MARQUES DE L'EGLISE
Sommaire doctrinal.
En instituant la vraie Église hors de laquelle on ne peut pas se sauver, Jésus-Christ l'a pourvue de marques non équivoques qui la font reconnaître entre toutes les sociétés particulières qui revendiquent le nom d'Église quoiqu'elles ne soient que des sectes. Ces marques ou propriétés visibles par lesquelles on peut reconnaître l'Église de Jésus-Christ sont au nombre de quatre principales. Nous les trouvons formulées explicitement dans le Symbole de Nicée, tenu l'an 325 : Je crois l'Église une, sainte, catholique et apostolique; elles se trouvaient déjà implicitement renfermées dans celui des Apôtres, où nous faisons profes-
sion de croire la sainte ^"'^/««e catholique, comme étant celle que Jésus-Christ et les apôtres onl fondée. Ainsi dès les premiers siècles, l'unité, la sainteté, la catholicité et l'apostolicité ont été regardées comme des marques certaines de la véritable Eglise.
L'Église est une, parce que les fidèles qui la composent professent la même foi, participent aux mêmes sacrements et sont soumis aux mêmes pasteurs. Or, que Jésus-Christ en formant son Église lui ait donné cette triple unité, c'est ce que démontre jusqu'à l'évidence la sainte Ecriture où l'Église est appelée une maison, un royaume, une ville, un corps dont Jésus- Christ est le chef; or, une famille, une cité, un royaume, un corps ne peuvent subsister si les membres qui les composent ne sont étroitement unis entre eux : « Tout royaume divisé, dit le Sauveur, périra infailliblement : w D'ailleurs, Jésus-Christ n'a pas révélé des choses contradictoires ; il n'a enseigné qu'une seule doctrine parfaitement d'accord avec ellemême. La doctrine de l'Église est la doctrine même ^e Jésus-Christ, donc elle doit être une comme celle de Jésus-Christ.
N° 173. — UNITÉ DE l'église d'après Jésus-christ.
Jésus, parlant un jour aux Juifs et à ses disciples, leur déclarait qu'il est le bon pasteur et il ajoutait : « J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie. Il faut que je les y amène; elles entendront ma voix, et il n'j aura qu'un bercail et qu'un pasteur. » Notre-Seigneur marquait ainsi la réunion des Juifs et des Gentils en une seule société, en une seule
Église. Et quand il adresse à saint Pierre ces paroles : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon E glise, il ne lui dit pas, selon la remarque de Guillois, qu'il bàiira sur lui ses Églises, mais son Église; il veut donc n'en établir qu'une seule.
Et en effet, puisqu'il n'y a qu'un Dieu, qu'une foi, qu'un baptême, il ne doit y avoir aussi qu'une seule Église. Saint Paul enseigne la même vérité quand il compare l'Église au corps bumain, et les fidèles aux membres qui le composent: << Nous avons été baptisés, dit-il, dans le même esprit, pour n'être tous ensemble, soit Juifs, soit gentils, soit esclaves ou libres, qu'un même corps et qu'un même esprit. »
N° 174. — SAirsT CYPRIEN.
Notre-Seigneur n'a pas formé autant d'Églises qu'il y a de créations ; il n'en a établi qu'une. Ce qui fait dire à saint Cyprien. « Comme il n'y a qu'un seul Jésus-Cbrist il n'y a aussi qu'une seule Église, une seule cbaire fondée sur saint Pierre par la parole même du Fils de Dieu. (Tiré du Catéchisme en exemples.)