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doit alors avertir le peDÎtent de substituer k celte faiblesse, qvii ne dépend pas de nous, un désir sincère et une sainte envie d'imiter ceux à qui les forces ne Bianquenl pas. Parmi les œuvres extérieures recommanaées par la loi de Dieu, il y en a dont plusieun chrétiens sont dispensés par une véritable impuissance. Mais, quand on ne peut pas tout faire, on n Vst pas alors dispensé de tout. L^Eglise ne demande, de la pàiiteoce extérieure, que ce que chacun peut faire selon ses forces et facultés, et ce qui peut compatir avec les devoirsde , son état : qu'il ne fasse faumône que selon son pouvoir; mais qu'en donnant peu, lorsqu'il ne peut pas dooDcr beaucoup, il remplace la modicité du don , par l'abondance de la charité qui le lui fait faire ^ qu^il dompte st chair rebelle par le jeûne, quand il le peut sans (aire tort isa santé, ou quand il ne le peut pas, par d'autres voies qu'il n'est pas dilHcile de trouver, quand on les cherche sincèrement; qu'il se déiènde d'une oisiveté dangereuse , sinon par un travail pénible et au-dessus de ses forces , au moins par des occupations sérieuses, utiles, convenables à son état et à ses dispositions. Il faut en dire de même de toutes les autres œuvres extérieures de pénitence : c^est à la sagesse du confesseur à en juger différemment, selon les diJÔTéreates forces et les différeqs états des pénitens. ^
En faisant sentir à ceux dont on gouverne la cons* elence, la nécessité de la mortification, on doit chercher les moyens de la leur inspirer. 11 faut leur apprendre à ne se rien pardonner : à se fortifier chaque )Our dans la haine d'eux-mêmes, aans la conformité à la volonté de Dieu, dans lé renoncement à toute volonté propre; À se défaire de tous leurs appétits déréglés^ à rompre toutes leurs volontés par une mortification universelle qui nVxcepie rien , par une mortification constante qui ue se relâche jamais.
Pour jr réussir, il faut leur demander peu dans les commeocemens , mais leur demander sans relâche y
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gagner toujours quelque chose sur leurs penchans naturels ] ne rien oublier pour avancer chaque jour en eux cet édifice spirituel , pour le presser, pour le perfectionner, jusqu'à ce qu'ils eu soirnt à rentière abnégation d'eux-mêmes. Il faut leur rebattre sai)S cesse la nécessité de cette abnégation , la graver profondément dans leur esprit, ne point ctre content qu'elle n^aic passé dans le cœur, et qu'ils ne se renoncent en tout pour ne plus vivre qu'en Jésus-Christ: si spiritufacta carnis mortificaveritis ^ mvetis ( Rom. 8. i3. ). Il faut leur rappeler les exhortations fréquentes du Sauveur à la mortification continuelle, qu'il exprime en différens termes, mais qui reviennent tous à cette mortification» Jésus*Christ veut que nous portions notre croix^ ea supportant, pour l'aciour de Dieu, les choses les plus pénibles ; que nous renoncions à nous-mêmes^ en nous privant des choses agréables ^ que nous employions la jorct et la violence^ pour surmonter les obstacles qui nous empêchent de faire le bien^ que nous ajoutions à tons ces efforts celui de hàir notre âme^ en ne nous regardant pas simplement comme des étrangers qu oa ne s^embarrasse guère de ménager, mais comme nos plus grands ennemis à qui nous ne cherchons qu^à faire de la peine, et que nous mortifions, nous humilions ^ nous persécutons en toute rencontre. Ainsi, tant que l'Evangile de Jésus-Christ subsistera, il sera vrai que la mortification parfaite est la seule voie pour arriver ii la sainteté.
