‹ Instructions générales en forme de catéchisme, où l'on explique en abrégé, par l'ecriture sainte et par la tradition l'histoire et les dogmes de la religionChapitre 20 sur 165 · DE DIEU EN LUI-MÊME · texte numérisé non relu

DE DIEU EN LUI-MÊME

S 3. De Vanité de Dieu.

D. N'y a-t-il qu'un Dieu ?

B. Non ; il n'y a qu'un seul Dieu, et H est Impossible qu'il y en ait plusieurs. Ce serait ie

S. Chrysost. sur la Prov.; les dix discours de Théoriorel sur la Provideuce; S. Ainbr. liv. 5 ei 6 sur l'ouvrage des six jours , et liv. 1 , des offices , cli. 12, 15 et 16, n. 46, 68 et 56 ; Salv. dans ses 8 livres du gouv. de Dieu ; S. Aug. sur le ps. 36, *erm. 1, d. 12; sur le ps. 40, n. 6; sur te ps. 72, p. 31 et 34 ; sur le ps. 136 , n. 7 et 9; et liv. 1 de la cit<? de Dieu , ch. 8, d. 1 et 2 ; et ch. 9 , n. 3; Manuel à Laurent, ch. 27, nomb. 8j serai. 174 ou 8, des paroles de l'Apôtre, n. 8; 175 ou 9, des parolts de l'Apôtre , n. 2 ; et 127 ou 15, de ceux que le Père Sirmond a le premier fait imprimer, n. 5; S. Grég. liv. 18, des morales sur Job, ch. 13, et liv. 21 , ch. 4. Entre les auteurs modernes, Louis de Grenade dit sur celle matière des choses admirables dans son catéchisme. Le pelit livre de la Providence, qui se vend à Paris chez Hclie Jossei , est aussi un ouvrage excellent. Voyez aussi Cicéron, de la nature des dieux. 11 y a une infinité de passages de l'Ecriture qui prouvent la Providence. On peut en voir une partie dans Vindex qui est à la fin de la plupart des bibles. En voici quelques-uns : ps. CXUI , 3 , 13, selon l'hébr.; Prov. XX , 24 ; Jérrfm. X, 23; Toi). VII, 12; Malt. VI, 33; VIT, 26; XX, lf , 15; Jean. V, 17; Rom. IX, 15,2; Cor. III, 5; Philip. II, 13; Héb. XIII, 2! ; Apoc. IV, 11; Gcn. XLV, 5, 6, 7 et 8; L, 19; Deulér. VIII , 15 , 16,

28 PART* I, tfRÔT. 1, C'flAP. ! , S »*•

détruire que dé te multftltet , dit Tertullien (i).

/). Pourquoi dites-vous qu'il est impossible qu'if y ait plusieurs dieux?

Parce qu'il n'est pas possible de concevoir deux êtres qui soient souverainement parfaits (2).

Explications

Pour être souverainement parfait, il faut n'avoir point d'égal; car être sans égal, c'est une perfection; et celui qui n'a |>asi cette perfection, manque de cjuelqtïe chose. Ainsi H ctâ vraii dé dire que c 'est détruire la Di> inité quë de la multiplier; car un Dieu qui manquerait d'une perfection , ne serait pas Dieu. C'est le raisonnement de Tertullien (3)

D. Puisqu'il est si clair qu'il est impossible

17 et 18} Sag. XII, 13; Job. IX, 5, 6,7,8,9 el 10; XII, 13 et IV; ps. Cil. 99; ps. CXXVII, 1 ; Prov. X, 22; XVI, 4 et 9; XIX, 21 ; XXI , 1 et 30; Eccl.lll, 15; Isaïe. XXVI , 16 ; XL.V , 7; .Jérém* XXVII, 5; Daniel. If, 21; V, 18; Luc. XII, 31; S.Aug, episl. f 50 , aliàs 120 ad Ho a or. ch. 5, n. 13.

(1) Uv. 1 , contre Marc, 3. Voyez aussi le Deuléron.ch. VI, 4 el XXXII < 39; Ephés. IV, 5. Toute PEcriture ne respire <jue Punilë de Dieu* Lise* S. Cyprien , liv. de la vanité* des idoles.

(1> Tertullien et S. Cypriea , (bld.

(3) Ibld.

DR DfRU EN EUI^BIÉMB» 29

qu'tlyait plusieurs dieux , {tournoi lèé hommes répandus par toute la terre ont-ils adoré autrefois un si grand nombre de divinités?

/?. C'est un effet de l'aveuglement de leur esprit et de l'endurcissement de leur cœur, causés par le péché , dont nous parlerons ci* après.

Explication.

C'est un fait constant, que toutes les nations ont autrefois adoré et servi plusieurs divinités* Les uns ont cru que le soleil, ou la lune, ou les étoiles étaient des divinités, et les ont adorés. D'autres ont mis les hommes vivants ou morts au rang des dieux. D'autres se sont portés à cet excès d'extravagance et de folie, que de reconnaître pour dieux les choses les plus infâmes. Les Crées et les Romains, qui ont été les peuples les plus poils et les plus savants , ont porté sur ce point leur extrava-r gance plus loin que tous les autres; et Rome se faisait un honneur de reconnaître et d'adorer les dieux de toutes les autres nations. Ce n'étaient pas seulement lessirnples et les ignorants qui donnaient dans cet excès; les savants et les philosophes y donnaient comme les autres. Les chrétiens n'ont été si cruellement persécutés l'espace de trois cents ans, que parce qu'ils soutenaient constamment qu'il n'y avait

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