Du défaut de Sacrement
ms appelons ici défaut de Sacrement , la bi— e. Il y a trois sortes de bigamies: la réelle. Fin— étative, et la similitudiuaire , qu'on appelle aussi uelle ou métaphorique.
La bigamie est réelle , quand un homme a sue* /ement épousé et connu plusieurs femmes. La bigamie est interprétative , quand un homme, [u'il nait épousé quuue femm», est censé, par a de droit, en avoir épousé plusieurs. Cela ar— .1^ quand im homme marié épouse une seconde te du vivant de la première^ soit de bonne foi, qu'il croyoit la première morte^ soit de mau— foi, et par uùe passion criminelle. 2^ Lorsqu'un ne ayant contracté successivement deux mariages^
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invalides à cause de quelque empêchement conau oa incouDu, ces deux mariages ont été consommés* 3^ Lorsqu'un homme épouse une veuve ^ ou une fille quW autre avoit déjà connue; et cela^ quand même il ignoieroit le premier mariage de Tune, ou la faote ae lautie. 4* Lorsque homme qui avoit épousé unt vierge ^ la counoit depuis qu'elle a eu commeroe avec un autre; soit que ce commerce ait été libre, soit qu'elle y ait été forcée. La bigamie a lien dans ce cas, quand même l'époux n'auroit habité avec sa femme que par la crainte ues censures , dont ou Tauroit menacé, parce qu'il ne peut prouvei* son crime.
La bigamie similituclinaire est, lorsqu'un homme f après avoir contracté un mariage spirituel avec FEglise , on par les vœux solennels de religion, ou par ]a réception des ordres sacrés , contracte un mariage charnel avec une peisonne, ou vierge, ou veuve, ou corrompue.
Toute bigamie suppose une consommation de ma-.' riage; un homme qui auroit épousé une veuve demeurée vierçe, pourroit être présumé bigame, mais il ne le seroit pas.
Toute espèce de bigamie produit Pirrégularilé. Il nV a jamais eu de difliculté quant à la bigame réelle Saint Paul veut quon nadmelte au diaconat et aux ordres supérieurs , que ceux qui n'auront eu qu'une ieiiime: or, quiconque est inhabile à recevoir les ordres sacres , est exclu ne la tonsure.
L^Ej;lise a eu trois raisons pour établir Firr^ularité de la bij^nniie réelle. Uu prêtre ne doit pas être suspect d'incoiuiueuce. Il doit être en état de porter efK( jceiiiontles fidèles à la perfection, soit delà virpinilc, soit au moins du veuvage. Enfin, et c'est la raison la pins générale en cette matière, ce qui a engagé FEglise à déclarer irrcguliers les bigames , est le dcliiut de la siguificaliou mystérieuse du Sacre— meut de mariage j lequel étant, selon saint Paul, un Sacrement grand en Jésus-Christ et en rËglise,doir
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non— seulement Tuniou de Fàme avec Dieu ^e et Punion du verbe avec la nature humais encore Tunion^ et le mariage que Jésuscontracté avec rÊglise : or , le mariage des ne peut représenter le céleste mariage du :emel Jésus— Christ avec l'Eglise son épouse; >t d^un seul avec une seule , qui est toujours oujours vieige^ puisque le bigame a eu plu« mmes, ou sa femme plusieurs maris. Par mi il y a dans le mariage des bigames un le cette signification mystérieuse; lequel on défaut de Sacrement. Or^ il j a de findé— lue celui qui a reçu d'une manière impac— sacrement ^ soit admis aux ordres ^ et devienne re des S«rcreriiens. Cotte raison est de saint i, et a éié suivie par saint Léon, [ularilé des dt*ux autres sortes de bigamies
moins expresse dans le droit, omujc qui a épousé deux femmes avant d'être est irrëgulier par la bigamie. La raison en rirrégnlarité de la bigamie ne vient pas d'*ua je le baptême puisse effacer, mais du défaut sentation du mariage spirituel que Jésuscontracté avec son Eglise parfaitement vierge; faut de représentation se trouve en celui qui irié deux fois , avant ou après son baptême, qui contracte un second mariage , mais nul ifaut de consentement, est irrégulier par bi— si ce faux mariage a été pleinement consomrement on ne pourroit regarder comme bi— n prèti e qui ose se marier , et un laïque qui it de sa première femme en prend une se— 3uisqu^il n'y a pas dapparence que l'un ou ni assez insensé pour avoir intention de con— m vrai mariage. D'ailleurs les cations de— uniquement , pour encourir rirrégularité de la affectum intentionis cum opère suhsecuto ; qui se trouve dans ce faux mariage que foB pleinement consommé.
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On ne doit pas traiter de bigame y cdai qm t ëpousé une personne quil avoit Uii-«même corrompue. Il n'y a point de texte dans le droit qui soit précis sur ce point. Les canons qui demandent qonn lion4nie, pour n'être pas bigame, épouse une vierge, veulent dire seulement qu'il ne peut, sans être bigame , épouser celle qu'un autre a connue.
Quoiqu'un religieux, ou un sous—diacre, derisnne bigame et irrégufier en épousant une fille séculière, il ne s'ensuit pas de là qu'un séculier qui seroit assez débauché pour épouser une religieuse, devint aussi bigame^ parce que ce cas n'est nulle part marqué dans les canons, et que l'irrégularité ne s^encourt que lorsqu'elle est exprimé» dans le droit.
L'irrégularité qui naît de la bigamie n'est pas îûdîspeusable, parce qu'elle n'est, comme toutes les autres irrégularités , que de droit ecclésiastique ; et que l'autorité qui Fa établie, peut, pour de bonnes raisons, la lever.
Le pape seul peut dispenser de la bigamie réelle oa interprétative , non— seulement à l'efTct de recevoir les ordres sacrés , mais encore pour être élevé à la clcricature, et re^cevoir la tonsure et les ordres mineurs.
Quant à la bigamie similitudinaire , Févêque peut permettre à celui qui en est coupable, de faire les fonctions de ses ordres; il peut même l'élever à un ordre supérieur : mais ces grâces ne sont que pour ceux qu'une sérieuse pénitence en a rendus digues.^
Cette règle souffre deux exceptions; car elle na lieu , ni pour ceux qui n'auroient pas contracté leur mariage sacrilège avec une vierge, ni pour ceux qui avant leur ordination ou leur profession, a Voient dtfjà été mariés. La raison en est, que dans ces deux cas, la bigamie interprétative se trouve jointe à la bigamii similitudinaire.
Un homme qui a eu trois ou quatre femmes, ou
aui a épousé successivement une vierge et une veuve, oit en l'aire mention dans sa supplique ; sans cette
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prccautioD , il risque de rendre sa dispense subreptice; car il faut expliquer dans la supplique, tout ce qui peut rendre le pape plus difficile à accorder la grâce.^