I .■:ii
S'il fallait calculer
de plus de deux tëmo
encore dépendre ce <
bilités composëes ,
faudrait multiplier c
habilités simples de
tances isolées <pie Vi
Ex. On va enten
de quatre témoins
fOPUUUBES.
*oi>abilité qne leiurs t^nriÇftgBiages ordeFont et qneUe est eeUe que . tëmoignages seront contradictoi- O A remarquera que les t^oins ne eut s'accorder 4|u^ poî^r dire yrai Dur mentir ; or , la probabilité que
smiëre circonstance aura lieu, vaut
-r • t:: • t:: ou nrr::^ ^ et celle
la seconde circonstance aura lieu , . Donc on a, pour probabilité iccord de tous les témoignages , la ion 777^; et , ipour probabilité les témoignages .seront xontcadic*
s , I moins la lEractiou furécédente,
en M l • iOOOO
pposons maintenant que* les té-
a aient <^>08é et que leurs déposi-
s'aceordent ^ il ne peut plus être
Aèae; et i i ponrptx^ïab
Enraivan cédeas , on coBclusioQS
I» Plus o auffttente la
POPULAIBES. 205
contradictoires , plus elles sont nom" breuses et plus il est probable qu'elles sont conformes à la vérité»
Ces conclusions supposent toutefois que le degrë de v^racitë de tous les témoins surpasse '.Si l'on admettait une hypothèse contraire , la première conclusion serait encore vraie et la seconde devrait être modifiée de la manière suivante* t si les dépositions n'ont pas été contradictoires , plus elles sont nombreuses et plus il est pi^bable qu'elles sont fausses.
Ce qui précède peut nous guider dans
Testim^ition de la confiance qu'on peut
attacher aux traditions d'événemens
même ordinaires; car on voitfacilement
qu'un récit doit devenir d'autant moins
moin seul est f ^Ul prend l'ial
Quand il s'i traovdiDwre , d tateurs, U priu le considérer < parce que le i peut aussi être sciences nous i peut souvent éti illusions pour di
Quand cet tfn nous est transn
Ex. Quatre personnes qui ont cfca-
> .(nnte pour degré de vAncit^—-, se sont ttanmàsle rà»l f un évéaement extraordinaire , pour ta réatittf duqudi «MU aurions pari^ i contre i , lora mène que Rous en aurions été témoins ooasmémes ; qadle est k prob^ilit^ que la 4* tradition est conf<»'me à la vMté?
11 faut multiplier -, la prc^>abilitrf de l'événement) par ■■ — , la probabilitë
que chacune des traditions a été vraie}
°"*' '"'"" lôôôë °" 3 ^peuprfes.Ceserait encore ici le cas derappeler ce que dit le câèbre La Place , relativement h la diminution de la probabilité de s traditions , qu'il compare \ l'extinction de la clarté des objets par l'intierpositioti de plusieurs mcnrceanx de verre. Les tradî
) . fi
car deux fausses dëpo:
peuvent répondre à h tifiant l'inexactitude vérité peut donc être férentes manières , ' demment elle ne poi de Faccordde tous les un même sens.
£x. Il s'agit de S£ mort par suite d'un d la dëpositiçn affirmati bouche ? Or , en suj fût vrai , il pourrait :
La vérité peut dooc nous être purre* nue par trois assertions vraies , ou , de trois manières , par une assertion vraie et deux assertions mensan^res< Dana ce cdcol , il faudrait avoir égard aux probabilité de chacune de ces assertions, et l'on aurait, en faisant égales & — , - et -, les degrés de véracité du 1", du 2* et du 3' témoin , les probabilitéssuivantes, en faveur de la vérité:
Oui, oui, 01 Oui, non, o<
Non, noD, w
erreur de la mai
<*»" témoin o 3« — n
et les probabilité
Oui, oui, non. j
Oui, non, non. 7
Non, oui, non. - Non, non. non. •<
Auits en erreur def Pnne de ces quatre
manières , sera donc-r-r«GettejErftetioii
et la précédenteVatent ensemble PunilA
Les exemples préc^dens suffiront
pour montrer comment il faut calculer
les probabilitës des témoignages et des
traditions dans les cas qui se présentent
le plus fréquemment. Ils nous appren*
nent en même temps combien nous de*
vons être en garde contre ce que nous ne
pouvons savoir que par témoignage ou
par des traditions même écrites, qui sont
sujettes à êh^e altérées* Quand il s'agit
de'temps reculés , le bienfait de Fimpri*
merie, qui substitue un seul témoignage
à une série de traditions qui peuvent
dénaturer la vérité , devient un garant
sûr pour Fexactitude des faits historié
qoi en éUÎent fogi (*) Nodi bBoi» cil«r a
•aDipeetioD. QnalqtMt ja Waterloo, du jouroal d pcnonn*^ BDgnite, ajt
»* (Mcoratioiu à fM IJl Me* ■mil , toai, foui Iw liit r^p^l^ •( a ili citi de TMgei comiaa on do fail JuUù. Ngi demnduu donlcT àe MO aathentieit ripété Hua no* ymz. Cej Paaleur de ce r^ii. innn
FOPULAIBES. 313
Questions,
Quelle est l'hypothèse par laquelle on ramène la théorie des témoignages k celle des probabilîtés ?
