V. Saint Jean-Baptiste Ht— il de grands miracles
R. U n'en fit point du tout. L'Evangile le dit expressément c3).
Dieu voulut par là faire voir aux Juifs , frappés de la vie sainte et extraordinaire du précurseur , qu'il n'était pas le Messie ; car les prophètes avaient prédit que le Messie ferait un grand nombre de miracles éclatants -,4).
§ 6. Suite de la vie de Jésus-Christ depuis sa retraite et son jeûne dans le désert , jusqu'à la fin de la première année de sa prédication*
D. Que fit Jésus-Christ aussitôt après son baptême? * ' "
(OMaltb.m, 17, S. Luc, TU, 21 . 22.
(2) Voyez les Pères cités ci-dessutf.
(3) Jean, X, 4t.
(4;l*rtc, XXXV, 4, 5, 6 et 7, etc.
jésus-ch<hst. m
7?. L'esptitde Dieu le conduisit dans un désert, ou il demeura quarante jours et quarante nuits sans manger ; ^ passa tout ce temps-là en prières (i).
D. Pourquoi Jésus se retira-t-il <Jans le #$ser$ aussitôt après son baptême ?
/?. Pour nous apprendre, 1.° que c'est par la retraite, par le jeûne et par la prière? qu'il faut se préparer aux fonctions ecclésiastiques et au ministère de l'Evangile (2) ; 2.n qu'un homme régénéré par les eaux salur taires du baptême , ou purifié par celles de la pénitence, doitaimer la retraite , le jeûne, la prière , la méditation des saintes Ecritures; et que quand on s'expose dans le monde, sans s'être précautionqô contre les tentations, par ces armes spirituelles, on court risque d'être vaincu par le tentateur (3). c'est sur le modèle de ce jeûne de Jésus-Christ , que le jeûne du carême a été institué par les apôtres, disent les saints Pères (4).
Après ce jeûne, Jésus-Christ eut fa,im, cl il permit que le démon vînt lç tenter. II
(1) Matth. IV, 1 et suiv.; Jjïarc, 1, 1^ et 13;Luc, IV, I et suiv.
(2) Voyez M. de Tillérçoçt > art. 0 , su,r h C.
(3) Voyez S. Paul, Ephés. VI, 11 et suiv.
(4; Voyez \a pari.r^e cet otmagQ, sur Je jeûne du cmépje , sect. 4, ch. XI , S 3?
2C0 PART. I, SKCT. H , CHAP. I, S
repoussa les tentations du démon avec la parole de Dieu : le tentateur se retira confus', et les anges vinrent servir Jésus-Christ (i).
D. Pourquoi Jésus-Christ permit-il que le démon vînt le tenter?
/t» l.o Pour faire voir qull était véritablement homme, et qu'il s'était revêtu de toutes nos Infirmités , excepté le pénhé (2) ;
S.» Pour nous mériter , par sa victoire , la grâcè et la force de vaincre , à son exemple , le démon notre ennemi (3);
8.° Pour nous apprendre que le jeûne, là prière et la parole de Dieu , sont les armes sans lesquelles on ne peut vaincre le démon (4) ;
4.o Pour faire voir que c'est aux plus parfaits que le démon porte le plus d'envie , et qu'ils doivent se tenir sur leurs gardes plus exactement que les autres, parce que le démon les attaque encore plus Yivement (5).
(1) Malth.lv, 1, etc.
(2) Hébr. ]V, 15.
(3) Hébr. H , 18; Voyez S. Jér. letl. 8, à Démétriade ; et S. Aug. serm. 2 > le ps. 90 , au commenc. n. 1.
(4) Voyez S. Matih. XVII., 20; Ephés. VI, 13 et suiv.
(5) Voyez S. Ambr. Sur le ch. 4 de S. Luc ; q. 10 et suiv. \,
n. Au sortir du désert que Ht Jésus-Christ?
/?• U commença les fonctions de sa vie publique, et, pour cet effet, il alla retrouver saint Jean au-delà du Jourdain. Jean l'aperçut qui venait à lui : 11 dit aussitôt à ceux qui étaient présents : roici l'Agneau de Dieu , voici celai qui Ole le péché du monde ; et leur Ht entendre que Jésus-Christ était le Messie dont il leur avait parlé, il rendit le même témoignage le lendemain : cela fut cause qu'André, disciple de saint Jean, s'attacha à Jésus-Christ, et lui mena le lendemain Simon son frère , à qui Jésus-Christ donna le nom de Pierre (1).
