‹ Instructions morales sur la doctrine chrétienneChapitre 8 sur 30 · Or, pourra-1-on jamais dire -n'il emploie au moins une · texte numérisé non relu

Or, pourra-1-on jamais dire -n'il emploie au moins une

SUR LE TROISIÈME COMMANDEMENT DE DIEU. 2ol

partie notable du dimanche auculleetàl'honneurde Dion, ce fidclequi seconleiile d'entendre seulement une mêSSê, laquelle lui paraîtra déjà lies longue si «-Ile dore une demi-heure, et qui iceh rche celle qui sera encore moins longue ? Sanctifier lesclimanchrs et les fêtes comme vous l'avez déjà entendu, c'est, d'après la doctrine de saint Thomas, les employer à rendre à Dieu !e culte qui lui est dû. Pourra-l-onconséqiieinment dire qu'il les consacre a soncullece fidèle qui n'ayant entendu qu'une messe, laquelle n'a pas duré une demi-heure, ne dispose en faveur de Dieu , sur quarante-huit parties du jour que d'une seule , et d'une seule sur soixante-et-douze , s'il n'entend qu'une messequi ne dure pas même le tiers d'une heure , et qui prétendant avoir satisfait au précepte de la sanctification des dimanches et des fêtes , en emploile reste dans le sommeil, dans l'oisivelé,dans les jeux, à la chasse, dans les voyages, dans les promenades, ne s'occupant plus d<; Dieu et de son âme? Mais voici quelque chose de plus; direzvous qu'ils sanctifient les dimanches et ies fêtes et qu'ils: consacrent au ^idie de Dieu une partie notable de ces jours, ces ■ mveurs que saint Jean Chrysostôme appelle l'opprobre du genre humain , et qui se placent au-dessous des animaux !e> plus immondes , lesquels après avoir entend H avec un esprit rempli de mille distractions une messe très courte, passent ces jours dans les lieux de débauche , se livrant à la crapule et à l'ivrognerie? Sanctifient-ils les fêtes, ces jeunes gens et ces jeunes filles qui, après' avoir assisté à la messe , ^t peut-être aux vêpres, où ils ne viennent qu,; pour voir et être vus, s'adjugent le reste du jour et l'emploient à se parer et à s'ajuster devant un miroir , à se montrer aux fenêtres, à fréquenter ks personne dusexe,àse livrer aux divertissements, à assistera des bals lascifs ?Saoctifient-iis enfin le dimanche, en l'employant au culte de Dieu , ces chrétiens qui, après avoir à peine entendu unemesve, passent tout le reste de ce saint jour dans les plaisirs dissolus, dans les festins,dans dès-entretiens trop libres, dans les veillées, dans les comédies et autres actions dangereuses ordinairement à i'innocence ?

11. Non sans doute, répomlrez-vous, si vous voulez parler selon la vérité. El j'ajouterai qu'ils ne les sanctifient pas par une autre raison que je vais vousexposer. Il n'y a eu jusqu'à présent, je le crois du moins , aucun théologien , quelque rigide et sévère qu'il oit été , quiail décidé qu'un chrétien pêche grièvement, lorsqu'il travaille le dimanche pendant trois quarts d'heure , ou une demi heure; et mêuw? , comme nous l'avons dit , on penstf s-ommunénienl qu'on ne pêche pas gi ièveuh-nl, supposé qu'outra-

