HUITIÈME SIÈCLE
Les hérésies les plus célèbres du huitième siècle sont celle des iconoclastes et celle de . Félix et d'Elipandus.
Les iconoclastes , ainsi appelés parce qu'ils brisaient les images, se déclarèrent contre l'honneur que l'Eglise catholique , selon l'ancienne tradition, rendait à la croix et aux images de Jésus-Christ et des saints. Ce fut l'empereur Léon, surnommé Isaurien, qui, excité par un évèque nommé Constantin, fut le principal appui de cette hérésie. Constanlin-Copronyme. y fils de Léon , et Léon , fils de Constantin, qui régnèrent successivement , favorisèrent la même impiété, et firent de grands ravages dans l'Eglise.
Les papes Grégoire H et ses successeurs s'opposèrent fortement à cette secte, aussi bien que saint Germain, patriarche de Constantinople, saint Jean de Damas , et plusieurs autres. Le second concile de Nicée, qui fut le septième général, condamna cette hérésie, sous l'empire de la pieuse impératrice Irène , et de Constantin , son fils, l'an 787.
Félix , évêque d'Urgel en Espagne , et Elipandusy évêque de Tolède, enseignèrent, vers la fin de ce siècle , que Jésus-Christ n'était fils de Dieu que par adoption , et qu'il était
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esclave du Père éternel. Cette hérésie, qui tendait à renouveler celle de Nestorius, fût fortement combattue par Etérius , évêque d'Osrae , auquel se joignit un saint prêtre, nommé Béatus; par Alcuin; par Paulin, patriarche d'Aquilée; par le célèbre saint Benoit, fondateur et premier abbé d'Aniane au diocèse de Montpellier, et restaurateur de l'ordre monastique en occident, sous l'empire de Charlcmagne et de Louis-le-Débonnairc; par Agobard et par plusieurs autres : on peut voir leurs écrits dans la bibliothèque des Pères. Les principaux conciles qui ont condamné cette hérésie, sont ceux de Ratisbonne , tenu Pan 792; de Francfort, Pan 794; et de Rome, sous Léon III 3 Pan 799.