Le confesseur doit donc apprendre au pénitent, i. & mortifier ses sens. Pour l'y déterminer, on ne peut lui imprimer trop avant dans l'esprit cette vérité^ qtie pltis la nature trouve de goût à ce qui flatte les sens^ plus elle en devient esclave^ de sorte que tous ses penchans iront désormais à des plaisirs sensibles. Mais le Seigneur demande le sacrifice de ces rechercheS| parce que nous devons tendre toujours à nous unir àlui. ilues^agitpas ici des plaisirs honteux; nous ne parlons que
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des plaisirs qui sont plutôt des amusemens que des péchés*,il faut en inspirer Tëloigneroent aux penitens^silon veut les élever à quelque degré de perfection. Ce langage pourra leur paroiire dur dans les commencemens: il est à propos de Tadoucir, en leur faisant voir que les plaisirs, tout permis qu'on les suppose, appesantissent Tânie, et la rendent incapable de goûter bien les choses de Dieu. Qu'une personne, par exemplci qui se répand beaucoup aux objets sensibles, se présente à Foraison ] sans compter les distractions, ou qui lui viennent, ou auxquelles elle se porte naturellement, quel goût peut-elle prendre à un exercice tout spiritiieif iLa nécessité de la mortification des sens étant bien établie, le confesseur en réglera la pratique, qui consiste à priver les sens des objets qui leur plaisent, oa do moins à leur en interdire le plaisir. Cependant , le confesseur ne prescrira point ces règles de mortificatioB, sans discernement et sans égard. Il est vrai que le cœur ne doit pas être Tesclave des sens, mais il ne convient as non plus qu'il en soit le tyran. Il ne faut donc, dans es choses permises, ni refuser teut» ni accorder tout, mais tenir nn milieu qui penche néanmoins un peu plubàla sévérité: car nous devons toujours nous défier de ;possens,quiconserventsouventtouteleuraclivité,lorsque nous les croyons le plus mortifiés. Au reste, c'est la vertu
3ui doit être le principe de la condescendance qu'on emande ici au confesseur^ c'est la raison et non l'amourpropre du pinitent qu'on doit consulter, pour accorder aux sens une chose par forme de délassement nécessaire. Enfin, il importe infiniment de recommander au
i)énitent, et d^accréditer de tout le pouvoir et de tout e zèle du confesseur, cette mortification. Comme lusafe des sens est continuel, le progrès qu^on fait dans h vertu est continuel, lorsqu'on ne cesse point de les inortifier. D'ailleurs, le retranchement de ces satisfactions du corps dispose Tâme à recevoir de Dieu les conso*
DE Péhitence. 885
IilioDs d« Tesprit, et Taccoutume à la mortiUcalioii ialérieure.
2. Il ne sufR[ cependant pas qu^un confesseur apprenne au pcoiient à mortirier ses sens, il faut encore sur-tout lai apprendre à mortifier ses passions. Pour parvenir i la sainteté, et pour l'oraisoD, cette mortification intérieure est d'un bien plus grand secours que celle des sens. Afin de bien instruire les autres de cette vérité , il faat qu'un confesseur commence par s'instruire luimême des passions, de leur nature, de leur nombre, du ravage qu'elles causent dans Tâme, et des moyens de les dompter. Mais, quoique le combat contre les passions doive être général, il faut exciter le pénitent a combattre particulièrement la passion dmninante , passion que les personnes même spirituelles laissent souvent régner en paix, tandis qu'elles combattent toutes les autres par une mortification assidue. Entre toutes les affections du cœur humain, il s'en trouve une qui lui est toujours plus chère que les autres : cettn aflfeciioa est ce qui distingue proprement un homme d'un autre homme \ elle est si marquée qu'on ne s'y trompe point, et qu'on dit tons les jours, un tel est un homme colère ^ un tel est un esprit vain, etc. G'est-là ce qui se nomme passion dominante : or , cette passion étant vaincue, le fort de la guerre intestine cessera.
Four donner aux péniteos les moyens de pratiquer la mortification des passions et celle des sens, un confesseur doit lire ce qu'ont écrit là-dessus, les Saints et les maîtres de la vie spirituelle: cette matière est trop «tendue, et nous méneroit trop loin.
Voyons à présent quelles satisfactions les confesseurs doivent imposer aux pénitens, pour se confortoeraux intentions de l'Eglise, et suivre exactement les règles de la justice, de la prudence et de la piété.
Les confesseurs doivent user ici d'une grande prudence, et implorer l'Esprit de Dieu, pour imposer des tatisfacttons salataïrcs, couvenables, etproponloauécs Kkk 3
588 Du SlCREMElfT
En un mot) un confesseur doit évifer tout exck Quoiqu'il ne puisse pas connoitre précisément la grandeur de la peine due au péché, il doit néanmoins se souvenir de la sévérité avec laquelle TEgiise traitoitks pécheurs, dans le temps que sa discipline étoit dam sa force, et, s'accomroodant à la douceur avec laqudk celte bonne mère traite ses enfans dans ces deniicn ttmps, il doit tenir le milieu entre une trop grande aéverité qui pourroit jeter dans le désespoir, et une trop grande indulgence qui feroit tomber dans le pédié et dans le libertinage.