/>• Combien de temps Jésus-Christ employat— II à prêcher l'Evangile?
/?. Environ trois ans et trois mois , selon le sentiment le plus commun (2).
/>. Quelle vie mena Jésus-christ pendant tout le temps de son ministère ?
B. il Ot paraître par sa conduite, aussi bian que par ses instructions, un grand mépris pour les richesses , un parfait détachement de toute sensualité , de tout orgueil , de toute curiosité. H n'avait pas, comme il le dit lui-même , où reposer sa tète ; il souffrait la faim et la soif ; il mangeait, pour le seul
(1) Jean, 1,29 et suiv.
(2) Yojr. la chPonolog.de la Bible imprimée chez Vitré, eUa eoncord. évaog.
PS
562 PAR?. î, 6ic*v II, CHAP. I , S
besoin , ce qu'on lui présentait ; il logeait , d.ins ses voyages, chez ceux qui voulaient exercer l'hospitalité à son égard : pauvres et ri.'hes, tout lui était égal, marquant néanmoins de la prédilection pour les pauvres. Il ne dédaign lit pas la compagnie des pécheurs, parce qu'il prenait occasion de tout pour instruire, et pour faire ses fonctions de Sauveur. Hérede Antipas , tétrarque de Caillée , témoigna plusieurs fols un grand empressement ppur ]p voir, à cause de la réputation de ses miracles : mais Jésus-christ , qui savait que ce prince ne voulait le voir que par curiosité , évj|a toujours de paraître devant Lui; et, quand il y parut au temps de sa passipn, il ne 4U pas un seul mot en présence de ce prince ; il ne ût rien d'éclatant devant ses y*u* : H éta^ venu pour condamner et pour guérir la curiosité des hommes, et noq pour la satisfaire*
Qu?estrce que Jésus-Christ fit de remarquable là première année de sa prédication?
B. lUljaen Galilée, et prit à sa sUile saint Philippe, qui lui mena natbanael (l).
11 se trouva aux noces fie Cana, où il fit , à la prière fie fa suinte Viergç , sa mère , son premier miracle qui fut de chainjer l'çfiq en
(1) Jean ,1, 45 et suit.
DE JEJUfi-CHRlSr. 263
vlli ! VKgltse célèbre la mémoire de ce miracle, le Jour de l'Epiphanie. Après les noces de Cana* 11 alla passer quelques jours à Capharnaûm , û>oik il se rendit à Jérusalem , pour célébrer la fête dé Pâques. Il fit- à Jérusalem plusieurs miracles : ii chassa du temple les marchands Jfttl en profanaient (a sainteté : il instruisit les peuples , et entre autres Nfcodème , pharisien, Pun des plus considérables dîentre les Juifs, qui vint le trouver januit(i).
De là il parcourut la Judée. Il baptisait les peuples par le 1 ministère de ses 1 disciples. Tout le monde courait en foule vers lui. Les disciples de Jean-Baptiste en eurent de la Jalousie ; mais leur maître les reprit , et prit occasion de là de relever la gloire de Jésus- Christ, et de s'humilier squs Ijii (2\
Vers ce temps -là, Hérode fît mettre saint Jean-Baptiste en prison : Jésus-christ rayant su, sortit de la Judée, pour se retirer dans la Galilée ; car il voulut éviter les mauvais effets de la Jalousie que les pharisiens avaient déjà conçue contre lui*
En passant par le pays de Samarie , il convertit là Samaritaine , et il employa deux 1 jours à instruire ce peuple : il continua ensuite son chemin vers la Galilée,' où il fut reçu
(1) Jean, II, 13 et suiv.
(2) Jeau, III, 22 et suiv.
284 PART. I , 8ECT. II , CRÀP. I , g v«-
avec honneur ; et il guérit de là fièvre , dans la ville de Cana, le 111s d'un officier d'Hérode (i .
Quelque temps après, il appela , pour la seconde ou troisième- fois, Pierre et André, qui quittèrent tout pour le suivre* Jacques, Ois de zébédèe , et Jean,- son frère, furent appelés de même, et se mirent à sa suite, après avoir tout quitté (2).
S 7. Suite, de la vie publique de Jésut-Chrlst jus g ..'à la fin de la seconde année de sa prédication.
