Du défaut d Esprit
Le défaut d'espril> se trouve en ceux qui nianqueot
raison, ou de science, ou d^une foi assea 'ée.
3a met daus la classe de ceux qui mauqueat de , ceux qui n'en ont pas Fusage daus tous les ; tels que sont les lunatiques , les éiiergumènes ^ ieux et les épileptiques. Quoique ces uersonnfS Je bons momens ^ elles en ont aussi ou elles ne »as mait]*csses d'elles— mêmes. , et où elles per— 'usage de leur raison : ainsi il convenoit que s ne leur confiât pas les choses saintes ^ et c'est cela qu^elle a eu soin de les exclure de Tautel usieurs de ses canons.
agit ici , non— seulement de ceux qui sont ac*fient fous, furieux, énergu mènes , ou épilepti— : mais encore de ceux qui ont été attaqués de les— uns de ces défauts. L Eglise les juge irrégu—
parce qu'elle craiut qu'ils n'y retombent, et
a du dauger et de findécence de les exposer el.
IX qui ont eu de vrais accès de folie , doivent irement être exclus pour toujours des ordres ^ le parfaite que puisse être leur guérisou ^ parce >t tort à craiuclre que ce mal ne les attaque en-* et que rarement ils ont re.s|H'it bien sain.
la Iblie qui emporte rinégularité, on entend ]ui a une cause permanente, et qui vient des is blessés. Car pour ceux qu'une lièvre aîguè sagère jette dans le délire, ou dans la fré--
ils ne sont pas irrcguliors«
énergumènes sont éloignés de fautel, de peur i dans les fonctions sacrées il leur arrivoit quel* xident^ le peuple n'en fiit scandalihéi) en voyant s dWe grande plaie, ceux dont il attend sa 3Q. Il ny a que Ténerguménat passé qui soit e de dispense^ car autrement il en est comme
folie actuelle , sur laquelle il n'y a point de ise. Il semble, en examinant les canons qui en arlé. qu% ont voulu exclure les énergumènes
des Ordres ) même après leur délivrance; à mon]$ que leur meVite particulier et supérieur n'engageât i les y élever.
Cest une coutume presque généralement reçM) de ne point tenir pour irr^uliers ceux qui dans leur enfance, c'est— à— dire , au— dessous de quatorze m^ ont senti quelques attagues du mal caduc, dont ib n'ont eu aucun ressentiment depuis plusieurs années, après avoir atteint Fâge de puberté. Un homme qui depuis r<^ge de quatorze ans auroit été une fois saisi de ce mal, ne pourroit être admis à la déricature sans dispense ; on ne devroit même pas la lui accorder avant qu'il eût vingt-cinq ans , afin de voir s'il ne retombera pas. L^s plus sages médecins jugent que* quand ce mal s'est fait ressentir depuis l'âge de vîi^cînq ans, on ne doil pas compter sur un parfait rétablissement. Ainsi, celui qui a eu une attaque (Tépilepsie après Tâge de vingt— cinq ans, est irrégulier; et il ne peut ni recevoir les ordres, ni, s'il les a reçus depuis cette attaque, en exercer les fonctions, quand même il les auroit reçus dans la bonne foi; il faut donc qu'il obtienne une dispense de son irrégularité, et qu'il s'adresse pour cela au saint Si^e; à la péuitenccrie, si la chose est occulte^ ou à b daterie , si elle est publique.
Le droit est plus indulgent pour ceux qui ne sont devenus fous, épilcptiques, ou lunatiques, que depuis leur ordination; car quoiqu'il prescrive, comme il est juste, qu^ils n'en fassent point les fonctions pendant le temps où Dieu les éprouve, il leur permet cependant de les fiiire, sans demander dispense, lorsqu'on a sujet de croire qu'il n'y a rien à craindre et qu'ils sont guéris. Les théologiens et canonist^ ne sont pas d'accord entre eux sur le temps que dort durer celle épjeuve. On ne peut guère en juger fln^ par les circonstances. Cest aux évêques que Ion doit s'adresser en pareils cas, pour obtenir la permission d'exercer les fonctions des saints ordres, lorsqn^
agent qu^elle peut s^acocrder. Ceux eepenclaot qui ombent dans ce triste ëtat, peuvent garder leur^ bénéfices, en prenant quelqu^un qui les rjemplace [ans leur ministère.