Pour s'acquitter dignement d\in devoir si important, les confesseurs auront premièrement ^ard à la qualité des péchés, à Tespèce, au nombre et aux circonstanca qui les rendent plus ou moins griefs : car, généralemenl
i)arlant, plus les péchés sont grands, et plus grand est eur nombre, plus aussi la pénitence doit être rigoureuse. Ils la proportionneront, autant qu^ilsera possible, à la nature du péché. Ils doutent observer^ dit le concile de Trente {Sess. 14» cap. 8. de Poenit.)^ que la satLsf action qu'ils imposent^ non- seulement pidsse servir de remède à V infirmité des pénitens^ et de préservatif pour conserver leur nouvelle a;îry mais quelle puisse aussi tenir lieu de punition et Je châtiment pour les péchés passés. Ainsi le confesseur doit, autant qu'il se peut, imposer des pénitences satisfàctoires, proportionnées à la grièveté des péchés , médicinales d salutaires^ qui expient en même temps le passé, et qoi servent de préservatif pour Taveuir^ qui arrêtent rimpétuosité des passions et la force des mauvaises habitudes, et qui obligent les pénitens à se tenir siu* lenn {;;ardes ; qui soient toutes opposées aux vices qu'ils vfoeut détruire, pour corriger les pécheurs, et les empêcher de retomber. Pour cet effet ils ordonneroni, par exemple,
A ceux qui sont sujets à Pimpureté, des œu^Tesqni
affligent la chair j comme de se mortifier dans le bwe
DE PÉITITEHCE. 887
nissoîl autrefoli les crimes qtii font la matière de leur coofessioo j pour leur eo douoer. par>là plus d'éloi— gnemeot et plus d'horreur, et pour les engager i exécuter d'autant plus promplement et plus fidèlement les péoilences qu'ils leur imposent, qu'elles sont beaucoup plus douces et plus faciles que celles dont on ptioissoit autrefois les mêmes pccLés. Les confesseurs doivent eufiD faire entendre aux péuiteus que, si r«n ne suit pas à leur égard la rigueur de ces anciens canons, c'est pour s'accommoder à leur foiblessej que les péniteucea douces qu'on leur ordonne, ne les dispensent pas d'en faire de plus rudes ^ qu'ils doiveut suppléer eux-mêmes au défaut de celles qu'on leur prescrit, parleur ferveur, par leur contrition , et par des saltï^ctîons et morli— Ëcations volontaires.
Ainsi, quoiqu'il ne dc'pende pas des confesseurs d« conduire les pécheurs selon la rigueur des premier» temps, et de renoncer à l'indulgence actuelle de l'ilgtise, toujours égaiement sage et dirigée par l'Esprit saint dans sa sévérité et dans sa condescendance, on ne
Seat en conclure que l'adoucissement de sa discipline, ans l'imposition des pénitences, donne aux confesseur» le pouvoir d'exempter les pécheurs des travaux de la péDitence , et les autorise i n'en donner que de légères. Ils ue sont pas les maîtres d'imposer à leur gr^ des salisfaclions aux pécheurs j Us doivent faire attention au mtamère qu'ils exercent. Comme juges, ils doivent juger sainement et selon les règles de la justice, melire de la proportion entre la satisfaction du pécheur et l'ofleose qu'il a commise. Gomme médecins, ils doivent donner aux malades des remèdes convenables aux maladies, non-seulement pour les guérir, mais encore [)0ur prévenir les rechutes. C'est avoir peu d'idée de a grandeur de Dieo et de la malice du péché , de donner occasion aux pécheurs, par une lâche condeiicendance, de regarder comme légères, des fautes pour lesquelles on exige dei réparaiioos qui cofiteni si peu. li K k 4
ggo Du Sacivemeut
la réparation du dommage j parce que ees aumônei peuvent mettre obsiacle à cette restitution ou à cette réparation, et qu'il est dan^reux qu elles ne soient faiiei du bien d'autrui. Un synode de Cologne, en 1280, excommunie les confesseurs qui, au lieu de la restitution qu'on doit ordonner à ceux qui ont pris le bien d autrui, leur donneront pour pénitence de faire bâtir des chapelles, des églises, de fonder des monastères, de (aire des legs aux églises. C'est pour se conformer à des ordonnances aussi sages, qu'il doit être défendu aux confesseurs, de convertir en pénitences pécuniaires ou en aumônes, les restitutions auxquelles les pénitens sont obligés, et, au cas qu'après avoir fait les diligences nécessaires et convenables pour découvrir celui auqud appartient la restitution, ils ne puissent Je découvrir, ils doivent avoir recours à i'évêque , et recevoir ses avis et ses. ordres.
Aux médisans , de parler avantageusement do prochain, de louer et approuver dans sa conduite tout ce qui pourra en être loué ou approuvé ^ de renouveler tous les matins la résolution de ne se point mêler dei affaires des autres, et, s'il leur échappe d'en parler, de faire une certaine pénitence qu'on leur prescrira. On
{)eut encore leur ordonner certains moroens de silence, orsqu'ils auront la liberté de se taire, dans l'intention d'expier les péchés delà langue, et leur défendre d'eiaminer la conduite des autres, lorsqu'ils n j seront pas obligés par devoir.
