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PREMIERE INSTRUCTION

li'Ordre est uit sacreiiieiit.

Admoneo te ut resuscites graliam Dei, quoe est in te per imposilionem manuum mearum.

Je vous avertis de ressusciter à la grâce de Dieu, qui est en vous par l'impositioa de mes maios.

(II TiM., I, G.)

Jusqu'ici, mes frères, nous vous avons expliqué les sacrements destinés à communiquer la grâce à l'homme considéré individuellement. En effet, le Baptême le fait naître à la vie surnaturelle et divine, la Confirmation donne un principe d'accroissement à cette même vie, l'Eucharistie l'entretient et la développe, la Pénitence la lui fait recouvrer quand il Ta perdue, et l'Extrême-Onction lui procure, lorsqu'il est malade, du soulagement spirituel et corporel.

Mais l'homme ne peut pas plus vivre isolé de toute société que le poisson hors de l'eau. Toutes les tendances et toutes les facultés de son âme

prouvent qu'il est né pour former communauté avec ses semblables. Or, qu'est-ce qu'une société? C'est une réunion d'êtres intelligents sous une autorité légitime pour leur conservation et leur perfectionnement. Vous ne pouvez donc pas concevoir même l'idée d'une société sans l'existence d'un pouvoir chargé de veiller à son bien-être matériel et moral. Il y a donc nécessairement des magistrats et des citoyens ; les uns ont le droit de commander et les autres le devoir d'obéir. C'est pourquoi Jésus-Christ a établi deux sacrements que nous pourrions appeler sociaux, parce qu'ils tiennent aux entrailles mêmes de la société, je veux dire l'Ordre et le Mariage. Par le premier, il donne à son Eglise, société surnaturelle, des magistrats spirituels qui ont seuls le droit de commander dans l'ordre de la grâce et de remplir les fonctions sacrées. Par le second, il unit saintement et irrévocablement l'homme et la femme, rend leurs enfants légitimes devant Dieu, et donne aux époux la force Je remplir fidèlement les devoirs si graves de la société domestique.

D'ailleurs, tout est lié et enchaîné dans la religion catholique. Le sacrifice est nécessaire pour rendre à Dieu le culte que nous lui devons et pour reconnaître son souverain domaine sur toute la création. Mais il ne peut y avoir de sacrifice sans sacerdoce; ôtez le sacrement de l'Ordre, et tout tombe en ruines dans l'Eglise catholique.

Ecoutez ce que vous dit l'Eglise : « Si vous faites

attention à la nature et au caractère des autres sacrements, vous verrez qu'ils dépendent tous en quelque sorte du sacrement de l'Ordre, puisque, sans l'Ordre, les uns ne peuvent être administrés, et que les autres ne peuvent l'être avec les cérémonies et les rites de l'Eglise. C'est pourquoi il est nécessaire que les curés, en traitant la matière des sacrements, expliquent avec un soin plus particulier ce qui regarde le sacrement de TOrdre. Cette explication leur sera très-utile à eux-mêmes, aux autres clercs et au peuple : à eux-mêmes, parce qu'en traitant cette matière ils seront plus portés à ranimer en eux la grâce qu'ils ont reçue dans ce sacrement ; aux autres ecclésiastiques , appelés comme eux à l'héritage du Seigneur, parce qu'ils se sentiront animés du même zèle, et qu'en acquérant la connaissance des choses concernant leur vocation, ils pourront plus facilement s'élever aux autres degrés de l'ordination; aux simples fidèles enfin, et d'abord parce qu'ils comprendront combien les ministres de l'Eghse sont dignes d'être honorés, et ensuite parce qu'ils seront souvent entendus ou par des parents qui destineront leurs enfants au ministère sacré, ou par des jeunes gens qui embrasseront spontanément l'état ecclésiastique quand ils le connaîtront suffisamment. » (Catech. Conc. Trid.)