Comme le droit ne parle point de ceux qui ont les vertiges, on ne peut, à proprement parler, dire [ulls soient irrégniicrs. Cependant ils ne devroient las célébrer, sHls ne le pouvoient faire sans quelque langer de scandale ou d'irrévérence* SU n'y en a point, lu très— peu^ ils doivent toujours prendre les mesures ^ » plus propres à écarter tout ce qui pourroit em-« lécher qu ils ne traitassent saintement les cnoses saintes.
a. Pour entendre ce qui regarde le défaut de science, ; &ut savoir, i^ que le concile de Trente exige de eux qui veulent prendre la tonsure , qu ils sachent 5S élemens de la foi, et de plus lire et écrire^ 2** de eux qui veulent recevoir les ordres mineurs, qu^outre I connoissance de la langue laline, ils aient celle de ce ni regarde les petits ordres, et qu'on puisse juger ar leurs dispositions qu'ils seront un jour capables e monter plus haut ^ o" de ceux qui sont élevés aux eux premiers ordres sacrés, qu'ils soient sulïisam— lent mstruits dans les bonnes lettres, et dans toutes iB autres choses qui regardent l'exercice de l'ordre uqnel ils aspirent; c'est— à-*dire, qu'ils sachent les hoses nécessaires pour l'exercice de ces ordres, qu'ils oient instruits des Sacremens, mais surtout de ce ni concerne celui de l'ordre, et qu'ils entendent et ichent réciter l'oflîce. 4^ Quant aux prêtres, ils dotent être en état d'instruire lé peuple de ce qui est lécessaire à son salut, de lui douuer'les cons<^iIs de ie^ et de lui administrer les Sacremens. Il est difHcile p'un homme puisse avoir cette capacité dans toute <ni étendue , s il n'est verse dans la science de l'E— ïiture sainte, dans la lecture, ou au moins dans la Connoissance des ouvrages des SS. Pères, qui en sont Cl fidèles inta^prètes , et dans la connoissance des ^loons} poisque c'est là qulon trouve les règles de
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la foi^ et celles des mœurs, soit des clercs ^ sofidec laïques. Une scieuce médiocre ue suiHl pas à uo prêtre , puisqu^il doit donner de son abondance aux tidèies: et, comme remarque saint Grégoire ( Pastor. a p. cap. Il ), il nVst pas temps de commencer à apprendre ia docirine de la fui et des moeurs^ quand on est pressé de fenséigner aux autres, et de leur donner leclairc issement de leurs doutes sur cette matière. On voit par— là que ia scieuce ecclésiastique va par degrés, et qu'un curé doit plus en avoir quun simple prêtre.
. Il est donc absolument nécessaire que les Jeuucs clercs conmiencent de bonne heure à méditer TEcrilure sainte, à connoitre les ouvrages des SS. Pères, à apprendre les canons des conciles, à étudier les rituels ou sont rapportées les choses nécessaires pour Fadministnition des Sacremens, à s'instruire dausics ouvrages des meilleurs lhéolof;iens^ en un mot, qu'ils s'appliquent à s'instruire de la doctrine chrétienne, afin que leur esprit devienne une bibliothèque vivante d'où se répandent les trésors de la science de Jésus- CJiritt, et que quand ils seront élevés au sacerdoce, ils soient en état de servir utilement TEglise.
De ces prinripes, on doit conclure que ceux qit* n^ont pas la science requise et compétente, ceux que leur iuca))a(ité empêche d'être propies au saint ©tnislcre, et d'apprendre ce qui convient à Té ta t ecclésiastique , pèchent mortellement en recevant les ordres pour lesquels celle science est prescrite^ parce que, sans parler du droil naturel et divin qu'ils violent, ils foulent aux- pieds uue des plus saintes lois derE* glise : ils sont même vérilablemenl irréguliers. Ainsi la provision d'un bénéfice est nulle, quand elle ^^ accordée à un homme qui manque de la science necess.'iire.
