‹ Instructions sur les sacrementsChapitre 17 sur 34 · W^ INSTRUCTION · texte numérisé non relu

W^ INSTRUCTION

De la |irêtpise.

Qui bene prœsunt preshyteri, duplici, honore habeantur.

Ceux des prêtres qui remplissent fidèlement leurs fonctions sont dignes d'une double gloire.

(I TiM., I, 17.)

Vous avez vu, mes frères, comment l'Eglise introduit dans le sanctuaire, par la cérémonie de la tonsure, celui qui se sent appelé à embrasser l'état ecclésiastique : devenu clerc, il passe par les ordres mineurs et monte ainsi aux ordres sacrés. L'engagement qu'il contracte en recevant le sous-diaconat le lie pour toujours au service des autels ; c'est un mariage spirituel et indissoluble entre lui et l'Eglise. Il doit se détacher de toutes les choses d'ici-bas et ne plus aspirer qu'à la perfection de son état si saint et si sublime. Par le diaconat, Dieu lui communique la lumière et la force dont il a besoin pour surmonter tous les obstacles qui s'opposent à ses progrès dans la vertu et à l'exercice fructueux de son ministère. Enfin il est promu

au sacerdoce, qui est le troisième degré des ordres majeurs ou sacrés.

Ceux qui sont revêtus de cette dignité sont désignés communément, dans les anciens Pères, par deux noms différents. Quelquefois ils sont appelés prêtres^ d'un mot grec qui veut dire anciens, et cela non seulement à cause de la maturité de l'âge nécessaire à ceux qui entrent dans cet ordre, mais beaucoup plus encore à cause de la gravité de mœurs, de la science et de la prudence qui leur sont indispensables; car il est écrit : La vieillesse vénérable n'est point celle qui se compte par le nombre des années et la longueur du temps; cest la prudence qui est la vieillesse de r homme, et la vie sans tache est une longue vie. (Sap., iv, 8.) D'autres fois on leur donne un nom qui veut dire consacrés ou consécrateurs [sacerdotes], soit parce qu'ils sont consacrés à Dieu, soit parce qu'ils administrent les sacrements ou les choses saintes sacra dantes], qu'ils sont chargés du culte divin et de toutes les choses qui y ont quelque rapport.

Enfin on leur applique aussi le nom d'abbé, qui ne se donnait qu'au supérieur d'une communauté religieuse, parce qu'il signifie père. Mais comme le prêtre est le ministre d'un Dieu très-bon, le Père de tous les hommes, ne convient- il pas que l'autorité d'un prêtre soit une autorité toute paternelle ? C'est donc justement que les peuples l'appellent abbé ou père.

Avant d'ordonner les prêtres, l'évêque se tourne

vers les assistants et leur dit : « Parce que la sécurité ou le danger de la navigation intéresse également le pilote et les passagers, on doit demander l'avis de tous ceux dont la cause est commune. Ce n'est pas en vain que les Pères ont ordonné que, lorsqu'il s'agit du choix de ceux qui doivent être employés au gouvernement de l'Eglise, le peuple fût aussi consulté ; car souvent la vie et la conduite de celui qu'on doit ordonner sont connues de quelques personnes seulement et ignorées du grand nombre, et il est nécessaire que les fidèles donnent leur consentement à sa promotion aux ordres sacrés, afin qu'ils lui obéissent plus volontiers lorsqu'il sera ordonné. Or, la conduite de ces diacres que nous allons ordonner prêtres, moyennant la grâce de Dieu, est une conduite éprouvée et agréable au Seigneur, autant que je puis en juger; elle les rend dignes, si je ne me trompe, d'être élevés plus haut dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais, de peur que nous ne nous fassions illusion, ou que nous ne donnions notre assentiment par faveur pour quelques uns, ne serait-ce que pour un seul, il est nécessaire que nous demandions l'avis de tous. C'est pourquoi tout ce que vous savez sur leur conduite ou leur moralité, tout ce que vous pensez de leur mérite, dites-le en toute liberté ; et prenez garde que le témoignage que vous leur rendrez pour être promus au sacerdoce soit plutôt fondé sur l'affection que vous leur portez que sur leur propre mérite. Si donc quelqu'un d'entre vous a

quelque chose qui leur soit défavorable, que, pour Dieu et par amour pour Dieu, il sorte de cette assemblée, et qu'il parle. Qu'il se souvienne cependant de sa condition. »

