‹ Instructions sur le rituel (volume 2)Chapitre 38 sur 90 · Du Violemeni du Secret · texte numérisé non relu

Du Violemeni du Secret

Le secret en général a pour objet une chose con-^ Que de peu de personnes ^ il renferme trois espèces ; savoir : le secret naturel ^ le secret conventionnel , el le secret spirituel ou de droit divin , appelé le sceau de la confession. Nous ne dirons rien ici de ce dernier ^ en ayant suffisamment traité en parlant du Sacrement de pénitence.

i*^ Le secret naturel est celui que la nature impose, sans qu^il soit besoin d^aucune convention, et <pù oblige celui qui en a connoissauce , à le tenir caché \ ce qui renferme toutes les choses dont la révé- Wion peut être nuisible au prochain en son corps ^

àgS Do uniTiivE

ea son bonnenr , en sa leputatioD , ba en <c de ses biens. L'obligation de garder le secw occasions , est fondée sur cette toi de h -oa de'ft-nd de nuire à son prochain.

3" Le .lecret conventionnel est celui qi au silence In personne à qui il a été confié} séquence d'une cnriveiilioii expresse ou lacîl£ gation de garder cl- secret est encore fondée, . autre loi de U naitue qui ordonne de tenir' messe. La couvention est expresse, lorsque qui il a été confié a promis de n'en pas par. est tacite, soit qu'on ail promis le silence , < lorsqu'il paroîl par la nature de la chose con'it', OB par les circonscances, ou par la dont on la confie, qu'on ne la confie que com chose qu'on ne veut pas être publiée; par ej lorsqu'une personne , pour demander conseil , . se consoler, ou pour demander du secours, d Sa situation à un avocat, à un médecin, a un gien , à une sage-femme, à un ami, à un Ou, ce qui est encore plus fort, à son past à son confesseur hors du tribunal de la pé Toutes ces personnes sont obligées au secrt chose confiée, quand même elles ne l'auroient pas

La révélation du secret, soit naturel, soU c tionnel, faite sans une cause juste et légitime sa nature un péché mortel contre la justice ^ u règles de Téquiié et de la droiture dëfendew ment de ntitre en quoi que ce soit au prod de violier la foi des promesses< Aussi le -Saint (Prof. 1 1. -v. i3.) dit qu'il n'y a que Thoi mauvaise foi qui soit capable de découvrir les dautrui. Qui ambidatfraueiulenter , recelât ,

Celui qui révèle un secret , est obligé à ré| de tous les- dommages qui suivent de sa réy il en faut dire de même de celui à qui il a été sM te révèle à son tour ; sa condition n'est p lettre- ^ae 'celle du prepiier, piti»qu'au lien c riujqfiUcey il-k continue.

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II est des cas où non— seulement il n^ a point de péché à révéler un secret , mais encore où Ton est obligé de le faire. 1^ Dans la concurrence d'une loi plus importante. 3* Lorsqu^en gardant le secret , on caiseroit un préjudice notable au public, ou à un Particulier. 3® Lorsqu^en gardant le secret , on occa— ^iouneroit à celui qui Ta confié un dommage spirituel oia temporel^ par exemple, si Pierre avoit dit sous '^ secret à Paul, qu'il va contracter un mariage malice un empêchement dirimant que tout le monde ^nore , Paul est obligé par charité de révéler ce se— r^et, afin d^empêcher Pierre de faire ce crime. 4*^ Lors- Lje le dépositau*e du secret seroit exposé à la torture, o^w^^ à souffrir une perte considérable, telle que celle dl «^ la vie , de Thonneur , de ses biens ^ parce qu'il cM."^^st pas censé avoir voulu promettre le secret à de si (5 Y-^ares conditions. Il y a cependant deux circonstances <:> £>^ le dépositaire du secret ne pourroit pas le révéler ^rB.Orae au péril de sa vie : la première, quand il ^y 4^^c engagé à ceâ conditions^ la seconde, quand le bien Y>*-^Hc Texige; comme, par exemple, lorsque le souverain a confié à un de ses sujets une secrète opé— vaiioa sur le territoire de fennemi, si ce sujet vient '^ être surpris , il doit , au péril de sa vie , tenir sa ^«sion secrète.

On demande si c'est un péché mortel de décacheter ^^^ lettres d'un autre, ou de les lire quand on les ^'"ou^e décachetées dans un endroit secret. Les théologiens tiennent communément pour faOïrmative ^ P^rce ^ disent-ils , que toute injustice est ordinairement ^n péché mortel j or , celui qui ouvre une lettre comi^ei une injustice, en usurpant le droit de celui qtii a é«iit .et de celui à qui la lettre est destinée 5 surtout & il le fait à mauvaise intention , et dans le dessein de i:uire par la conneissance qu'il aura de ce qui est contenu dans la letire. Si on étoît assuré cependant ^jue b Içitse ne contenoit , par exemple , que des nou- YcJes; çi ||Qç fenyie seule de les apprendre plus

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promptKmeut ^ ou de s*amuser par cette lecture , sai aucune mauvaise inteotiou , eût engagé à Touvrir , o regarde ce péché comme véniel ^ parce qn^on ne fa

as alors une grande injustice à celui à qui appartiei

i lettre.

II y a même des cas où il n jr auroit point de p cbé; 1® lorsque celui à qui la lettre est adressée s trouve absent , et qu'on a lieu de craindre un don mage considérable du délai. 2? A raison de Tamitié q fait qu'un ami n'a rien de secret pour son ami, lorsque celui qui ouvre la lettre a lieu de présum

ue son ami ne le trouvera pas mauvais. 3^ A rais<

e la supériorité légitime ; par exemple , un supériei de religieux , ou une supérieure de religieuses , à Vi gard des membres de leur communauté ^ un père p« rapport à son enfant^ un tuteur envers ses pupilles un mari h Tégard de sou épouse. Toutefois un mai sage n ouvre point les lettres de sa femme qui ne lu est pas suspecte , k moins qu'elles ne regardeut 1 communauté. Un supérieur ne pourroit lire les lettre de consultation qu'un écrit à un de ses religieux , c

3ui ont trait à la conscience; s'il le faisoit impruemment, il seroit tenu au secret comme celui qo est consulté. Pareillement une supérieure de reli<jieuse ne pourroit lire les lettres que recevroit une inférieur de son confesseur, ou de sou évêque, ou de celui qui l'évéque a commis la supériorité générale des vt ligîcuses de son diocèse : si elle avoit l'imprudenc de le iaire , elle pécheroit , et seroit tenue au secre 4® On peut , sans péché , ouvrir les lettres d'un autn à raison d'une cause juste; par exemple, pour pré venir le mal qu'on a raison d'appréhender de la pa d'un ennemi juré qui tend des pièges* C'est par cet raison qu'on intercepte justement les lettres des enD< mis de TEtat; et qu'un maître qui craint quelqu'io fidélité de la part de sou domestique, peut dans < cas intercepter les lettres qu'il écrït , et celles qui 1 sont adresser.

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