Qu'est-ce que l'ordre en général? C'est la disposition des choses ou des personnes mises à leur place. La société est donc dans l'ordre lorsque cha-

cun reste à sa place et se renferme dans la limite (le ses droits et de ses devoirs. Mais il y a trois choses à considérer pour constituer l'ordre, savoir : le sujet, la fin à laquelle il tend, et le moyen par lequel il atteint sa fin. Lorsque ces trois termes sont en proportion et qu'on peut dire : Le sujet est au moyen comme le moyen est à la fin, il y a ordre; sinon il y a désordre.

Remarquez que c'est par le moyen qu'on établit la proportion. Si distants que soient l'un de l'autre les deux extrêmes j vous pourrez toujours les unir, pourvu que le moyen terme atteigne l'un et l'autre. Ainsi Dieu et l'homme sont à une distance infinie, et cependant Dieu a établi une certaine proportion entre ces deux extrêmes par un moyen terme, c'està-dire par le Médiateur qu'il nous a donné, notre Seigneur Jésus-Christ ; de sorte que nous pouvons dire : L'homme est à Jésus-Christ comme Jésus- Christ est à Dieu.

Mais, outre cette signification générale, le mot ordre, dans le langage chrétien, est pris ordinairement dans deux sens bien différents. 1° Il exprime l'état ou la condition de certaines personnes qui forment une communauté, parce qu'elles se sont attachées à l'accomplissement de quelques devoirs religieux et sacrés ; tels sont les ordres religieux d'hommes ou de femmes qui se consacrent au service de Dieu et du prochain par un genre de vie particulier. 2° Il signifie le rite sacramentel par lequel des ministres sont établis pour offrir le saint

sacrifice de la Messe, remettre les péchés et gouverner l'Eglise de Dieu. C'est dans ce sens que nous l'entendons ici, et nous disons que l'Ordre est un sacrement qui donne, avec la grâce, le pouvoir de consacrer le corps et le sang de Jésus- Christ, d'administrer les sacrements, de prêcher l'Evangile et d'exercer les fondions qui ont rapport au culte divin.

Pourquoi donne-t-on le nom d'Ordre à ce sacrement? Parce qu'il renferme différents degrés de pouvoir et de juridiction, de manière à former un harmonieux ensemble ; ou bien parce que ce sacrement établit des médiateurs entre Dieu et l'homme, des ministres revêtus d'un pouvoir divin pour élever les hommes jusqu'à Dieu, ce qui reconstitue V ordre établi avant le péché d'Adam.

Que l'Ordre soit un sacrement de la loi nouvelle, aucun catholique ne saurait en douter ; écoutez ce que l'Eglise nous enseigne : « Puisqu'il est manifeste, par le témoignage de l'Ecriture, par la tradition des apôtres et par le consentement unanime des Pères, que la grâce est conférée par la sainte ordination, qui s'accomplit par la parole et par des signes extérieurs, personne ne doit douter que l'Ordre ne soit vraiment et proprement un des sept sacrements de la sainte Eglise; car l'Apôtre a dit : « Je vous avertis de ressusciter la grâce de Dieu « qui est en vous par l'imposition de mes mains; <( car Dieu ne vous a pas donné un esprit de crainte, « mais un esprit de vertu, de charité et de so- « briété. » (Conc. Trid., sess. xxiii, c. 3.)

Et encore : « Si quelqu'un dit que dans le Nouveau Testament il n'y a point de sacerdoce visible et extérieur, ou qu'il n'y a pas une certaine puissance de consacrer et d'olîrir le vrai corps et le vrai sang du Seigneur, et de remettre et de retenir les péchés, mais que tout se réduit à une commission et au simple ministère de prêcher l'Evangile, ou que ceux qui ne prêchent pas ne sont aucunement prêtres, qu'il soit anathcme.

