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LA COMMUNION DES SAINTS

Sommaire doctrinal.

La communion des saints est l'union et la communion mutuelle des biens spirituels entre les membres de l'Eglise prise dans sa totalité, de l'Eglise raili tante, de l'Eglise souffrante et de l'Eglise triomphante.

Cette communion apparaît comme visible le jour de la Toussaint, fête à laquelle se rattache la commémoration des morts. Ces deux fêtes se complètent l'une l'autre et ne font qu'une seule solennité. Alors le voile qui sépare le monde visible du monde invisible, se déchire, et l'Eglise militante contemple ses deux^œurs, l'une au sein de la gloire, l'invitant à venir la joindre, l'autre dans les souffrances, implorant son secours.

N° 197. — UTILITÉ DliS SUFFRAGES.

Les fidèles, membres d'un seul corps, dont Jé.-:us- Chiist est le chef, prient les uns pour les autres, obtiennent des grâces et des secours les uns pour les autres. C'est ainsi qu'à la prière des premiers chrétiens. Dieu envoya un ange pour délivrer saint Pierre de la prison. Eérode Agrippa, roi de Judée, l'avait fait charger de chaînes. Pendant ce temps, l'Eglise ne cessait de prier pour lui. Or, la nuit qui précéda le jour où on devait le faire mourir, un ange apparut tout à coup dans la prison, lui donna un petit coup

sur l'épaule pour le réveiller et lui dit : « Levez-vous bien vite, fjrenez votre ceinture, mettez vos souliers, habillez-vous complètement et suivez-moi. » A l'instant même ses chaînes tombent et il suit l'ange. Ils passent au milieu des gardes, franchissent la porte de fer, qui s'ouvre d'elle-même et arrivent dans la rue. Saint Pierre alla frapper à la porte de Marie, la mère de Jean où plusieurs fidèles réunis priaient pour lui. Quand on le vit arriver, chacun fut dans l'admiration et rendit grâce à Dieu qui avait exaucé leurs prières.

N° 198. — COMMUNICATION DES PRIÈRES ET DES BONNES ŒUVRES ENTRE LES FIDÈLES.

Saint Augustin visitait un homme de distinction appelé Innocent. Il était malade, et le lendemain on devait lui faire une opération dangereuse qu'il redoutait beaucoup; il conjura le saint évêque d'y assister, afin, s'il mourait, d avoir le secours de ses prières et de ses exhortations. Saint Augustin le lui promit, lui donna d'excellents conseils et lui recommanda de s'unir aux prières que lui et ses prêtres allaient faire pour lui. On se mit à genoux, on pria avec ferveur. Le lendemain, les chirurgiens arrivent munis de leurs instruments; ils examinent, et ils ne voient plus aucun vestige du mal qui les avait appelés. Dieu avait exaucé les prières d'Augustin, en faveur d'Innocent. (S r. Augustin, Cité de Dieu, liv. xxii.)

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