PART. I , 8KCT. 1 , CHAP. I , § II
qu'un Dieu. C'est fort sérieusement, que les plus grands hommes ont été obligés à combat- Ire contre la pluralité des dieux. Saint Augustin n'a composé son ouvrage admirable de la Cité de Dieu , que pour détruire celte pluralité monstrueuse de divinités Quand on lit les premiers livres de cet excellent ouvrage, on est surpris que saint Augustin se soit arrêté si long-temps à réfuter sérieusement toutes ces absurdités du paganisme; mais cela était alors absolument nécessaire. Tout le inonde sait que saint Ambroise fut obligé d'employer tout ce qu'il avait d'éloquence, de force et de crédit auprès d'un empereur chrétien , pour empêcher le rétablissement du fameux autel de la Victoire; et que Simmaque, homme de tré&bon sens , très-savant , très-éloquent , fut député par le sénat, pour défendre la cause de cette fausse divinité , et de toutes les anciennes superstitions des Romains (l).
Tout cela est un exemple terrible de l'aveuglement où les hommes avaient été précipités par le péché. Et cet exemple nous fait, pour
(1) Voyez les lett. 17, n. 15 et 18, n. 7,11, 12, 16 ei 23, de S. A ml) roi se à l'empereur Valenlinien, qui liaient dans l'ancienne édition les 30 cl 31. Voyez au môme endroit la requête de Simmaque, n. 2, 6, 7 et U.