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vaille une heure. La raison en est qu'une heure ou le tiers d'une heure, ou une demi heure ne fui nient pas un espace de temps \ suffisant pour troubler le repus de laine et la distraire des devoirs qu'elle a à remplir envers Dieu, etqucconsé jucinm>'nl les jours de fêtes et de dimanches ne sont pas profanés pour cela; si donc pour enfreindre la loi concernant leur sanctification , une heure de travail ne suffit pas , pour les sanctifier sera-ee assez d'employer au culte de Dieu une d'ini-heurcv ou seulement le tiers d'une heure qui est l'espace de temps que dure une messe? Ah! il faudrait que celui qui fait consister dans te seul et court inslanl , toute 1j sanctification des fêtes, nos;- fût jamais fait une idéedu sens attaché à ce mot : Sanctifier. Il faillirait qu'il n'eût jamais lu ni les saints conciles , ni les ouvrages , ni l s apologies des anciens Pères pour avoir des sentiments aussi opposés ans leurs et à leur doctrine. Il faudrait enfin qu'il n'eût aucune connaissance de l'antique discipline suivi' pendant la nt de siècles dans l'Eglise par I. s premiers chrétiens relativement à cetleobligation sucrée qui nous eU imposée. Oh ! si ces grands héros du christianisme reparaissaient encore sur la Inve , de «,'u •lie horreur ne seraient ils pas saisis, en voyant nos infractions continuelles de h loi louchant la sanctification des frics! One diraient-ils en voyant les chrétiens d'anjourd'hui,qui croient avoir suffisamment accompli leur devoir, en allant avec l'esprit rempli de mi le pensées mondaines, et sans aucun sentiment de piété, entendre une inesse, la plus courte qu'ils puissent trouver, eut qui, comme nous l'attestent les Pères, el parmi ceux-ci, saint Augustin , assistaient les dimanches aux premières vêpres, aux matines de la unit , à la messe solennelle etaux autres offices dnius nui étaient très longs ; néanmoins il letn semblait toujours qu'ils ne les sanctifiaient pas assez, et ils s'éloignaient, autant que possible, de tout ce qui pouvait le moins du monde les en distraire (serai. 351, de TempO? Réveil!ez-?ous donc, mes frères, de votre léthargie, rentrez en vous-mêmes, cl connaissez L'erreur dans laquelle vous ave/, vécu jusqu'à présent. Soyez persuadés que l'Eglis* en vous imposant l'obligation d'assister à Ij messe, n'a jamais déclaré que celte as>islanc suffirait pour la sanctification des fêtes et des dimanches , mais quelle exige pour l'observance de son commandement que vous fassiez quelque chose de plus , et que vous pratiquiez d'autres bonnes œuvres. Vous êtes convaincus , me dites-vons, de la justesse de mes observations , et disposés à vous corriger. Vous me demandez à présent qu'elles doivent être ces œuvres saintes à la pratique desquelles, vous devez vous livrerpour

que vous sanctifiez les dimanches,suivaiit l'esprit de l*Eg!is«\ Je réponds qu'excepté la messe qu'elle nous a pr.'s^rit d'entendre ,

elle n'a déterminé aucune autre œuvre de piété , mais qu'elle les a toutes laissées à voire choix religieux , afin que vous adonnant à cellrsqui conviennent le mieux à votre piété, vous en tiriez un plus grand profit,»1! que vous vous mettiez ainsien étal d honorer Dieu davantage, Cependant je n'en passerai passons silence quelques-unes qui sont les plus louées et les plus recommandées par les divines Ecritures, pai; les conciles et les saints Pères.

12. Outre la sainte messe qui est, hors de doute, un des actes les plus excellents de notre religion , nous pouvons sanctifier les fêtes par de saintes prières. Celait-la l'exercice ordinaire des premiers fidèles, dont il est écrit (A< 1. 1 . ) que toute leur vie n'était qu'une continuelle oraison : El eràni persévérantes in ora* Hone. Il faut donc s'adonner, dans les fêtes, à la prière, d'une manière particulière, c'est là le moyen le plus efficace que Dieu ait mis à noire disposition pour obtenir ses secours, et pour lions conserver dans l'état de grâce; el c'est de celle manière qu'on honore et qu'on loue principalement Dieu; c'est pour celte raison qtiel'Église a institué ses offiees, et qu'elle veut que lesjours de fêtes ses ministres chantent les psaumes et autres prières. Empressez-vous donc tous d'assister à ses offices, unissez vos voix à celles des prêtres, on au moins uniss'z-vousde cœur et d'esprit à leurs chants; figurez-vous que vous êtes dans la société des anges el des saints, qui chantent les louanges du Seigneur dans le ciel, unissez vos louanges aux leurs ainsi que vos bénédictions. Que ceux qui ne savent pas lire, ni réciter les psaumes, récitent au moins dévotement un chapelet ouïe rosaire.

13. Cependant quelque saints et utile que soil l'oraison vocale, la mentale ne l'est pas moins. Appliquez-vous autant que cela vous est possible, à inédile!' sur les maximes éternelles, sur les fins dernières, sur les divins mystères. Réfléchissez de temps en temps sur la certitude de voire mort , sur son incertitude, el.sur la proximité où vous en êtes. Dans quel étal seriezvous, si elle venait à vous frapper actuellement? Immédiatement après votre dernier soupir, il faut comparaître devant le tribuual redoutable de Jésus-Christ, pour lui rendre un compte 1res exact et très détaillé de vos pensées, de vos paroles et de vos actions, et, puisque cela ne tardera pas d'arriver, examinez où en esl voire ronsi'iice. Il y a deux éternités, éternité de malheur et éternité de bonheur; vous entrerez dans L'une dus deux.