Aux orgueilleux , de s'exercer k des œuvres humiliantes; de ne jamais parler d'eux-mêmes que dans les cas de nécessité; de ne se louer jamais, ni rien de ce qui leur appartient ; de ne point s'excuser ; de céder aux jugemeus des autres; de se soumettre à rôbéîssance, si leur état les y assujettit; de choisir toujours, autant qu'il dépendra deux, la dernière place ; de ne jamab examiner ce qu'on dit ou pense d'eux; de marquer, par leurs actions et par leurs discours, lorsque les oc*
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casions s'en présenleronl , leur estime pour lear prochain, et qu'ils regardent les autres au-dessus d'eux ; de prévenir, autant qu'ils pourront, les personnes avec lesquelles ils se trouveront, par des marques d'honneur et de déférence; d'écouler et d'aimer les avis et les conseils ; de penser beaucoup à leurs défauts, et de fermer les yeux à ceux des autres; en un mot, de s'huxnilier en tontes choses, c'est-à-dire, intérieurement, par les pensées, par les sentimens, par les désirs, et extérieurement par les paroles ^t par les œuvres, à regard de Dieu^ du prochain et dVux- mêmes.
Aux envieux^ de s'exercer souvent à la pratique da mépris d'eux-mêmes , vt de l'humilité ^ de remercier fréquemment le Seigneur pour les biens qu'il fait à ceux dont ils envient lebonheur ou les avantages*, de prier pour ceux qui sont les objets de leur envie, en demandant à Dieu , tant de fois par jour ou ])ar semaine , de bénir leurs travaux; de faire des actes de pauvreté d'esprit, comme de protester à Dieu qu'ils ne veulent que sa sainte volonté, de lui remettre entièrement le succès de leurs entreprises , de recoiuioitre qu'il est
Î)hiS sûr pour leur salut de ne point réussir devant les iommes, après avoir fuit tout ce qu'ils auront pu. Il faut encore prescrire aux envieux de ne point examiner la conduite de ceux dont la gloire Kmh fait ombra<^e, pour n'être pas exposé/s à les censurer cl à les blâmer afin de satisfaire leur passion; de louer au contraire souvent les personnes contre lesquellos ils se sentent
Ï)ortés d'envie, et dVn parler, ainsi que de tout ce qui eur appartient) aussi avantageusement qu^ils le pourront ; ae rendre enfin service, autaTit qu'il sera en eux, à leurs émules , particulièrement daTis les choses où l'envie porleroît à ne vouloir pas qu'ils réussissent.
A ceux qui sont sujets à la colère, de se préparer contre la tentation de la colère, m prévoyant les occasions on elle a accoutumé de s'exciter, en se munissant cliaque jour de fortes résolutions pour la combattre
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lorsqu'elle les attaquera ^ de prendre tous les jaiirs^ dam leurs prières dti malin et du soir^ la résolution de ne jamais rien dire ^ ni faire, ni conclure, lorsqu'ik se sentiront émus de colère, et de différer, quand ib le pourront, jusqu'à ce que l'agitation soit passée^ de s'exercer souvent par des actes de douceur , de rési-gnation et de patience ^ de faire certaines pénitences qu'on leur prescrira, lorsqu'ils se seront laissés aller à la colère comme prières ou œuvres humiliantes, telles qu'on les jugera plus propres à adoucir leur caractère.
A ceux qui ont des inimitiés, de faire selon les règles de la prudence, dont le confesseur doit juger, les déznarches qui dépendront d'eux pour se réconcilier avec leurs ennemis , ou de les traiter avec charité et bonté lorsqu'ils en seront prévenus ^ de s'exercer à la pratique des actes d'humilité, de douceur et de désintéressement^ de prier Dieu pour la prospérité spirituelle et temporelle de ceux dont ils croient avoir été offensés, et avec lesquels ils sont en division, et d'y contribuer autant qu'ils le pourrent.
A ceux qui sont oisifs, et qui croient être decon-* dition à ne rien faire , de travailler selon leur état : aux femmes, par exemple, on prescrira le travail aa* nuel, comme coudre, filer, le soin de leur famille, de leurs domestiques ei des pauvres. En général, il faut leur prescrire à tous, de plus grandes pratiques de dévotion , des lectures spirituelles plus longues et plus fréquentes , et tout ce qu'on jugera te plus propre à les tirer de cet état d'inaCtion et d'oisiveté.
Aux personnes tièdes« indévotes et indifférentes pour leur salut: d'assister aux divins oHices et aux instruc^
tions^ de faire de bonnes lectures^ de fréquenter les Sacremens^ dêtre assidus à l'exercice de l'oraison.
