aussi parfaitement que Dieu se connaissait lui-même. Il méprisait les reliques des martyrs, et appelait prestiges les miracles que Dieu opérait à leurs toitabeaux. Il changeait la forme du Baptême , et ne voulait pas qu'on le conférât au nom de la Trinité, malgré la parole formelle de Jésus-christ, il rebaptisait les catholiques , et même les ariens qui embrassaient sa secte. line faisait point de cas de l'autorité des prophètes et des apôtres. Pourvu qu'on embrassât ses opinions et qu'on -reçût son Baptême , il prétendait que les plus grands crimes n'empêchaient pas qu'on ne fût sauvé. II suffisait, disait-il, devoir la foi de laquelle il faisait profession. Il est aisé de juger combien ce principe pernicieux devait lui attirer de sectateurs, et quelle devait être la corruption de leur vie. Saint Basile et saint Grégoire de wysfie, son frère* s'opposèrent fortement à cette

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