D. Qu'est-ce que Jésus-Christ fit de remarquable la seconde année de sa prédication ?
B% \\ demeura quelque temps à Capharnaùm, ville de Galilée ; il y guérit la belle-mère de saint Pierre : il y fit un grand nombre d'autres miracles ; mais les habitants de ce lieu demeurèrent toujours incrédules, ce qui leur attira une malédiction terrible de la part de j('sjs~Christ (3) :de là Jésus-Christ, parcourant la Galilée , fit partout de grands miracles. Il pass.i au-delà du Jourdain , et traversa pour cela la merde Galilée, c'est-à-dire, le grand
(1) Jean, IV, 6 et suiv.
(2) Nalth.iV, 13, 18 el suiv,; Marc, I, 14 , 10 et luiv -, Luc ,V , 1 et suiv.
(3) Malin. IV, 23.
lac de Cénésareth , où 11 apaisa une tempête par sa seule parole. Ayant abordé au pays des Géraséniens, il délivra deux démoniaques; puis il revint à Éapharnaûm, où il guérit un paralytique, tira saint Matthieu de sa banque, pour en faire un de ses disciples. Saint Matthieu lui donna un grand repas, où le Sauveur donna des instructions importantes aux pharisiens ; il guérit après cela l'Héraorroïsse (I », et il ressuscita la ÛUe de Jaïre : il fit plusieurs autres miracles.
!i se rendit ensuite à Jérusalem , pour célébrer la seconde Pâque depuis son baptême : il y donna des instructions très-relevées aux .fuifs : il guérit, un jour de sabbat, un paralytique malade depuis trente-huit ans ; il guérit aussi à pareil jour un homme qui avait la main sèche. Les pharisiens furent si fort scandàllsès de ces prétendus violements do sabbat, qu'ils prirent dès-lors la résolution de le faire mourir. Jésus-Christ, pour éviter leur fureur (car son temps n'était pas encore venu;, se retira vers la mer de Galilée.
(1) L'HémorroYsse , en reconnaissance de sa guérison, fit dresser une statue à J. C. en la ville de Césarée, nommée autrement Panéade; celte statue subsistait encore dans le quatrième siècle, du temps de Julien l'apostat , au rapport de Sozomène , liv.5, cbap. 21 ; voyez sur cela M. de Tillém. vie de J. C art. VIII.
Il fut $uiyi r&j? lin fort grand non^re dç personne; ce qui l'pfcligeaâ se retirer sup une montagne. C'est en cette occççiqrç qu'il choisit douze de se? disciples en^re les aufrcs, apxqùels il doppa le nom d'apôtres, c'est-àdire, envoyés , parcp qu'il devait les envoyer prêcher p^r toute la Judée, et ensuite par toute la terre-
Avant que de les choisir , il passa la nuit en prières , pour faire comprendre cpnjment il fallait se préparer , dans la suite des siècles, aux choix fie ççu^ qui devaient sijçcÇdejr au ministèrp de* apôfjres.
Le premier dç ces apôtres fut Simon-Pierre : Içç autres furent André , Jacques et Jeaji, pis de zébédée > Philippe, Barthéleroi , MattliieM, Tripes, Jaçque$, fils 4'Alphée , JrçdcT Siippn et Ju<fes Hsç^ipte, Ipquel tralf jt }p s*uT veur,
tqus ce$ apôtres étaient dps gepp grossiers çt sans étude* jé$M$-Çftjrist les cUpjsif; ip\sp pour faire éçlatpir plus ^Ir^l^iflppt i^feçd.i}g de son pouvoir, pt aûn qu'qR pe jty feyr ptr tribuer le succès de l'Evangile (1).
Après ce choix, Jésus-Christ fit te «célèbre sermon sur la montagne , qui contient L'abrégé de la morale de l'Evsthgile.
(J) Yoy. S. Hàlftto,tiv.. 2, de la Tr\$\i$ , p, fft
Voici , en peu de mois , quelles sont les Vérités renfermées dans ce sermon.
Jésus-Christ commença par donner une idée du bonheur, absolument différente de celle que les hommes avaient eue jusques alors ; il fit voir que ceux-là sont heureux, qui sont pauvres, doux, affligés, justes, miséricordieux, purs, pacifiques, persécutés pour la justice (1).
II dit ensuite que ses disciples étaient le sel de la terre et la lumière du monde ;
Que notre justice doit être plus parfaite que celle des pharisiens, qui ne s'attachaient qu'à l'extérieur des actions; au lieu que c'est Je cœur qu'il faut régler principalement, comme étant le principe des actions extérieures : par exemple , qu'il ne suffit pas de ne pas tuer ; mais qu'il ne faut pas même conserver de rancune , ou souhaiter du mal.
A celte occasion il donna les règles qu'il faut suivre, pour Ja réconciliation avec lçs ennemis , dont il çonimujada l'amour très-forinelleraent.
