P1RT. I , SECT. II, CH4P. I, S
fpourrat-il donner en échange? Car le Fils de V homme viendra un jour dans la gloire de son Père avec ses anges , el alors il rendra à chacun selon ses œuvres. Enfla il conclut par ces paroles : Je vous dis en vérilé , qu'il y en a quelquesuns de ceux qui sont ici présents > qui ne mourront point, jusqu'à ce qu'ils aient vu le Fils de l'homme dans sa gloire.
Jésus-Christ ne différa pas long-temps à accomplir cette promesse, car, huit jours iiprès, Il prit Pierre, Jacques et Jean son frère ; il les mena sur une montagne élevée,, que Ton croit communément être celle du Thabor, et saint Jérôme la nomme ainsi? sur ce què $'a toujours été ta tradition de itéglise et du pays. Là il se transflgura en leur présence (i).
§ 9. transfiguration de jésus-Christ.
>. Qù'ent'cndèz-ydas pw cë^arolefe : iMs- Christ ' se transfigura ?
jï. J'entends '85* le \H*& '«e JeSifs-Chrtst parut brillant eïînihfe'ftWfôil, et ses Vêtemen ts blancs comme ïa neige- Ce 'n'était ^ifh faible rayon de sa gloire; èVitëntëMrt'tés yen* des trois apôtres eh furent tellèmëiit éblouis , et
(iyWt»h. *tV , H*/TCVW, i W S. 'Jérôme , tëiire 27 ; CfcdtiWh , éxefèit. i5yS i*> «« *>m' mencemcûl.
leur cœur en fut si pénétré d'admiration , qu'ils étaient comme hors d'eux-mêmes/ t . l( „ (
/>. Dpit-onfregar<Jer la transfiguration comme un grand miracle? f . . .
H. A proRreipept parler /c'était moins unpîlracle que la cessation d'un grand miracle. Car l'union de la nature divine avec la nature humaine^ devait naturellement répandre sfcr tle <*urps de Jésus -Christ cette imjp^essioh de «loire et d'éclat ; et Jésus-Christ ne suspendit cette impression de gloire, pendant sa vie, qu'afin d'accomplir les desseins éternels de Dieu, et de sauver les hommes par l'ignominie du supplice de la croix ; ce qui ne sera) t i>o!nt arrivé , si Jésus-Christ nç se fût abaissé jusqu'à paraître revêtu de toutes nos faiblesses (l).
D. Qu'arriva-t-il encore de merveilleux à la transfiguration de Jésus-Christ ?
'il. Moïse et Elle parurent en même temps; ils s'entretenaient avec Jésus-Christ de la toort qu'il devait souffrir à Jérusalem. Quand ils eurent disparu , une voix qui se fit entendre du diël yprononça ce.s paroles : C'est ici mon Fils blen-aimé ; écouiez-le. Les apôtres étant couchés par terre, comme hors .d'euxtnênies , tférsus-Gbf ist les toucha et les Ût rele-
>(t>S. Tttom J3y p*r t. que*, 45. art. * , in cotpvre.
276 PART. I,JSECT. II, CHAP. ï, S
ver. Alors ils descendirent de la montagne , et Jésus-Christ leur défendit de parler de ce qu'ils avalent vu , jusqu'à ce qu'il fût ressuscité d'entre les morts (1).
D. Pourquoi Jésus-Christ voulut-il se transfigurer devant ses apôtres?
/?. i. > Afin de leur prouver la vérité de tout ce qu'il leur avait dit huit jours auparavant, et, en conséquence, les affermir dans la croyance de sa divinité; les empêcher de se troubler de ses souffrances ; les porter à tout souffrir pour le salut de leur âme ,et dans l'espérance de la gloire immense dont ils virent un rayon sur la montagne, et dont Jésus-Christ devait venir un jour récompenser leurs travaux;
2.° Afin de faire la même impression sur tous les chrétiens, qui apprendraient cette circonstance de la vie de Jésus-Christ par le témoignage de trois témoins oculaires , aussi dignes de foi que l'étaient saint Pierre, saint Jacques et saint Jean , qui ont signé ce témpigoage de leur sang.