A ceux qtii blasphèment ou jurent en vain le saint nom de Dieu , de le prier tous les jours à certains temps; de dire plusieurs fois le jour, Gloria Patfi^ etc. SU nomen Domini benedictum 3 leur enjoindre de prier
' BG PÉniTEIïCÏ. 893
.^belquNiii de lei avenir, en cai qu*il lenr écbappe eucore de jurer, afin qu'ils fassent chaque fois une péniteocej de se prosterner le visage contre lerre^ de nire un certain nombre d'amendes honorables devant le crucifix^ de faire soiivent des actes de contrition. On leur imposera la souffrance humble des médisances, des accusations injustes, des reproches, sans s'excuser, et le silence en certains momens, lorsqu'on aura appris d'eux-m£mes, quels sont ceux où leur état leur permet de le garder.
Aux impies et aux libertins, on ordonnera la prière, la lecture des livres de piété, la retraite, la fuite des compagnies, les génuflexions, les prostrations, la modestie et Fassiduité aux offices de t'église, la conversation avec les gens de bien , la fréquentation des Sacremens, les bons discours, les visites du saint-Sacrement dans les églises.
A ceux qui auront négligé d'apprendre ce que tous les chrétiens sont obligés de savoir , on leur ordonner* d'entendre les sermons, d'assister aux instructions de leur paroisse, de se faire instruire au plutôt, et de veiller aussi à l'instruction de ceux qui sont sous leur conduite. A ceux qui n'ont passanctilié les dimancheseilesfèies, on prescrira des aumônes proportionnées à leurs facultés , et qui égalent ou surpassent le gain qu'ils ont pu faire en ces jours-là , s'ils eu ont violé la sainteté , pour gaguer, par leur commerce , par leur profession ou par leur travail. Et, si c'a été pour passer ces saints jours dans les plaisirs ou la débauche, on lein* ordonnera le jeûne, quelques abstinences, ou d'autres œuvres de pénitence «t de mortificalion , la fuite des compagnies pendant ces saints jours. On leur enjoindra encore d'assister , pendant un certain temps , à tous les offices des dimanches et des fêtes , aux sermons et aux instructions de leur paroisse.
A ceux qui désobéissent à leurs parens ou à leurs f opérieurs., de Ikire un certain uombr« d'actions y contre
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leur propre ?oI6uté, quand ce ne seroit quen descbosâ iudilférenles ^ de donner à leurs paréos ou à leurs sopérteiirs , des marques exlérieures de respect , prenaot, par exemple , occasion de leur parler doucemeDi et respectueusement , de louer et approuver leur condoile partout où elle peut être louée et approuvée.
Outre les pénitences que nous venons d'indiquer,
2ui sont' particulières et propres à servir de punitiooet e préservatif pour les péchés qui onl été marqua, en voici de générales qui peuvent être imposées pour toutes sortes de péchés , dont les confesseurs se serviront selon leur prudence . eu égard aux différentes dispositions et aux péchés des péuitens , et qui pourront leor être utiles pour en imaginer d^autres.
1. La prière fréquente, et particulièrement celle da soir et du matin, quHI ne faut pas manquer dlmposGr à ceux qui n'ont pas coutume de la faire. Le confesseur ordinairement déterminera le temps que le pénitent y devra employer, en marquant ce qu'il J devra demander : ce sera toujours ce dont le pénitent aura le plus de besoin. Le confesseur descendra d'autant plus dans ce détail , que son pénitent sera plus grossier. S'il est sujet à la colère, il lui ordonnera , par exemple^ de dire tous les malins : mon Dieu , /e "veiuc souffrir de bon cœur telle et telle chose dont Je suis accoutu* mé de me fâcher ; je vous offre , en satisfaction de ma fautes passées , la peine quUl me faudra soiffrir dans mon travail , dans telle contradiction , dans telle occO' s ion ;/c l'accepte de bon cœur. Si c'est un homme qui oc pense qu'à ses intérêts, à gaguerel à s'enrichir: mon P^, je renonce à tous mes intérêts ; je ne "veua: tra%'aiUer que pour votre service ; je vous offre tout ce que je ferai et soi ff rirai pendant lajournée.Kt ainsi des autres, à proportion de leur étal et de leurs besoins.
On pourra accompaj^ncr la prière de circonstaDC» qui la rendent plus pénible , comme de la faire, ou prosterné,^ ou les bras étendos-, sur*tont quand les pc-
DE FÈIflTEKCZ. 8^
nitens ont beaucoup offemé Dieu , ou lont eogagés dans de grands desurdres.