Ce langage solennel que l'Eglise tient aux fidèles sur l'importance de bien choisir ses ministres et sur l'obligation qu'elle leur impose de révéler tout ce qui pourrait empêcher un clerc de recevoir dignement le sacrement de l'Ordre, vous fait assez comprendre tout ce que le sacerdoce exige de vertu et de sainteté. Elle ne veut pas qu'ils choisissent directement les sujets qu'elle admettra à ces hautes fonctions : ce serait une cause de troubles et de désordres sans fin ; mais elle leur fait un devoir de conscience de s'opposer à la promotion de sujets indignes. C'est dans ce but que, quelques semaines avant qu'elle ne confère le sous-diaconat à un acolyte, elle veut qu'on avertisse tous les fidèles, au prône de la Messe paroissiale, pendant trois dimanches consécutifs, qu'ils doivent faire connaître aux supérieurs ecclésiastiques, sous peine de péché mortel, tout ce qu'ils savent sur sa conduite ou dans sa personne qui le rendrait indigne de cet ordre sacré.

Quelle admirable institution ! Dans les premiers temps du christianisme, un empereur païen en fut tellement frappé qu'il l'introduisit dans son gouvernement pour la distribution des emplois et des dignités. Croyez-vous que si, aujourd'hui encore, il était enjoint à tous les citoyens de révéler tout

ce qu'ils savent sur la conduite de tous ceux que i'aulorité veut nommer aux emplois civils, le mérite véritable serait aussi souvent écarté pour faire place à des nullités manifestes? Et combien de fois vient s'ajouter encore l'improbilé ou l'immoralité? Le peuple connaît souvent ce que l'autorité ignore.

Après l'allocution adressée au peuple, l'évêque dit aux ordinands : « Devant être consacrés pour le ministère de la prêtrise, efforcez-vous de le recevoir dignement et de l'exercer honorablement, lorsque vous l'aurez reçu; car le prêtre doit offrir, bénir, présider, prêcher et baptiser. Ce n'est donc pas sans une vive crainte que vous devez monter à ce haut degré, et il faut que vous soyez recommandables par une sagesse toute céleste, par une grande pureté de mœurs et par une longue observation de la justice. Le Seigneur ordonna autrefois à Moïse de choisir, pour l'aider dans son gouvernement, soixante-dix hommes parmi le peuple d'Israël, auxquels il distribuerait l'intelligence et les dons du Saint-Esprit, et il lui dit : « Prenez ceux que vous « connaissez comme étant les anciens du peuple. » Or, vous êtes substitués à ces soixante-dix vieillards, si, munis des sept dons du Saint-Esprit, vous gardez le décalogue de la loi, vous êtes probes, aussi avancés dans la science que dans la vertu. Sous le voile du même mystère et de la même figure, le Seigneur a choisi, dans le Nouveau Testament, soixante-douze disciples, et il les a envoyés devant lui deux à deux pour prêcher, afin de nous faire