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Considérez sérieusement si la vie que vous menez peut vous mériter le bonheur éternel, ou si elle n'est propre qu'à attirer sur vous les châtiments sans fin que la justice de Dieu réserve aux: pécheurs; et si vous reconnaissez que jusqu'à présent vous avez été dans li mauvaise voie, hâtez-vous d'en sortir. N'oubliez pas non plus de méditer quelquefois sur les divins mystères, sur la boulé immense de Dieu qui, nous voyant perdus par l'effet déplorable du péohé, envoyai ci bas sou Fils, qui, remplid'une charité immense et infinie, descendit du ciel sur la terre pour nous misérables, se fit homme, naquit dans une grande pauvreté, dans l'abjection et la privation de toutes choses, pour nous apprendre à mépriser les richesses, les grandeurs, les délices terrestres, qui voulut bien souffrir les tourments les plus affreux , la mort la plus ignominieuse et la plus cruelle, enfin verser son sang jusqu'à la dernière goutte. Oh! quels grands sujets de méditation1, et quels moyens admirables pour passer saintement les fêtes !

14. Les bienfaits que vous avez reçus de Dieu, peuvent encore1 présenter un vaste champ à vos méditations, et un moyen de passer saintement les dimanches et lesfètes, en vous répandant en actions de grâce envers la divine bonté. Comptez, si vous le. pouvez, les faveurs et les grâces que votre Dieu vous a prodiguées généreusement. Énumérez dans votre esprit les bienfaits qui ont rapport à votre corps et à votre àme., ceux qui regardent la vie présente, ceux qui sont en dépôt dans les trésors dé sa miséricorde pour lavie future: quelfé multitude infinie et variée de faveurs et de dons ne découvrinez-vous pas, et sur lesquels vous n'ayez jamais réfléchi ? Vous avez joui pendant longtemps., et vous jouissez encore à présent d'une santé parfaite; votre famille entière a partagé avec vous le même avantage; re Dieu a donné une heureuse issue à vos entreprises , à votre négoce, à votre travail; il vous a préservé des maux qui tous les jours affligent tant d'hommes, et dont vous pouviez vous-mêmes être affligés. Voilà une petite partie des bienfaits qui regardent le corps. II vous a appelés à la foi en vous accordant la grâce de recevoir le baptême, il vousa rendus participants des autres sacrements; et lorsque vous vous- êtes précipités dans l'abîme du péché, il vous a accordé la faveur de vous en fa'ire sortir; et dans cette lin, que d'inspirations dont ilvousa gratifiés, de quelles lumières n'a-t il pas rempli votre àme! Quelle miséricorde de sa part, de voua avoir attendu si long-temps, et «le n'avoir pas Iraxché ieiilde vos >us quand vous étiez souillés du péché! Voilà un peiû diiaii de ses bienfaits qui regurdcal lame. Mais

vous serait-il possible de compter ions les autres, soit généraux, SOit particuliers , dont il vous a comblés et dont il vous comble chique jour; et si vous vouliez l'es-ayer, pourriez-vous eu acquérir une exacte connaissance sans compter tous les instants dévoue vie, puisque chacun d'eux, est un nouveau bienfait? Or, ne devez-vous pas répondre à ces grands et nombreux bien- Aiitsque ce souverains"! généreux a répandus sur vous, par des actes continuels de reconnaissance et de louange! Et s'il vous est impossible de lui donner à tout moment des preuves de votre gratitude, etsimalheureusem/ntvous vivez dans l'oubli de toute? ces faveurs presque tous les jours de la semaine, ces bienfaits o'exigenl-iLs pas qu'au moins le dimanche et les jours de fêtes, vous vous empressiez de témoigner sincèrement et humblement à Dieu les sentiments de votre reconnaissance ? Voilà un antre moyen pour samtilier ces saints jours.

16. Les pasteurs ont coutume d'expli juer les dimanches , à la messe, après l'évangile, la doctrine chrétienne, et de faire le catéchisme sur quelque point de relit doctrine ; et ordinairement les prédicateurs annoncent du haut d^s chaires les vérités éUimelka? apprennent aux peuples lesdi\ins mystères, les instruisent sur les Sacrements et s'efforcent de leur faire connaître la loi divine. ïNe manquez donc pas alors d'assister , comme vous y exhorte lesainlcoucile de Trente (sess. 21 c. 4. de Réf.), non seulement à \i messe paroissiale, mais encore aux sermons, aux prédiculions , au catéchisme , et aux instructions qui s'y font. C'était dans ces saints exercices que les chrétiens de la primitive Eglise, dont il est dit qu'ils persévéraient dans la doctrine des apôtres : erani 'persévérantes in doclrina Apostolorum (ÀCt.) jc'était. disje, dans ces saints exercices qu'ils passaient les jours de fêlés. Car autant les envoyés de Jésus-Christ mettaient de zèle à expliquer à ces hommes fervents cette science divins qu'ils avaient appris* de la bon he même de leur divin Maître et du Saint-Esprit, autant ces bons chrétiens étaient avides de l'entendre et de !;i réduire en pratique. Je ne dis cependant pas que celui qui manque quelquefois d'assister à ces instructions pèche gravement ; mais je dis que celui qui n'est pas au moins suffisamment instruit des mystères de noire sainte religion, de te que Dieu commande, le 6e qu'il défend , et qui ignore la manière de recevoir digne-! lient les Sacrements de l'Eglise, est dans l'obligation étroite d'apprendre toutes ers choses., et puisqu'il n'y a pas d'autre moyen dVn acquérir la connaissance que les instructions paroissial s , les catéchismes^ ies sermons, il est donc nécessaire qu'il y assiste.