11 faut exhorter les pifcbeun i s'adresser souvent et adectueusement à J^sus-Christ et à la sainte Vierge^ à implorer (oui ensemble le secours de Jésus~Cbri;>t et le crédit de sa sainte mère auprès de lui. Il faut leur donner une haute idée de la prière, piiisqu'en cfftt nous ne sommes pauvres que faute de prier , selon la pensée de saint Jacques ( Èptst. Cath. 4> a* )■ Il faut tâcher de les bien convaincre de cette vrrilé si consolante , savoir, qu'il ne tient qu'à eux, secourus de la grâce du Sauveur, d'avoir de quoi rompre leurs chaînes j qu'ils ont le moj'en elHcace de se défaire de leurs mauvaises habitudes , quelque force qu'elles aient prise par la naultitude de leurs fautes passées : et que ce moyen, c'est de réclamer sans cesse la protection toute-puissante du Seigneur^ mais que, pour être exaucé, il faut prier de la manière qu'il convient, avec foi, avec humilité, avec persévérance.
3. Les frérmenies aspirations que le confesseur ordonnera de faire durant le juur, selon les besoins des |)éDitens; et il examinera combien de fois par jour il sera nécessaire de les faire- Ce n* seroit pas assez, par exemple, à celui qui n'a que rînlérèt eu tête, d'offrir à Dieu son travail tous les matins. Cette sorte de pénitence est d'un grand secours : car elle rappelle l'esprit de beaucoupdVgaremeos, et elle obligelepéoiteiit de penser ■ouvcDt à Dieu, et de faire réflexion sur lui-même.
3. L'examen de conscience de chaque jour sur tous les pe'cb& de ta journée, et pariiculièrement sur celui qui est dominant, et sur la résolution uu'on a prise dans la prière du matin, pour voir si on la fidclenicut exécutée.
On rendra cet examen plus utile, en le faisant suivre de quelque pénitence, comme de baiser la terre, de donner l'aumône, de faire'quelque prière convenable i r^UI du pJoitenl. Quelquefois il scraii propos, mûiutt
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nécessaire , dVrdonner plusieurs examens pendant le jour^ par exemple, à midi et au soir^ à cause que le
Jiéniteul est foibte et léger, et que ses tentations sont réquentës.
4. La lecture des livres de piété , que le confessev déterminera, marquant au pénitent combien de temps et combien de fois il doit la faire chaque jour. D est diflficile de se remplir de saintes pensées , si on ne Ik les vérités qui les produisent. Mais , pour empêcher que la curiosité ne se glisse dans ces lectures , ou que rinaitention ne les rende infructueuses , il faut avertir le pénitent d appliquer à ses besoins ce qu^il lira^ denj chercher que les instructions qui y sont renfermées , et d y insister assez pour donner à Tesprit et au cœur le loisir de s'en pénétrer.
5. La méditation quotidienne et Foraison , à ceni qui peuvent ou qui doivent la faire , comme aux ecclésiastiques ^ et à ceux d'entre les laïques qui ne sont pas pressés de travailler.
6. Un certain nombre d'actes des vertus dont le pénitent manque le plus, par exemple, d'humilité, ou de douceur envers la personne avec qui -il ne sauroit s'accorder^ que ces actes soient au moins intérieurs , si l'occasion ne se présente pas d'en produire d'extérieuni ce remède est un des meilleurs que l'on puisse fiiire pratiquer aux péuitens. et^ afin de le rendre pi us efficace^ le confesseur , recommandant au pénitent de produire chaque jour un certain nombre de ces actes, pourra lui prescrire de faire le soir un examen , pour voir s*il n'y a pas manqué.
7. De tous les remèdes propres à rompre les maavaises habitudes , et à empêcher les rechutes, le plus excellent et le plus efficace est la fréquentation des Sacremeus. Il sera bon, outre les pénitences ou satisfactions accoutumées, d'ordonner aux pénitens de se confesser souvent, par exemple, toutes les grandes fctcs, ou tous les mois pendant quelque temps , lequel doit être plus
long,
DK PÉIflTENCB* 897
long, si rhabitude est invétérée. Il ne faut pas manquer sur-lout d'ordonner la confession plus fréquente à ceux qui se confessent rarement: car celle négligence est la cause ordinaire de leurs rechutes.
8. A regard des jeûnes , lorsque le confesseur croira devoir en ordonner au péniteut, il en déterminera le nombre et les circonstances. Car, si ce pénitent ne peul pas jeûner exactement| soit à cause de quelque infirmité corporelle, soit parce qu^il est dans une famille ou dai^ une communauté, et qu'il n'est pas à propos qu'on s^ar perçoive de la pénitence^ le confesseur lui prescrira seulement quelques autres mortifications, ou des abstinences secrètes dans le manger j de se retrancher , par exemple, quelque chose de ce qu'il pourroit prendrei soit à un de ses repas, soit à tous les deux du matin el du soir, soit pendant un jour seulement, soit tanl de fois pendant la semaine, soit tous les jours. Si c'est un homme de travail, et qui ne puisse pas jeûner, le confesseur lui ordonnera des abstinences les jours de dimanches et de fêtes, lui défendant, par exemple, de faire dans un de. ces jours-là , plus d'un ou de deux repas ^ selon ses forces j de boire hors des repas^ d'aller au cabareu On peut encore ordonner à ces sortes de personnes, d'assister à tous les offices de la paroisse, de demeurer plus long^temps, par exemple, durant la messe, à genoux; de visiter le saint— Sacreo^ent dans quelques églises, dont on leur marquera le nombre. Les pratiques de dévotion, les jours de dimanche et de fête, sont très-utiles pour les gens de travail. Le confesseur «^étudiera particulièrement à les occuper par ces sortes d^actions de piété : car de là dépend la sanctification de toute la semaine, et par conséquent de toute leur vie^ au contraire, la profanation de ces saints jours est la source de presque tous leur$ désordres.
