DU SACREMENT
DE CONFIRMATIOîf.
V^uoiQUE lesévcques soient les seuls ministres ordi« naires du Sacrement de Confirmation , et que par conséquent il soit inutile d'en mettre les cérémonies dans le Rituel de ce diocèse, qui ne doit servir de régie qu'aux curés et aux autres prêtres, il est néanmoins important de donner ici à ces derniers une idée gêné-*
raie des choses dont ifs doivent instruire les peuples^ lorsqu'ils les prépareront pour recevoir saintement ce Sacrement: car, bien qu'ils doivent en faire le sujet de leurs instructions ordinaires , comme des autres ma-^ tières du catéchisme , c'est principalement lorsque leurs paroissiens se disposent à recevoir ce Sacrement ^ qu'ib doivent s^appliquerà leur en faire connoitre la nature et Tescellence , les grâces admirables qu'il communique à ceux qui s^eii approchent dignement, le grand bes6ra que nous en avons , et les dispositions nécessaires pour en profiter.
Ils doivent donc leur enseigner que la Confirmation ^ qui est un des sept Sacrement que Jésus-Christ a laissa â son Eglise , est appelée par les saints Pères, la per-^ feciion et C accomplissement du Baptême y jiarce que son effet principal est de nous communiquer le Saint- Esprit avec la plénitude de ses dons et de sesgr&ceS| et de nous rendre, par ce moyen, parfaits chrétiens. Ea effet , quoique nous soyons purifiés de toute iniquité par le Baptême, et que nous y recevions une vie sainte et nouvelle, cependant nous ne sortons proprement de Tenfance spirituelle , et nous ne devenons hommes
Earfaits en Jésus— Christ que par la Confirmation, dont I principal effet , outre le caractère qui fait qu'on ne peut réitérer ce Sacrement, est une force toute divine que le Saint-Elsnrit communique , pour rendre témoignage à la vérité de notre foi contre les attaques de ses ennemis, pour être disposés à souffrir constamment les tourmens les plus cruels, et la mort même pour le nom de Jésus-Christ Notre— Seigneur , pour affermir l'âme dans le bien , pour résister courageusement aux attraits des vices , à la violence des passions, aux tentations, aux attaques du péché, à tout ce qui peut séduire le cœur ^ aux fausses maximes du siècle, aux insultes même et aux exemples des mauvais ehrét^ens ; pour vaincre enfin tout ce que le démon , le monde
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et la cliair ont d'attiraDt et d« foriDidable, et tout et
qui peut tibraiiler notre foi et notre vertu.
Cest pour montrer cette ple'nitude de grâces et de force, qui est douoée malutenaot iovisiblement dans ce Sacrement , que , du temps des apôtres, le Saint-Esprit se commuuiquoit ordinairement aux fidèles visiblement, et produisoit en eux des eiFf^ts sensibles , leb [u'éloient le pouvoir de chasser les démons, la vertu le guérir les malades , le don de parler difTérentet langues, et d'autres signes miraculeux, qui étoient alon nécessaires pour la conversion des Juifs et des Païens, pour soutenir la foi des nouveaux fidèles, et pour former, étendre et fortifier TEglise naissante.
Les dons que le Saint-Esprit communique par le Sacrement de Confirmation, sont la sagesse, riolelli— eence, le conseil, la force, la science, la piété, la crainte de l>ieu.
La sagesse est un don du Saint-Esprit, qui nous détache d(i monde , et nous fait goiîter et aimer uniquement les choses de Dieu.
L'intelligence est un don qui nous fait comprendre et pénétrer les vérités et les mj'stères de la Uetigion.
Le conseil est un don qui nous fait toujours choisir i propos , ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu et à notre salut.
La force est un don qui nous fait surmonter courageusement tous les obstacles et toutes les difficultés qui s'opposent à notre salut.
La science est un don qui nous découvre le chemin qu'il faut suivie, et les dangers qu'il faut éviter pour aller au ciel.
La piété est un don qui fait que nous embrassons avec plaisir et avec facilité , tout ce qui est du service de Dieu.
La crainte de Ditu est un don qui nous inspire on souverain respect pour Dieu , et qui nous iàit appréhender sur toutes choses de lui déplaire.