/>. Pourquoi Jésus-Christ ne voulut-il pas se transfigurer en présence de tous les apôtres et du peuple juif?
fl. Pour tenir la chose plus secrète : Jésus-»
(I) Matth. XXVI, ietsuiv.j Luc, lX> 28 etsttiv.
M JÉ8USiC«IHSF. 1277
£hrist aurait pn ,<$an$ -doule , paraître dans la Judée avec mu 4el téclat,, et (tanuer une telle eflicaçe à ses inities, rfiue les plus inorédules et les plus obstinés auraient ôté4'cir«ès»uJc reconnaître pour -le Messie* «Mais xomuffe il voulait vivre etraourlnhumblBiuent, et sauver 'Mr :lù les hommes , que il'qrgueil avait perdus , il a follement {ampère Péclat de ses miracle?» qu'il y en avait beaucoup plus qu'il ;nfe*i fallait pour convaincre les huipbles -qui , prévenus? de sa gràoe^av&ient leur coqur portât 'Quant aux orgueilleux, ^ui , remplis des idées d'une vaine grandeur ,«étaientîrebutésipar la&assesse apparente de* Jlèsus-Christ , leur œndurcteseiWettt leur rendait inutiles les miracles les vplus éclatants.
Four remplir tous les desseins |de Dieu vpar ,rappprt à son FHset par rapportauKihommce, «esttçols -apôtres étalent donc un nombre sufsant de témoins, qui pouvaient rendre la croyance de cette merveille indubitable à loqs cdux que la droiture du cœur et 1,'humjlitê rendraient (lignes de la connaître ^t dîenjïonter (lj.
(1) Ceux qui veulent approfondir ce qui regarde le mystère de la transfiguration, peuvent lire. £• Cbry$. <homéL?57 v«ur Wsxb. 16 et 17 detS. tUaub«; S. Ambr. <sur le ch. 9 de S» Luc , liv. 7, n. fret 10i; S« HiUire , sur S, Maltb. cb. 17» *. ftiS. Leflo*;»er-
278 PART. I , SECT. II, Cfl&P. I , % X.
d; Pourquoi Jésus-Christ voulut-H faire paraître Moïseet Elie sur la montagne, et s'entretenir avec eux sur ce qu'il devait souffrir à Jérusalem ?
«•Pour faire voir à ses apôtres, et par eux à nous, l.o qu'il était au-dessus de Moïse et d'Elie, puisqu'ils parurent là comme des ser- , viteurs, pour contribuer au triomphe de leur - maître ;
2.o Que la loi , représentée par Moïse, et les prophètes , représentés par Elie , rendaient témoignage à Jésus^Christ , et que sa passion avait été figurée et prédite par eux ;
3.v Que par conséquent c'était faussement et calomnieusement que les Juifs accusaient Jésus-Christ d'être un violateur de la loi de Dieu /puisque Moïse , le ministre de la loi, et . Elie , le prophète le plus signalé par son zèle pour la défense de tfette loi , paraissaient là pour rendre témoignage à Jésus-Christ.
§ 10. Suite de la vie publique de Jésus-Christ jusqu'à la fin de la troisième année de sa prédication.
D. Que fit Jésus-Christ après sa transfiguration?
mon sur la transfiguration, scrm. 94 , et les commentai, de Pévang. et du I. ch. de la'2. épllre de -6. Pierre, verset 16» ei'àuiv»
DE JFSUS-CHRIST. 279
H. 11 continua à parcourir la Galilée, où H fit un très-grand nombre de miracles, à mesure qu'il instruisait les peuples; marquant son passage par le bien qu'il faisait en tous lieux, et pur la guérison de tous les malades qu'il trouvait sursa route.
H quitta ensuite la Galilée pour la dernière fois, et il alla à Jérusalem pour y célébrer la fête des Tabernacles; c'était une fête que les Juifs célébraient tous les ans au mois de septembre : ils demeuraient alors sept jours sous des tentes, en mémoire du temps que leurs pères avaient passé sous des tentes dans le désert.
Jésus-Christ, allant à cette fête, guérit en. chemin dix lépreux, dont un seul, qui était samaritain, \int lui rendre grâces.