20D XXI. WSTRUCTIOJI

17 II n'y a pas de circonstance plus favorable à un chrétien pour détester, «tans lessentimenls d'une sincère douleur les péchés qu'il a commis, que en jour du dimanche : Sabbalum. requietionisest, dit Dion aux Israélite^ (Lev. 16.). et afflinetis animas vesiras. Comment l'âme peul-eik àe livrer à l'affliction dansées jours où le corps se repose ? En examinant sa conscience dans toute l'amertume de son cœur, en se rappelant les failles dont elle a été souillée dans le cours de la semaine , en les pleurant devant Dieu , en lui demandant pardon avec une profonde douleur, et en s'en confessant avec un ferme propos de ne plus les commettre à l'avenir. L'a me ayant été ainsi purifiée de ses fautes, quelle occasion plus favorable que le jour du dimanche pour se préparer à recevoir le pain des anges , le corps très saint de Jésus- Christ dans le sacrement de l'autel? Celait parmi le* autres actions de piété celle qui faisait les délices des fidèles de l'Eglise naissante, qui persévéraient dans la communication de la fraclion du pain : in communicq^lionc fractionis punis (Act.li). De quel pain croyez-vous qu'il soit ici question ? De celui qui avait été changé, comme ledit l'Apôtre (2. Cor. 10), au corps de Jésus- Christ '.punis que m franginms , nonne participatif) eorporisDomini eslf C'est cette communion fréquente que le saint concile de Trente (Sess. 22. a. 4.) désirail voir s'établir parmi les chrétiens d'aujourd'hui , comme elle l'était parmi ceux îles premiers siècles, alin de rallumer en eux ce feu de la charité qui ses» éteint. Oli! si au moins tous vous approchiez de la sainte lab'e tous les Unit ou tnus les quinze jours , ou même une fois tous le-, mois , ce que les anciens chrétiens faisaient chaque jour, quel avantage n'en retirerait pas votre finie! Les personnes timorées qui foui un usage fréquent de ce pain céleste, savent combien il inspire à lame, une grande horreur du péché et combien il lui donne du courage pour parvenir à la pratique «les plus sublimes vertus.

18. Si vous passiez ou la plus grande partie, ou au moins une partie notable des dimanches dans de saintes occupations, ou dans d'autre- œuvres de piété , connue à lire la sainte Écriture, les avis des Saints, ou autres livresspiritii'-N, à faire l'aumône aux pauvres, à visiter les prisonniers, ou les malades dans h-s hôpitaux ou dans leurs maisons, à fréquenter avec dévotion le- églises, oh ! alors, vous pourriez être assurés de les avoir sanctifiés, et d'avoir accompli le commandement du Seigneur. Si, au contraire, vous voulez encore les profaner ces dimanches et ces fêtes, par vos travaux , par le trafic , le négoce , par vos jeux , vo> dissolutions, sachez que vous ne célébrez plus les fêles de Dieu, mais

