PART. I , 8BCT. I , CHAP. IV, S
Plusieurs auteurs prétendent que ce que Jto» sèphe et Phllon ont écrit sur les esséniens ne doit s'entendre que des Juifs qui ont été convertis par les apôtres , aussitôt après la descente du saint-Esprit , conformément à ce qui est écrit au chapitre second des Actes
Z>. Quelles étaient les autres sectes des Juifs ?
R. La secte des samaritains, des hêmérobaptlstes et des hérodiens.
D. Qu'était-ce que les samaritains ?
jr. C'étaient , à proprement 'parler , des luifs schismatiques ; car ils avaient un temple , un autel à part, et des prêtres qui ne reconnaissaient pas l'autorité du grand-prêtre des Juifs. Au schisme Ils Joignirent l'idolâtrie par l'adoration des veaux d'or, et ensuite plusieurs cérémonies païennes.
* ! /ob - Explication.
Ce schisme commença sous Jéroboam, comme nous l'avons dit (2) , et subsista sans chan-
préparat. évang. ch. Il et 12; Pbiïon,' dans le liv. qu'il- a composé pour prouver que les gens «le bien «ont libres-, vérs le milieu, pag. 876 de VèiUU de Paris de 1610, «t dans le livre delà vie contemplative, au commencement.
.(1) Voyez cette question traitée à fond dans Sérarios, liv. 8 des trois sectes des Juifs, chap. 17 et 18.
(2) Voyez ci-devant § 18 de ce chap.
hïst. de la m: Lin. depuis le péché. 209 gement jusqu'à Ja dispersion des dix tribus.
Après cette dispersion , un prêtre des Juifs fut envoyé de Babylone à Samarie , pour y établir le culte du vrai pieu, à cause de la désolation où des bêtes farouches réduisaient les habitants qui ne servaient que les dieux étrangers. La société des idolâtres qui dominaient dans le pays, fit que les samaritains introduisirent dans leur culte un mélange monstrueux des Superstitions païennes avec les cérémonies judaïques. Sanabaliat , prince de Samarie , obtint d'AIexandre-le-Crand la permission de bâtir un temple près de Samarie, sur la montagne de Carisim , à l'imitation de celui de Jérusalem; il fit venir des prêtres juifs, pour servir au ministère de ce temple, et il s'en trouva d'assez lâches pour abandonner leur religion, et se rendre aux sollicitations de ce prince impie. Manassès , frère du grand-prêtre Jaddus, fut mis à Ja tète de ces prêtres schismatiques, et Sanabaliat l'établit grand-prêtre des samaritains. Depuis ce temps-là, il y a eu entre les Juifs et les samaritains des contestations qui duraient encore du temps de Jésus-Christ , sur le lieu où il fallait adorer Dieu ; et la division de ces deux peuples fut irréconciliable.
Les samaritains ne reconnaissaient point d'autre Ecriture sainte que les cinq livres de Moïse ;