Man
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Mais ces effets ne sont produits que dans ceux qui reçoivent dîguemeul ce Sacrement^ à lexcepiiondu caractère ^ lequel est imprimé même dans ceux qui le re*çoivent indignement.
Toutes les cérémonies de la Confirmation sont mystérieuses , et ont un rapport tout particulier aux efTets qu'^eUe produit. LMvêque impose les mains sur ceux qu il confirme , avec une prière qui est appelée par les Pères, oratio inçitanset advocans Spiritum sanc^ tunu L'imposition des mains marque lefEcace et la
Jouissance de Dieu qui fortifie Tâme du confirmé , et ui donne la force de confesser d^une manière libre et intrépide la foi de Jésus-Clirist , par ses paroles et par ses œuvres. Car il est assez ordinaire aux saintes Ecritures de se servir de l'expression de la main de Dieu, pour marquer sa puissance, et la force de son opération.
Le saint chrême, composé d'bnîle d'olive et de baume, consacré solennellement par févêque, marque rabon— dauce de la grâce et la bonne odeur delà vie: carThuile, qui de sa nature est grasse, qui s'attache et s'étend aisément, exprime parfaitement la plénitude de grûces qui est répandue dans nos cœurs par le Saiut-Esprit, dont Fonction nous adoucit ce que la loi de Dieu a de pénible, et fortifie le courage pour l'observer 5 et le baume qui, par sa nature, préserve de la corruption et répand une odeur agréable, marque que les fidèles, étant devenus parfaits par la grâce de la Confirmation, doivent répanare partout la douce odeur de toutes les vertus^ et qu'étant fortifiéspar ce Sacrement, iJs peuvent aisément se défendre de la contsigion de toutes sortes de crimes.
L'cvêque oint du saint chrême le front de celui qu'il confirme, pour marquer que, comme ce Sacrement donne de nouvelles forces au confirmé, pour soutenir la guerre spirituelle qu'il entreprend et pour résister à la malice de ses ennemis , cette onction étant Tome. L F
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faiVe sur son front , qui est le siège de la honte et de la crainte, il doit être armé d'une sainte hardiesse contre tout ce qui pourroil le détourner de confesser libre* ment la foi et les maximes de Jésus-Christ.
La croix, que Tévêque forme sur le front avec le saint chrême, enseigne à celui qui est confirmé, quMI doit faire gloire d'appartenir à Jésus-Christ, ne jarmaîs rougir de sa croix \ et que. s'il veut avoir part à lagloirt que No tre-Seigneur possède dans le ciel, il faut qu'il participe aux souffrances et aux confusions qu'il a endurées pour nous sur la terre. Le signe de la croix , étant comme la marque qui distingue les chrétiens du reste des hommes , doit être imprimé sur la plus noble partie du corps.
Enfin, l'évêque donne au confirmé un petit soufflel| afin de lui apprendre qu'il doit être prêt à endurer toutes sortes de mépris, d'outrages, d'humiliations et de tourmens pour le nom de Jésus-Christ et pour l'Evangile^ et que toute la gloire des combats et des victoires du soldat chrétien, ne consiste qu'à souffrir les injures. En lui donnant ce petit soufflet, il lui souhaite la paix ^ afin qu'il comprenne que la paix de Dieu, qui surpasse tout sentiment, et qui est un des fruits du Saint-Esprit, vient de lui être aonnée^ et qu^il n'oublie point que cette paix ne peut se conserver que par la patience.
La Confirmation étant , comme nous l'avons déjii dit, la perfection et le complément du Baptême , suppose nécessairement qu'il n'y a que ceux qui sont baptisés qui soient capables de la recevoir.
Autrefois l'Eglise donnoit la Confirmation aux enfans, aussitôt après leur Baptême^ c'est encore aujourd'hui l'usage des Orientaux. L'Eglise romaine appiouve cet usage des Orientaux, quoiqu'elle ne le suive pas.
L'Eglise romaine croit qu'on recevra ce Sacrement avec plus de friiil, en le recevant avec plus de con— aoissance. D'ailleurs , on est mpi^s exposé à le recf
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voir deux fois, qnaud on peut se souvenir de T^Voir reçu, (^pendant, lorsqu^il y a quelque enfant en danger de mort dans une paroisse où Tévèque se trouve , Je cure doit IVn avertir, afin qu'il ne meure pas sans recevoir la gr&ce de la Confirmai ion.
