‹ Instructions sur le rituelChapitre 5 sur 25 · I. Les vases du saint chrême et de l'huile des catéchumènes · texte numérisé non relu

I. Les vases du saint chrême et de l'huile des catéchumènes

a. Un petit vase où il y ait du sel, pour mettre dans la botiche de celui qu'on baptisera. Ceset doit être bien sec, bien pulvérisé, bien net, et béni d'une bénédictioa particulière qui se trouve au Rituel, dans Tordre du Baptême. Lorsqu'il a été béci , il n'en faut donner i personne, ni rendre ce qui en est resté après le Baptême à ceux qui l'ont apporté j mais ou doit k con-

DB BàPTÈMB. Cg

server dans un lieu bien sec^ pour s'en servir une autre fois au Baplème ] ou bien il faut le jeter dans la piscioe.

3. Un autre petit vase en forme de coquille , d'argent ou d'autre raétal convenable ^ uniquement destiné à prendre Teau baptismale dans les fonts , et à la verser sur la tête des personnes qu'on baptise.

4« Un bassin, pour recevoir feau qui coule de la tète de la personne qu^on baptise ; à moins qu'elle ne tombe directement dans la piscine des fonts baptismaux.

5. Un peu de mie de pain, et du coton ou des étoupes, avec une petite boite ou un bassin, pour mettre les pelotobs d'ëtoupe, de coton, ou le pain^ qui auront servi à frotter les doigts du prêtre après les onctions , et à essuyer les parties du corps du baptisé sur lesquelles les onctions auront été faites.

6. Deux étoles, une violette et l'autre blanche, ou du moins une etole qui soit violette d'un côté et bbnche de lautre, pour en changer, comme il est marqué dans le Rituel.

7. Une robe ou tunique blanche , pour revêtir le noavean baptise 3 ou un linge blanc en forme de petit manteau ou de voile, qu'on nomme le chrémeau, pour tenir lieu de cette robe , et être mis sur la tête du nouveau baptisé.

8. Un cierge de cire blanche, pour mettre à la main da nouveau baptisé*

9. Une aiguière et un bassin , pour laver les mains du prêtre, avec ime serviette pour les essuyer: l'eau doit être jetée dans la piscine.

10. l^e Rituel du diocèse, avec les registres pour écrire l'acte du Baptême. Nous parlerons de ces registres dans la suite.

Il seroit â propos d'avoir encore un martyrologe , pourvoir les différens noms des saints qu'il est permis de donner à ceux qui sont présentés au Baptême.

Lorsque l'on trouve la lettre N. dans Tordre de baptiser prescrit dans le Rituel, on doit toujout*snom-

70 Du Sacrement

mer la personne qu'on baptise , soit garçon , soit fille^ selon le cas et le genre qui lui convient relativement à son sexe.

Du Baptême des Adultes.

vJn appelle adultes ceux qui sont en âge de raison, et de pouvoir répondre par eux-mêmes avec pleine connoissance.

Si quelqu'un de cet âge se présetite pour recevoir le Baptême, ou est présenté par ses parens, il faut examiner, avant toutes choses, s'ile^ît iutidèle, Juif ou Turc, ou eugagé dans une secte hérétique, dans laquelle on n'observe poiut la forme du Baptême, et dans laquelle par conséquent il nyauroitpoint de vrai Baptême \ il faut examiner si, étant né de pai ens chrétiens et catholiques, il est parvenu à cet âge sans avoir été baptisé, et pourquoi.

Si celui qui demande le Baptême est étranger et inconnu , les curés s'informeront avec soin de son état et de sa condition; ils tâcheront de découvrir s'il n'a pas déjà éié baptisé^ et s'il ne demande pas le Baptême par erreur, par foiblesse, par ignorance, ou peut-être même par fraude, par impiété, ou par quelque raison d'intérêt temporel. Il est assez ordmaire, sur-tout à des pauvres étrangers, auxquels toute religion est indifférente, et qui n'en suivent aucune, de se présenter au Baptême pour eagner de l'argent, ou par d'autres mauvais motifs, et oe ne pas craindre même de se faire baptiser plusieurs fois : c'est à quoi les pasteurs doivent être très-atteutils.