« Si quelqu'un dit que l'Ordre ou l'ordination sacrée n'est pas véritablement et proprement un sacrement institué par notre Seigneur Jésus-Christ, ou que c'est une invention humaine, imaginée par des gens qui ignoraient les choses ecclésiastiques, ou bien que ce n'est qu'une certaine cérémonie employée dans le choix des ministres de la parole de Dieu et des sacrements, qu'il soit anathème. » (Ibid., can. 1 et 3.)

N'est-il pas dit aussi dans les Actes des Apôtres (c. vi,v.6)queles diacres furent amenés en présence des apôtres, qui leur imposèrent les mains? Lorsqu'il s'agit d'ordonner saint Paul et saint Barnabe, les apôtres jeûnent, prient et leur imposent les mains (ibid., xiii, 3). Enfin saint Paul rappelle à son disciple Timothée qu'il doit ressusciter la grâce qu'il a reçue par l'imposition de ses mains, et il l'avertit de ne pas imposer lui-même les mains trop vite, c'est-à-dire de ne pas ordonner précipitamment les ministres sacrés, de peur de participer à leurs péchés (I Tim., v, 25). Voilà donc un si-

gne sensible, l'iraposilion des mains, qui produit ia grâce et communique le Saint-Esprit. C'est donc un véritable sacrement, et non une prière ou une simple cérémonie; car celui qui prie pour un pécheur ou qui pratique pour lui une pieuse dévotion, ne se rend pas complice de ses péchés. Mais tout ministre qui confère les sacrements à un indigne, lorsqu'il connaît ses mauvaises dispositions, participe à son péché.

Ce rite sacré, c'est-à-dire le sacrement de l'Ordre, doit toujours exister dans l'Eglise, comme saint Paul nous le fait entendre par ces paroles : « Jésus-Christ a établi des apôtres, des prophètes, des pasteurs et des docteurs pour la consommation des saints, pour exercer l'œuvre du ministère sacré, pour édifier le corps de Jésus-Christ, c'est-àdire l'Eglise. » (Eph., iv, 1 1 .) Comme le corps mystique de Jésus-Christ ne sera complet qu'à la fin des temps, il faut qu'il y ait des pasteurs dans l'Eglise jusqu'à la consommation des siècles. Le sacrement de l'Ordre doit donc exister toujours.

Voulez-vous entendre les Pères de l'Eglise sur ce sujet? Ecoutez saint Arabroise : « Dites-moi, mon frère, qui est-ce qui donne la grâce épiscopale? Est-ce Dieu ou l'homme? Vous me répondez aussitôt : C'est Dieu. Vous avez raison ; cependant Dieu donne sa grâce par le ministère de l'homme: l'homme impose les mains et Dieu donne sa grâce, le prêtre impose sa main droite suppliante, et Dieu bénit par sa droite toute puissante; Tévêque con-

fère l'Ordre, et Dieu donne la dignité ou le pouvoir. » (Lib. De Dignit. sacerd., c. v.)

Ecoutez saint Jérôme : « Si l'hérésie de celui qui confère le Baptême, nous dit-il, ne peut aucunement nuire à celui qui est baptisé, l'hérésie de l'évèque qui ordonne ne souille pas non plus le prêtre qui est ordonné. »

Saint Augustin démontre que le sacrement de l'Ordre imprime dans l'âme un caractère qui ne peut s'effacer tout aussi bien que le sacrement de Baptême. « Qu'ils expliquent donc, dit-il, comment le sacrement de Baptême ne peut pas se perdre, et que le sacrement de l'Ordre peut se perdre... Car si l'un et l'autre est un sacrement, comme personne n'en doute, pourquoi l'un se perd-il et l'autre ne se perd-il pas? Il ne faut faire injure ni à l'un ni à l'autre sacrement. »

Saint Cyrille d'Alexandrie, saint Léon, pape, et saint Grégoire le Grand ne sont pas moins formels, et leurs témoignages montrent quelle a été la croyance de l'Eglise sur cet article de foi, même dans les premiers temps du christianisme.