Les curés feront counoître à leurs paroissiens, que | quoique ce Sacrement ne soit pas absolument nécessaire au «alut , il est néanmoins d^une telle utilité , que celui qui par mépris ne le reçoit pas , lorsqu^il peut le recevoir • commet un péché mortel ^ et que celui qui , même sans mépris , mais par paresse, néglige de le re« cevoir quand il eu a la commodité , ne peut être excusé de péché ^ parce qu^il ne répond pas à Tinteution de Jésus- Christ qui a institué la Confirmation pour tous les chrétiens^ parce quHl néglige les griceset les dons du Saint-Esprit qui sont communiqués par ce Sacrement, et qui sont des secours sipuissans pour le salul. Quod omnibus ad sanctiJicaCionem Deus proposait^ ab omnibus etiam sumnio studio expetendum c^t ^ dit le caléthisinedu concile de Trente, iljr a encore une obligation plus étroite de lecevoir la Confirmation , quand on est exposé à des persccuiions ou à des tentations violentes contre la ibi, parce qu'alors ou a besoin de plus de farce pour les soutenir.
Les curés déclareront à leurs peuples, que les pères et les mères qui, par leur négligence, laissent mourir leurs enfâns sans leur avoir procuré la réception de ce Sacrement, les maîtres et les maîtresses qui n^avertisseut pas leurs serviteurs ou servantes de s y disposer , et d'assiôter aux instructions qui se font pour ce sujet , se rendent participans de leur péché, et sont très— coupables devant Dieu.
Ils doivent encore leur apprendre que , la Confirmation étant un des trois Sacremens qui impriment dans Tâme de celui qui le reçoit, un caractère, c'est-àdire, une marque qui ne peut s'effacer, on ne peut la
recevoir phis d'une fois sans sacrilège.
Fa
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Comme ce Sacrement donne la plénitude du Saiot- Esprii et f 'accroissement de la grâce, celui qui s'yprésentedait^pourne pasfuire unsucrilége^étre déjà en état de glace, et avoir conservé rionocence de son Baptême, ou l'avoir réparée parla pénitence. Ainsi, les curés auront soiu d avertir ceux qui s'en approchent, àc purifier leur cœur par une bonne confession, pour expier par-là (es péchés dont ils pourroient être cou-
fanles. A l'égard des adultes qui sont confirmés par évêque aussitôt après leur baptême , tout ce çra'ils doivent faire alors pour recevoir digaement la Gonlirmationf est de renouveler , autant qu'ils en sont capables, la ferveur de la dévotion qu'ils ont tâché d'avoir pendant qu^on leur a administré le Baptême^ aGa de mériter raugmeiitation de la grâce attachée à ce Sacrement.
On ne doit conférer la Confirmation qu'à ceux qui sont en état d'être confirmés. C'est pourquoi les curés ne peuvent en présenter aucun à leur évêque pour recevoir ce Sacrement, qu'il ne sache les principaux mj»tères delà foi , la doctrine des Sacremens , sur-tout de Baptême, de Confirmation, de Pénitence et d'Eucharistie, l'oraison dominicale, lasalutaiton angélique , Ife symbole des apôtres et les commundemens de Dieu et de ITglise.
Afin d'être plus assuré que les enfans qui seront pr^ sentes dans ce diocèse pour la Confirmation, seront suffisamment instruits sur louies ces choses, il y est réglé qu'ils n^y seront confirmés qu^après avoir fait leur première communion, hors le cas pressant de péril de mort, comme nous l'avons marqué ci-dessus. Cbnsullissimis summoruin pontîficnm decretis providé cautuoi est , dit le pape Benoit XtV ( Instruct. super dubiîsad RUus eccl. pertinent.), ut renalis fonte baptismatis conferretur Sacramentum Confirmationis in ea solùm œtate^ in quâfideles ^ evacuatis q»(e erant parviUi^ intelligerent tantùm inter se di^erreBap-
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tismum et Confirmationcm ^ quantum in naturali vitâ distat generatio ab incrément o ,• seque per Bap^ tismum fuisse quidem ad militiam receptos , per Con-* firmationem 'verà ad pugnam roboratos^ etadper^ ferendos aganes per gratiam instructos.