On ne doit point baptiser d'adultes, sans avoir con-suite l'évêque^ et en avoir obtenu de lui la commission^ Ioi*squ*il ne juge pas à propos de douuer lui-même le Baptême 9 pour le conférer avec plus de aoleunité.

DE Baptême. 71

Un adulte ne doit point être baptise, sans avoir auparavant été bien éprouvé.

Il doit être éprouvé par rapport à la foi : car on ne doit point l'admettre au Baptême, sans être moralement assuré qu'û veut très—sincèrement faire profession toute sa vie de la foi chrétienne enseignée par TEglise catholique^ apostolique et romaine.

Avant de baptiser un adulte, on est obligé de lui eipliquer tous les mystères de la Religion; c'est -à-<dire| tout ce q[u'il est obligé de croire de nécessité de moyen^ comme Tuniié d'un Dieu en trois personnes, les mystères de l'incarnation et de notre rédemption; qu'il y a une autre vie et étemelle, pour récompenser les iK)DS, et où pareillement les méchans seront punis. L'on doit encore l'instruire de ce qu'il doit savoir ou croire de nécessité de précepte : comme de ce qui est dans le symbole des apôtres ; qu'il y a sept Sacremens^ particulièrement ce que c'est que le Baptême , la Pé— oitence, l'Eucharistie. Il doit encore connoitre les devoirs généraux du chrétien proposés dans le décalogue| les cooimandemens de TEglise, quelles sont les obligations que l'on contracte par le Baptême , et la soumission qu'on doit avoir pour l'Eglise. A l'égard des autres articles de la foi, il suffit qu'un adulte, avant detre baptisé, les croie en général. Outre le symbole des apôtres, on lui apprendra l'oraison dominicale.

Il n'est pas nécessaire d*exiger de lui la déclaration de se$ péchés, puisqu'il n'est |)as capable de recevoir le Sacrement de Péuitence; mais il convient de l'engager a faire connoitre à celui qu'il veut choisir pour son directeur et son confesseur après son Baptême, ses dispositions intérieures, afin qu'il le détermine à renoncer à ses mauvaises habitudes, qui pourroieut être un obstacle à la grâce du Baptême^ qu'il l'oblige aux réparations, aux restitutions, aux réconciliations auxquelles il pourroit être tenu, et dont le Sacrement qu'il va recevoir ne le dispenseroit pas \ ou enfin pour lut

ya Du SACREMEliT

donner des avis plus salutaires et plus proportionnes aux besoins de son âme.

Un adulte qui demande à être baptisé, doit être éprouvé par rapport aux mœurs. Comme il ne faut pas le baptiser, s'il ne sait ce que Dieu et TEglise ordonnent à tous les chrétiens, on doit aussi exiger de lui qu'il ait dcjà commencé à le pratiquer avec une ferme résolution de continuer toute sa vie ] on Texer-' cera donc dans la pratique des vertus chrétiennes et des bonnes oeuvres , à l'exemple des catéchumènes des premiers siècles.

Ot doit examiner soigneusement non-seulement ses motifs et son intention , mais encore sa volonté et le désir qu'il témoigne d'être baptisé ] afin de ne lui accorder cette grâce, que lorsqu'on aura reconnu qu'il la demande librement, sincèrement et de bon cœur.