Enfin ne vous avons-nous pas fait voir plus d'une fois qu'il ne peut s'introduire un dogme nouveau dans l'Eglise catholique? Aujourd'hui, dans tous les pays du monde, les catholiques croient fermement que l'Ordre est un sacrement de la loi nouvelle ; nous pouvons ajouter aussitôt : C'est donc Jésus-Christ qui l'a institué; car personne au monde n'aurait jamais pu établir une semblable

croyance, si elle ne nous venait de Jésus-Christ, non seulement parce que l'Eglise est infaillible, et que, gardienne vigilante du dépôt qui lui a été confié, elle doit le transmettre d'âge en âge aussi pur qu'elle l'a reçu des apôtres, mais encore parce que, humainement parlant, il eût été de toute impossibilité de faire accepter ce nouveau dogme à tant de sectes différentes, aux hérétiques si nombreux qui ont existé dans l'Eglise dès les temps apostoliques, ennemis acharnés de l'Eglise romaine qui les a rejetés de son sein.

Voulez-vous entendre saint Thomas? Il vous dit que Dieu agit dans l'ordre de la grâce comme dans l'ordre de la nature. Nous devons donc retrouver dans l'un comme dans l'autre les mêmes lois et le même plan divin. Or, l'homme vient au monde corporellement, il grandit, il entretient et développe sa vie par le moyen des aliments ; s'il tombe malade, il prend des remèdes pour se guérir. De même, par le Baptême, l'homme naît à la vie de la grâce, il grandit par la Confirmation, il conserve et perfectionne en lui la vie divine par le pain eucharistique ; s'il commet des péchés ou si son âme tombe malade ou reçoit quelque blessure, il trouve un remède dans le sacrement de Pénitence et celui de FExlrcme-Onction. Mais ce n'est pas tout : comme il faut des magistrats pour maintenir l'ordre dans la société, pour subvenir à certaines nécessités publiques et particulières auxquelles ne pourrait satisfaire chaque citoyen dans l'isolement,

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ainsi des magistrats spirituels sont nécessaires pour conserver et communiquer la vie surnaturelle et divine dans l'Eglise. Or, si chaque chrétien a besoin de différents sacrements pour remplir ses devoirs ordinaires, à combien plus forte raison a-t-il été nécessaire que Dieu établît un sacrement particulier pour ceux qui doivent présider, instruire et pourvoir à tous les besoins spirituels dans l'Eglise de Dieu.

Enfin, chez tous les peuples, la consécration des prêtres a toujours été regardée comme une chose sacrée, une espèce de sacrement. Lorsque Moïse établit grand-prêtre son frère Aaron, il le consacra lui-même avec un rite particulier et solennel; puis le grand-prêtre consacra à son tour les prêtres et les lévites par des purifications, des sacrifices et des onctions, et en les aspergeant avec le sang des victimes. Des cérémonies à peu près semblables se pratiquaient chez les gentils.

Ecoutez l'Eglise : « Le sacrifice et le sacerdoce, vous dit-elle, sont tellement liés par la disposition de Dieu, que l'un et l'autre ont existé dans toute loi. Ainsi, comme dans le Nouveau Testament l'Eglise catholique a reçu de l'institution de notre Seigneur le sacrifice visible de la sainte Eucharistie, il faut aussi reconnaître que dans la même Eglise il y a un nouveau sacerdoce, visible et extérieur, dans lequel l'ancien a été transféré. Les saintes Ecritures nous montrent, et la tradition de l'Eglise catholique nous a toujours enseigné, que

ce sacerdoce a été institué par le même Seigneur et notre Sauveur, et qu'il a donné aux apôtres et à leurs successeurs dans le sacerdoce la puissance de consacrer, d'offrir et d'administrer son corps et son sang, ainsi que de remettre et de retenir les péchés.