H arriva à Jérusalem vers le milieu de la fête : il se rendit au temple ; il y lit admirer sa , doctrine ; il y confondit la malignité des pharisiens, par le jugement plein de miséricorde et de sagesse , qu'il prononça à l'égard d'une , femme surprise en adultère.
Continuant à Instruire le peuple, il donna des preuves authentiques de sa divinité par le témoignage des prophètes et par ses miracles, On voulut le lapider; il sortitdu temple, et trou- , vant sur son chemin un aveugle de naissance, il lui rendit la vue; ce qqi augmenta la julojiste
2S0T PART* I, nCTi H, GfttPi I , S
et* Pindignatlon des! pharisiens contre lui (1% Il choisit après cela soixante-douze disciples, quM ertvoya , deux à <teu*, prêcher devant lui dans tous les endroits où fl devait aller; il leur donna, pouiMnstructlon , de prier "beaucoup le Pîra de famille d'envoyer des ouvriers à sa vigne: car, diMI, te moitsùn esû abondante, et il y a peu <f carriers, il leur dit de se regarder, dans leur mission*, comme des agneaux au milieu des loups. Ut leur recommanda un abandon absolu à la providence , un esprit éloigné de toute vue humaine* de toute légèreté, de toute sei*stfa!«fc : il voulu* qtflls mangeassent ce qui leur serait servi , sans affecter rien, sans se plaindre de rien; qu'ils demeurassent dans la: prèrttfère maison où ils aéraient d'abord reçus, sans en sortir Jusqu'à la fin défeurmissfoft; qu'Us fissent du bien partout où fis passeraient, et surtout à leurs hôtes; qu'ils guérissent tous les1 malades qu'ilsf trouveraient dans lourd maffsons ; qu'ils porlassenf partout un esprit de paix, et qu'Ifs secouassent la poussière de leurs pieds , dans les endroits otf Pbn ne voudrait pas les recevoir; et il dit que ceux qui ne tes recevraient pas, seraient plus sévèrement punis, au Jour du Jugement, que ta vIHéde sèdome ; car, ajouta«E-ir, celui qui
(f) ftan,tll, VIII ^ tié
Dt JÉSUS-CHRIST. 28t
vèus écèuié m'é&ouie , H celui qui «om* méprise me méprit* ; et • e**$t méprUer Dieu Même , qui m* a envoyé , que de me mépriser*
ces disciples, au retour de leur mission, vinrent trouver Jésus-Christ, pléin* de joie du fruit qu'ils avalent fait, et de ce que les démonB même leur avalent été assujettis. Jésus «christ leur dit que le don de faire de s mi racles , qu'il leur avait communiqué, leur devait donner moins de Joie , que l'espérance de vol* leurs noms écrits au livre de vie;, il ajouta une prière â son Père , par laquelle II fit comprendre à se* disciples, que ce n'est que sur les humbles que Dieu répand ses faveurs (i).
il continua ses instruction* et ses miracles Ç il alla loger chez Marthe, qui s'empressa beaucoup peur le recevoir; et qui se plaignit de ce que Marie, sa soeur, la laissait travailler toute seule , et demeurait assise tranquillement atiX pieds de Jésus-Christ , pour écouter ses instructions ; mais Jéstts-christ loua la sainte application de Marie , et la préféra à la vie active de Marthe, sans néanmoins blâmer celle-ci ($).
De là Jésus-christ alla au temple célébrer la fête de la Dédicace, que Judas Machabée avait
(1) L«c,X, 16 et suiv.
(2) Voy. S. Aug. serm. 103 , n. 3 et 5, et 104 ou 26 27, et des paroles du Seigneur, n. 1 , 3 ei 4.
282 PART» I, flBCT. II , CHÀP. I, S x'
Instituée ; il y parla fortement aux Juifs , et leur donna des preuves authentiques de sa mission et de sa divinité. Les pharisiens en conçurent une plus grande haine contre lui : ils voulurent se saisir de sa personne ; mais Jésus-Christ ne le permit pas.