Il est vrai qne le travail des pauvres gens est une grande pénitence; mais y étant accoutumés, ils ont besoin qu'on leur prescrive quelque chose d'extraor-^ Tomel. LU
Sq8 Du Sackemeht
diDaire , quand ils ont comnis de grandes (âulés , a£o ii les obliger de rentrer en eux-mêmes. I>e plus, il (àni tâcher que cette peine, qu iaccompagne leor travail, soit satisfàctoire^et qu^ils la supportent en esprit de péniteoce. Cest pourquoi le confesseur leur ordonnera de ToffiiT à Dieu tous les jours un certain nombre de foi^; dedirti par exemple, trois fois avant midi^ et autant après, que de bon cœur ils acceptent le mal qu'ils souffrent, et If a'ils remercient Dieu, de ce qu'il les chAt ie en ce moiide, plutôt que de les réserver à des peines ëternelles.
9. L'aumône est une œuvre satisfactoire^recommsadée dans TEcriture sainte, et pratiquée de tout temps dau TEglise. Elle est salutaire, comme it a éié dit ci-dessus, particulièrement pour les avares et pour ceux eu nî domine Tesprit d'intérêt. C'est ordinairement le vieeoo petites gens, qui ont beaucoup de peine à céder deleon droits, à donner^ à prêter et à quitter leurs affaires pour rendre service à ceux qui en ont besoin.
Par Faumône, on entend non-seulement toutes iei œuvres de miséricorde corporelle, comme doBueri manger k ceux qui ont faim , et à boire h ceux qui oit soif, vêtir ceux qui sont nus , loger les passans, visiter les malades et les prisonniers, panser les blessés , radoter les captifs, ensevelir les morts, mais encore toutes les œuvres de miséricorde spirituelle , comme ense^oer les ignorans, corriger les pécheurs, consoler les affl^ y donner conseil à ceux qui en ont besoin^ protéger ceoi qui sODt persécutés injustement, prier Dieu pour ses ennemb, pardonner les injures, supporter les débotté 10. Les veilles sont encore à recommander entre lo actions de pénitence. Si le pénitent qui a commis de grands péchés , couche seul, le confesseur pourra loi ordonner de se lever quelquefois la nuit pour deaaoder à Dieu miséricorde; et il lui déterminera combien^ ibis il doit prier. Le silence et les ténèbres de la nuit œ contribuent pas peu à faire concevoir au pénitent lliorrcur de ses péché». Il hua néanmoins prendre garde qai
DE PéKiTENCE. 899
«eue pratique ti^intéressc pas trop la santé du péoitent, comme si elle renapêchoit de dormir.
1 1 . Il est encore très-salutaire de se mortifier^ et d'agir sou^'ent contre sa propre volonté, quand ce ne seroit que dans des choses indiffërenles et de très'petitecoo- ■«eqaence. C'est pourquoi le confesseur , trouvant uqq personne qui aime trop ses aises, et qui est esclave de ses fantaisies, lui prescrira de faire chaque jour un certain nomhre d'actions de niortiiîcation, et contre sa volonté* A regard des personnes spirituelles, souvent les pénitences qui servent k mortifier l'esprit et les passions , sont lieaucoup plus utiles que les mortifications corporelles.
13. AAd d'ohliger le pénitent à se tenir mieux sur aea gardes contre une passion violente, ou contre une mauvaise hahitiide . il est hon de lui donner des péni^ lences conditionnelles, par exemple, à ceux qui jurent CD vain ou profèrent des paroles înfïmes, il faut leur prescrire de haiser la terre, ou de faire une certaine •a»môue, ou quelqu'autre pénitence, 8''il9 jureni encore ou profèrent ces mauvaises paroles, toutes les fois qu'ils •'apercevront d'y être tombes; à ceux qui ont coutume de s'enivrer, s'ils s'enivrent encore, de se priver de vin le lendemain , ou un certain nombre de jours, chaque fois qu'ils s'enivreront; et ainsi des autres habî' (udes, pour la destruction desquelles on pourra ordon- -ner, de la même manière , des remèdes spécifiques.