\< Or, comme la fonction d'un sacerdoce si saint est une chose toute divine, afin qu'elle pût être exercée avec plus de dignité et de respect, il a été bien convenable que, dans une si belle ordonnance de toutes choses dans l'Eglise, il y eût plusieurs et divers ordres de ministres qui par office fussent appliqués à l'autel, de sorte que les clercs marqués pour la tonsure montassent ensuite aux ordres majeurs en passant par les ordres mineurs. Caries saintes Ecritures parlent non seulement très-clairement des prêtres, mais encore des diacres, et elles marquent en termes formels ce qu'il faut observer dans leur ordination. Quant aux ordres suivants, savoir, de sous-diacre, d'acolyte, d'exorciste, de lecteur et de portier, on voit que dans l'établissement de l'Eglise les noms et les fonctions propres à chacun d'eux étaient en usage, mais dans des degrés différents; car les Pères et les saints conciles mettent au rang des ordres majeurs le sous-diaconat, et ils parlent souvent des autres ordres inférieurs. » ^Conc. Trid., sess. xxiii, c. 1 et3.)

Ce sont là, mes frères, des vérités de foi catholique, et l'Eglise ajoute : « Si quelqu'un dit que, outre le sacerdoce, il n'y a point dans l'Eglise cathor

Jique d'autres ordres majeurs et mineurs , par lesquels, comme par certains degrés, on monte au sacerdoce, qu'il soit anathcme. » (Ibid., can. 2.)

L'Eglise compte donc sept ordres, savoir : le sacerdoce, qui comprend la prêtrise et l'épiscopat qui en est la plénitude; le diaconat, le sous-diaconat, et les ordres 'd'acolyte , d'exorciste , de lecteur et de portier. Les trois premiers sont appelés les ordres majeurs ou sacrés, parce qu'ils concourent immédiatement à la consécration de la sainte Eucharistie, qui est la fin du sacrement de l'Ordre; les quatre autres sont appelés mineurs, parce que leurs fonctions sont moins importantes et que ceux qui les exercent ne sont pas irrévocablement engagés dans le ministère sacré.

Cependant ces divers ordres ne constituent pas autant de sacrements distincts l'un de l'autre; ils ne sont qu'un seul et unique sacrement. En effet, dit saint Thomas, toute la plénitude de ce sacrement est renfermée dans un seul ordre, le sacerdoce, de sorte que les autres ministères ou les autres ordres ne sont qu'une certaine participation au sacerdoce; c'est pourquoi ils ne constituent qu'un seul et unique sacrement.

La raison de ce nombre d'ordres est prise des différents ministères qui sont nécessaires pour célébrer le saint sacrifice de la Messe et pour administrer la divine Eucharistie, car c'est pour ces deux fins qu'ils ont été principalement institués.

Nous lisons dans la sainte Ecriture qu'il y a sept

anges dans le ciel toujours présents devant Dieu, chargés de lui présenter les bonnes œuvres et les prières de tous les fidèles, avec le tribut de leurs propres hommages et de leur adoration. N'est-ce pas pour les représenter sur la terre que ces sept ordres ont été établis? Ces ministres divers sont en présence de Jésus-Christ renfermé dans nos tabernacles ce que ces sept anges sont dans le ciel : ils l'adorent, ils le remercient, ils le louent, ils le prient pour eux et pour toute l'Eglise. Ils forment cette échelle mystérieuse de Jacob dont le pied touchait la terre et le sommet s'élevait jusqu'au trône de Dieu ; comme ces anges qui montaient et qui descendaient, eux aussi montent sans cesse vers Dieu pour lui porter nos besoins et nos supplications, et ils descendent pour nous rapporter les dons célestes dont ils sont chargés. C'est par eux que Dieu a établi entre le ciel et la terre un commerce perpétuel qui doit enrichir l'un sans appauvrir l'autre. Soyez mille fois béni, ô mon Dieu, d'avoir institué ce sacrement de l'Ordre pour nous élever jusqu'à vous, jusqu'à nous rendre participants de votre propre nature. Faites que nous conservions cette grâce jusqu'à ce qu'elle nous introduise dans le séjour de la gloire. Amen.

— Ho

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