‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 299 sur 318 · N*" 385. — LE PIEUX ENFANT · texte numérisé non relu

N*" 385. — LE PIEUX ENFANT

A Namur, un élève des Écoles chrétiennes donna un jour une preuve bien éclatante de sa foi. Cet enfant de dix ans rentrait un peu tard de la classe. Son père en colère le reprit rudement en proférant des blasphèmes. Ce pauvre enfant, tout décontenancé d'avoir donné lieu à C€s blasphèmes, se jette à genoux en disant : « Mon père, je vous en prie, battez-moi, mais ne jurez plus. » Le père interdit en voyant l'horreur de cet ange pour le blasphème, profita de la leçon et ne blasphéma plus. — Ah! que de fautes les enfants chrétiens feraient éviter à leurs parents, s'ils le voulaient !

N° 386. — LA MORT d'un BLASPHÉ3IATEUR.

Nous lisons dans un journal américain, The Exchange, le terrible récit suivant :

Lemuel Thomas, de Jenkintown, un des faubourgs de Philadelphie, donnait récemment un banquet à douze de ses amis.

Pendant qu'ils étaient à table, un des convives s'écria :

(( Nous sommes treize à table, c'est comme à la dernière cène du Christ. »

Des rires et des applaudissements accueillirent ces paroles, et Thomas, renchérissant sur cette allusion inconvenante, dit: « Je suis moi, le Sauveur, et celuilà (désignant un des convives) est Judas l'iscariote. »

Sur ce, ajoute le journal, on prétend qu'il a pris du pain, qu'il Ta brisé, et qu'il l'a distribué parmi les convives, par une infâme parodie de l'institution du sacrement des autels, et en remplaçant le vin par de copieuses libations de bière. Il accompagna ces actes de blasphèmes tellement affreux que même ses compagnons en furent indignés, quand tout à coup, le voilà qui pâlit, qui porte la main à son front, se plaint d'affreux maux de tête, et s'écrie : « Je commence à croire que ce sera vraiment ma dernière cène. » 11 veut se retirer, on s'efforce en vain de le retenir, il retourne dans sa demeure, se met au lit, se plaint d'avoir reçu un violent coup sur la tête.

On cherchait vainement à découvrir la nature de son mal et on le trouva, un des jours suivants, le matin, mort dans son ht, les traits contractés dans un sourire satanique, et les yeux fixés avec horreur sur un objet invisible.

Les Anglais qualifient de « visites de Dieu » les morts survenues dans ces circonstances. Nous nous

rappelons avoir lu, il y a quelques années, dans le Times, le récit d'une mort arrivée à un « médium » au moment même oh il déclarait « avoir serré personnellement la main au Christ et à ses Apôtres. »

La main de Dieu ne s'est pas raccourcie, et ces terribles châtiments en sont une des preuves les plus manifestes. {Bulletin de saint François de Sales.)

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