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celles du démon ; et que c'esl cet ennemi de Dieu ei «le vos âmes , qni nVpiranlà autre chose qu'à «lérnher à Dieu l'honneur et la gloire qui lui sont dûs, pour votre damnation et voire malheur, vousstillicitcvous-niêmesàlespiofjntT.VouN n'ajouterez p.»ul-étre pas foi à ce que j'avance ; mais écoutez , pour confirmer la vérité de ce que je dis, le la t que raconte Suiïus dans la vie de sa ni Etienne, prélat d'une très grande s.«intetc(r. 5.7. Sept. c.9). 19. Ce célèbre évêque, parmi les autres désordre- qui régnaient dans son «iiocèse, et «.'ont il eu! connaissance lois de la visite qu'il en lit, y reconnut celui de la profanât i m d s fêles qu'on ne se faisait aucun scrupule de passer da.is les travaux, dan* les commerces criminels, dans les jeux, dans les lnls, dans la crapu'e, dans l'ivrognerie et dans beaucoup d'autres vices. Pour déraciner une coutume si perverse, il éleva la voix, il donna des avertissements, il adressa des exhortations à ces p-uples , il versa des lorrenisde larmes; mais tous ses efforts échouèrent. Aveuglés el obstinés , ses dioc -sai.is fermèrent Is oreilles à tout ce qu'un put leur dire, el persistèrent opiniâtrement dans leurs criminelles habitudes. Ce saint éveque, mû pir le zèle de l'honneur de Dieu qu'il voyait méprisé et f »ul«: auv pieds , et par le désir qu'il cproin ait d>- sauver ces âmes qui couraient à leur perte et à leur damnation , supplia instamment le Se gneur d'éclairer ces infortunés en leur faisant voir des yeux corporels quels éiaient ceux qui les portaient à profaner ainsi les fêles. Voilà que tout-à-coup une mu t tude iouoiubtable «le démons, sous les traits les plus horribl« s et les plus lrdeux, se répandirent dans tous les lieux où le peuple s'était réuni pour se livrer aux divertissements ordinaires dans un jour «le lot". Tous commencèrent à prendre la fuite ; mais partout i!s renco traient ces monstres infernaux qui, soit qu'ils se dirigea sent «l'un càté, soit qu'ils se dirigeassent il'uu autre, «/attachaient toujours à leurs pa-s. Mors effrayés, et ne sachant plus comment se dénarrasser, ils allèrent se je:er aux pieds de 1 ur saint pasteur , en le conjurant d'user de sa puissance auprès de Dieu, pour les d 'livrer d'un spect.ide aussi épouvantable. Il se rendit à leurs désirs, après leur avoir Eut connaître leg'*and mal dont ils se rendaient coupable* en profanant ainsi ses fêles.

20. Ah! que n'ai-je les versus et la sainteté (h ce vénérable évêque '.que de démons je ferais voira ceux qui os 'M profaner les fêles! Je vous en montrerais dans les maisons et les boutiques «ki ces artisans qui ne fout aucune difficu té «le travailler les jours cousacrésà Dieu, dans Ces ateliers qui s'ouvrent sans aucune né-

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c s-ulé, mais seulement dans La v:u; du gain ; dans ce» assembléesoù l'eu se livre à des danses impudiques, au milieu «l« ces jeune» gens qui ont dus commerces criminels entre eux^dans lis lien v o;; se riMinissiMH l-\s joneui's ! On;' de démons dans ce» maisons de débauches jt; ferais voir et qui sont à côté de ceux qui se livrent à l'intempérance dans le manger, dans le boire, et qui s'adonnent, à li*. rogn-rie, à côté de ceux <;ui tiennent tfës. discours licencieux? Combien j'i*n montrerais dans les théâtres, enfin dans lesveûîeeSj dans l'es assemblées, et dans tous les autres lieux où les fêtes sont profanées: .\l;ds je n'ai ni la sainteté ni la puissance de ce grand ministre du Seigneur , pour qu'il soit en mon pouvoir de manifester à vos yeux les démons, ces ennemis cruels de l'homme. Cependant la foi doit vous les faire voir avec les yeux de l'àme! Oui, cette foi sainte nous enseigne que ceux-là s'attachent au\ démons qui ronirewennent à là volonté dé Dieu en désobéissant à sa lôî. Ali! Voudriez-vous donc être lesdiscipbs de. Satan qui vous snggere lui-même de profaner les fiâtes, plutôt que d'être ceux de Jésus-Christ, qui vous prescrit de les sancUiier? Voudriez-vous substituer à celle du souverain maître de toutes choses ses honteuses fêtes? Non, Seigneur, nous ne voulons plus en un mot suivre les inspirations perverses du cruel' ennemi du genre humain ; mais nous sommes dans la disposition de nous soumettre à re commandement par lequel vous nous ordonnez de passer les fêles dans l'adoration et les hommages qui vous sont du-*. Nous renonçons à tonte œuvre servile, à tout intérêt temporel qui pourrait nous distraire de vous. Les œuvres de piété, l'assistance aux offices , à la sainte mes>e, aux catéchismes, aux prédications, la prière , la confession de nos péchés. h participation à votre corps sacré, seront, ô mon Dieu, nos feules et uniques occupations dans ces jours qui vous appartiennent exclusivement, afin qu'après avoir saintement célébré vos fêtes ici-bas , nous méritions d'être un jour invités à en célébrer d'éternelles dans le Ciel.

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