‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 294 sur 318 · N" 379. — IL NE FAUT PAS ACCOMPLIR UN SERMENT INJUSTE · texte numérisé non relu

N" 379. — IL NE FAUT PAS ACCOMPLIR UN SERMENT INJUSTE

Un homme fort honnête et passablement aisé vivait heureux avec son épouse. Celle-ci, étant tombée malade, fit appeler un prêtre et reçut les derniers sacrements, avec des sentiments qui touchèrent son mari; puis elle mourut. Quelques mois plus tard, le mari devint lui-même très malade, mais il ne fit point appeler de prêtre. Celui qui avait administré sa femme vint lui offrir les consolations de son ministère. Il les repoussa. « Comment, lui dit le jeune ecclésiastique, vous avez applaudi à la fin édifiante de votre femme et vous refusez de suivre son exemple ? »

— Ma femme était libre et moi je ne le suis pas. -— Un homme de votre âge ne serait pas libre de suivre les inspirations de sa conscience? — Non, car j'ai juré de n'avoir jamais aucun rapport avec l'Église, ni avec les prêtres. — Mais un serment qui engage au mal est sans valeur! — Pour moi tout serment oblige. Pour vous être agréable, monsieur l'abbé, et pour mourir comme ma femme, je vais demander au chef de loge qui a reçu mon serment de m'en délier. S'il le fait, je vous ferai appeler. » Peu de jours après relevé de son serment, il fit appeler le prêtre, reçut les sacrements de l'Église et mourut en chrétien repentant.

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