Il faut observer «cpendant que ces sortes de péniten^ -ces ne doivent être données qu'avec d'autres: car, comme dlei 90UI seulement sous condition, il pourroit arriver -qoe, si le pénitent ne retomboii plus , il ne feroil aucune pénitence.
Jly a une infinité d'antres pénitences, qui se prennent des occasions et des circonstances où se trouvent \e% péoiteus j celles-ci doivent être préférées comme 1rs plus convenables. Si, par exemple, le pénitent est pauvre, malade, calomnié, persécuté, s'il demeure avec une Benouue iucooimode et de tuauvaise humeur, ou qui • Llla
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a besoin de son secours , le confesseur lui donnera, pour pénitence, un certain nombre d'actes de vertus , de pa* tience , de charité , et autres dont ces occasions lui fourniront beaucoup de matière.
La pénhence que le confesseur impose, doit attaqua le péché dominant, qui est la source de loua les autres: car, pour guérir une maladie, il faut en attaquer k principe. Un orgueilleux, par exemple, se sera mis en colère parce qu'on le méprisoit; il faut pmir les pécbà de colère qu'il a commis, par des actes de douceur, de patience, ou d'autres pénitences propres à expier ces péchés et à en préserver , et son orgueil, par des pratiques d'humilité.
Les confesseurs doivent encore avoir égard i l'état, au sexe , aux infirmités , à l'âge des pénitens , i h foiblesse de leur esprit comme à celle de leur corps , et â leur tempérament , afin de ne leur pas impoMr des pénitences qui leur seroient impraticables «u ne kur conviendroient pas. Ainsi ils éviteront de prescrire des aumônes considérables à des pauvres , ou à des enfans de famille ^ d'ordonner des jeûnes à des femmes enceintes , à des nourrices, à des personnes d'un um^
f)érament foible . ou à ceux qui ne pourroient porter çur travail en jeûnant. Il y aurôit de Tindiscrétios d ordonner des pénitences qu'il seroit moralement impossible aux pénitens d'accomplir, ou qui seroient tncompaiibLes avec les devoirs de leur condition. On ne doit pas même en donner aucune , qa^on ne croie probablement que le pénitent l'exécutera. C'est pourquoi il ne faut point imposer de pénitences ixiusitées et extraordinaires , mais seulement celles qui sont reçues €*t approuvées par la pratique des plus habiles coqfesseurs, comme sont celles que nous venons de marquer. La prudence doit régler les pénitences, afin quelles ne soient pas outrées , c'est-à-dire , qu'elles n'excèdent pas la malice du péché ou les forces du pénitent. U f«ut aussi compatir à propos à la fqiblesK
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de certains pénitens qui t^moigneot un désir sincère de coQversiOD , mais qui courcoisnt risque de se décourager, et que, lois de convertir, on a lieu de juger quVa rebuteroii, si on leur imposoït de rudes péniteuces.Pour tors, il vaudroit mieux en adoucir la rigueur, ou du moins les commuer en d'autres oeuvres plus ta elles, mais qui leur seroîent prescrites pour un plus long temps, alîu de les conduire peu i peu au changement de vie; On pourroit, par exemple, leur ordonner, paur six mou , un an ou pl^s , de faire tous les jours un acte de contrition ^ de baiser la teTce ^ de réciter le psaume miserere , de penser en se couchant à la mort , aux
Seines de l'enfer j de visiter tê saint-Sacrement une ^ eux ou trois fois par semaine j de vaquer tous les joors, pendant quelque temps, à la lecture spirituelle; de se confesser tous les mois ou plus souvent; de visiter les hdpitaux ou les pauvres malades; de (aire de temps en temps des aumônes convenables à leurs facultés ^ de s'abstenir du jeu ou des assemblées; de se priver dans leurs repas de quelque chose qui puisse flatter leur goût; ou leur imposer d'autres pénitences semblables , et proportionnées à rénormilé des péchés qu'ils ont confessés. Si la seule idée de se mortiQer les effraie, il faut ne leur demander d'abord que le sacrifîce des répugnances pins aisées à surmouler. Les petites victoires qu'on remporte SMr soi, ne sont pas d'un prix médiocre, pourvu qu'elles soient Iréquenles, et elles préparent insensiblement à de grandeii choses.
Lorsqu'un confesseur croira devoir modérer ainsi la sévérité .de la pénitence, il aura soin d'avertir le -pénitent que ses crimes eu méritent une bien plus rigoureuse.; de lui représenter les travaux longs et pénibles auxquels l'Eglise assujeilissoit autrefois ceux qui avoient commis de semblables crimes ; de l'exhorter ; à suppléer, par sa ferveur, à cette ancienne rigaeor . de la discipline , s' efforçant de multiplier ses bonnes oeuvres , ayant recours aux indulgences de l'Eglise dans