On ne lui administrera le Baptême, qu'après avoir reconnu en lui les dispositions nécessaires pour la justification. Nous ne pouvons donner une idée plus juste de ces dispositions, que par les termes du saint concile de Trente ( Sess. 6. cap. 6. de Justifie. ). Les adultes^ dit ce concile, se disposent à Injustice^ premièrement^ lorsqu" excités et aidés par la grâce de Dieu , co/icei^ant la foi par V oreille , ils se portent librement a)ers Dieu^ croyant et tenant pour a:éritables les choses qui ont été promises et révélées de Dieu j et ce point sur tous les autres^ que le pécheur est/us-^ tifié de Dieu par sa grâce ^ par la rédemption ac^ quise par Jésus-Cfirist ^ ensuite lorsque se consi-' dérant eux-mêmes comme pécheurs^ et puis passant de la crainte de la justice divine^ qui a abord a été utile pour les ébranler^ fusques à la considénuion de la miséricorde de Dieu , ils s'' élèvent à V espérance^ se confiant que Dieu leur sera propice pour Vamour de Jésus^Cnrist ^ et ils commencent à Calmer lui^ même comme source de toute justice ; et pour cela ils s^émtuvent contre les péchés», par une certaine

De BAPTÊwr. ^3

Iiabie et détesta t ion ^ c^est-^à^dire^ par cette péni-îence qui doit précéder le Baptême: enfin ^ lorsqu'ils prennent la résolution de recevoir le Baptême^ de commencer une nouvelle vie^ et de garder les com-^ mandemens de Dieu.

S'il arrivoit qu'un adulte^ pendant qu^on Hnstruit, tombât en quelque danger de mort, et témoignât un vrai désir d'être baptisé, il faudroit avancer le temps de son Baptême^ mais on doit observer que, lorsquîL s'agit de baptiser un moribond, Ton doit an moins lui faire produire un acte de foi explicite et distinct sur ce qu'il doit croire de nécessité de moyen ^ et, a l'égard des autres articles , il suffit qu'il produise un acte de foi en général, si Ton ne peut pas les lui expliquer ^ en lui faisant néanmoins promettre , qu'il se fera mieux insimire lorsqu'il aura recouvré sa santé, et qu'il pratiquera ce que l'Eglise ordonne aux fidèles.

Si quelque temps avant les fêtes de Pâques on de la Pentecôte, un adulte demande d'être baptisé, il est à propos, pour se conformer à l'ancien usage de l'Eglise, de difTérer son Baptême au samedi saint, ou à la veille de la Pentecôte : et en ce cas le prêtre qui administrera ce Sacrement, doit, avant la bénédiction du fen nouveau ^ ou avant la lecture des prophéties, faire toutes les cérémonies du Baptême, jusqu'à l'onction de Thuile des catéchumènes inclusivement, et achever les antres cérémonies de ce Sacrement, au temps marqué dans le missel, à l'ordre de la bénédiction des fonts.

Hors le cas de nécessité, on doit toujours baptiser solennel lemeut les adultes dans l'Eglise. 11 y aura, si Ton veut^ un parrain et une marraine pour le Baptême de chaque adulte ^ mais un parrain sans marraine suffira pour les hommes , et une marraine sans parrain, pour les femmes. Ils donneront le nom ^ mais le ca-* téchumène, c'est-à-dire, celui qui se dispose à recevoir le Baptême , répondra lui-même aux demandes et interrogations du prêtre, à moins qu'il ne soit muet ou

àf«tn

74 Du Sacrement

sourd) ou qu'il nVn tende pas la langue dans laquelle on riolerroge^ car alors le parrain, ou quelqu'inter— prête, après lui avoir explique ce qu'on loi demande, répondra en son nom ^ et le catéchumène fera con— noitre, autant qu'il pourra , par quelque signe ou geste de la tête, qu'il approuve les réponses qu'on fait pour lui.

Afin de rendre cette cérémonie plus solennelle , si ce n'est pas l'évêque qui la fait, le curé ou celui qui en sera chargé , tâchera d'avoir , pour l'assisler , le plus grand nombre d'ecclésiastiques qu'il pourra trou— ver^ et parce que le respect qui est dû à ce Sacrement |. fait qu'il est à propos que les adultes le reçoivent à jeun, on n'en baptisera aucun que le matin , à moins que quelques raisons pressantes n'obligent de faire autrement: on célébrera ensuite la sainte messe en action de grâces, A laquelle le néophyte, c'est-à-dire, celui qui vi.*nt d'être baptisé, communiera, pourvu qu'il ait la discrétion , les lumières et les dispositions suffisantes et nécessaires. Si c'est l'évêque qui baptise, il donne ordinairement au nouveau baptisé la Confirma* tion aussitôt après le Baptême , et le fait ensuite communier à la messe , s'il est dans l'âge et dans l'état requis, selon l'usage ancien et perpétuel de l'Eglise.