.U se retira au-delà du Jourdain , ou 11 continua ses Instructions et ses miracles. Ce fut là qu'il proposa l'histoire ou la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare ; et celle du pharisien et du pubJicain qui priaient ensemble dans le temple. 11 fit voir aussi , en la personne d'un jeune homme riche , la difficulté d'allier les richesses avec le salut, à cause de la nécessité ; dju détachement des biens de la terre , si dillicile aux riches.
il revint à Béthanie, prés de Jérusalem , pour ressusciter Lazare , frère de Marthe et de Marie, chez qui il avait logé, ce miracle fit un grand éclat, et porta plusieurs Juifs à croire en lui- Mais il augmenta l'envie et la haine des prêtres et des pharisiens, qui résolurent absolument sa perte et sa mort ; Jésus-Christ sortit de Béthanie, et alla sur les confins de la Judée, près d'un désert , à la ville d'Ephrem (1).
(1) Jean, XI, 11,14,17* 2leisoiv.
Dig
§ 11. Suite de la vie de Jésus-Christ ,jusgues après l'institution de la sainte Eucharistie.
D. Que fit Jésus-Christ de remarquable après la troisième année de sa prédication ?
/?. La fête de Pâque approchait, et c'était alors que Jésus-Christ avait résolu de mourir. Il se mit donc en chemin pour se rendre ci Jérusalem : et il avertit ses disciples , qu'il y allait pour accomplir tout ce que les prophètes avaient prédit sur son sujet; il leur parla de sa passion , de sa mort , de sa résurrection. Son chemin le conduisit par Jéricho, où il logea chez zachée, célèbre publicain, qu'il convertit.
Au sortir de Jéricho, il guérit deux aveugles. Il alla à Béthanie six jours avant Pàque. Deux jours après , il mangea chez Simon le lépreux, avec Lazare qu'il avait ressuscité. Marthe servait à table , et Marie répandit sur ses pieds un parfum d'agréable odeur. Judas en fut scandalisé , aussi bien que quelques autres disciples, qui dirent qu'il aurait mieux valu vendre le parfum , et en distribuer le prix aux pauvres. Mais Jésus-Christ loua l'action de Marie. Le lendemain, qui était un dimanche , il alla à Jérusalem, comme en triomphe, monté sur un àne : circonstance prédite p*r le prophète Zacharie(t).
(1) Ch*p. IJC ,
jfri part, i , m*, a , m*, t , s xi*
Tofct ld péilfHètint au-devanldè tel, avec des acclamations de Joie; les uns étendirent leurs habits sur le chemin, pour lui faire honneur; les autres coupaient des branches d'arbres , et les portaient à la main devant lui , ou les jetaient sur sa route; tous criaient : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au f ils de David. Hosanna au plus haut des deux, « Le mot hosanna veut dire , selon qUeJques-uns, sauvez-moi , s'il vous plaît; et selon d'autres | salut et gloire.1)
Jésus-christ entra dans iérusalëft parmi ces acclamations ; mais avant que d'y entrer , èt aussitôt qu'il aperçut cette ville, il versa des larmes sur elle ,et il prédit sa prochaine ruine.
11 alla d'abord au temple, et il en chassa unè seconde fois ceux qui en profanaient la sainteté: et, ayant guéri plusieurs aveugles et plusieurs boiteux, il fertaa la bouche aux pharisiens , qui s'en scandalisèrent.
Quelques gentils > venus au temple pour adorer Dieu, souhaitèrent de voir Jésus-Christ. Il se montra à eux. H fut alors glorifié par une voix qui vint du ciel , et qui M uh bruit semblable à un coup de tonnerre.
Jésus-Christ 01 comprendre, â cétté ôccasiôn, qu'il fallait qu'il mourût par lè supplice de la croix , et qu'après sa mort il attiferait à lut tous les gentils.
• de HptpffiQtlMi 286
Il sortit le soir de Jérusalem pour retourner à Béthanie qui eu était fort proche : le le ndemain /revenant ^J^usftlem ^ili Hûandit suj&te chemin, un figuier; stérile *Cft 4g0fcti 8Aclia,au&». sitôt. Upa$sa tout ce. joitf-làâ inarfuuAçe le peuple à Jérusalem > et il re v i nt le soir à Béthanie.
