‹ Instructions générales en forme de catéchisme, où l'on explique en abrégé, par l'ecriture sainte et par la tradition l'histoire et les dogmes de la religionChapitre 51 sur 165 · PART. I, SECT. 1, CHAP. IV, § X · texte numérisé non relu

PART. I, SECT. 1, CHAP. IV, § X

D. Pourquoi Dieu voulut-il donner sa loi aux Israélites, avec toutes ces circonstances effrayantes?

R. Parce que les Juifs étaient un peuple dur et charnel, que Dieu voulait retenir par la crainte des châtiments. Le temps de la loi d'amour n'était pas encore venu (i>

X>. Qu'est-ce que oicu dit aux Israélites, quand il leur fit entendre sa voix sur la montagne ?

A. il leur annonça les dix commandements connus sous le nom de Décalogue.

Je suis le Seigneur votre Dieu , qui vous al tiré de la terre d'Egypte, etc. Nous les rapporterons ailleurs (2).

Z>. Ces dix commandements contenaient-ils quelque chose de nouveau pour les Juifs ?

R. Non; ils ne contenaient autre chose que ce qu'on appelle la loi naturelle, c'est-à-dire, la loi que Dieu avait gravée dans le cœur des hommes en les créant. Aussi H paraît , par l'Ecriture, que les hommes s'étaient toujours regardés comme étant obligés à l'observance de ces dix commandements, même avant Moïse (3).

(1) Exod. XX, 20. Voyez S. Ang. llv. de l'esprit et de la letu, ch. 16, u. 28, ei ch. 17, n. 29. , (2) Dans la seconde partie de cet ouvrage, secl. 3, clu U

(3) Voyez sur le U commandement, Cen. XXXI,

D. Puisque les hommes connaissaient déjà ces dix commandements , pourquoi Dieu les donnat-il aux Israélites de nouveau ?

R. parce qu'il n'y avait presque plus personne sur la terre qui les observât, et que le péché les avait presque effacés du cœur de l'homme, où Dieu les avait gravés (1>

Z>. i>ieu ne donna-t-il aux Israélites aucune autre loi que celle qui est renfermée dans ces dix commandements ?

R. Moïse leur donna, de la part de Dieu , plusieurs autres ordonnances qui concernaient

34 , 35; XXXV , 2; sur le second , Cen. XXI, 23; XXIV, 3; sur le troisième, Cen. II, 3; Exod. XV[y 23 ; sur le quatrième , Cen» IX , 25 , 26; sur le cinquième, Gen. IV, 10; IX, 6; sur le sixième, Geo. . XX , 9 ; XXXI V , 3! ; XXXVIII , 24 ; sur le septième, Genèse XMV, 7, 8; sur le huitième, Gen. XX, 10, 11, 12 ; XXVIII, 20; sur les neuvième et dixième, Gen. XXIX , 31 , 32, 33, où la volonté du crime est punie , et XX, 7. Voyez sur les commandements en général , Rom. II , 14 , 15» Tout cela prouve que ces commandements étaient en vigueur dès le commencement du monde. Il y a cependant de la difficulté sur le jour du sabbat, que quelques-uns ne croient pas avoir été observé avant Moïse, et qui ne doit pas être regardé comme un précepte de la loi naturelle. Voyez la 2. partie de cet ouvrage , sec t. 3, ch. U

(1) S. Aug. sur le ps. 57, n* 1.

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l'administration de la justice, et les cérémonies extérieures de la religion (0*

D. Ces ordonnances sont-elles , aossf bien que le Décalogue, d'une obligation indispensable pour les chrétiens et pour tous les autres hommes ?

n. il faut distinguer deux choses dans les

ordonnances données par Moïse.

Les unes sont une suite nécessaire des dix commandements de Dieu. Tel est le commandement fait aux Juges de rendre la justice , sans avoir égard à la pauvreté ou aux richesses des parties. Ces sortes d'ordonnances sont de tous les temps et de tous les peuples, parce qu'elles sont Tondées sur la loi naturelle c2).

I»es autres sont des lois positives et arbitraires. Telle était la loi quf ordonnait de faire reposer les terres de sept ans en sept ans, de remettre toutes les dettes à la cinquantième année. Telles étalent aussfc toutes les ordonnances concernant le culte extérieur de la religion , et les purifications. Ces sortes d'ordonnances n'obligeaient que les Juifs; et c'est dans ces pratiques légales que consistait caque saint

(10 Exod. XX, 23* XXI , 12 etsuiv.j XXU, 2*, etc. (2>¥oyez.3. À<i£- liv. de Uosprii et de la lettre, ch. 14, n. 23, 24 et 26.

IIIST. DE LA MfelG. DEPUIS LE PÉCHÉ. 131

Paul appelle le joug et le servitude de la loi, dont Jésus-Christ nous a délivrés <l .

D. Pourquoi Dieu voulut-il charger les Israélites d'un si grand nombre d'observations et de pratiques qui devaient être abolies par Jésus-Christ ?

A. l.o pour s'accommoder au génie de ee peuple, qui avait besoin de* ce joug, parée que c'était un peuple charnel et grossier, et d'une intelligence très-bornée (2) ;

2.0 Pour signifier, par toutes ces cérémonies et ces usages, les choses qui devaient être accomplies dans le nouveau Testament i3 •

Les Israélites reçurent-ils ces ordonnances avec soumission?

R. ils promirent solennelle ment de les observer {4).

Et Dieu leur promit, supposé qu'Us les observassent fidèlement, de Jfes regarder toujours connu me son peuple, comme une nation sainte; d'établir parmi eux son royaume et son

(1) Voyez S> Aug, liv. 10, contiïe; F*u$le , cl)v 2 0L3s.Rqip.YJI, 6;Galat.lV,3l,; V7U,

(2) Etod.XXX.lll, 3., 5;XX*lV, 9r;,peuL XXI^, 4; XXXI, 27.

(3) U Cor. X, U; S. Aug. cilé de Dieu, H?. 7, ch. 32 , et quesl. 73 , sur l'Exode.

(4) Kxoil. XIX>8 y vpyqiswr cela $*Ajig.,<meal.69, sur l'Exode.

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