C'est pourquoi, avant la cérémonie du Baptêmedes adultes, il faut les instruire soigneusement sur tout ce qui regarde la (Confirmation , TEucharistie et la sainte communion, s'ils sont en âge de recevoir ces Sacremens.

11 faut baptiser les hérétiques qui reviennent dans l'Eglise catholique, qui ont reçu un Baptême dont la matière ou la forme n'est pas légitime ^ mais on doit auparavant leur faire reconnoitre et détester leurs er«* reurs, et les instruire avec soin de ce que croit et enseigne l'Eglise catholique , apostolique et romaine. A l'égard des hi^'rétiques qui ont reçu le Baptême avec la matière et la forme requises , on doit leur suppléer les

DE BaPTÊMB»^ tjS

ceWmoDÎes omises; à moins que, pour causes justes et raisonnables , Tévéque n'en juge autrement.

Lorsqu'une personne demande le Baptême, et quV près un sérieux examen, on a quelque doute probable et bien fondé si elle a été baptisée , ou si on a observé dans son Baptême les règles de TEglise, soit qu'elle ait étéélevée parmi les hérétiques, ou parmi les catholiques^ lecoré doit en donner avis à l'évèque; et si Tévêquele foge i propos , il la baptisera sous condition.

On préparera pour le Baptême d'un adulte, les mêmes choses qu'on a accoutumé de disposer pour le Baptême des enfans , excepté qu'au lieu du chrémeau ou de la coëffe qu'on met sur la tête des enfans , on préparera pour un adulte, non-seulement un linge blanc qu'on appelle chrémial, pour mettre sur la tête du néophyte après qu'on lui a fait ronction du saint chrême, mais encore une robe de toile blanche en forme d^aube , avec une ceinture blanche de lin ou de soie.

On trouvera dans le Rituel, Tordre et les cérémonies qu'on doit observer en administrant le Baptême aux enfans et aux adultes; la manière de baptiser un enfant sans cérémonies, quand il y a une permission de l'ondoyer^ la manière de suppléer les cérémonies du Baptême à un enfant et à un adulte ;; l'ordre qu'il faut observer quand un évéque donne le Baptême, ou en supplée les cérémonies ; Tordre pour bénir feau baptismale hors le samedi de Pâques et de la Pentecôte j avec le^ différentes formules d'enregistrement des Baptêmes. Nous parlerons des registres des actes de Baptêmes, en examinant ce qui regarde ceux des actes de mariages et sépultures.

^6 Du Sàcremekt

Du choix des Sages-femmes^ et du serment qu'eUes

sont obligées de /aire.

v^uoiQD^iL soit très-^important de faire un bon choix des sages-femmes, à cause que la vie des mères et des enfans est entre leurs mains, il Test encore davantage par rapport au salut des derniers, parce que les sagesfemmes se trouvent souvent obligées de les baptiser.

C'est pourquoi , lorsqu'après la mort d^une sage-« femme, il s'agira a en choisir une autre à sa place (ce qui se doit faire au phitôt, à cause de la nécessité qui

1>eut être très— pressante ) , s'il ne s'en présente aucane^ es curés engageront les femmes les plus vertueuses de leur paroisse, de choisir celle qu'elles croiront la plus propre à celte fonction.

Pour prévenir donc les maux et les inconvéniens qui peuvent arriver aux femmes dans leurs couches^ et à leurs enfans, par la malice, l'ignorance, la témérité ou Imdiscrétion des sages-femmes , les curés veilleront à ce qu'aucune n'entreprenne de faire cette fonction, si elle n'est entièrement éloignée de tout soupçon d'hérésie, de sortilège, de maléfice, de dé^ bauche, ou de quelqu'autre crime que ce soil^ en un mot, si elle ne fait profession de la Religion catholique^ apostolique et romaine^ si elle n'est de bonnes mœurs, exemplaire dans sa vie, de bonne réputation , et d'une probité reconnue 5 les curés s'en assureront par le rapport de personnes dignes de foi ; ils n'en doivent recevoir aucune, qu'elle n'ait été auparavant examinée par un médecin, ou au moins par un chirurgien, et reçue par le juge de police.