Comment estime-t-on les témoigna* gnes, quand il se présente un oa denx tânoins?
Calcalez les probabilités des témoignages , avant la déposition ?
iCalcuIez la probabilité des témoignages , après la déposition ?
Donnez un exemple de ces mêmes calculs pour le cas oh il se présenterait un grand nombre de tânoins ?
Quels sont les principes qu'on peut déduire de ce qui précède ?
Gomment doit-on considérer les traditions?
£ on pal' 10" ^ "•;„„„. un «.-P'e"""'
a.bto i-»«uwd. d» r««
XVin« LEÇON.
Des décisions des tribuftaux et des
élections*
La théorie des xlëcûions pourrait se
ramener à cdle des tëmoignages , ai ,
sur un m^e non]J>re de votes , un )uge
éltait toujou]:s ex^fosé à se tromper un
nême nombre de fois.
Exemples. ,$upposons que , &«r iq
otes , on soit généralement\laiis le cas
; se tromper w^e fois; on aurfi pour
probahiVté 4'un bon jugement ir » et
irla probabilité XHmtraine --•
décision sera .
faudra à cet <
soient conlbnx
res h la vérité.
Eï. Qudle
trois juges pron
l'unanimité, si
qu'ils méritent
que les trois v
It la Térité est
poduit -. 1.
babilité que les
traires Jk la va
POPULAIBES. 2<7
Le degré de confiance que méritent les juges n'est pas une quantité constante , mais elle varie avec les lieux, les temps, Tétat des lumières , les principes politiques , les opinions^ etc. Les cal-, culs précédens ne peuvent donc être admis qu*avec circonspection. La nature de Tafiaire qui est soumise à des î uges doit aussi influer sur leur décision:
or 9 cette décision ne peut être rendue que d'après des preuves morales qui ne sont jamais que des probabilités ; car il faudrait s'abstenir de juger si Ton attendait l'évidence mathématique, mais lorsque les preuves ont une force telle que le produit de l* erreur à craindre par sa faible probabilité^ soit inférieur au danger qui résulterait de l'impunité
\ par » ««..«. ..
I ] ment se réduit ^ si je n ; La Place, à lasolùtii
[j suivante : la preuve d^
I I a-t-elle le haut degré
cessaîre pour que h moins à redouter les haux, s'il est innoci que ses nouveaux atl malheureux qu*enh de son impunité, s'i absous? Ce qui ren la question dont ajoute ce grand géo
POPULAIRES. 2i9
l'accusé. Chaque juge à cet égards est forcé de s'en rapporter à son propre tact.
Si nous continuons à suivre La Place dans Texamen de la composition des tribunaux , nous trouverons plusieurs conséquences remarquables qu'il importe de signaler.
i^ La majorité exigée demeurant la, metnc , plus le nombre des juges augmente , plus la probabilité de l'erreur augmente également* Ainsi l'accusé se trouve dans une position moins avantageuse devant un tribunal de huit juges que devant un tribunal de six juges , quand il suffit d'une majorité de deux voix pour le condamner. La probabilité de l'erreur à craindre est plus grande que - dans le premier cas , et
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II^FLLÀIBI