comprendre par ses paroles et par ses actes que les ministres de son Eglise doivent elre parfaits par leur foi et par leur conduite, c'est-à-dire qu'ils doivent être solidement établis sur la vertu d'un double amour, de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain. C'est pourquoi efforcez-vous d'avoir toutes les qualités qui vous rendent dignes d'être choisis par la grâce de Dieu à aider Moïse et les douze apôtres, c'est-à-dire les évèques catholiques qui sont figurés par Moïse et les apôtres. L'Eglise est fortifiée, ornée et dirigée par cette admirable variété de ministères , lorsqu'elle consacre des hommes dans des ordres divers, les uns pontifes, les autres prêtres, et d'autres diacres et sous-diacres. De tous ces membres divers et de dignité différente se compose le corps unique de Jésus-Christ. C'est pourquoi, mes fils bien-aimés, conservez dans vos cœurs l'intégrité d'une vie chaste et sainte, vous que le choix de nos frères a désignés pour être consacrés et destinés à nous aider dans notre ministère. Ayez l'intelligence de vos actes, imitez ce que vous faites, c'est-à-dire que, célébrant la mort du Seigneur, vous ayez soin de mortifier vos membres et de les rendre purs de tout vice et de toute convoitise. Que votre doctrine soit le remède spirituel pour guérir les plaies du peuple de Dieu; que la bonne odeur de votre vie réjouisse l'Eglise de Jésus-Christ. Edifiez par vos discours et par vos exemples la maison de Dieu, c'est-à-dire sa famille; de sorte que nous ne soyons pas condamnés

par le Seigneur, nous, pour vous avoir ordonnés, et vous, pour avoir reçu un ministère si élevé, mais que nous méritions plutôt d'être tous récompensés. Que Dieu vous accorde cette grâce. »

L'évêque impose ensuite les mains à chaque ordinand, ainsi que tous les prêtres qui sont présents à la cérémonie. Il lui met sur les épaules une étole qu'il fait descendre sur sa poitrine en forme de croix, pour lui faire entendre qu'il est revêtu de la force d'en haut pour porter la croix de Jésus-Christ et le joug plein de douceur de la loi divine, comme aussi pour enseigner cette loi, non seulement par ses discours, mais encore par l'exemple d'une vie sainte et pure.

Il fait encore avec l'huile sainte une onction sur ses mains ; puis il lui remet un calice avec du vin et la patène avec une hostie, en disant : Recevez le pouvoir cF offrir à Dieu le sacrifice et de célébrer la Messe tant pour les vivants que pour les morts. Par ces cérémonies et par ces paroles, il est établi interprète et médiateur de Dieu et des hommes, ce qui est la principale fonction du prêtre.

Enfin l'évêque impose une seconde fois les mains sur la tête de celui qu'il fait prêtre, en disant : Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. C'est par là qu'il lui communique le pouvoir divin de remettre et de retenir les péchés, que notre Seigneur a donné à ses apolres;

Remarquez, mes frères, qu'il y a deux espèces de sacerdoce, l'un intérieur et l'autre extérieur, et il est nécessaire de vous les faire connaître tous deux, afin que vous sachiez de quel sacerdoce il s'agit dans cette instruction.

Lorsque nous vous disons à vous-mêmes que le saint Baptême a fait de vous des prêtres, c'est du sacerdoce intérieur que nous voulons parler. Dans ce sens, vous êtes tous prêtres, parce que vous avez en vous l'esprit de Dieu, si vous êtes justes, et que, par un effet de la grâce, vous êtes devenus membres du souverain Prêtre, qui est Jésus-Christ. En effet, vous immolez à Dieu, sur l'autel de votre cœur, des victimes spirituelles toutes les fois que, éclairés par la foi et enflammés par la charité, vous faites quelques bonnes actions que vous rapportez à la gloire de Dieu. Ne lisons-nous pas dans l'Apocalypse que Jésus-Christ nous a lavés dans son sang et qu'il nous a faits rois et prêtres pour Dieu son Père? N'est-ce pas ce qui a fait dire au prince des apôtres, en parlant aux chrétiens : « Vous êtes posés sur Jésus-Christ, comme des pierres vivantes, pour former un édifice spirituel et un sacerdoce saint, afin d'offrir à Dieu des sacrifices spirituels qui lui soient agréables par Jésus-Christ? ))C'estpour cette raison que l'Apôtre nous exhorte tous à offrir à Dieu nos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à ses yeux, à l'honorer d'un culte spi-^ rituel. Enfin, longtemps auparavant, Tavid avait dit à Dieu : « Le sacrifice que vous demandez est.

une âme brisée de douleur; vous ne dédaignerez pas, ô mon Dieu, un cœur contrit et humilié. » Toutes ces choses, comme vous le voyez clairement, regardent le sacerdoce intérieur.