Le mardi il revint encore à Jérusa loin , et passa ce jour corn me le précéder) t. 11 prédit aux Juif» tefl.il réprobation , et fowftttol des gentils. 11 apprit à çendFe a çfetfr «<& Wi est à César , et à Dieu ce qui est à Eûeu. U donna plusieurs autres instructions sur l'état des saims dans le ciel, sur le commandement de l'amour de Dieu y sur les prophéties qui disaient Que Ie: Messie devait être (ils de 9**14, Il ordonna d'obéir aux pjjarisiei&s et ai*x dooteors do la loi, qui étalent assis sur la chaire de Moïse ; mais il défendit, en même temps , d'imiter ce qu'ils faisaient de mal. Il prononça contre ces hypocrites plusieurs malédiction il fit $m-
naUre te prix de :Vwwftnef'Wç BWV^WItf qui avait mis dans le tronc du temple deux pièces 4e, la plus petite monnaie, çe qu'elle avait pris su,r son nécessaire* ■.. ... \.
Sur te soir ti sortit du temple , et ses, disciples îMipairaïqt la beauté de cet édi^e,, ii efl prédit la prochaine destruction. Il alla jusque la montagne des Oliviers , où il s'assit vis-ij- Vi8 du temple. De là H prédit à ses disciple* la
286 PART. I , 8ECT. Il , CHAP. I , $ XI.
raine de Jérusalem et du temple > avec les circonstances les plus précises. Il parla aussi des signes terribles de son dernier avènement, dont la ruine de Jérusalem était la figure. Le mercredi matin , avant-veille du jour de Pâque,il dit à ses disciples qu'il mourrait dans deux jours par le supplice de la croix.
Ce fut en ce jour que le traître Judas promit aux princes des prêtres de leur livrer Jésus- Christ, moyennant la somme de trente deniers, marquée par le prophète zacharie (!) , et qui reviennent à peu près à dix écus de notre monnaie.
Le lendemain , Jeudi , veille de sa mort .Jésus-Christ envoya deux de ses apôtres, pour préparer le repas de l'agneau pascal, dans une maison qu'il leur indiqua. Il y fut lui-même avec ses disciples , et leur témoigna l'ardeur avec laquelle il avait souhaité de Taire cette Pàque avec eux avant sa mort.
Après ce repas , il lava les pieds de tous ses (îpôlres. II se remit à table, et institua le sacrffice el le sacrement de son corps et de son sang, sous les espèces du pain et du vin. Nous parlerons, dans la suite, de ce sacrement et de ce sacrifice, au traité de l'Eucharistie et au traité de la Messe (2) .
(1) Zach. XI, 12; Matth. XXVI, 15; XXVII, 3.
(2) Part. 3, secl. 1 , cb. lV,et sect. 2, ch. VIL
§ 12. Discours de Jésus-Christ après -la cène» Prière qu'il fit après ce discours.
D. Que fit Jésus-Christ après l'institution de la sainte Eucharistie?
R. U prédit qu'un de ses apôtres allait le f trahir, et ii marqua que ce serait Judas, pour obliger ce misérable, qui était présent , à profiter de cette dernière marque de bonté, et à rentrer en lui-même. Mais il n'en profita pas; ie démon, qui était entré dans son cœur» le flt sortir aussitôt pour aller exécuter le crime détestable qu'il avait projeté. Jésus-Christ lui dit alors : Faites au plus tôt ce que vous avez à faire.
Ayant après cela récité avec ses apôtres an cantique, il continua à les instruire , et prédit à saint Pierre qu'il le renierait trois fois; mais il prédit en même temps sa pénitence èt sa persévérance jusqu'à la ûn. Voyant ses disciples abattus et consternés de ce qu'il leur disait de sa passion et de sa mort prochaine, il les consola par un discours admirable et plelnde tendresse , qu'on appelle le discours après la cène* Voici l'abrégé de ce discours.
Jésus-Christ, après ce qui vient d'être rapporté, que l'on peut regarder comme le commencement de ce discours, consola ses apôtres, en leur disant qu'il ne les quittait que pour aller leur préparer une place dans Je ciel ^et qu'il