Moneat igitur episcopus parochos , dit encore ce souveram pontife (de doctrind christiand populis tra-^ dendd ) eisque , districté prœcipiat , ne quis eorum... schedulam^ ut aiunt^ Conjirmat ionis iis tradat , qui graviora jpdei et doctrinœ capita ^ et Sacramenti virtutem et vim ignorent.
Si les cnrés trouvent quelque personne qui doute si elle a été confirmée, ils examineront avec grande altentien toutes les raisons qu'il peut y aYoir de douter^ et ils les proposeront ensuite à l'évegue, afin qu'il soit en état de décider ce qu*il convient de faire eu pareil cas: ils auront soin néanmoins que cette personne soit bien instruite et bien disposée, afin que si Téveque juge que le Sacrement doit lui être administré, elle soit en état de le recevoir.
Si-tôt que le curé aura reçu lemandcmeBt de la visite épiscopale pour donner la Confirmation , il en avertira son peuple^ il fera par lui-mêmp qu par d'autres, s*il est nécessaire, deux ou trois fois dans le cours de la semaine, des instructions et des catéchismes pour, préparer à ce Sacrement ceux qui devront le recevoir, sans préjudice des catéchismes ordinaires des dimanches et des (êtes ^ le curé leur fera counoître qu^iU doivent sedbposer avec beaucoup de soin à recevoir ce Sacrement, se confesser de tous leurs péchés, et se présenter avec toute la piété et dévotion possibles, pour attirer snr eux le Saint-Esprit.
Il les exhortera tous, sur-tout ceux qnî seront dans un âge plus avancé , d'imiter la conduite des aputres, en se disposant à recevoir TEsprit saint par quelques jours de retraite, pour vaquer avec plus de recunllcment à la prière-, d'y ajouter le jeûne, les aumône*
et d^autres œuvres de pi^të . selon que leurs facultés et leur état le leur permettront^ de communier le jour qu'ils seront confirmés , ou au moins la veille ^ slb prévoient ne pouvoir le faire le jour m^me.
Il leur recommandera de sç tenir à Teglise, lorsqu'ils y seront arrivés, dans un extérieur recueilli et modeste^ uniquement occupés h mériter par la pureté de leurs dispositions, les grâces attachées à ce Sacrement^ de s'^en approcher , non avec un air dissipé et des yeux égarés, mais avec respect et modestie; d'attendre en paix et avec le maintien d'une vraie dévotion, detre conjfirmés chacun à leur tour ^ d'exciter enfm en eux, ~ depuis le moment que Tévèque leur imposera les mains, jusqu'à ce qu'ils aient reçu l'onction du saint chrême, tous les mouvemens de piété et de ferveur, et tous les désirs de recevoir le Saint-Esprit dont ils seront ca- ^ pables, renouvelant alors de tout leur cœur les pro^ messes de leur Baptême , et produisant des actes de foi, d^espérance et de charité.
Ceux et celles qui se présenteront à ce Sacrement, seront habillés proprement , mais modestement, et sur?* tout les femmes et les filles , qui éviteront tout ajiis-^ tement mondain ^ les hommes quitteront leurs épées. Peu de temps avant l'heure marquée, ils doivent par respeft se laver le front à l'endroit où doit être faite l'onction du saint chrême, en sorte qu'il n'y ait ni crasse ni sueur; et ils prendront garde que leurs cheveux soient acccommodés de matiière qu'ils ne leur tombent pas sur le front. Si la Confn maiion se donne le matin , il est plus respectueux de la recevoir à jeun ; il est toujours à propos de jeûner au moins la veille , . autant que l'âge et la santé pourront le permettre.
Il sera bon que les cures aient soin que chaque personne à confirmer, tienne avec les mains jointes un billet où son nom sera écrit, afin qtnl soit plus facile de le donner au moment que l'cvêque est prêt à faire l'onction du saint chrême.
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Us aoront soin de leur recommaDder de, ne pas porter la main au front^ et de ne faire même aucui} si^e de croix après Fonction, pour ne pas toucher le saml chrême.