Mais le sacerdoce extérieur n'appartient pas à tous les chrétiens ; il n'appartient qu'à ceux qui ont reçu l'imposition des mains, qui ont été ordonnés et consacrés à Dieu avec les cérémonies de l'Eglise, et qui par là se trouvent dévoués à un ministère particulier.

Ce double sacerdoce était déjà connu dans l'ancienne loi. David, comme nous venons de le voir, parle du sacerdoce intérieur, et vous n'ignorez pas combien le Seigneur a fait d'ordonnances relatives au sacerdoce extérieur par le ministère de Moïse et d'Aaron. Il attache même au ministère du temple la tribu entière de Lévi, et il défend par une loi formelle d'admettre à ces fonctions sacrées aucun homme d'une autre tribu. Ainsi le roi Osias, ayant usurpé le ministère sacerdotal, fut frappé de lèpre par le Seigneur, en punition de sa témérité sacrilège. Et comme nous retrouvons ce double sacerdoce dans la loi évangélique, il faut que vous compreniez bien, mes frères, que le sacerdoce dont nous parlons en ce moment est le sacerdoce extérieur, dont les fonctions sont confiées à des hommes déterminés, et qui appartient seulau sacrement de l'Ordre.

Admirez et voyez, mes frères, à quelle hauteur Dieu élève l'homme en le faisant prêtre. Oh !

qu'elle est donc sublime la dignité du sacerdoce ! Pour en avoir une idée juste, à quoi pourrons-nous la comparer? A la dignité des rois ou des princes de ce monde? Mais les rois n'ont de pouvoir que sur les choses matérielles ; ils ne peuvent exercer leur action que sur les corps, et ils ne peuvent rien sur rame : c'est un sanctuaire qui leur restera toujours fermé. Le prêtre, au contraire, n'a de pouvoir que sur les âmes ; il les purifie, il les éclaire, il les fortifie, il les nourrit, il lie et il délie les consciences. Si les princes et les rois veulent entrer dans le ciel, ils sont obligés de recourir au ministère du prêtre. Les rois ne peuvent s'occuper (jue des choses du temps, mais le prêtre ne travaille que pour l'éternité.

Comparerez-vous le sacerdoce à la dignité de saint Jean-Baptiste, dont Jésus-Christ a dit qu'il était le plus grand des enfants des hommes? Mais le dernier des prêtres est infiniment plus grand que lui, puisqu'il produit entre ses mains et donne aux autres en nourriture Celui que Jean-Baptiste n'a fait que montrer du doigt.

Le comparerez-vous à la dignité des anges ? Mais, quoique Dieu se serve de leur ministère pour le gouvernement de ce monde, les esprits les plus relevés ne sauraient donner l'absolution aux pécheurs, et ils ne peuvent rien sur le Créateur du monde; ils ne peuvent rendre Jésus-Christ présent sur nos autels, ils se contentent de l'y adorer; ils vénèrent même le prêtre à cause du caractère sacré dont il est revêtu.

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Le comparerez-vous à la dignité de Marie, placée bien au-dessus de tous les esprits célestes? Il est vrai que Marie a conçu le Fils de Dieu dans son sein virginal en prononçant ces mots : Quil me soit fait selon votre parole. Et le Fils de Dieu s'incarne entre les mains du prêtre toutes les fois qu'il célèbre le saint sacrifice et qu'il prononce ces paroles sur le pain et le vin : Ceci est mon corps, ceci est mon sang. Marie a engendré Jésus-Christ petit enfant, passible et mortel, et une fois seulement; le prctre l'engendre homme parfait, impassible, glorieux, immortel, et il l'engendre des milliers de fois dans sa vie.

