‹ Instructions morales sur la doctrine chrétienne (volume 3)Chapitre 3 sur 45 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

J'offre au public la traduction des OEuvres ctu P. lldefonse de Bressanvide, mineur réformé de l'ordre de Saint-François, qui, sous le double titre de prédicateur et de catéchiste, s'acquit une réputation immense dans l'Ilalie. Les éditions de ses OEuvres faites à plusieurs milliers d'exemplaires furent épuisées en peu de temps, au grand regret d'un nombre prodigieux de fidèles dont les demandes multipliées ne purent être satisfaites. Il fallait répondre par une nouvelle édition à cet empressement pour ainsi dire universel. Elle ne tarda pas d'avoir lieu, c'était la quatrième ; mais , écrit dans une langue étrangère, cet ouvrage est resté jusqu'aujourd'hui inconnu aux chrétiens de nos contrées. Désirant le leur faire connaître, et les mettre en état de profiter des leçons qui y sont données, d'y puiser les lumières dont ils ont besoin , de s'y pénétrer des vérités qui y sont traitées avec tant de clarté et de méthode , j'ai osé me charger delà tache pénible de sa traduction. Peut-être m'accuscra-t-on d'avoir entrepris un travail au-dessus de mes forces. Quoi qu'il en soit , j'ai fait le mieux^que j'ai pu , et je déclare que

X rRIÎFACE.

j'ai traduit consciencieusement l'Auteur, que je me suis moulé sur lui , que j'ai conformé mes tournures de phrases aux siennes, que je ne me suis pas écarté de sa simplicité , et que j'ai employé ses comparaisons , de quelque nature qu'elles fussent.

Si, dans quelques endroits , j'ai exprimé par des périphrases certains termes étranges devenus inusités dans notre langue, et offrant un sens qui révolterait la délicatesse dont notre siècle se fait gloire, j'avoue que cela n'est arrivé que rarement. La nécessité, d'ailleurs, ne reconnaît point de loi.

De plus, pour rassurer le lecteur, quel qu'il soit, sur le fonddes vérités, soit dogmatiques, soit morales, que l'Auteur traite, et m'étant fait d'ailleurs un devoir de me défier de mes faibles lumières, j'ai prié un excellent théologien de lire attentivement mes manuscrits, de noter et de m'indiquer tout ce qu'il pourrait y avoir d'inexact et d'obscur daas ma traduction. Les précautions ne sont jamais surabondantes dès qu'il s'agit d'enseigner la vérité; les suites funestes d'une erreur, même involontaire, se propageant à de grandes distances.

On exige quelquefois des traducteurs plus qu'ils ne doivent. Pour prévenir donc tout reproche qu'on pourrait m'adresser en cette qualité, j'exposerai iV

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