Ils leur feront observer qte ceux qui voudront, en recevant la Confirmation , changer de nom pour de bonnes raisons, ou en ajouter un autre h celui qu'ils outdéjàreçu au Baptême, le pourront, mais seulement du consentement de Tévêque qui confirmera , et lorsqu'il le jugera à propos.
Les curés doivent donner à ceux et celles qui doivent être confirmés, cet avb essentiel et très-important | qu aucun ne s^approche pour recevoir Fonction sainte, qu^il n^ait assiste à l'imposition des mains de Tévêque , et aux prières qu'ail fait alors en étendant les mains suif ceux qui sont présens.
Ils les avertiront aussi de ne point sortir de Urgliseï qu après avoir reçu la dernière bénédiction de Tévêque., et qu^au moment qu^ils seront renvoyés^ et de se res«souvenir , après la cérémonie finie, Je remercier Dieii de tout leur cœur de la grâce de ce Sacrement , eu lui promettant de le servir le reste de leur vie avec plus de fidélité , et en lui disant humblement : confirmez , ô mon Dieu , ce que vous venez dejaire en nous.
Afin que le bon ordre et la modestie soient régulièrement observés pendant toute la cérémonie^ il sera bon que le curé soit alors présent, et ait sous ses yeux tous ceux qui doivent être confirmés.
Le curé de la paroisse où Ton doit donner la Con-ffinnation , aura soin de faire préparer de bonne henrp dans l'église^ une table ou crrclcuce couverte d'une nappe blanche, sur laquelle il mettra dans un bassin du coton, pour essuyer le front de ceux qui seront confirmés^ un autre bassin, où il y aura de la mie de pain avec une aiguière pleine d'eau, pour laveries mains de Févêque qui confirmera, et une serviette
blanche pour les essuyer.
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Il fera ranger séparément les personnes des deux sexes , qui doivent être confu^mées , plaçant les homme* et les garçons du côté de Tépitre, et les femmes et les filles du côté de TEvangile j les grandes personnes derrière les enfans ^ tous à genoux , en sorte que les deux rangs soient tournés V\m vis-à— visde Tautre^ en laissant entre eux une espace suflisant, pour que Tévèque puisse passer avec ceux qui l'accompagneront.
L^usage présent du diocèse de Toulon et de presque tous les autres diocèses, est de n^admettre d'autre parrain à la Confirmation, que les curés, vicaires ou secondaires et autres prêtres qui présentent en général à l'évêque les personnes à confirmer.
Avant la Confirmation, les curés feront chanter dans IVglise par ceux qui devront être confirmés, ouïes curés ^ les secondaires et autres prêtres chanteront pour eux rhymne f^eni Creator ^eih prose J^eni^Scaictespiritus^ et émit te cœlitùs^ etc. et après la Confirmation, le Te Deum^ et le cantique ^e/zea/ciYe, ou les trois psaumes qui suivent à laodes.
Après la Confirmation, le curé brûlera ou fera brûler le coton ou les étoupes, qui auront servi à essuyer les onctions du saint chrême; et il en jettera ou fera jeter les cendres dans la piscine.
Lorsque Févêque a donné la bénédiction , il s^'assied et avertit les nouveaux confirmés de prier Dieu pour lui, et de réciter le Credo , le Pater et VÀve , que le cure, ou un des prêtres assistans prononcera à haute voix et lentement avec eux; après quoi, on les fera tous retirer modestement et en silence.
Chaque curé, après la Confirmation, écrira suivant la formule marquée à la fin du Rituel, sur un registre uniquement destiné à cet usage , Tacte de ceux de sa paroisse qui auront été confirmes : cet acte sera signé de lui, et contiendra lr> jour, le nom de Tévêque, le nom et le surnom de chaque confirmé et son âge. Ce registre sera conservé avec la minute des registres du
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Baptênie ^ pour y avoir recours en cas de besoin , et le carë remettra incessamment un duplicata de lacté qu^il aura signé après la Confirmation , au secrétariat de / évêché.
Enfin , les curés travailleront avec un nouveau zèle^ afin que ceux qui auront recula Confirmation en conservent la grâce ) mortifient les désirs de ia chair ^ qu'ils n^agissent que par Tesprit de Dieu qui leur a été donné avec plénitude par ce Sacrement, et fasseut voir par toute leur conduite , qu'ils sont de parfiiits chrétiens.