U enseigna qu'on peut être coupable d'à-
(1) Voy. l'explication plus ample des huit béatitudes, à la fin de la troisième partie, o'aps la récapitulation et U conduit de ^ puvrage.
2C8 PART. I, SECT. Il, CHAP. I, S
dultère par le seul regard d'une femme que l'on convoiterait, et qu'il faut se séparer des occasions du péché , quelque chose qu'il en puisse coûter à la nature ; qu'il faut quitter ce qu'on a de plus cher au inonde , quand c'est un obstacle au salut : ce qu'il signifie par le retranchement de l'œil droit, de la main droite, qu! seraient un sujet de chute.
I) établit l'indissolubilité du lien du mariage , qui ne peut être rompu que par la mort.
U parla contre les jurements , contre les Irapatiences, contre les violences.
Il apprit à fuir toute sorte d'ostentation dans l'aumône , dans le jeûne et dans Ja prière.
11 donna celte divine formule de prière , que nous appelons l'oraison dominicale.
Il Instruisit sur le mépris des richesses , sur la nécessité d'agir en toutes choses avec uns intention droite, sur l'impossibilité d'être attaché en même temps à deux maîtres : à Dieu et à l'argent.
il parla contre les vaincs Inquiétudes sur les besoins delà vie. Il apprit à s'abandonner à la Providence , et il ordonna de chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice.
Il défendit de juger personne, et d'exposer les choses saintes aux indignes.
il avertit qu'il faut prier avec instance et avec persévérance, il instruisit sur la nécessité d'en-
trer par la porte étroite , et de marcher par un chemin étfoit. Il fit entendre que ce chemin^st le seul qui puisse conduire au ciel ; au lieu que celui qui conduit en enfer est large et très-battu: c'est-«à-dire , qu'il n'y a qu'à suivrë le torrent, et vivre selon ses penchants naturels pour se perdre : au Heu qu'il se faut faire sans cesse violence , et se roidir contre les inclinations vicieuses, contre l'exemple et contre la coutume, si Ton veut se sauver.
En!ln,il conclut cet admirable discours, en disant que c'ést par nos œuvres qu'on peut nous connaître , que c'est sur nos œuvres que nous serons jugés, et que c'est peu de chose que d'entendre toutes ces instructions , si on ne les pratique fidèlement (1).
Après ce discours, Jésus-Christ descendit de la montagne, et fit plusieurs miracles.
Il guérit un lépreux et le serviteur d'un centenier, qui donna des preuves d'une si grande foi, que Jésus-Christ l'admira (2).
Ce fut vers ce temps-là qu'Hérode fît mourir saint Jean-Baptiste. Ce saint homme avait en-
(1) Matth. V , VI , VII ; voyez les deux livres composés par S.Àug. pour l'explication de ce sermon; voyez aussi S. Chrysost. et les autres Pères , et les théologiens uui ont interprété les cuap. 5> 6 et 7 de S. Matin.
(2) Malin. VIII, 1 et suiv.
170 part, i % «m. Ut, i > S en-
voyé tjegx mty&y^tyèW-QVW <W$i que temps aupajçaviWt,, PPW leur fa,ire corir O^ice qu'il éfctft vçrlftblqmçut te Messie ; et Jésus-Christ lçs ça co^^nquit , en faisant ei* leur présence les gracies q^'jsaïc avait pJcécUJ^ devoir être opérés par le seul Messie.
Ce fut aussi vers ce tonp^4H^^T^^û toire célèbre de la co w.çftlou dp la pécheresse , que quelques-uns croient fàe sainte rçagtfcleine, d'autres non (i).
Jésus-Christ continua à Insjrulr^ çt ^ faire des miracles. U guérit un joui* un PQ^édé qui était sourd et muet. Les p^istens,à l'occasion de ce miracle, blasphémèrent contre lui : il les çonfondit par des raisonnements ple^ uç force et de douceur, il cpnllima à instruire le peuple, il se servait ordinairement de paraboles , c'est-à-dire , de comparaisons famlliéves', pour leur faire comprendre ce qu'il di^iit % $t il autorisait ses instructions par le g^anc} noy^re # de miracles qu'il opérait*
11 \ Int après cela a .Nazareth : mais comme il
y avait été élevât que Ju^
ans il y avait paru comme un homme du com-
(i) Ceux qui veulent, approfondir la question, neuvent lire M. c}e TiUdmoflO le Çere Lamine Père Mauduit, et les autres auteurs qui ont éçrty pour et contre dans celte ma^iè/e^ ils sont assez ço^nû».