Quand une personne qui se présente pour être sage^femme dans une paroisse , aura été agréée par le

:'uge, le curé l'instruira, si elle ne l'est pas encore, de a matière et de la forme du Baptême, de la manière

DE Baptême. ^^

dont il (ant verser Peau sur la lète de renfanl , et d« rincntion qu'on doit avoir en baplisant.

11 l'avertira de son devoir, d'être fidèle à garder le secret des familles ^ adroite pour ménager la vie et le saliU des mères et des enfans qui tomberont entre ses mains ^ exacte et charitable pour se tenir toujours prêta i les assister dans leurs besoins. Il lui recommandera ie n'entreprendre de baptiser, que lorsque le besoin est pressant ^ et en ce cas de le faire toujours , autant

ÎTil se pourra , en présence de la mère de Tenfant ^ ec appeler, s^il se peut , au moins deux personnes auprès d'elle qui puissent rendre témoignage au curé de la manière dont le Bap'tême aura été administré. II Taver* tira encore de ne point baptiser, même dans le cas de nécessité pressante , s'il y a un prêtre présent, ou quel-* qu'autre homme qui ne soit pas le père de Tenfant, et qui sache administrer ce Sacrement^ à moins qu'en certaines rencontres la pudeur ne souffrit pas la pré^ sence d^un homme, comme lorsqu'on est forcé aadroÎDistrer le Baptême avant que la mère soit entièremenC délivrée.

Il lut recommandera pareillement , qu'elle ait soid de porter à TEglise les enlàns qu'elle aura baptisés^ si-lot qu'ils se trouveront hors de danger , afin qu'oa supplée sur eux les cérémonies du Baptême: qu^eilene manque pas d'avertir les pères et mères des enfans qui tiennent au monde en parfaite sauté, de les faire an plutôt baptiser; et il lui dira que, si les pères et mères refusent de faire porter leurs enfans à l'Eglise, soit pour leur faire administrer le Sacrement de Baptême, soit pour leur faire suppléer les cérémonies dans les temps ordonnés , il est de son devoir d'en avertir* le curé.

Il lui défendra de porter les enfans nouveaux nés , aux assemblées et aux convenlicules des hérétiques, s il sVn tenoit jamais de même, pour y recevoir le Bapterne} et, si elle étoit jamab appelée par quelque femme^

^8 Du Sacrement

on hérétique ou juive, de se servir d^aucnne pratique de ces sortes de sectes.

Il lui défendra d'user d'aucune superstition , ni d'aucun moyen illicite, soit par paroles, soit par signes^ soit de quelqu'autre manière que ce soit, pour avancer Taccouchement des femmes ; de consentir jamais & ce qui pourroit faire périr le fruit des femmes ou filles qui ont conçu par quelque crime ^ et de baptiser elle-même en secret les eufans illégitimes, sans les porter à TElglisey afin de les cacher et d'empêcher qu'on n'en connoisse les pères et les mères.

Quand elle sera instruite de toutes ces choses ^ elle sera admise au serment qu'elle sera obligée de prêter devant le curé de la paroisse , avant que de fau'e les fonctions de son emploi.

Elle fera ce serment, étant à genoux devant le curé assis et couvert. Si elle sait lire, elle lira elle-même la formule^ si elle ne sait pas lire, le curé lira à haute voix cetle formule en sa présence, pendant qu'elle sera à genoux^ et après cette lecture , il lui fera toucher le livre des Evangiles, pour la faire jurer ensuite en le touchant. On trouvera dans le Rituel la formule du serment que doivent faire les sages-femmes.

Page 1