DE L'EUCHARISTIE
V/uoiQUE tous les Sacremens méritent un très— graud respect , puisqu'ils contiennent ce qu'il y a de plds excellent dans la Religion^ il n y en a point cependant qu'on doive traiter avec plus de révérence, administrer avec plus d'application et de piété, et recevoir avec de plus saintes dispositions, que la divine Eucharistie^ qui contient réellemeniet en vérité Jésus-Christ même, Tauteur de la grâce et le principe de toute sainteté^ et que cet adorable Sauveur , étant près de retourner à son Père, laissa aux hommes comme le gage le plus précieux de son amour inûui pour nous. Les prctres doivent donc la traiter avec une profonde religion, étudier avec soin la doctrine dn rE:'Iise sur ce Sacrement adorable, et tout ce qui le regarde, afin d'en instruire exactement les peuples.
Nous allons à cet effet parler de la nature, des eflets, du ministre de ce Sacrement, de ceux qui y participent, des dispositions qu'il (aiit y apporter , et de la uéces-
go De Sacrifice
site de Te recevoir. Nous marquerons ensuite la manière de l'administrer, soit aux personnes saines^ soil aux malades, principalement en viatique.
L'Eucharistie peut être considérée ou comme sacri-i ilce, ou comme Sacrement. Sous ces deux rapports il y a des instructions très - importantes à donner aux prêtres et aux peuples. Nous la considérerons en pre-« niier lieu comme sacrifice : nous traiterons ensuite de ce qui la regarde comme Sacrement.