DB ^US-ÇHRIST, 2ft
mu^ti, $an$ ri,e& f^ire voir d'extraordinaire dans sa conduite , les habitants de ce lieu-la n'eurent: aucune croyance en lui : Ce qui lui donna Hei de dire que nul n'est prophète en son propre pays, et il n'y demeura pas lo^-tem^s.'
Q 8. Suite delà vie publique de Jésus-Christ, jusqu a sa trans/iguraùon*
/>. Qu'est-ce que Jésus-Christ fit (le, remarquable la troisième année de sâprM^Uon l
R. Ayant envoyé ses apôtres devant, lui ? deux à deux, par toute la Judée. , premier la, pénitence et le royaume <Je D^u , il parçoM^t lui.môffi^,poiv:le même V^Mft' iepilles de Galilée. „
Quand tes apôtres furent revenus de leur mission, il les conduisit dans le désert fle Retty-
s^çie , au-^elà de la mer fle C#fà<
il y trouva ctaq raill^ perscrçi^ qui l'^UrçT daient : il les instruit, et Uftt f$ l,ei$ ^'fWlft pour les nourrir , le miracle de la lauitiplication des cinq pal ns et de deux: poissons, les
pewpïes, Crêpés fa<to^4^.-. wfcflPl H m* m ; wfà il s'e^uit ?ur. la ppuij prieç.
Ses disciples , à qui il avait ordonné de retourner par mer à Bethsalde , furent surpris sûr l'eau par une tempête , au tel lieu delà huit. Jésus-Christ marcha sur l'eau, Yintà eux, les
272 PART. I , SECT. il , CïlkP. ï , S wi-
rassura, fit marcher aussi saint Pierre sur les eaux , apaisa la tempête , et aborda proche de Capharnaum avec ses disciples.
Le lendemain Jésus-Christ fit au peuple de Capharnaum ce discours célèbre, où il dit qu'il est le pain descendu du ciel ; où il promit de donner son corps à manger et son sang à boire. Nous expliquerons ce discours ailleurs J).
La fête de Pâque approchait; mais Jésus- Christ demeura en Galilée, il n'alla pas à Jérusalem pour y célébrer cette fête ; il voulut donner à ses disciples le loisir de se reposer de la fatigue de leur mission, et II ne jugea pas â propos de se montrer àHôrode, qui souhaitait de le voir pour satisfaire sa curiosité.
T 1 fut ensuite dans le pays de Ty r et de Sfdon , Où il trouva cette femme cananéenne , qui , par sa foi , son humilité et sa persévérance , obtint laguérison de sa fllle, et nous apprit avec quelles dispositions il faut prier.
11 revint de là au rfvage de la mer de Galilée ; il y guérit divers malades ,et fit une multiplication miraculeuse de sept pains et de quelques poissons , pour nourrir quatre mille personnes , sans compter les femmes et les enfants, il s'approcha de Césarée de Philippe ; et corn-
(I) En la 3. partie de cet ouvrage , en parlant de la promesse de l'Eucharistie, rapportée au 6. chan. de S. Jean, sect. 1, ch. IV, S 3.
me il était aux environs, il demanda à ses apôtres ce qu'ils pensaient sur son sujet. Pierre répondit au nom de tous : Fous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant.. > 1 *
Jésus-Christ lui dit que cette réponse ne- lui avait pas été suggérée par la chair et par le sang, mais que c'était Dieu le Père qui la lui avait révélée du ciel; et il ajouta: 'foie* êtes Pierre, elsur cette pierre y édifier ài mon Eglise; et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Je vous donnerai les clefs du royaume des deux ; eltout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans le ciel ; et tout ce que vous délierez sur la terre , sera délié dans le cieh > a ■ ' f »
Jésus-Christ , après ces paroles, prédit ouvertement à ses disciples sa passion, sa mort et sa résurrection. Mais saint Pierre , par un zèle peu réglé, lui dit : A Dieu ne plaise, Seigneur? cela ne vous arrivera pas. Jésus-Christ le reprit fortement , le traitant de Satan et de tentateur, qui n'avait point de goût pour les choses de Dieu, et qui ne respirait que la terre. Et il ajouta , . parlant à tous ses disciples :
Si quelqu'un veut venir après moi , qu'il renonce à soi-même rqu' il porte sa croix, et quHl me suive ; car celui qui voudra sauver son âme, la perdra , et celui qui l'aura perdue à cause de moi } la retrouvera. Car, que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme? Que