L'irrégularité qui vient du défaut de science n^t pas dispensable, quaud ce défaut met hors d'étal w iiiirc comme il convient, et dans le temps quilcoAr
.Dis, L'iBB^crï-AniT*. 5:i3
^ient) les (onctions de Tordre ou du béuéfîce Won /eut recevoir^ parce que dans ce cas elle tient a une Qcapacité réprouvée par le droit naturel ef divin.
3. Nous avons dit que le défaut desprit se trouve encore eu ceux dont la foi nest pas assez éprouvée^ et qu^on appelle communément néophytes. Les canons et les Pères parlent de plusieurs sortes de néophytes. Lies uns, quoique nés de parens chrétiens , ont reçu le baptême depuis peu ^ les autres ne fout que de sortir lies téuebies de rinlidélité : ceux— ci engagés dans lliére^sie, ne lont que de Tabjurer ; ceux— là élevées dans le sein. de i'Erglise, se sont déshonorés par une ^ie criminelle, et «oinmenceTit seulement à vivre selon les règles du christianisme : d^autres enfin ont alteudu jusqu'à Pextrémité à lerevoir le baptême, et ils ne Tout reçu, que parre qu'une maladie sérieuse kg avern'ssoit de penser a eux. Ces derniers se nominent chniques^ il uy eu a plus aujourdliui.
Saint P.iul a décliU'é irré;*uliers , les néophytes de « classe de crxix qui depuis peu de lemps ont embrassé la foi. Et en tflet, il ne conviendroit pas que CCQx qui sont encore enikns dans la foi, fussent les ïïUiUrrs et liîs conducteurs de la multitude.
Quant à ceux qui , après avoir longtemps vécu ^mtne les enfans du siè^de , ne font que commencer ^ changer de vie, quoiqu'ils ne soient pas irréguliers «ans le sens des canons, on ne peut cependant regarder la hardiesse que la plupart ont de vouloir ïiionler aux ordres , que comme un préjugé bien ter— i^ible pour leur salut. Ucs hommes dont les plaies Saignent encore, sont— ils bien propres à fermer celles gicleurs frères ^ et rcspeciera-t— ou à la tête du troupeau, ceux qu'on a souvent vus, ou mêlés dans la foule des pécheurs, ou ne suivre que de loin les fidèles les moins parlàitsf Ils sont Irop foibles pour ^lenir le poids des ordres. En les recevant ils souilkot, autant qu'il est en eux, la pureté du sacerdoce^ ^ sont des malades convalescens qui s exposent à la
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rechute , en entrepreDant de çuërir d^aotres mahdes} ce sont des criminels qui , n^ayant pas encore obtenu leur grâc«, s^eogagent a demander celle de leurs cooipaguous» Ils sont parfaits et imparfaits tout à la £6à] parfaits dans leur état, imprfâits par leur vie; etpir îimperfection de leur vie , ils ont besoin de Fexenqple de ceux dont ils devroient être le modèle.
Ceux qui , ayant pour pères , des Juifs ou d'autres infidèles , ont été baptises dès l'enfance, et ont bien vëcu, ne sont pas plus irrëguliers que les autres Chrétiens. Celui qui, étant né de parens infidèles, n't été baptisé que dans un âce assex avancé , ne demenre pas toujours irrégulier; il cesse de fêlre quand il s^est fait instruire dans la foi durant plusieurs annéeS} et lorsqu^en a éprouvé que non— seulement il en est
})leincmçnt instruit , mais encore qu'il y est tout i isiit affermi. Ll^lglise n^a point déterminé le temps de cette épreuve, et on ne peut en donner de règle certaine. C'est à févêque à en juger : il peut même l'abréger et conférer les ordres à celui qu'il jiugc» suffisamment instruit et affermi dans la loi, si ses mœurs répondent à sa créance. Alors Tévcque n'est pas censé accorder au néophyte une dispense <k son irrégularité; mais il déclare seulement que son irrégularité a cessé, et que cet homme ne doit plis être regardé comme néophyte.
Ceux qui sont proprement et véritablement nwvphyics , ne peuvent être promus aux ordres , qu'ils n'aient obtenu une dispense du saint Siège.