Avec toute sa puissance, Marie ne pourra jamais dire à un pénitent : Je t'absous de tes péchés; et le dernier des prêtres peut remettre les péchés à tous les pénitents qui s'adressent à lui avec les dispositions requises, quelque criminels qu'ils soient.

Trouvez-moi donc une dignité aussi élevée que celle du sacerdoce catholique. Vous aurez beau chercher au ciel et sur la terre, vous n'y verrez rien qui puisse lui être comparé. Qu'est-ce donc que la prêtrise? C'est une participation à la dignité infinie et à la puissance infinie de l'auguste et adorable Trinité. En effet, si Dieu le Père a créé le monde par sa parole, le prêtre produit par sa parole un Dieu fait homme, Jésus-Chriit, qui est plus grand que des millions de mondes. Si Dieu le Père produit éternellement son Fils et peut lui dire : Je vous ai engendré aujourd'hui, le prêtre produit

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tous les jours le Verbe incarné au saint autel, cl peut lui dire aussi : Je vous ai engendré aujourd'hui. Si le Fils de Dieu a manifesté une sagesse, une puissance et une bonté infinies dans les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption, le prêtre renouvelle les mêmes merveilles, puisqu'il offre à Dieu la même victime, le môme sacrifice, pour détruire le règne de Satan et sauver le monde. Par une parole Jésus-Christ rendait la santé aux malades, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, la vue aux aveugles et la vie aux morts ; et le prêtre opère les mêmes prodiges sur les âmes, auxquelles il rend la parole, la santé, la vue et même la vie. Si le Saint-Esprit fait éclater ses perfections divines en communiquant aux hommes la grâce sanctifiante, les vertus chrétiennes avec tous ses dons, le prêtre la communique également par tous les sacrements qu'il administre, et surtout en distribuant l'Eucharistie, qui renferme la source même de toutes les grâces et de tous les fruits du Saint- Esprit.

Vous voyez, mes frères, qu'il vous est impossible de rien .concevoir de plus grand, de plus noble, de plus sublime que le sacerdoce catholique. C'est une dignité infinie, puisque, dans toutes ses fonctions, le prêtre exerce la puissance infinie de Dieu, et cela dans le monde surnaturel et divin.

Et vous, mes frères, vous pouvez encore participer à ce sacerdoce, comme nous l'avons expliqué. Pratiquez les vertus dont le Grand-Prêtre de la loi

nouvelle nous a donné l'exemple; occupez-vous sans relâche à briser les liens du péché, soit en vous-mêmes, soit dans les autres, à engendrer Jésus-Christ dans vos cœurs et dans les cœurs de vos frères.

Si vous conservez précieusement la grâce sanclifianle, le Saint-Esprit demeurera en vous, et vous serez vous-mêmes son temple. Offrez à Dieu tous les jours, sur l'autel de votre cœur, toutes vos actions de la journée : ce seront autant de victimes qui lui seront très-agréables et que vous immolerez à sa gloire. Soyez soumis et résignés dans les peines et dans les afflictions; supportez avec patience les défauts de votre prochain ; offrez-vous vousmêmes à Dieu : si vous lui êtes unis par la charité, Jésus-Christ vit en vous, et en vous offrant en sacrifice à Dieu, vous participerez aux mérites infinis de ce divin Sauveur.

Assistez au saint sacrifice de la Messe, non seulement les jours de dimanche et de fête , mais aussi tous les jours de la semaine, si vos occupalions v©us le permettent. Si vos devoirs vous privent de cette consolation, unissez-vous d'intention à tous les prêtres qui célèbrent le saint sacrifice, et offrez avec eux l'auguste et adorable victime. Vous rendrez ainsi à Dieu une gloire infinie, et vous amasserez d'immenses trésors pour l'éternité. Amen.

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